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dimanche 24 octobre 2021

Le Grand tournoi


Titre : Le Grand tournoi (The Quest)
Réalisateur : Jean-Claude Van Damme
Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Roger Moore, James Remar
Date de sortie en France : 24 juillet 1996
Genre : arts martiaux, aventures

Synopsis : 
En 1925, Christophe Dubois, acrobate de rue, est le leader d'un groupe d'orphelins qui vivent de rapine. Leur dernière prise, une mallette remplie d'argent dérobée à un gangster, va bouleverser sa vie. Retrouvé par les trafiquants, Christophe s'enfuit et se cache dans les cales d'un cargo en partance pour l'Extrême-Orient. Découvert par l'équipage, il est enchainé puis libéré par des pirates qui écument les côtes chinoises. Lord Dobbs, leur chef, remarque l'extraordinaire aptitude de Christophe au combat et décide d'un faire un champion de combats clandestins.
 
Avis : 
 Le Grand tournoi est la première réalisation de Jean-Claude Van Damme, à une époque où ses films commencent à rencontrer moins de succès. Souhaitant sans doute rester en terrain connu et exploiter une recette qui a fait ses preuves, il reprend l’idée d’un tournoi auquel le personnage principal n’était à l’origine pas voué à participer. On pense évidemment à Tous les coups sont permis ou Kickboxer, le tout dans une ambiance bien particulière. 


Car le film prend place en 1925, dans une île perdue au large du Siam, donnant à l’ensemble un côté film d’aventures au charme un peu désuet mais appréciable. Un charme renforcé par la présence de Roger Moore, qui apporte son flegme tout britannique à un personnage de vieille fripouille à qui l’on donnerait pourtant le bon Dieu sans confession. Mais si l’ancien James Bond tire largement la couverture à lui, on est surtout là pour les combats.

Et il faut bien avouer que ceux-ci sont particulièrement prenants. Les affrontements opposent des combattants d’origines diverses, et on prend un vrai plaisir à voir s’opposer des styles radicalement différents, du sumo à la boxe thaï en passant par la boxe ou la capoeira. Mention spéciale pour le combattant chinois, d’une vivacité impressionnante et qui mime des mouvements d’animaux. Finalement, seul le grand méchant du film, combattant Mongol interprété par l’impressionnant Abdel Qissi (l’adversaire final de Full contact) nous laissera sur notre faim, ne dégageant pas grand-chose, notamment lors du dernier duel, interminable.

Entre film d’aventures et film d’arts martiaux, la première réalisation de JCVD ne manque pas de défauts mais se suit sans déplaisir grâce à son ambiance et à la présence de Roger Moore. Du bon petit film d’action à l’ancienne, soigné, sans esbroufe ni prétention. 



mardi 17 août 2021

Full contact


Titre : Full contact (Lionheart)
Réalisateur : Sheldon Lettich
Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Harrison Page, Ashley Johnson
Date de sortie en France : 1er août 1990
Genre : arts martiaux
 
Synopsis : 
Lyon, légionnaire, est stationné dans un poste avance du désert nord-africain lorsqu'il apprend que son frère, à Los Angeles, est sérieusement blessé. Il déserte pour lui porter secours mais, sans argent, se lance dans les combats de full contact. Lorsqu'il arrive enfin, hélas, son frère est mort et la veuve refuse sa protection, tandis que deux mercenaires veulent le ramener de force a la Légion. 
 
Avis :  
Après le très moyen Kickboxer, JCVD revient fracasser des adversaires dans Full contact. Une suite de combats, au service d’une histoire simple, mais efficace, où notre combattant belge préféré va juste tenter de se faire un peu d’argent pour aider la veuve de son frère en participant à des combats clandestins. 


Oubliées donc les interminables séquences d’entraînement ou les longs tunnels scénaristiques sans grand intérêt : Full contact va à l’essentiel, en nous offrant régulièrement des combats. Et ces derniers sont plutôt réussis, notamment grâce à des décors relativement variés (sous un pont, dans un parking, dans une salle de squash…) et un Van Damme qui en prend quand même pas mal dans la tête – avant de gagner, évidemment.

Le clou du spectacle sera l’affrontement avec Attila, interprété par l’impressionnant Abdel Qissi, l’un des antagonistes les plus mémorables du genre, dans un combat là encore très réussi. Lisible, bien chorégraphié, bien scénarisé, sans aller trop loin dans le syndrôme « monstre invincible pendant tout le combat et finalement détruit par le courage du héros ». Là encore, la comparaison avec l’affrontement final de Kickboxer saute aux yeux.

Full contact constitue donc l’un des films les plus recommandables de JCVD, en trouvant un bon équilibre entre son histoire et ses combats. Pas au niveau d’un Tous les coups sont permis, dont il reprend certains éléments (le duo lancé à la poursuite du héros déserteur) mais vraiment sympathique ! 




samedi 24 juillet 2021

Mortal Kombat (2021)

 


Titre : Mortal Kombat
Réalisateur : Simon McQuoid
Acteurs : Joe Taslim, Josh Lawson, Lewis Tan
Date de sortie en France : 
Genre : action, arts martiaux

Synopsis : 
Lorsque les plus grands champions de la Terre sont appelés à combattre les ennemis de l'Autre Monde, ils doivent découvrir leurs véritables pouvoirs pour sauver notre planète de l'annihilation totale.

Avis : 
Le Mortal Kombat de Paul W.S. Anderson est souvent considéré comme l'une des meilleures adaptations de jeux vidéo, en assumant pleinement un côté rentre-dedans parfaitement adapté à la transposition d'un jeu de combat où le scénario était secondaire. On peut d'ailleurs s'étonner qu'une oeuvre avec une trame aussi mince ait depuis inspiré une suite (Mortal Kombat : Destruction finale), des séries (MK Conquest, Les Gardiens du royaume), un spin-of (Scorpion's revenge), et donc un reboot en 2021. 


Ce reboot a su faire parler de lui ces dernières semaines en dévoilant quelques scènes très violentes, dans l'esprit direct du jeu vidéo et de ses fameuses fatalities. Une promesse de fidélité à l'oeuvre de base, à l'heure où les scénaristes utilisent trop souvent le titre des jeux vidéo pour en faire quelque chose de complètement différent. Une promesse qui n'empêchera pas le film d'être vraiment moyen, souffrant même largement de la comparaison avec le film de 1995. 

A l'opposé de l'aspect décomplexé du film de Paul W.S. Anderson, ce reboot choisit une voie plus sérieuse, voire même réaliste. Les personnages ont des états d'âme, un passé, et devront apprendre à utiliser leurs pouvoirs. Malheureusement, on s'en fout. C'est un film avec des ennemis provenant d'une dimension parallèle, où un type avale des âmes au petit déjeuner, où un autre maîtrise la glace : le réalisme, on le laisse à l'entrée. On s'en fout d'autant plus qu'on est devant une galerie de personnages lisses et sans charisme, même si j'ai apprécié le fait d'avoir un combattant inédit et créé pour le film. Là encore, la comparaison est cruelle : Liu Kang, Raiden, Shang Tsung ou Goro ne dégagent absolument rien. Un constat qui ne serait pas si grave si les combats, censés être le coeur même de ce type de film, étaient réussis. 

ça doit être pratique pour lire la nuit...

Hélas, une nouvelle fois, on reste sur notre faim. En dehors des quelques débordements graphiques, de l'introduction et de l'affrontement final, on n'aura à se mettre sous la dent que des micro-affrontements vite et mal torchés, un peu gâchés par un recours trop fréquent aux effets numériques. A aucun moment les ennemis n'apparaissent comme des menaces, d'autant qu'ils finissent par se faire botter le cul par des héros qui n'ont jamais l'étoffe de combattants confirmés... 

Bref, on aurait aimé s'amuser davantage devant ce film, qui se prend malheureusement un peu trop au sérieux (franchement, ces personnages qui prononcent les gimmicks des jeux, quelle idée de merde... n'est pas Scott Pilgrim qui veut...) au lieu d'offrir le divertissement décérébré qu'on attendait. On l'oubliera sans doute bien plus vite que le film de 1995...



jeudi 29 avril 2021

Mortal Kombat


Titre : Mortal Kombat
Réalisateur : Paul W.S. Anderson
Acteurs : Christophe Lambert, Robin Shou, Linden Ashby
Date de sortie en France : 25 octobre 1995
Genre : fantastique, arts martiaux

Synopsis : 
Lord Rayden fait équipe avec un guerrier, un maître en arts martiaux et une belle détective pour remporter le tournoi Mortal Kombat. S'ils échouent, ce sera la fin de l'Humanité.

Avis : 
Si les adaptations de jeux vidéo débarquent régulièrement sur nos écrans de cinéma, ça n'a pas toujours été le cas. Mais au début des années 90, trois licences vont connaître, coup sur coup, les joies du cinéma : Super Mario Bros. en 1993, Street Fighter en 1994, et Mortal Kombat, qui nous intéresse ici, en 1995. Si les deux premiers restent surtout dans les mémoires pour leur absolue médiocrité (j'ai néanmoins une certaine sympathie pour le second...), le troisième est souvent cité comme exemple des moins pires adaptations.  A l'heure où une nouvelle version arrive sur les écrans, il est temps de se replonger sur le film de Paul W.S. Anderson - qui flinguera plus tard d'autres licences vidéoludiques avec les adaptations médiocres de Resident Evil  ou Alien vs Predator


Mortal Kombat étant à l'origine un jeu de baston, principalement réputé pour sa violence graphique, on ne s'attardera évidemment pas sur le scénario. L'histoire n'est qu'un prétexte aux combats, et on appréciera en fait ce côté joyeusement rentre-dedans : on caractérise vite fait le héros via un drame, on présente les personnages secondaires de façon purement formelle, on nous balance un enjeu trop gros pour être vrai... et on met l'accent sur LA star du film, Christophe Lambert, en totale roue libre dans le rôle de Raiden, et dont le rire alimente encore, 25 ans plus tard, de nombreuses conversations sur internet. Et, de façon presque incroyable, alors que tout ça ne devrait pas fonctionner : ça fonctionne. 

Les personnages bénéficient d'un charisme certain, et les combats s'enchaînent à un bon rythme et avec une certaine efficacité, entrecoupés de répliques parfaitement péremptoires. On appréciera ainsi l'affrontement entre Johnny Cage et Goro, contre Scorpion ou le duel final entre Liu Kang et Shang-Tsung. Pourtant, on est loin des sommets des arts martiaux, l'ensemble n'est pas toujours bien chorégraphié et ne se donne pas forcément la peine d'essayer, et on ne retrouve à aucun moment les débordements sanglants des jeux. Mais, encore une fois, ça fonctionne. 

Bien sûr, impossible également de ne pas souligner la musique, et son thème devenu culte. Mortal Kombat est ainsi l'exemple typique du film qui ne devrait pas fonctionner tant il est bourré de défauts, mais qui est finalement assez efficace pour bénéficier d'une certaine indulgence. Quelques éléments ont bien entendu pas mal vieilli depuis (Reptile), mais le film demeure un divertissement assez agréable, sans doute grâce à une certaine naïveté et une sincérité trop rarement présentes dans le genre. 



dimanche 28 mars 2021

Kickboxer

 


Titre : Kickboxer

Réalisateur : Mark DiSalle, David Worth

Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Michel Qissi, Dennis Alexio

Date de sortie en France : 2 août 1989

Genre : arts martiaux


Synopsis :

 Kurt Sloane souhaite venger son frère Eric, paralysé à vie par le terrifiant Tong Po lors d'un combat de kickboxing. Le souci, c'est que Kurt ne sait pas se battre. Il lui faudra apprendre les rudiments de ce sport auprès du vieux sage Xian Chow.


Avis : 

 En 1989, Jean-Claude Van Damme est encore au début de sa carrière. A peine sorti de ce qui reste l'un de ses meilleurs films (Tous les coups sont permis), il enchaîne avec Kickboxer, qui reste l'un de ses films les plus connus, notamment pour ses séquences d'entraînement... et cette improbable danse dans le restaurant. Et pourtant, qu'est-ce que c'est mauvais...


 Est-ce parce que, contrairement à Bloodsport, j'ai découvert Kickboxer récemment et pas pendant mon enfance ? Peut-être... Je peux largement pardonner le jeu d'acteur, JCVD en tête, l'intérêt de ces films n'étant pas là. Je peux également fermer les yeux sur ce scénario bien connu, qui débute par un drame ou une défaite, se poursuit par un entraînement intensif, et se conclue sur la victoire du héros sur le grand méchant de l'histoire : c'est finalement ce qu'on vient voir avec ce genre de films, même s'il suffit de regarder quelques classiques asiatiques pour voir qu'il n'y a pas besoin de beaucoup d'imagination pour varier un peu les plaisirs. 

Non, j'ai tout simplement trouvé ça incroyablement mauvais, à presque tous les étages. Personnages sans grand intérêt (le grand frère, insupportable, et qui mérite franchement de se prendre une dérouillée, le sidekick noir) dont on ne pourra sauver que le vénérable maître ; combat et entraînement bien trop mous, où chacun attend son tour pour frapper et dont le sommet sera le tabassage en règle d'un arbre ; intrigues secondaires ringardes et sans intérêt ; et surtout, surtout, le grand méchant ultime. Tong Pô est grotesque, grimaçant à outrance sous un maquillage ridicule, et ne dégage absolument rien sauf un peu de pitié. Et comme en plus les deux combats le mettant en scène sont franchement médiocres et mal chorégraphiés, le personnage ne parviendra à aucun moment à la cheville de Chong Li (qui, pour l'anecdote, fracassait rapidement l'acteur Michel Qissi pour son premier combat dans Bloodsport). 

On a un peu l'impression que ce JCVD là est devenu culte par accident, ou qu'il l'est devenu à la manière des nanars, parce que sa médiocrité et sa naïveté le rendaient sympathiques. De mon côté, je risque fort de ne jamais lui donner une seconde chance...



dimanche 20 septembre 2015

Bloodsport, tous les coups sont permis


Titre : Bloodsport, tous les coups sont permis (Bloodsport)
Réalisateur : Newt Arnold
Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Donald Gibb, Forest Whitaker
Date de sortie en France :27 juillet 1988
Genre : arts martiaux

Synopsis :
Franck Dux, un champion américain de karaté, n'a qu'une obsession : remporter le Kumite, un tournoi clandestin d'arts martiaux organisé à Hong Kong, une rencontre où tous les coups sont permis, y compris les coups mortels !

Avis :
Premier grand succès de Jean-Claude Van Damme, Bloodsport s'inspire de la vie de Frank Dux (ou, du moins, des récits contestables qu'il en a faits) et nous plonge dans l'univers des Kumite, dans les bas-fonds de Hong Kong. On y suit donc le parcours d'un jeune champion américain qui va rivaliser avec les meilleurs combattants asiatiques et révolutionner la discipline.

Passons rapidement sur le scénario, qui voit le héros échapper à plusieurs reprises à des policiers chargés de le ramener aux Etats-Unis (parmi lesquels on retrouve un jeune Forest Whitaker) tout en vivant une relation avec une jeune journaliste : ce qui nous intéresse, c'est évidemment le combat, qui occupe une place important du film. JCVD en profite pour nous faire découvrir ses capacités, de son grand écart facial à ses coups de pieds sautés qui deviendront sa signature.

Mais au-delà de la performance du Belge, c'est la brutalité des combats, par ailleurs assez variés (on retrouve des karatékas, des kickboxers, un sumo et d'autres styles plus exotiques) qui a permis au film de rester dans les mémoires, et surtout la performance de Bolo Yeung dans le rôle de Chong Li. Impressionnant physiquement, charismatique, l'acteur dégage une sauvagerie étonnante, contrepoids parfait du côté plus lisse de Van Damme. Ce grand méchant donne une dimension supplémentaire à un film qui n'est pas avare de personnages mémorables et de passages devenus cultes (« la première en partant du bas ! »).

Encore aujourd'hui, Tous les coups sont permis reste l'un des meilleurs, sinon le meilleur, des films de combats de Jean-Claude Van Damme. Face à des affrontements généralement très bien chorégraphiés (bon, ok, le montage oublie parfois de cacher que les coups ne sont pas portés), on oublie presque le scénario catastrophique et l'interprétation bovine pour savourer les performances de l'acteur belge et de son adversaire chinois au sommet de leur forme.

Note : 7/10

mercredi 2 avril 2014

47 ronin


Titre : 47 ronin
Réalisateur : Carl Erik Rinsch
Acteurs : Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Kô Shibasaki
Date de sortie en France : 2 avril 2014
Genre : arts martiaux, fantastique

Synopsis : 
Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l'honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l'aide de Kai - un demi sang qu'ils avaient jadis renié - lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d'effroyables dangers. Cet exil sera l'occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d'insoumis l'énergie de marquer à jamais l’éternité.

Avis : 
Très librement inspiré de la légende japonaise des 47 ronin, un groupe de samouraïs déchus qui ont bravé l'interdiction de venger leur maître assassiné malgré la certitude d'être ensuite condamnés à mort. Cet épisode de l'histoire est très célèbre au Japon, mais beaucoup moins en Occident. Une ignorance qui explique peut-être, de même que le fait d'avoir un réalisateur inconnu, que ce blockbuster ait connu un énorme échec au box-office.


47 ronin s'ancre donc dans le Japon féodal, tout en y apportant une touche fantastique à base de sorcières et de monstres, et en y ajoutant une touche américaine en la personne de Keanu Reeves (Matrix, Dracula), héros du film, combattant d'exception et qui parviendra à gagner la confiance du groupe malgré son statut de sang-mêlé. Un peu fourre-tout, le film n'en est pas moins agréable à suivre, nous proposant le quota réglementaire d'action, d'intrigues et d'émotions classiques.

Ainsi, si le scénario est très décousu, la réalisation sans aucun relief et l'interprétation très inégale, c'est avec un certain plaisir qu'on suit le groupe de ronin dans les préparatifs de sa vengeance, et on s'attache un peu à certains personnages secondaires. Quelques passages sont par ailleurs très réussis, comme la traque d'une créature sauvage, la quête des épées perdues ou l'assaut final, plutôt réussi. En fait, on apprécie presque d'être autant tenu par la main, le film ne s'éloignant jamais des sentiers battus et ne réservant aucune surprise.

47 ronin a finalement pour principal défaut son énorme budget, que l'on ne retrouve pas à l'écran. Ainsi, si le film avait été une petite production sans ambition, on aurait sans doute savouré ce manque total d'audace et ces nombreux défauts à tous les niveaux. Seulement voilà, à 175 millions de dollars le petit film d'exploitation sympathique, ça fait beaucoup plus mal...

Note : 6,5/10


vendredi 6 septembre 2013

L'Homme aux poings de fer


Titre : L'Homme aux poings de fer (The Man with the iron fists)
Réalisateur : RZA
Acteurs : RZA, Russell Crowe, Lucy Liu
Date de sortie en France : 2 janvier 2013
Genre : arts martiaux, action

Synopsis : 
A son arrivée dans un village de la Chine féodale, un forgeron est contraint à se battre pour lui-même et pour les villageois, qu'il est amené à défendre contre de redoutables guerriers... 

Avis : 
 On le sait, le groupe de rap new-yorkais Wu-Tang Clan a toujours été largement influencé par la culture asiatique, notamment par le cinéma hongkongais et les films de kung fu. Dès lors, il est logique que pour sa première expérience en tant que réalisateur, RZA, membre fondateur du groupe, choisisse de rendre hommage à ce cinéma, tout en choisissant la forme à la mode du faux film d'exploitation, dans le sillage de Robert Rodriguez ou de Quentin Tarantino.


Cosignant le scénario avec Eli Roth (Cabin fever, Hostel), RZA va s'entourer de quelques jolis noms pour interpréter les personnages : on retrouve ainsi Russell Crowe (Gladiator, Les Misérables), Lucy Liu (Kill Bill, Charlie et ses drôles de dames), Rick Yune (Fast and furious, La Chute de la Maison Blanche) l'ancien catcheur Dave Bautista et quelques guest-stars comme Pam Grier (Foxy Brown, Jackie Brown), Gordon Liu (La 36e chambre de Shaolin, Kill Bill) ou Eli Roth. 

Du beau monde donc, pour un film qui va rapidement se révéler médiocre. D'abord parce RZA est quand même un acteur terriblement mauvais, ensuite parce qu'à force de vouloir jongler entre les clins d'oeil, l'aspect divertissant et un scénario faussement travaillé, le film se prend les pieds dans le tapis. Il n'en ressort finalement pas grand chose, l'histoire semble s'écrire au fur et à mesure sans véritable fil rouge, au point que certains personnages semblent vraiment inutiles, comme celui interprété par Crowe. En fait, à vouloir s'élever au dessus du simple hommage, RZA réussit même à donner l'impression d'un film pompeux, usant des gimmicks jusqu'à nous en dégouter.

Bien évidemment, il reste quelques passages réussis, notamment ceux mettant en scène l'homme de cuivre, quelques répliques sympathiques, mais le tout est bien trop inégal pour véritablement divertir sur la durée. A vouloir trop en faire, RZA ne fait finalement rien de bien convaincant, se ramassant finalement la figure très loin des films dont il s'inspire. Et si finalement la plus grande réussite de L'Homme aux poings de fer, c'était justement de montrer une nouvelle fois la qualité de certaines oeuvres de la Shaw Brothers, qu'il ne suffit pas d'imiter pour égaler ?

Note : 3,5/10


jeudi 18 avril 2013

The Grandmaster


Titre : The Grandmaster (Yat doi jung si)
Réalisateur : Wong Kar-wai
Acteurs : Tony Leung, Zhang Ziyi, Chang Chen
Date de sortie en France : 17 avril 2013
Genre : arts martiaux, historique, drame

Synopsis : 
Chine, 1936. Ip Man, maître légendaire de Wing Chun (un des divers styles de kung-fu) et futur mentor de Bruce Lee, mène une vie prospère à Foshan où il partage son temps entre sa famille et les arts-martiaux. C’est à ce moment que le Grand maître Baosen, à la tête de l’Ordre des Arts Martiaux Chinois, cherche son successeur. Pour sa cérémonie d’adieux, il se rend à Foshan, avec sa fille Gong Er, elle-même maître du style Ba Gua et la seule à connaître la figure mortelle des 64 mains. Lors de cette cérémonie, Ip Man affronte les grand maîtres du Sud et fait alors la connaissance de Gong Er en qui il trouve son égal. Très vite l’admiration laisse place au désir et dévoile une histoire d’amour impossible. Peu de temps après, le Grand maître Baosen est assassiné par l’un de ses disciples, puis, entre 1937 et 1945, l’occupation japonaise plonge le pays dans le chaos. Divisions et complots naissent alors au sein des différentes écoles d’arts martiaux, poussant Ip Man et Gong Er à prendre des décisions qui changeront leur vie à jamais…

Avis : 
Basé sur la vie du célèbre Ip Man, ce nouveau film de Wong Kar-wai (In the mood for love, 2046) est, plus qu'un film d'arts martiaux, un film sur les arts martiaux. Entre scènes de combats impressionnantes et réflexion philosophique, le réalisateur évoque quelques différents styles de kung-fu comme autant de philosophies de l'art de combattre, parallèlement aux événements historiques qu'a connus la Chine des années 30 aux années 50.


Wong Kar-wai apporte ainsi beaucoup de soin à ses affrontements, souvent très spectaculaires, leur insufflant un aspect épique grâce à sa mise en scène très travaillée : gros-plans, ralentis, le réalisateur s'attarde sur des détails et place ses combats dans des lieux étonnants, comme une rue inondée, le quai d'une gare ou quelques pièces exigües. Seulement, à trop vouloir esthétiser ces passages, il finit par privilégier la beauté de ses plans à la compréhension des échanges, et si ceux-ci sont parfaitement chorégraphiés, on est un peu frustré de ne pas tout en voir.

Il privilégie également ces phases de combat à son scénario, dont les trous béants sont difficilement colmatés par des panneaux résumant l'histoire entre deux scènes. En dehors de l'affrontement entre Gong Er et Ma San, les enjeux sont inexistants, et on assiste en fait à une succession de scènes uniquement liées par le personnage d'Ip Man, qui finira lui-même par être largement en retrait, comme simple prétexte à l'histoire. Ces moments seront l'occasion de discussions philosophiques, sans grand intérêt, un duel consistant même en une simple danse autour d'un biscuit rythmé par les arguments des combattants !

Un scénario absent, des combats superbes mais dont la mise en scène tape à l'oeil finit par lasser, The Grandmaster laisse donc au spectateur un certain sentiment de frustration, puisqu'on a le sentiment que le film aurait pu (dû ?) être bien meilleur que cette simple réussite esthétique...

Note : 5,5/10


lundi 4 février 2013

La fureur du Dragon


Titre : La Fureur du Dragon (Meng long guo jiang)
Réalisateur : Bruce Lee
Acteurs : Bruce Lee, Nora Miao, Chuck Norris
Date de sortie en France : 18 décembre 1974
Genre : arts martiaux

Synopsis : 
Tang Lung, est un Hongkongais qui débarque à Rome pour aider la famille d'un ami, qui est victime de racket. Les aptitudes martiales de Tang repoussent les malfrats qui font alors appel à un redoutable champion d'arts martiaux...

Avis : 
Réalisé, interprété, scénarisé et produit par Bruce Lee, La Fureur du Dragon, troisième grand film du petit dragon après Big Boss et La Fureur de vaincre reste l'un de ses plus grands succès, et l'un de ses films les plus connus, notamment grâce à un mythique affrontement final dans le Colisée de Rome.




L'histoire, assez simple, mêle donc mafia et arts martiaux, le personnage interprété par Bruce Lee incarnant le sauveur invulnérable qui affrontera les sbires du parrain local pour sauver ses amis. Sans surprise, l'intérêt du film n'est pas là, les scènes de combat état entrecoupées de scènes de remplissage souvent destinées à mettre en valeur Bruce Lee, malgré les faibles talents d''acteur de ce dernier.

Non, bien entendu, l'intérêt réside essentiellement dans ces affrontements où le sino-américain élimine ses adversaires, aussi efficace à mains nues qu'avec ses célèbres nunchakus. Très bien chorégraphiés, avec une pointe d'humour, les combats dans l'arrière-cour du restaurant sont d'excellents moments, mais qui feront office d'amuse-gueule avant le passage phare du film : le duel entre Chuck Norris, dont les apparitions sont rythmées par les premières notes du thème d'Il était une fois dans l'Ouest, et Bruce Lee. Un combat très spectaculaire, où le petit dragon est pour une fois en réelle difficulté, et où les coups sont parfaitement retranscrits par une excellente réalisation.

La Fureur du Dragon est néanmoins à réserver aux fans de films d'arts martiaux et de Bruce Lee, les autres risquant de fortement s'ennuyer face à un scénario très léger et des acteurs très moyens. Pour les fans, Bruce Lee livre ici quelques uns de ses meilleurs combats, dont le mémorable duel avec Chuck Norris.

Note : 7/10