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vendredi 25 mars 2016

Midnight special


Titre : Midnight special
Réalisateur : Jeff Nichols
Acteurs : Michael Shannon, Joel Edgerton, Kirsten Dunst
Date de sortie en France : 16 mars 2016
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis : 
Fuyant d'abord des fanatiques religieux et des forces de police, Roy, père de famille et son fils Alton, se retrouvent bientôt les proies d'une chasse à l'homme à travers tout le pays, mobilisant même les plus hautes instances du gouvernement fédéral. En fin de compte, le père risque tout pour sauver son fils et lui permettre d'accomplir son destin. Un destin qui pourrait bien changer le monde pour toujours.

Avis : 
Pour son quatrième film,‭ ‬Jeff Nichols‭ (‬Shotgun stories,‭ ‬Take shelter et‭ ‬Mud‭) ‬s'attaque à la science-fiction,‭ ‬avec ce jeune garçon poursuivi par une secte et par le gouvernement,‭ ‬et qui cache un étrange secret.‭


Quelque part entre le Spielberg de‭ ‬Rencontres du troisième type et‭ ‬E.T.‭ ‬L'extraterrestre et le Brad Bird du‭ ‬Géant de fer et‭ ‬A la poursuite de demain,‭ ‬Midnight special nous fait découvrir peu à peu les éléments de son mystère tout en nous faisant découvrir un cercle restreint de personnages dépassés par les événements.‭ ‬On est ainsi rapidement happés par le récit,‭ ‬et par le personnage d'Alton,‭ ‬avec ses étranges lunettes et ses pouvoirs dont on devine à peine le potentiel.

Ce‭ ‬road movie initiatique,‭ ‬qui permet au jeune garçon de se réveiller au contact de ses proches,‭ ‬a également l'immense mérite de ne pas céder à l'émotion facile ou grandiloquente.‭ ‬Il suffira par exemple à Michael Shannon‭ (‬Bug,‭ ‬The Iceman‭) ‬d'un seul regard pour faire passer tout ce qu'il a à dire à son fils,‭ ‬sans que Nichols n'insiste lourdement dessus.‭ ‬L'intensité tranquille de l'acteur,‭ ‬ainsi que l'étonnante maturité du jeune Jaden Lieberher,‭ ‬effacent facilement le reste du casting,‭ ‬même si Adam Driver‭ (‬Le Réveil de la force‭) ‬tire son épingle du jeu.

 Nouvelle réussite pour Jeff Nichols donc,‭ ‬avec ce road-movie de science-fiction‭ ‬auquel on ne pourra finalement reprocher qu'un final un peu trop éloquent.‭ ‬Pour le reste,‭ ‬en s'adressant à un public plus mature que ne le faisait Spielberg avec ses œuvres semblables,‭ ‬Nichols parvient à atteindre le spectateur bien plus profondément et durablement que la plupart des films d'aventures de SF de ces dernières années,‭ ‬souvent réussis mais trop souvent limités par leur volonté d'hommage,‭ ‬comme‭ ‬Super‭ ‬8.

Note :‭ ‬9/10


mardi 22 mars 2016

Free love


Titre : Free love (Freeheld)
Réalisateur : Peter Sollett
Acteurs : Julianne Moore, Ellen Page, Michael Shannon
Date de sortie en France : 10 février 2016
Genre : drame, biopic

Synopsis : 
Années 2000. Laurel, est une brillante inspecteur du New Jersey. Sa vie bascule le jour où elle rencontre la jeune Stacie. Leur nouvelle vie s’effondre quand Laurel découvre qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale. Laurel a un dernier souhait : elle veut que sa pension revienne à la femme qu’elle aime, mais la hiérarchie policière refuse catégoriquement. Laurel et Stacie vont se battre jusqu’au bout pour faire triompher leurs droits.

Avis : 
Free love revient sur l'histoire vraie de Laurel Hester, et son combat pour faire reconnaître les droits de sa partenaire Stacie Lee Andree après son décès : en effet, alors que les époux et épouses des policiers bénéficient d'une pension à la mort d'un officier, cette disposition n'était pas prévue pour les partenaires civils. Atteinte d'un cancer du poumon, l'inspectrice qui a donné passé sa vie au service de la communauté va donc tout faire pour obtenir les mêmes droits que les autres.


L'histoire, très forte, a déjà donné lieu à un documentaire en 2007, récompensé par l'Oscar du meilleur court métrage documentaire (Freeheld). Adaptée pour le cinéma, elle met en scène Ellen Page (Juno, Inception) et Julianne Moore dans un nouveau rôle de femme confrontée à la maladie après Still Alice. Si leur interprétation est convaincante, on pourra quand même regretter l'aspect un peu caricatural du couple, tout comme celui de Michael Shannon (Man of steel, The Iceman) dans le rôle du collègue flic, ou de Steve Carell (Foxcatcher, The Big short) dans celui, néanmoins jubilatoire, du militant juif et homosexuel sans filtre.

Même si l'ensemble reste composé de gros clichés, l'ensemble fonctionne parfaitement : l'injustice de la situation nous scandalise, et on est touchés par le destin de Laurel, mais aussi par cette histoire vraie qui dépassait le simple statut du conjoint après le décès de son partenaire civil. On assiste ainsi aux débats entre les différentes parties, aux arguments parfois insensés, aux réactions des proches, et à l'emballement de la machine médiatique qui finira par faire plier le jury.

Beaucoup de bons sentiments, beaucoup de gros clichés dans ce film inspiré d'une histoire réelle, mais il faut bien avouer que ça fonctionne plutôt bien. Free love est néanmoins un nouvel exemple du film dont la principale qualité est de raconter une histoire vraie à qui il emprunte sa puissance émotionnelle...

Note : 6.5/10


samedi 14 septembre 2013

Mud - sur les rives du Mississippi


Titre : Mud - Sur les rives du Mississippi (Mud)
Réalisateur : Jeff Nichols
Acteurs : Matthew McConaughey, Tye Sheridan, Reese Witherspoon
Date de sortie en France : 1er mai 2013
Genre : drame, aventures

Synopsis : 
Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ? 

Avis : 
  Auréolé d'une excellente réputation, le nouveau film de Jeff Take Shelter Nichols nous emmène sur les bords du Mississippi, à la rencontre de Mud, personnage étrange vivant dans un bateau échoué dans les arbres lors de la dernière crue. Après avoir rencontré les jeunes Ellis et Neckbone, il devient rapidement leur ami, tandis que les deux jeunes garçons se sentent proche de cet homme attentionné, d'autant plus sympathique pour Ellis que ses propres parents menacent de se séparer. Les deux garçons vont ainsi apporter leur aide à Mud pour qu'il puisse s'enfuir de la région et retrouver Juniper, la femme dont il est amoureux.


Mud emprunte ainsi largement aux récits de Mark Twain (Tom Sawyer, Huckleberry Finn), et va confronter les deux jeunes garçons à la réalité de la vie, à leurs premières vraies désillusions, leur ingénuité se retrouvant confrontée à la violence, au mensonge et au fait que les adultes n'hésitent pas à profiter de leur naïveté. Un parcours initiatique auquel Nichols donnera une étonnante puissance, l'intensité du récit reposant largement sur la personnalité du trio et sur l'interprétation des acteurs (Matthew McConaughey entame décidément une brillante seconde partie de carrière ) et permettant de se plonger totalement dans un film pourtant assez lent. 

Jeff Nichols profite par ailleurs des paysages grandioses pour renforcer cette immersion, nous plongeant dans un décor mêlant maisons flottantes et bayou, où l'on se déplace principalement en bateau sur un Mississippi dissimulant autant de trésors (Michael Shannon, dans un étonnant second rôle, y récupère des perles et un ventilateur en parfait été de marche !) que de dangers. Un décor propice aux superstitions, ou une simple chemise devient une armure invincible et où même la mort semble pouvoir être déjouée. 

Finalement, à l'exception peut-être d'une scène d'action un peu futile, venant insister une dernière fois sur les éléments jusqu'alors distillés au compte-gouttes, Mud est une réussite totale, un récit dont le classicisme est finalement réjouissant, nous entraînant dans le sillage de Mud, Ellis et Neckbone dans une histoire d'une étonnante intensité. Bien que moins abouti que Take Shelter, Mud - sur les rives du Mississippi prouve définitivement que Jeff Nichols est un réalisateur à suivre de très près !

Note : 8,5/10

 

jeudi 1 août 2013

The Iceman


Titre : The Iceman
Réalisateur : Ariel Vromen
Acteurs : Michael Shannon, Winona Ryder, Ray Liotta
Date de sortie en France : 5 juin 2013
Genre : drame, thriller

Synopsis : 
 Tiré de faits réels, voici l’histoire de Richard Kuklinski, surnommé « The Iceman », un tueur à gages qui fut condamné pour une centaine de meurtres commandités par différentes organisations criminelles new-yorkaises. Menant une double vie pendant plus de vingt ans, ce pur modèle du rêve américain vivait auprès de sa superbe femme, Deborah Pellicotti, et de leurs enfants, tout en étant secrètement un redoutable tueur professionnel.
Lorsqu’il fut finalement arrêté par les fédéraux en 1986, ni sa femme, ni ses filles, ni ses proches ne s’étaient douté un seul instant qu’il était un assassin. Pourquoi l’est-il devenu, et comment a-t-il réussi à continuer pendant si longtemps ?

Avis : 
 The Iceman s'inspire donc de l'incroyable carrière du tueur à gages le plus célèbre de l'histoire des Etats-Unis : Richard Kuklinski, soupçonné d'avoir assassiné plus d'une centaine de personnes avant d'être arrêté. Durant son incarcération, il accepta de répondre à des journalistes, à des psychiatres, à des criminologues, décrivant ainsi ses méthodes et permettant l'écriture de The Ice Man: Confessions of a Mafia Contract Killer, avant de décéder en prison en 2006.


Ses nombreuses confessions vont permettre au film de Ariel Vromen d'être très fidèle à certains événements de la vie de Kuklinski, notamment en ce qui concerne ses méthodes d'assassinats et quelques anecdotes morbides. On retrouve ainsi la volonté de varier les façons de tuer, parfois très violentes (au pistolet, à l'arme blanche, avec du poison...) ou de se débarrasser des corps (en les conservant dans la glace, en les démembrant ou en les abandonnant tout simplement sur un banc). On assiste également au meurtre pendant lequel il permit à une victime (interprétée par James Franco dans un tout petit rôle) de prier pendant 30 minutes pour voir si une intervention divine le sauverait effectivement.

Cette fidélité va également nous faire rencontrer quelques "collègues" du Iceman, comme le gangster Roy DeMeo (Ray Liotta - Les Affranchis, The Place beyond the pines - habitué de ce genre de rôle) ou un autre tueur à gages, qui lui apprit les utilisations du cyanure et se déplaçait en camion à glaces, Robert Prongay (le méconnaissable Chris Evans - Scott Pilgrim, Avengers). Parallèlement à ses activités de tueur, on suit également Kuklinski dans sa vie de tous les jours, entouré d'une famille et d'amis qui ignorent tout de son activité. Winona Ryder interprète sa femme, suspectant une double vie sans en imaginer l'ampleur, et effacée face à la violence parfois incontrôlable de son époux.

Reste que le déroulement du film est assez classique et que l'on devine rapidement, si on a l'habitude des films basés sur la mafia, quelles seront les différentes péripéties. En fait, la principale qualité du film vient de l'interprétation de Winona Ryder, étonnante, et surtout de celle de Michael Shannon (Take shelter, Bug), toujours aussi impresionnant et inquiétant. Les deux acteurs portent le film sur leurs épaules, et compensent ainsi un scénario un peu trop prévisible malgré un personnage terriblement fascinant.

Note : 6,5/10


dimanche 14 juillet 2013

Man of Steel


Titre : Man of Steel
Réalisateur : Zack Snyder
Acteurs : Henry Cavill, Michael Shannon, Amy Adams
Date de sortie en France : 19 juin 2013
Genre : science-fiction, super héros

Synopsis : 
Un petit garçon découvre qu'il possède des pouvoirs surnaturels et qu'il n'est pas né sur Terre. Plus tard, il s'engage dans un périple afin de comprendre d'où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s'il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l'espoir pour toute l'humanité.
Avis : 
Revoilà donc Superman ! Forcément, dans cette nouvelle vague de reboots de super-héros, après Batman et Spiderman (pour ne citer que les principaux), le célèbre Kryptonien n'allait pas rester en retrait et revient donc pour un sixième film en forme de nouveau départ, destiné en cas de succès à ouvrir la voie à une nouvelle trilogie et, éventuellement, au projet de film autour de la Ligue des justiciers, regroupant les héros DC Comics comme Batman (allez, un nouveau reboot ?), Superman, Aquaman, Green Lantern, Wonder Woman ou Flash - un projet évidemment destiné à profiter du succès des Avengers de Marvel.


Mais revenons donc à ce Man of steel. Après une introduction nous plongeant rapidement dans le vif du sujet, avec la destruction de Krypton et le départ du bébé Kal-El vers la Terre, nous suivrons d'abord les exploits du jeune homme, dans un quotidien entrecoupé de flashbacks. Ce sera l'occasion de remarquer une nouvelle fois les difficultés qu'a Zack Snyder (qui n'a quand même pas fait grand chose d'intéressant depuis L'Armée des morts) à développer ses personnages, se contentant comme d'habitude d'en tracer le contour avant de les abandonner avec une unique ligne directrice pour toute psychologie : Superman doit symboliser le libre arbitre (va-t-il choisir le Bien ou le Mal ? quel suspense...), Zod le méchant soldat extrémiste et eugéniste, Jor-El la sagesse (sans doute le personnage décédé le plus envahissant de ces dernières années...), Loïs Lane l'humanité accueillante...

Cela donne lieu à quelques scènes assez risibles, comme la mort de Kevin Costner ou les rapports entre Clark Kent et sa mère. Evidemment, le personnage de Superman laisse peu de place à une psychologie travaillée, mais la caricature est quand même assez grossière. Heureusement, Snyder semble en être conscient, et s'il nous bassine un peu trop souvent avec son histoire de libre arbitre, il va rapidement se tourner du côté du spectaculaire. Et force est d'avouer que sa générosité fait mouche : très spectaculaire, au risque de parfois en faire trop, le film multiplie les morceaux de bravoure jusqu'à un final dantesque, à la démesure de la puissance des deux adversaires, rappelant Dragon Ball Z ou Matrix Revolutions, sur une formidable musique de Hans Zimmer.


Dommage cependant qu'un acteur comme Michael Shannon (Take shelter, The Iceman, Bug) aille gâcher son talent dans ce genre de superproduction où il passe son temps à cabotiner dans un rôle sans aucune finesse. On est quand même bien loin de la trilogie Batman de Nolan, auquel ce Man of Steel souhaite pourtant s'affilier...

Bref, Man of Steel est un blockbuster très spectaculaire, assez pour passer 2h20 sans s'ennuyer. Hélas, en ne proposant que des personnages grossièrement taillés et un scénario assez convenu, Zack Snyder ne réussit pas à faire de son Superman un héros aussi marquant que ses concurrents. Et s'il multiplie les clins d'oeil (ah, ce building et ces camions Lexcorp, cette éternelle chute libre de Loïs Lane), si Henry Cavill est convaincant sous la cape, Man of Steel n'est finalement qu'un blockbuster parmi tant d'autres, uniquement remarquables par quelques scènes d'action épiques. C'est déjà pas mal.

Note : 7/10