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lundi 23 septembre 2013

Red 2


Titre : Red 2
Réalisateur : Dean Parisot
Acteurs : Bruce Willis, John Malkovich, Mary-Louise Parker
Date de sortie en France : 28 août 2013
Genre : action, comédie

Synopsis : 
Lorsque l’agent retraité de la CIA Franck Moses apprend la mort de son ancien collègue Marvin, il se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter qu’il va au-devant de gros problèmes… Arrêté et interrogé par le FBI au sujet d’un mystérieux "Projet Nightshade", il ne doit son salut qu’à l’intervention de Marvin qui avait simulé sa mort. Ils se lancent alors dans une course poursuite à travers le monde pour découvrir le secret du "Projet Nightshade".

Avis : 
Les retraités les plus dangereux du cinéma sont de retour ! Après un premier épisode sympathique mais parfois bancal, Bruce Willis (Die hard : retour en enfer), John Malkovich, Mary-Louise Parker (Weeds) et Hellen Mirren (The Queen, Hitchcock) reviennent donc pour un mélange explosif d'action, d'espionnage et d'humour, rejoints pour l'occasion par Anthony Hopkins (Le Silence des agneaux, Hitchcock), Lee Byung-hun (JSA, J'ai rencontré le Diable) et Catherine Zeta-Jones (Traffic, Effets secondaires).


Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont tous très en forme, et que le mélange fonctionne à merveille : à l'image d'un James Bond ou d'un Mission : Impossible, on voyage un peu partout dans le monde, de Londres à Moscou en passant par Paris, et on enchaîne les missions. Et si Bruce Willis est toujours d'une efficacité redoutable, le duo Malkovich / Parker apporte une touche d'humour et de fraicheur salvatrice, cette dernière tentant d'incarner la femme fatale de l'équipe.

Les scènes d'action sont également rondement menées, et parviennent à faire oublier un scénario plutôt léger, très linéaire et sans grande surprise, où les méchants sont de toute façon destinés à perdre face aux gentils. Rien de bien gênant pour un film uniquement destiné à divertir, entre fusillades, cascades, répliques assassines et courses poursuites, qui à parfois singer de façon trop évidente certains modèles (la course poursuite dans Paris fait inévitablement penser à La Mémoire dans la peau).

Qu'importe, Red 2 est un agréable divertissement, plus réussi que le premier volet grâce à un mélange action / humour mieux équilibré et un rythme moins poussif.

Note : 7,5/10


samedi 22 juin 2013

Warm bodies


Titre : Warm bodies
Réalisateur : Jonathan Levine
Acteurs : Nicholas Hoult, Teresa Palmer, John Malkovitch
Date de sortie en France : 20 mars 2013
Genre : horreur, fantastique, romance, comédie

Synopsis : 
Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair.
R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie…
Perturbée par ses sentiments, Julie retourne dans sa cité fortifiée où son père a levé une armée. R, de plus en plus humain, est désormais convaincu que sa relation avec Julie pourrait sauver l’espèce entière… Pourtant, en cherchant à revoir Julie, il va déclencher l’ultime guerre entre les vivants et les morts. Les chances de survie de ce couple unique sont de plus en plus fragiles…

Avis : 
Il y a parfois des films dont on ne comprend pas, sur le papier, l'intérêt. Prenez donc ce Warm bodies, qui relate l'histoire d'amour entre une jolie jeune fille et...un zombie. Un postulat étrange, issu de l'imagination d'Isaac Marion pour son roman Vivants, laissant augurer le pire résultat à l'écran, malgré la présence derrière la caméra de Jonathan Levine, réalisateur de l'excellente surprise qu'avait été Tous les garçons aiment Mandy Lane en 2006. A vrai dire, je pensais même que le concept aurait pour limite absolue les divers jeux de mots que l'on pouvait retrouver sur les affiches et publicité.


Les premières minutes sont d'ailleurs vraiment pénibles, semblant confirmer nos pires craintes. Prenant le parti de raconter l'histoire du point de vue de R, un adolescent devenu zombie mais toujours capable de penser, Warm bodies est assez déroutant, voire même irritant pour un amateur de films du genre. R est intelligent, assez vif même, il aime la musique et est donc, en dehors de son goût pour la cervelle humaine, pas si différent de nous. Et lorsqu'il rencontre Julie, il va peu à peu reprendre vie, pour parler, retrouver une température corporelle normale, et même retrouver des sensations disparues, comme le froid ou la douleur.

Et étrangement, on finit par accepter cette idée de base si absurde, l'ironie de R et la gentille amourette entre les deux personnages nous touchant peu à peu. Dans cette relecture zombiesque de Roméo et Juliette de Shakespeare (après tout, de Roméo à Romero, il ne manque qu'un...R), où le zombie est autant présenté comme prisonnier de ses habitudes (là encore, le clin d'oeil à Romero et son Zombie est évident) que comme un être simplement exclu à cause de sa différence, on se prend au jeu, d'autant que Nicholas Hoult (Jack le chasseur de géants) est parfait dans le rôle du zombie.

Bizarrement, Warm bodies nous prend donc parfaitement au jeu, nous faisant peu à peu accepter un postulat fantaisiste, voire même irritant (un zombie amoureux !) pour nous faire passer un agréable moment, devenant plus sympathique à chaque minute. Citant les classiques du film de zombie, de George Romero à Lucio Fulci, le film de Jonathan Levine a finalement pour principal défaut des effets spéciaux plutôt moyens, et un dénouement un peu bâclé.

Note : 7/10