samedi 18 février 2023
Projet Wolf Hunting
samedi 21 janvier 2023
Troll
samedi 26 novembre 2022
Ouija Shark 2
Ouija Shark 2 reprend là où le premier nous avait laissé : Anthony avait utilisé ses pouvoirs mystiques, et s'était sacrifié pour entraîner le Ouija Shark en Enfer. Ses proches tentent de trouver une solution afin de le faire revenir à la vie, tandis que le terrible Caldura entend bien utiliser le requin-ouija pour envahir le monde. Vous trouvez ce point de départ grotesque ? Vous n'avez encore rien vu.
Car l'Enfer selon John Migliore (l'interprète de Nathan, qui réalise également cette suite) est difficile à décrire avec des mots : c'est un peu comme si les déserts de Dune étaient peuplés des pires rebuts de La Planète des singes, tout en empruntant gaiement des éléments à l'univers cinématographique Marvel ou à Star Wars. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, cela fonctionne parfaitement, chaque détail étant susceptible de nous faire éclater de rire. Et lorsque le grand méchant Caldura, entouré de ses... caldurettes, se lance dans la démonstration de ses pouvoirs ou de ses talents musicaux, accompagné par le Ouija shark dans sa lutte contre Nathan, on pense avoir dépassé depuis longtemps les limites du bon sens et du raisonnable. Mais c'était sans compter le dernier acte du film.
Ce n'est pas vraiment une surprise, si vous avez vu l'affiche du film, ou son sous-titre : Ouija shark va trouver un adversaire à sa démesure, dans un final s'aventurant sur les terres du kaiju eiga, tout en renvoyant aux pires productions Asylum (Mega shark vs Crocosaurus, pour ne citer que le plus évident) : Ouija Shark va affronter... Tarot-Gator. Deux créatures gigantesques, qui vont se foutre sur la tronche au beau milieu d'une ville, tandis que Nathan et Caldura vont multiplier les boules d'énergie et les boucliers mystiques en parallèle. Un joyeux bordel, magnifié par des effets spéciaux superbement mauvais (Ouija shark est... une peluche) et un sens de l'à-propos franchement réjouissant, que ce soit dans les scènes de panique, les réactions de certains personnages (le journaliste, et surtout l'homme qui savoure les mésaventures de son ex), l'apparition furtive de Lloyd Kaufman, les transitions entre les scènes ou l'interprétation de chaque acteur.
Difficile d'ailleurs de ne pas évoquer la performance de Deborah Jayne Reilly Smith, parfaite dans cette capacité presque surnaturelle à rester constamment monoexpressive ou à rendre chacune de ses actions terriblement fastidieuse, à l'image de son long, très long périple dans la forêt où chaque petite branche posée au sol devient un obstacle difficile à surmonter.
Et le pire, c'est que tous ces éléments semblent, comme je l'ai dit en introduction, totalement volontaires, mais sans le cynisme qui accompagne par exemple la saga Sharknado. On sent chez John Migliore une volonté de s'amuser, de partager son délire avec les spectateurs, mais aussi un amour certain du cinéma (jusqu'à ici, de façon totalement inattendue, Le Septième Sceau !). Si le premier Ouija shark restait finalement assez sage, sa suite explose absolument tout sur son passage. Reste à savoir l'impact d'un tel film sur un spectateur le découvrant seul chez soi, alors qu'il est parfait sur grand écran, avec un public acquis à sa cause.
dimanche 19 juin 2022
L'Autoroute de l'Enfer
Un personnage qui fait en fait office de « boss » récurrent, dans un film qui semble finalement construit comme un jeu vidéo : le scénario mince et linéaire n’est en fait qu’un prétexte pour des séquences d’action ou des rencontres avec des personnages improbables (on croise notamment Hitler, Cléopatre ou Attila – interprété par le jeune Ben Stiller !). Résultat : on s’amuse assez avec le film, généreux malgré un manque flagrant de moyens.
Le clou du spectacle est évidemment dans la course-poursuite finale, terriblement fun. Et c’est d’ailleurs l’adjectif, très 90s, qui me semble le plus adéquat pour cette Autoroute de l’Enfer : un divertissement sans prétention, que l’on regarde avec un sourire entendu, sans spécialement prêter attention aux nombreux défauts.
vendredi 25 mars 2022
Love & Peace
Un cinéma également bourré de nostalgie, notamment envers les films à effets spéciaux typiques du Japon : des origines atomiques de Godzilla à l’élevage d’une tortue qui deviendra géante, rappelant forcément Gamera l’héroïque, Sono Sion nous offre un condensé de kaiju eiga, en utilisant des effets spéciaux traditionnels, des plans signatures (la tortue géante traversant Tokyo, ou son transport, attachée sur une remorque), des thématiques classiques du genre : les Jeux Olympiques de 1964 avaient déjà fait prendre une nouvelle direction à la saga Godzilla, le progrès technologique les accompagnant marquant l’apparition d’éléments de SF, et la figure du monstre amical renvoie évidemment aux premiers Gamera et à certains Godzilla. Sono Sion va même, le temps d’une séquence fantasmagorique, sembler s’amuser du manque de moyens des films du genre durant les années 70 en faisant évoluer son monstre au milieu de bâtiments réduits à leur plus simple expression, des bâtiments de jeux de société, tous semblables et sans aucun détail. A moins qu’il ne s’agisse de mettre le doigt sur les dérives d’une société tournée vers l’uniformité ?
Cette nostalgie est également palpable dans toutes les séquences mettant en scène jouets et animaux abandonnés, partagés entre le faible espoir peu réaliste de retrouver leurs propriétaires (les chiens espérant par exemple être accueillis à bras ouverts par leurs maîtres les ayant « perdus ») et le cynisme du chat. Cela amène à une conclusion magnifique et particulièrement émouvante.
La rencontre entre Sono Sion et un cinéma familial pouvait laisser perplexe, mais le prolifique réalisateur offre une œuvre bouleversante, et pas beaucoup moins cynique ou critique que le reste de sa filmographie. On appréciera tout particulièrement le mordant relatif à tout ce qui entoure l’organisation des Jeux Olympiques, rendu encore plus efficace par le report de cet événement suite à la pandémie de Covid19. Bref, une réussite totale en ce qui me concerne !
vendredi 30 juillet 2021
Old
dimanche 11 juillet 2021
The Wicker man
mercredi 19 mai 2021
Godzilla vs Kong
En 1962, pour son troisième film, Godzilla affrontait le monstre le plus emblématique du cinéma dans le bien nommé King Kong contre Godzilla. Soixante ans plus tard, c'est dans le cadre du MonsterVerse, où il apparaît également pour la troisième fois (après Godzilla (2014) et Godzilla II - Roi des monstres), que le Big G croise la route du Roi de Skull Island. Un affrontement que l'on aurait dû voir débarquer sur nos écrans en 2020, mais qui a ensuite été reporté en raison de la pandémie de Covid19, jusqu'à débarquer en France en VOD. A l'heure où j'écris ces lignes , aucune date de sortie n'est prévue sur nos grands écrans. Ce serait quand même dommage : même si beaucoup de monde l'a sans doute déjà vu, c'est typiquement le genre de spectacle qui se savoure pleinement plongé dans le noir, avec un écran de plusieurs mètres et une installation sonore de malade.
On s'attendait donc à voir des monstres géants s'en foutre plein la tronche, et on ne sera pas déçus : il ne faudra que 10 minutes de films pour voir Godzilla détruire une zone industrielle et redécouvrir Kong sur son île. Les affrontements entre les deux icônes tiendront parfaitement leur promesse, notamment celui sur le porte-avion, bénéficiant d'effets spéciaux monstrueux et d'une mise en scène efficace. Tout juste pourra-ton regretter une physique fantaisiste par moments (ça bondit comme une gymnaste soviétique après 3 piqûres), ou une ville de Hong Kong où l'on ressent terriblement le côté artificiel du décor, mais ça envoie du lourd et, encore une fois, ça mériterait clairement d'être vu au cinéma.
Au final, Godzilla vs Kong n'offre pas exactement ce qu'on pouvait en attendre. Si on a bien du divertissement spectaculaire et sans prise de tête, le film donne une nouvelle fois trop de temps à des personnages sans intérêt et à un scénario complètement vide, contrairement à ce qu'annonçait Adam Wingard, malheureusement devenu le gentil yes-man à sa mémère. J'avoue ne pas forcément avoir hâte de le voir s'attaquer à la suite déjà prévue : Son of Kong.
jeudi 29 avril 2021
Mortal Kombat
samedi 20 mars 2021
Magic
Lorsqu'on lit le synopsis de Magic, on pense être en terrain connu : celui du faux ventriloque accompagné de sa poupée qui est en fait humaine. Le jouet maléfique est un classique de l'épouvante, de la saga Chucky aux innombrables Puppet masters en passant par Dolls ou Dead silence, et on pense clairement, en tant que spectateur expérimenté et parfois un peu blasé, que l'on ne nous apprendra pas à faire la grimace. Heureusement, le film de Richard Attenborough (réalisateur oscarisé de Gandhi, que le grand public connaît sans doute davantage pour ses apparitions dans La Grande évasion ou Jurassic Park) va se montrer beaucoup plus malin.
Magic joue ainsi la carte de la maladie mentale plutôt que de l'explication surnaturelle, et l'excellent Anthony Hopkins incarne à merveille ce personnage maladivement timide et préférant se cacher derrière son pantin pour s'exprimer. Une posture qui lui permet d'obtenir davantage de succès auprès du public, de séduire enfin son amour d'enfance... mais qui ravage petit à petit l'esprit du magicien, qui délègue de plus en plus ses responsabilités à l'objet qu'il imagine vivant. La performance de l'acteur est d'ailleurs troublante, laissant toujours un doute sur cette marionnette par ailleurs astucieusement filmée : oui, Corky est malade... mais n'a-t-on pas souvent l'impression que le regard ou le rictus de Fats est légèrement différent selon les plans ?
C'est sans doute ce qui m'a le plus impressionné dans ce film : sans jamais sembler donner de poids à la thèse de l'irréel, insistant même sur la progression de la folie de Corky, il laisse juste la porte entrouverte, juste assez pour titiller l'esprit du spectateur, et on pourra sans doute le revoir sous cet angle différent, en imaginant que Fats, cette poupée à l'apparence si remarquable, est bien doté d'une pensée propre. Simplement brillant.
jeudi 30 mai 2019
Godzilla II - Roi des monstres
Titre : Godzilla II - Roi des monstres (Godzilla: King of monsters)
Réalisateur : Michael Dougherty
Acteurs : Kyle Chandler, Vera Farmiga, Millie Bobby Brown
Date de sortie en France : 29 mai 2019
Genre : action, catastrophe
Synopsis :
L'agence crypto-zoologique Monarch doit faire face à une vague de monstres titanesques, comme Godzilla, Mothra, Rodan et surtout le redoutable roi Ghidorah à trois têtes. Un combat sans précédent entre ces créatures considérées jusque-là comme chimériques menace d'éclater. Alors qu'elles cherchent toutes à dominer la planète, l'avenir même de l'humanité est en jeu…
Avis :
Godzilla vs King Ghidorah vs Mothra vs Rodan. On pourrait se croire à l'âge d'or du kaiju eiga, quand le plus célèbre monstre de l'archipel japonais affrontait sans faiblir d'innombrables créatures. Pourtant, nous ne sommes pas ici au Japon, mais bien devant un film américain, avec le troisième volet du MonsterVerse, la saga imaginée par Legendary Pictures autour de Godzilla (rebooté dans le bien nommé Godzilla en 2014) et King Kong (également rebooté avec Kong : Skull Island). Et en attendant le nouvel affrontement entre les deux légendes, déjà prévu pour 2020, Godzilla va se faire la main sur quelques sous-fifres.
Le principal défaut du film de Gareth Edwards était d'être bien trop sage, presque trop respectueux de ses modèles. Skull Island offrait quant à lui le plaisir presque coupable d'un film décomplexé. J'espérais sincèrement que Godzilla II - Roi des monstres (ai-je vraiment besoin de préciser que je trouve ce titre horriblement laid ?) suivrait plutôt la voie emprunté par le singe géant, un affrontement entre monstres titanesques s'accordant mal, à mes yeux, avec un film trop sérieux. Pas de bol, le film de Michael Dougherty (Trick'r treat, Krampus) va vouloir jouer la carte du "dramatique" (oui, avec des guillemets) et du "réaliste" (avec encore plus de guillemets), en nous récitant la gamme du blockbuster américain sans imagination, avec ses personnages creux, son humour de collégien ("Ghidorah, ça ressemble à gonorrhée" LOL) et son scénario brouillon.
On a ainsi la gentille petite famille américaine, déchirée par un drame lors de la dernière apparition de Godzilla : le papa est très colère, a sombré dans l'alcool et souhaite la mort de tous les monstres ; la maman est tristoune, mais a choisi de se tourner vers la recherche pour mieux comprendre les monstres ; la fille ne sait pas trop où se situer, et se contente d'errer avec la même expression pendant deux heures (pour ceux qui se poseraient la question, Millie Bobby Brown n'a pas pris de cours d'interprétation depuis Strangers things). Ajoutez à tout ça un méchant terroriste écologique qui estime que la meilleure façon d'éviter la destruction de la planète, c'est de détruire la planète, et vous êtes en terrain parfaitement connu. Aucune surprise, aucun rebondissement, de la rédemption, du sacrifice, de la bravoure, du sauvetage à l'ultime seconde : on se demande comment fait le film pour passer autant de temps avec des personnages aussi lisses, mais il le fait. Bref, au niveau des personnages, c'est un gros raté qui prend beaucoup trop de place.
Heureusement, il y a les monstres, et le film se montre particulièrement généreux à ce niveau. On retrouve donc les camarades de jeu les plus habituels de Godzilla, à savoir King Ghidorah, Mothra et Rodan. Et quelques rapides apparitions d'autres Titans, qui prouvent s'il le fallait encore que les japonais sont quand-même autrement plus créatifs que les américains quand il s'agit d'imaginer un monstre. On imagine sans peine les millions de dollars ingurgités par la production pour faire vivre ces créatures et, si on peut admirer des effets spéciaux souvent irréprochables, j'avoue rester un peu sur ma faim quant aux apparences des créatures. L'un des paradoxes du kaiju eiga est de faire quelque chose de cohérent sans vraiment chercher le réalisme à tout prix. Ici, on a le paradoxe inverse : à vouloir faire trop crédible, le film perd souvent toute vraisemblance. Alors oui, Rodan qui sort de son volcan, King Ghidorah qui sort de sa prison de glace, cela donne des images superbes... mais on n'y croit pas une seconde.
Sans doute bien conscient de ces limites, le réalisateur choisit généralement de nous placer au plus près de l'action. A côté de ces satanés personnages dont on se contrefout, en fait. Le résultat est double : on assiste ainsi à des combats souvent illisibles, mais dont la proximité renforce l'intensité et le caractère chaotique. Souvent un peu frustrant, le procédé prend enfin toute son ampleur lors du combat final, particulièrement réussi. En fait, l'élément le plus réussi des Titans est la façon avec laquelle ils ont été intégrés aux mythes et croyances classiques.
On s'étonnera aussi de l'étrange maladie des scénaristes, apparemment atteints de ce que je qualifierais d'un "Tourette de référence" : à intervalles réguliers, sans prévenir, sans réelle cohérence, on nous balance un clin d'oeil visuel, une musique, une phrase destinée à faire vibrer le fan de la saga japonaise dans une espèce de gros renvoi incongru. Un peu comme si on venait vous roter à la tronche des pâtes à la crème fraiche et aux lardons en espérant vous faire voyager en Italie. Je ne suis vraiment pas fan du Godzilla de 2014, mais Edwards, en plus de savoir filmer les affrontements entre monstres, parvenait à intégrer subtilement ses coups de coude complices.
Des personnages inintéressants et trop présents, des monstres présents mais qui nous laissent sur notre faim, un scénario sans imagination (l'Orca, quelle idée grotesque...) et une réalisation quelconque : Godzilla II - Roi des monstres est un blockbuster navrant, alors qu'il aurait pu offrir un formidable spectacle. On préférera largement revoir Pacific Rim, supérieur à tous les niveaux, ou bien sûr les meilleurs films japonais du genre.
Note : 3/10
mercredi 28 novembre 2018
Cold skin
Titre : Cold skin
Réalisateur : Xavier Gens
Acteurs : David Oakes, Ray Stevenson, Aura Garrido
Date de sortie en France :
Genre : fantastique
Synopsis :
Dans les années vingt, un officier météorologique de l'armée est envoyé sur une île en Antarctique pour étudier les climats. Celui-ci y fait la rencontre d'un vieux gardien de phare russe. Lors de la première nuit, l'officier se fait attaquer par d'étranges créatures...
Avis :
Finalement, tout arrive : avec Cold skin, j'ai enfin aimé un film de Xavier Gens ! Je n'en avais certes pas vu énormément, mais après le massacre Hitman, le grotesque Frontière(s) et l'insipide The Divide, je n'avais pas franchement envie de creuser davantage dans la filmographie du réalisateur français. J'ai bien fait d'insister un peu, car Cold skin s'est révélé être un excellent film.
Dès les premières secondes, on est happés par une histoire sur laquelle plane l'ombre de Lovecraft : l'Antarctique et ses secrets, le début du vingtième siècle, et cette sensation de solitude et de lieu propice à la folie, c'est à peine si l'on serait surpris d'apercevoir le mirage d'une cité cyclopéenne perdue derrière d'immenses montagnes noires. La suite le confirme d'ailleurs : si le film n'adapte pas directement l'auteur de Providence mais l'espagnol Albert Sanchez Pinol, l'influence de l'auteur de L'Appel de Cthulhu est évidente. A ceci près qu'ici, on entrera très rapidement dans le vif du sujet : les créatures humanoïdes attaquent le héros dès la première nuit, et le métrage, étrangement très rythmé, va être ponctué de nombreuses séquences d'action.
Si je dis que le film est étrangement très rythmé, c'est parce qu'on a le sentiment qu'il n'y a aucun temps mort, alors que le film ménage quelques séquences plus calmes, plus douces (jusqu'à faire de l'oeil au Leviathan de Zviaguintsev), parvenant à faire naître étrangeté et fascination là où Del Toro, pour un sujet vaguement similaire, s'était planté avec La Forme de l'eau. Doux et musclé à la fois, en somme, et magnifié par des paysages sublimes, un jeu sur les lumières superbe (les scènes d'attaques nocturnes sont des moments incroyablement forts) et un duo d'acteurs tout simplement parfait.
On se demande vraiment pourquoi le film n'a, pour le moment, pas eu le droit à une véritable sortie en France : Cold skin est de loin le meilleur film de son réalisateur, que je ne connaissais pas aussi doué. J'ai presque hâte de voir ses autres films maintenant..
Note : 8/10
mardi 17 octobre 2017
Le Secret de la chambre noire
Titre : Le Secret de la chambre noire
Réalisateur : Kiyoshi Kurosawa
Acteurs : Tahar Rahim, Constance Rousseau, Olivier Gourmet
Date de sortie en France : 8 mars 2017
Genre : fantastique
Synopsis :
On retrouve ainsi le rythme si particulier du réalisateur, qui prend comme souvent son temps pour créer une atmosphère étrange, oscillant constamment entre rêve et réalité, à l'image des fameux daguerréotypes qui sont au centre du film, qui rappelle régulièrement l'une des perles du cinéma fantastique, et une oeuvre parfois citée par Kiyoshi Kurosawa comme un des sommets de la terreur : Les Innocents, de Jack Clayton. Une porte qui bouge légèrement, des rideaux qui flottent, on a constamment l'impression, subtile, d'une présence invisible derrière les personnages.
Et si on devine assez rapidement comment le film va se terminer, l'évolution de l'histoire reste passionnante, grâce aussi à l'interprétation de Olivier Gourmet (L'Affaire SK1, Chocolat) et de Constance Rousseau, impeccables dans leurs rôles. On aura en revanche plus de réserves sur Tahar Rahim, qui semble un peu paumé dans un rôle un peu stéréotypé, amoindrissant nettement l'impact dramatique de certaines séquences.
Mélancolique et fantastique, Le Secret de la chambre noire est une nouvelle réussite pour Kiyoshi Kurosawa, qui développe ses thèmes de prédilection dans un cadre nouveau pour lui. Un drame élégant dans lequel seul Tahar Rahim semble, un nouvelle fois, un peu perdu, dans un rôle sans doute trop lisse...
Note : 8.5/10
samedi 11 mars 2017
Kong : Skull Island
Titre : Kong : Skull Island
Réalisateur : Jordan Vogt-Roberts
Acteurs : Tom Hiddlestone, Samuel L. Jackson, Brie Larson
Date de sortie en France : 8 mars 2017
Genre : action, aventures
Synopsis :
lundi 30 mai 2016
Gods of Egypt
Titre : Gods of Egypt
Réalisateur : Alex Proyas
Acteurs : Nikolaj Coster-Waldau, Gerard Butler, Brenton Thwaites
Date de sortie en France : 6 avril 2016
Genre : fantastique, aventures
Synopsis :
Dans une époque ancestrale, durant laquelle les Dieux vivaient parmi les hommes, la paix règne en l’Egypte. Mais Seth, Dieu du désert, qui convoite le pouvoir, assassine le roi et condamne Horus à l’exil, plongeant le royaume d’Egypte dans le chaos. C’est l’intervention d’un jeune voleur, Bek, qui va sortir Horus de sa prison. Ensemble, ils se lancent dans une aventure épique qui va donner lieu à une guerre sans précédent. Jusqu’aux frontières de l’au-delà, monstres et armées des dieux se déchaînent dans une lutte dévastatrice…
Avis :
Prenez un réalisateur qui n'a rien fait de bien convaincant depuis 1998 : Alex Proyas, qui enchaîne les films sans intérêt depuis Dark City. Ajoutez-y des acteurs davantage choisi pour leur physique et parce qu'ils sont à la mode que pour leur talent : Gerard Butler (300, La Chute de Londres) et Nikolaj Coster-Waldau (Game of thrones, La Chute du faucon noir). Mélangez le tout avec des effets visuels à peine digne des studios Asylum, et saupoudrez l'ensemble d'un vague prétexte mythologique.
Vous obtenez Gods of Egypt, espèce de bouillie ringarde où les Dieux Egyptiens sont un mélange de Power Rangers et de Transformers, dans laquelle le fait de choisir des acteurs blancs pour interpréter des égyptiens est finalement la décision la moins malsaines. Oh, évidemment, le film n'est pas plus destiné à nous faire réviser nos cours sur l'Egypte des pharaons que X Men : Apocalypse, Pyramide ou Exodus : Gods and Kings. Mais il y a quand même une marge pour en arriver à un Horus de 3 mètres de haut se transformant soudain en faucon de métal !
Ce n'est hélas pas le seul problème du film, qui souffre d'une narration complètement ratée. Faisant de l'ellipse la base même de son histoire, Gods of Egypt nous fait visiter de nombreux lieux différents, sans jamais nous expliquer pourquoi ni comment les personnages y sont parvenus. Les épreuves qui les y attendent sont par ailleurs particulièrement ringardes, singeant Indiana Jones et autres Tomb Raider pour des séquences sans impact.
Nouveau raté dans la cinématographie d'Alex Proyas, qui avait cette fois choisi de partir avec un bon nombre de handicaps. Avec cette épopée mythologie dans le cadre pourtant prometteur de l'Egypte antique, le réalisateur de The Crow nous offre une bouillie visuelle d'une laideur inouïe, sans enjeu ni souffle, pour ce qui restera sans doute comme le blockbuster loupé de l'année.
Note : 2/10
dimanche 13 mars 2016
Docteur Frankenstein
Titre : Docteur Frankenstein (Victor Frankenstein)
Réalisateur : Paul McGuigan
Acteurs : James McAvoy, Daniel Radcliffe, Jessica Brown Findlay
Date de sortie en France : 25 novembre 2015
Genre : fantastique
Synopsis :
Le scientifique aux méthodes radicales Victor Frankenstein et son tout aussi brillant protégé Igor Strausman partagent une vision noble : celle d'aider l'humanité à travers leurs recherches innovantes sur l'immortalité. Mais les expériences de Victor vont trop loin, et son obsession engendre de terrifiantes conséquences. Seul Igor peut ramener son ami à la raison et le sauver de sa création monstrueuse.
Avis :
Vous connaissez l'histoire de Frankenstein et de sa créature par coeur ? Ca tombe bien : Max Landis, le fils de John, en est bien conscient, et vous propose une adaptation un peu différente du mythe. En effet, le scénariste de La Belle est la bête, Chronicle ou encore American ultra va se concentrer sur le personnage du docteur en plaçant Igor, son fidèle serviteur popularisé par Frankenstein Junior, au centre des débats.
Des premiers pas du personnage en tant que freak dans le cirque de la ville à son rôle en tant qu'associé de génie auprès de Frankenstein, Igor sera donc le personnage principal du film, et le témoin privilégié de la folie du savant. Car le Victor Frankenstein interprété par James McAvoy (X-Men : days of future past, Trance) est un cinglé. Un cinglé génial, certes, mais un cinglé quand même, interprété tout en exagération par l'acteur britannique.
Daniel Radcliffe (Harry Potter, Horns) n'est pas en reste, nous balançant sans forcer toute la panoplie du laissé-pour-compte gentil mais manipulé par son maître. Vous l'aurez compris : alors que le film souhaite nous montrer les deux personnages sous un jour nouveau pour apporter un peu de fraîcheur à une histoire connue de tous, il se contente d'empiler les succès, jusqu'à nous imposer une triste histoire d'amour pour Igor et une enquête policière sans relief. Et on ne trouvera pas beaucoup plus d'intérêt lorsqu'on découvrira enfin la créature en fin de film (pour nous faire patienter jusque là, le duo ressuscitera un singe, dans un passage convenu mais apportant un peu d'énergie au film), pour une séquence franchement ridicule.
Malgré une idée de base plutôt intéressante, le film de Paul McGuigan n'est hélas qu'un petit film fantastique sans envergure, bien décidé à ne prendre au sérieux ni son histoire, ni son héritage ("pourquoi un crâne plat ?" "parce que j'aime ça !")... ni le spectateur. Finalement, le moins ridicule dans tout ça, c'est presque la coup de cheveux de Daniel Radcliffe.
Note : 3/10
dimanche 6 mars 2016
Régression
Titre : Régression (Regression)
Réalisateur : Alejandro Amenabar
Acteurs : Ethan Hawke, Emma Watson, David Thewlis
Date de sortie en France : 28 octobre 2015
Genre : thriller, fantastique
Synopsis :
Minnesota, 1990. L'inspecteur Bruce Kenner enquête sur un crime révoltant dont la jeune Angela accuse son père, John Gray. Lorsque John avoue sa culpabilité de façon tout à fait inattendue et sans garder le moindre souvenir des faits, le docteur Raines, un célèbre psychologue, est appelé à la rescousse. Il va devoir aider John à retrouver la mémoire, mais ce qu'ils vont découvrir cache un terrifiant mystère qui concerne le pays tout entier...
Avis :
La régression est une technique psychologique utilisée pour faire revenir des souvenirs en faisant passer d'un état psychique plus avancé à un stade plus archaïque : ici, un retour à un état psychique qui a été connu dans le passé. Cette technique donne donc son titre au nouveau film d'Alejandro Amenabar (Ouvre les yeux, Les Autres), et se trouve au centre d'une enquête mettant Ethan Hawke sur les traces d'une mystérieuse secte.
Le réalisateur espagnol nous plonge donc dans une enquête aux frontières du fantastique, entre inceste, viols, sacrifices humains et cannibalisme. Cela donne quelques séquences à l'ambiance très réussie, notamment lors de la visite de la grange ou les cauchemars d'Ethan Hawke, et un début d'enquête passionnant... du moins tant que le mystère reste intact.
Car le film nous révèle un peu trop vite la solution du mystère, qui manque singulièrement d'imagination, avec notamment l'influence de thrillers tels que True Detective. Grosse déception également au niveau de l'interprétation : Ethan Hawke ne dégage pas grand chose, et Emma Watson traverse le film comme un poisson rouge dans son bocal, l'air absent et la bouche légèrement entr'ouverte pour signifier la détresse.
S'il reste passionnant pendant toute sa première partie, Régression reste le film le moins réussi d'Alejandro Amenabar. Trop classique, sans imagination, il signe un petit thriller décevant malgré une idée de base alléchante.
Note : 4/10
vendredi 26 février 2016
Hôtel Transylvanie 2
Titre : Hôtel Transylvanie 2 (Hotel Transylvania 2)
Réalisateur : Genndy Tartakovsky
Acteurs : Adam Sandler, Selena Gomez, Andy Samberg
Date de sortie en France : 7 octobre 2015
Genre : animation, comédie, fantastique
Synopsis :
Dracula et sa bande de monstres déjantés sont de retour ! À l’hôtel Transylvanie, beaucoup de choses ont évolué : Dracula a enfin accepté de dégeler son cœur et d’ouvrir la porte aux humains. Mais il se fait du souci pour son petit-fils, Dennis : mi-humain mi-monstre, ce gamin est bien trop adorable à son goût, et il risque de faire un piètre vampire ! Alors, quand les parents du petit, Mavis et Johnny, s’absentent, Drac fait appel à ses amis Frank, Murray, Wayne et Griffin pour apprendre à Dennis à devenir un monstre, un vrai. Personne ne s’attendait à ce que Vlad, le père de Drac – un vampire très grincheux et très vieille école – choisisse ce moment pour débarquer à l’hôtel. Et quand il découvre que son arrière-petit-fils a du sang humain, rien ne va plus…
Avis :
Après un premier volet plutôt décevant, Hôtel Transylvanie revient pour une suite qui va reprendre la même recette, entre aventure familiale et gentille petite parodie du bestiaire du cinéma d'épouvante. On retrouve donc Dracula, le monstre de Frankenstein, l'homme invisible et le loup-garou autour du nouveau venu : le petit-fils de Dracula.
Vampire ? Pas vampire ? Ce sera le coeur de cette suite, qui va assez facilement surmonter son aîné en insufflant plus de rythme et un humour plus pertinent, où le même gag pourra plaire à des niveaux de lectures différents aux enfants comme aux adultes. On pense ainsi à l'homme invisible et sa petite amie... invisible, ou au gros clin d'oeil au Dracula de Coppola. Pour le reste, on oscille toujours entre l'humour (très) enfantin et les hommages plus ou moins évidents.
L'histoire ne cassera pas trois pattes à un canard, revenant au thème classique de la différence, amenant cette fois Mavis dans le monde des humains, ou en confrontant le jeune Dennis aux monstres qui vont tout faire pour le faire devenir un vampire. Bref, c'est bon enfant, parfois très efficace, mais on atteint rapidement les limites du concept.
Un peu plus réussi que le premier épisode, Hôtel Transylvanie 2 reste néanmoins un film d'animation trop sage, sauvé par quelques gags réussis mais plombé par une impression générale de déjà-vu. Dommage, car on a vraiment l'impression d'un énorme potentiel autour de ces monstres...
Note : 6.5/10










































