vendredi 30 janvier 2015

Le Labyrinthe


Titre : Le Labyrinthe (The Maze runner)
Réalisateur : Wes Ball
Acteurs : Dylan O'Brien, Aml Ameen, Will Poulter
Date de sortie en France : 15 octobre 2014
Genre : action, aventures, fantastique

Synopsis : 
Quand Thomas reprend connaissance, il est pris au piège avec un groupe d’autres garçons dans un labyrinthe géant dont le plan est modifié chaque nuit. Il n’a plus aucun souvenir du monde extérieur, à part d’étranges rêves à propos d’une mystérieuse organisation appelée W.C.K.D. En reliant certains fragments de son passé, avec des indices qu’il découvre au sein du labyrinthe, Thomas espère trouver un moyen de s’en échapper.

Avis : 
C'est la mode du moment : les romans mettant en scène des adolescents face à des événements fantastiques, permettant à un héros que l'on ne soupçonnait pas (enfin, c'est généralement le dernier débarqué) de se révéler en sauvant au passage ses petits camarades. Adaptation du premier roman du cycle L'Epreuve de James Dashner, Le Labyrinthe va reprendre tous les ingrédients du genre, pour une aventure sans surprise.


Film d'ados apparemment uniquement destiné aux ados, il part d'un postulat peu crédible pour suivre un fil conducteur cousu de fil blanc et d'incohérences. Comment, dès le début, croire à cet enfermement alors que les personnages disposent de toutes les matières premières, de tous les outils nécessaires à s'échapper sans problème ? Comment s'attacher à ces personnages que l'on a déjà vus mille fois, à commencer par ce héros à la trajectoire d'une formidable banalité ?

Sans suspense, le film tombe ainsi à plat, même lorsqu'il tente, vainement, d'apporter un peu d'intensité ou d'action. Les passages nocturnes dans le labyrinthe rappellent mollement le passage similaire de Harry Potter et la Coupe de feu, et ne parviennent hélas pas à relever le niveau. Sans doute parce qu'on se fout royalement du destin des personnages, étant donné qu'on sait d'avance qui va survivre ou non. Peut-être aussi parce que le tout est mal amené et mal foutu, jamais spectaculaire ni effrayant ni rythmé...

Bref, Le Labyrinthe est fade, lisse, l'énième pierre ajoutée à l'édifice d'un cinéma pour adolescents sans saveur, sans aspérité, uniquement préoccupé par la volonté de ramasser du blé en suivant les sentiers battus et en empêchant le spectateur de réfléchir. Le genre de cinéma qu'on aimerait ne plus voir... tout en étant conscient qu'il y aura sans doute des suites...

Note : 2/10





mardi 27 janvier 2015

Taken 3


Titre : Taken 3
Réalisateur : Olivier Megaton
Acteurs : Liam Neeson, Forest Whitaker, Famke Janssen
Date de sortie en France : 21 janvier 2015
Genre : action

Synopsis : 
L’ex-agent spécial Bryan Mills voit son retour à une vie tranquille bouleversé lorsqu’il est accusé à tort du meurtre de son ex-femme, chez lui, à Los Angeles. En fuite et traqué par l’inspecteur Dotzler, Mills va devoir employer ses compétences particulières une dernière fois pour trouver le véritable coupable, prouver son innocence et protéger la seule personne qui compte désormais pour lui – sa fille.

Avis : 
Le premier volet de la trilogie Taken, réalisé par Pierre Morel, était un bon film d'action, un peu balourd, mais très efficace. Sa suite, Taken 2, mise en scène par Olivier Megaton, tenait déjà plus du plaisir coupable, toujours efficace mais très, très con. Toujours réalisé par Megaton, voilà donc le troisième épisode, qui va aller encore plus loin dans la connerie... et oublier au passage de soigner ses scènes d'action.


Evidemment, on ne va pas voir Taken 3 pour sa finesse scénaristique ou son écriture. Heureusement d'ailleurs, puisque entre incohérences et erreurs de montage, le film , scénarisé par Luc Besson, dépasse les limites de la bêtise. Non, on va voir ce genre de film pour voir Liam Neeson dans le rôle de cet ex-agent mi-super héros mi-vigilante, invulnérable et impossible à arrêter. Et surtout pas la police, évidemment remplies d'incapables et qui n'hésite pas à relâcher un homme qui en a buté des dizaines sans sourciller.

Hélas, Olivier Megaton a pété les plombs. Si on n'ira, évidemment, pas prétendre qu'il était bon réalisateur avant ça, il faut bien avouer qu'il atteint ici des sommets d'incompétences, flinguer TOUTES les scènes d'action avec un montage vomitif, décomposant chaque passage en d'innombrables micro-plans d'un dixième de seconde. Il faudra quand même qu'on apprenne à ce genre de mecs que non, ça n'apporte pas d'intensité à une scène, mais que ça la rend au contraire illisible et pénible à suivre.

Cela plombe véritablement le plaisir que l'on aurait dû avoir en suivant ce Taken 3, nouvel exemple de cinéma musclé et décérébré qui peut faire du bien à voir... quand le réalisateur ne fait pas n'importe quoi.

Note : 3/10


samedi 24 janvier 2015

Annabelle


Titre : Annabelle
Réalisateur : John R. Leonetti
Acteurs : Annabelle Wallis, Ward Horton, Alfre Woodward
Date de sortie en France : 8 octobre 2014
Genre : épouvante

Synopsis : 
John Form est certain d'avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s'agit d'une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d'un blanc immaculé. Mais Mia, d'abord ravie par son cadeau, va vite déchanter. Une nuit, les membres d'une secte satanique s'introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…

Avis : 
A votre avis, quelles étaient les chances pour que le spin-off d'un film d'épouvante déjà très moyen soient bons ? Sans doute très faibles. Eh bien ne cherchez pas le miracle : après un Conjuring déjà très moyen, l'histoire tirée d'un des "cas" traités par le couple Warren (que nous ne verrons pas ici) donne une oeuvre encore plus mauvaise : Annabelle.


En même temps, le film cumulait d'entrée un bon nombre de handicap. Outre le fait d'être le produit dérivé d'un film moyen, il ne bénéfice même plus du talent à la réalisation de James Wan (Insidious 1 et Insidious 2), occupé par Fast & furious 7. A la place, on hérite de John R. Leonetti, à qui l'on doit les immondes Mortal Kombat : Destruction finale ou L'Effet papillon 2... Pas vraiment le même niveau donc. Et puis, avouons-le, le thème de la poupée maléfique n'a jamais donné de films s'élevant au-delà du simple divertissement sympathique (Jeu d'enfant, La Fiancée de Chucky, voire même Dolls), le genre étant même plutôt rempli de bon gros navets.

Bref, il ne fallait rien attendre d'Annabelle, et le film va ainsi totalement remplir le cahier des charges : incroyablement con, avec ses ficelles d'un autre âge (le reportage sur la Manson Family juste avant l'agression de l'héroïne, enceinte, par les membres d'une secte, est même de très mauvais goût), son scénario sans queue ni tête, sa poupée qui n'est finalement jamais une menace (d'autant qu'elle ne bouge pas d'un cheveu) et ses personnages à côté de la plaque.

C'est d'une platitude assez extrême, et même les rares passages potentiellement réussis (le sous-sol par exemple) sont bâclés au profit d'une énième foire aux jump-scares ratés. Bref, c'est dans la lignée de Conjuring, mais sans la maîtrise cinématographique dont sait faire preuve James Wan. Vous l'aurez donc compris : c'est de la merde.

Note : 1/10