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samedi 11 juin 2022

Jurassic World : le monde d'après

Titre : Jurassic World : le monde d'après (Jurassic World Dominion)
Réalisateur : Colin Trevorrow
Acteurs : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Sam Neill
Date de sortie en France : 9 juin 2022
Genre : action, science-fiction
 
Synopsis : 
Quatre ans après la destruction de Isla Nublar. Les dinosaures font désormais partie du quotidien de l’humanité entière. Un équilibre fragile qui va remettre en question la domination de l’espèce humaine maintenant qu’elle doit partager son espace avec les créatures les plus féroces que l’histoire ait jamais connues.
 
Avis : 
Nous y voilà donc, à cet ultime épisode de la trilogie Jurassic World, et sixième volet de la saga Jurassic Park. Un volet qui nous permet d'assister à plusieurs retour : après avoir laissé la main à Juan Antonio Bayona (L'Orphelinat, Quelques minutes après minuit) pour le second volet (Jurassic World : Fallen Kingdom), Colin Trevorrow revient boucler la trilogie qu'il a lui-même initiée. Dans ses cartons, les acteurs et personnages des deux premiers volets, bien sûr, mais aussi les héros du premier film : Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum dans les rôles de Alan Grant, Ellie Sattler et Ian Malcolm, dans cette grande mode actuelle du retour aux sources / hommage que l'on voit trop souvent ces dernières années. 
 
 
C'est d'ailleurs l'élément le plus caractéristique de ce "Monde d'après" : il ressemble beaucoup... au monde d'avant. On y retrouve ainsi un nombre impressionnant de plans repris de la trilogie originale (le plan sur Ellie Sattler lorsqu'elle aperçoit le brachiosaure, les héros dissimulés derrière un véhicule retourné...), de clins d'oeil plus ou moins subtils et cohérents (la fausse bombe de rasage, qui prépare le retour d'un des dinosaures du premier film), d'idées (l'affrontement entre deux superprédateurs, repris de Jurassic Park III), piochant jusque dans la série La Colo du Crétacé, et reprenant même pour antagoniste principal l'un des personnages (très) secondaires de Jurassic Park (un personnage qui a bien plus d'importance chez Michael Crichton). Pour résumer, Jurassic World : le monde d'après est presque un film écolo tant il met l'accent sur le recyclage. 
 
Un recyclage d'autant plus évident qu'il n'apporte pas grand chose à ce que développait déjà Jurassic World : Fallen Kingdom. Les animaux préhistoriques sont devenus une menace pour l'écosystème contemporain et pour les humains, mais sont également une source de convoitise pour les braconniers. Exploitées, élevées pour devenir des armes, destinées à mourir dans des combats clandestins et même... consommées, les créatures ressuscitées subissent finalement les mêmes horreurs que nos créatures contemporaines. 
 
 
Rien de bien nouveau donc, mais cette thématique va permettre à Colin Trevorrow de développer une ambiance assez proche d'un... film d'espionnage. On entend presque les notes du thème de Mission : impossible, et la spectaculaire course poursuite dans les rues de La Valette rappelle les derniers James Bond... grands méchants stéréotypés et séquences grandiloquentes à l'appui (le crash d'avion...). Plus que dans un Jurassic Park / World, on semble parfois être devant une étrange fusion entre un 007 et un jeu Pokemon. James Bond vs Team Rocket, je présume ?

Ceci dit, le film va se montrer très généreux en ce qui concerne son argument principal : les animaux préhistoriques. On croise de nombreuses nouvelles espèces, et pas seulement des dinosaures (Atrociraptor, Pyroraptor, Quetzalcoatlus, Dimetrodon, Therizinosaurus, Dreadnoughtus...), on en retrouve de bien connues (Blue le vélociraptor, le T Rex, le Mosasaure, les Compsognathus...), et on découvre une nouvelle menace : le Giganotosaurus, le plus grand prédateur que la Terre ait jamais porté. Malheureusement, le superprédateur sera un peu sous-exploité, se contentant de n'être qu'une pâle copie du Spinosaure de JP3. Les séquences mettant en scène ces créatures sont cependant très nombreuses, quitte à faire du film une simple succession de scènes d'action, ce qui n'est pas forcément un défaut vu la qualité du scénario. 
 
 
On s'étonnera cependant de la qualité de certains effets spéciaux numériques, notamment en début du film : incrustations bâclées, contours flous, écrans bleus très visibles... On a l'impression que les 20 premières minutes du film ont été ajoutées au dernier moment, sans apporter le soin que l'on peut voir sur le reste du film. Etrange. On notera enfin que, pour prolonger le plaisir, on pourra se tourner vers le court-métrage Battle at Big Rock, ou dans le prologue disponible depuis quelques semaines montrant le Tyrannosaure s'inviter au drive-in.
 
Bref, beaucoup de déjà vu et de recyclage pour un Monde d'après qui n'aura jamais autant ressemblé à un patchwork de la saga. Reste un divertissement typiquement hollywoodien, très spectaculaire mais très con et lisse, où l'on ne tremblera jamais pour les héros et pendant lequel on risque de se surprendre à regarder sa montre. J'ai grandi avec la saga Jurassic Park, le film de Steven Spielberg étant le tout premier film que je suis allé voir au cinéma. Avec Jurassic World : le Monde d'après, j'ai désormais l'impression d'appartenir moi-même à la Préhistoire, et d'être trop vieux pour ces conneries...
 


jeudi 7 juin 2018

Jurassic World : Fallen Kingdom


Titre : Jurassic World : Fallen Kingdom
Réalisateur : Juan Antonio Bayona
Acteurs : Chris Pratt ; Bryce Dallas Howard, Rafe Spall
Date de sortie en France : 6 juin 2018
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis :
Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l'île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction.  Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l'île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

Avis :
Après un reboot / suite plutôt réussi et très divertissant, Jurassic World revient évidemment avec une suite, qui débute donc un peu comme le faisait Le Monde perdu de Spielberg : une équipe se rend sur une île où les dinosaures sont livrés à eux-mêmes. Mais avec une différence de taille : cette fois, les animaux sont menacés par l'éruption imminente du volcan local, et cette partie de chasse préhistorique n'occupera que la première partie du film.


Car le film de Juan Antonio Bayona (réalisateur de l'inégal L'Orphelinat et du lamentable The Impossible) va se concentrer sur l'une des thématiques abordées rapidement dans le 1er film : la volonté de faire de ces dinosaures génétiquement recréés des produits commerciaux… et des armes. Grands méchants mercenaires qui n'hésitent pas à blesser les gentils animaux et à trahir les gentils héros (dont un geek qui a peur de tout !), méchants hommes d'affaires capitalistes qui ne voient que leur profit potentiel, acheteurs mafieux issus (forcément) d'Europe de l'Est, la galerie de clichés est remplie jusqu'à la nausée, à peine voilée par la volonté de Bayona d'installer, par moments, une atmosphère proche du conte dans son film.

Cela donne des parallèles beaucoup trop évidents avec le Grand Méchant Loup, la jeune princesse aux origines mystérieuses, le terrible parent adoptif… Cela donne quelques situations un peu grotesques et gratuites, comme ce plan de l'Indoraptor (le cousin bien moins impressionnant de l'Indominus Rex du volet précédent) hurlant au clair de Lune, ou prenant tout son temps pour ne pas attaquer une proie cachée dans son lit. L'équilibre entre conte et film d'aventures de science-fiction ne fonctionne jamais, les deux parties étant toutes deux remplies de défauts, et se prenant surtout beaucoup trop au sérieux, là où Jurassic World brillait par son second degré assumé, permettant de magnifier un scénario de série B. Fallen Kingdom n'y parvient qu'à moitié : le scénario de nanar est bien là, mais le second degré est aux abonnés absents.


Plus frustrant encore, on a l'impression que le film ne sait pas s'il doit assumer son héritage, ou au contraire s'écarter enfin de Jurassic Park… et fait donc les deux, et donc aucun des deux. On aurait pu croire qu'en détruisant dès le début Isla Nublar, le film de Bayona allait laisser la trilogie d'origine loin derrière. Hélas, entre un scénario qui reprend constamment des éléments des films de Spielberg et un réalisateur qui s'obstine à reprendre de très nombreux plans signatures de Jurassic Park et du Monde perdu (difficile de ne pas soupirer et lever les yeux au ciel au bout du cinquantième pompage visuel...), on est simplement le cul entre deux chaises. Résultat : non seulement le film ne réserve aucune surprise, mais se limite à une succession d'images et de situations que l'on a déjà vues dans les films précédents de la saga.

Grosse déception donc pour ce cinquième volet, qui oublie le second degré salvateur de Jurassic World pour s'enfoncer dans un sérieux complètement inadapté à l'histoire un peu idiote qu'il met en images. Restent évidemment des effets spéciaux impressionnants, quelques scènes très réussies, mais perdues entre incohérences et passages prévisibles .

Note : 3.5/10


mardi 22 décembre 2015

Le Voyage d'Arlo


Titre : Le Voyage d'Arlo (The Good dinosaur)
Réalisateur : Peter Sohn
Acteurs : Raymond Ochoa, Anna Paquin, Jack Bright
Date de sortie en France : 25 novembre 2015
Genre : animation, aventures

Synopsis : 
Et si la catastrophe cataclysmique qui a bouleversé la Terre et provoqué l'extinction des dinosaures n'avait jamais eu lieu ? Et si les dinosaures ne s'étaient jamais éteints, et vivaient parmi nous de nos jours ? Arlo, jeune Apatosaure au grand cœur, maladroit et craintif, qui va faire la rencontre et prendre sous son aile un étonnant compagnon : un petit garçon sauvage, très dégourdi, prénommé Spot.

Avis :
Quelques mois après le formidable Vice versa, les studios Pixar sont déjà de retour avec le voyage initiatique d'un jeune apatosaure dans un monde où les dinosaures n'ont jamais disparu et où l'homme n'a jamais pu devenir l'espèce dominante. La trame est assez classique, et rappelle notamment celle du Petit dinosaure et la vallée des merveilles, ou même celle du Roi Lion, avec ce jeune animal perdu suite à la mort tragique d'un de ses parents, et son évolution pour parvenir à rentrer chez lui. Arlo est ainsi un jeune sauropode craintif et frêle, qui devra affronter de nombreux dangers avant de retrouver ses proches.


 Les rencontres se multiplient, dans un monde où les dinosaures ont évolué : la famille Apatosaure cultive la terre pour affronter l'hiver, les tyrannosaures sont devenus cow-boys, et les velociraptors des voleurs de bétail. Cela donne quelques séquences étonnantes de western avec des dinosaures ! Mais surtout, Arlo va rencontrer Spot, un petit garçon humain orphelin, formant ainsi un duo classique mais terriblement attachant.

Le Voyage d'Arlo ne va pas concurrencer les meilleurs Pixar, mais est rempli de passages formidables (l'évocation par Spot du décès de ses parents est d'une superbe simplicité), et est d'une beauté à couper le souffle. On avait un peu peur en voyant la bande-annonce et son héros franchement laid, mais les paysages, les effets de lumière sont de toute beauté.

On s'amuse et on a parfois la larme à l'oeil devant ce Good dinosaur qui, s'il reste très classique dans son développement, parvient régulièrement à nous surprendre. Un excellent moment, à voir absolument sur grand écran pour quelques effets visuels rappelant, rien que ça, Avatar ou L'Odysséede Pi.


Note : 7/10


mercredi 10 juin 2015

Jurassic World


Titre : Jurassic World
Réalisateur : Colin Trevorrow
Acteurs : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Nick Robinson
Date de sortie en France : 10 juin 2015
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis : 
Le mini-zoo pouponnière, la croisière kayak du Crétacé, le bassin du mosasaure, sans compter l'hôtel 5 étoiles, les 8 cafés, les 12 restaurants et les centaines de protocoles d'urgence et dispositifs de protection... Le parc à dinosaures construit sur la Isla Nubar par le multimillionnaire Masrani, n'est pas prêt de se laisser déborder, ni par ses visiteurs, ni par sa faune... Autant vous dire que le temps du carnage est revenu.

Avis : 
On ne l'attendait presque plus : à force de projets avortés, d'annonces maintes fois annulés, d'innombrables reports, l'idée d'un quatrième volet de la saga Jurassic Park semblait destinée à rejoindre le cimetière des oeuvres mortes avant même d'être nées. Et pourtant, vingt-deux ans après le film de Steven Spielberg (qui aura toujours une importance particulière pour moi, étant le tout premier film que je suis allé voir au cinéma) le parc ouvre enfin de nouveau ses portes, sous la forme d'un reboot partiel, Jurassic world étant destiné à lancer une nouvelle saga tout en reprenant des éléments de la précédente trilogie.


Sans Steven Spielberg, sans Jeff Goldblum, sans Sam Neill, sans même Joe Johnston (bon, vu Jurassic Park III, ce n'est pas plus mal), le film choisit de repartir sur de nouvelles bases, imaginant une histoire où le parc d'attraction a enfin pu ouvrir ses portes, et reprenant les ultimes pistes présentes dans Le Parc Jurassique de Michael Crichton mais n'ayant pas encore été utilisées à l'écran - autrement dit, les idées dont les trois précédents films n'ont pas voulu, à savoir celle de la manipulation génétique des dinosaures (encore que l'idée de croisement n'est absolument pas présente chez Crichton, et semble plutôt dérivée des productions SyFy et Asylum comme Sharktopus ou Piranhaconda) et des vélociraptors apprivoisés. Ajoutez-y Chris Pratt, l'acteur assez insignifiant pour se faire voler la vedette par un raton-laveur, un arbre et un catcheur en fin de carrière dans Les Gardiens de la Galaxie, un réalisateur méconnu (Colin Trevorrow) et une histoire qu'on connait déjà, et tout ça ne sentait pas très bon.

Verdict : Jurassic World va se révéler aussi con que généreux. Evidemment, on sait d'avance que la nouvelle création, l'Indominus Rex (prenez du vélociraptor, du T-Rex, de la seiche, de la grenouille, mélangez le tout et vous avez un fantasme de savant fou de série Z) va s'échapper à la première occasion et foutre le bordel dans le parc. L'avantage, c'est que les scénaristes en sont également conscient, et vont donc lâcher la bête assez tôt dans le film afin de multiplier les scènes d'attaque. Si vous voulez voir du reptile préhistorique bouffer du touriste ou se battre avec d'autres dinosaures, vous allez être servis... et parfois même un peu trop, Jurassic World n'hésitant pas à jouer la carte de la surenchère, notamment dans sa dernière partie.


On pourra ainsi apprécier de voir les dinosaures redevenir les véritables héros du film, effaçant avec bonheur des personnages insipides, des éternels gamins à sauver au spécialiste des dinosaures invulnérable. Le film va également tout faire pour brosser le fan du film de 1993 dans le sens du poil en multipliant les clins d'oeil : des objets, des répliques, des personnages, et même certains plans repris à l'identique, sans oublier une conclusion à la symbolique évidente qui rappelle qui sont les véritables stars de la saga.

Jurassic World mise donc tout sur ses dinosaures, ce qui donne un film au scénario totalement laissé de côté au profit d'idées souvent saugrenues, que l'on a davantage l'habitude de rencontrer dans les nanars animaliers que dans ce type de production. Cela ne permet pas d'oublier les nombreux défauts du film, parmi lesquels une galerie de personnages - et d'acteurs - sans grand intérêt, mais permet de passer un bon moment grâce à un rythme très soutenu dès l'évasion de l'impressionnant Indominus Rex, qui va plonger le parc dans un chaos assez fou où les victimes seront nombreuses. C'est finalement tout ce qu'on demandait, ou presque.

Note : 7/10

jeudi 5 juin 2014

Jurassic Park III


Titre : Jurassic Park III
Réalisateur : Joe Johnston
Acteurs : Sam Neill, William H. Macy, Tea Leoni
Date de sortie en France : 8 août 2001
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
Paul Kirby et sa femme Amanda, un couple richissime, proposent à Alan Grant une grosse somme d'argent s'il leur fait survoler Isla Sorna. Alan accepte leur offre, mais flaire une entourloupe lorsque le pilote amorce sa descente sur l'île. Il découvre alors les vraies raisons de l'excursion organisée par les Kirby : sauver Eric, leur fils disparu dans les environs...

Avis : 
Après les deux volets réalisés par Steven Spielberg, la saga Jurassic Park connaît plusieurs changements avec ce troisième épisode : cette fois, il ne s'agit plus d'adapter un roman de Michael Crichton (même si plusieurs éléments, comme la volière, seront inspirés de ses deux livres), le Tyrannosaurus n'est plus la vedette du film, et Joe Johnston (Captain America : first avenger, Jumanji) débarque derrière la caméra. Résultat immédiat : Jurassic Park III est un film d'aventures destiné à un public bien plus jeune que ses deux aînés.


Avec un scénario extrêmement léger et n'évitant pas les incohérences ou les éléments non développés (on ne saura jamais ce qui a tué les passagers du bateau, on se demandera pourquoi les raptors, si attachés à leurs oeufs, ne surveillent pas leur nid, et on préférera oublier le final), une violence considérablement amoindrie et un gosse insupportable parmi les personnages principaux, JP3 semble s'acharner à nous agacer, et va même jusqu'à marquer un recul sur un des éléments les plus réussis de la saga : les effets spéciaux.

Cette fois, vous n'aurez ainsi aucune difficulté à distinguer entre les dinosaures numériques et leurs cousins mécaniques. Dommage, car avec quelques nouvelles espèces (le Spinosaure, les Pteranodons...) et une légère modification des anciens pour se mettre en phase avec les découvertes paléontologiques (les Velociraptors ont quelques plumes), le film disposait d'arguments pour offrir un spectacle généreux, hélas gâché par des idées grotesques (le combat entre les deux super-carnivores) ou une désinvolture manifeste.

Même Sam Neill semble dépassé par le film et y erre en roue libre, comme abasourdi par une histoire qui semble autant destinée aux enfants qu'écrite par eux. Et même si l'on appréciera de voir de nombreux dinosaures (même quelques secondes, pour certains), le film de Joe Johnston n'arrive à aucun moment à la cheville de Jurassic Park ou du Monde perdu...

Note : 3,5/10


mardi 25 mars 2014

Sur la terre des dinosaures, le film


Titre : Sur la terre des dinosaures, le film (Walking with dinosaurs)
Réalisateurs : Neil Nightingale, Barry Cook
Acteurs : Justin Long, Tiya Sircar, John Leguizamo
Date de sortie en France : 18 décembre 2013
Genre : animation, aventures

Synopsis : 
Située il y a 70 millions d'années, au temps où les dinosaures régnaient en maitres sur terre, notre histoire suit les aventures de Patchi, le dernier né de sa famille. Sur le long chemin qui le mènera vers l’âge adulte, il devra survivre dans un monde sauvage et imprévisible, et faire face aux plus dangereux prédateurs.
Quand son père est tué, le jeune Patchi, son grand frère Roch, et son amie Juniper sont séparés du reste de la horde pendant la grande migration. Désormais à la recherche des siens, le  trio va devoir surmonter de nombreux obstacles, et vivre une aventure palpitante au cours de laquelle Patchi va révéler son immense courage.

Avis : 
 Adapté de la série documentaire britannique Sur la terre des dinosaures, déjà déclinée en de nombreuses autres séries consacrées à la Préhistoire (Sur la terre des monstres disparus, Sur la terre de nos ancêtres, Sur la terre des géants, Sur la trace des dinosaures et Les Monstres des fonds des mers), Sur la terre des dinosaures, le film s'écarte du documentaire pour nous offrir une aventure plus classique, à l'image du Dinosaure de Disney.


Une aventure qui sera clairement destinée aux enfants : à grands renforts de voix-off (non synchronisées avec les mouvements des dinosaures, donnant l'impression d'avoir été ajoutées sans avoir été prévues au départ), de répliques enfantines, de gentille philosophie sur le courage et de manichéisme primaire opposant les gentils herbivores aux méchants carnivores. On pensera ainsi à Le Petit dinosaure et la vallée des merveilles, en bien plus niais, mais aussi à Dinosaure donc, notamment à cause de ce petit personnage secondaire omniprésent et irritant.

Un choix d'autant plus dommage que les dinosaures sont magnifiquement animés et reconstitué, avec une véritable volonté de réalisme où l'on retrouve l'esprit de la série. On retrouve ainsi les dernières théories et découvertes, avec ces petits théropodes à plumes, ces déplacements en troupeaux et les références à l'évolution des dinosaures en oiseaux.

Ce réalisme salvateur n'empêche hélas pas Sur la terre des dinosaures, le film d'être très moyen, exclusivement destiné à un jeune public et développant une histoire sans relief ni émotion. Il n'en restera donc que la qualité des graphismes et la beauté des dinosaures.

Note : 2,5/10


mardi 21 janvier 2014

King Kong (2005)


Titre : King Kong
Réalisateur : Peter Jackson
Acteurs : Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody
Date de sortie en France : 15 décembre 2005
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures...
Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n'a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l'embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d'action.
Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que "quelque chose" l'attend, qui changera à jamais le cours de sa vie...

Avis : 
On parle souvent de magie en évoquant le cinéma. Pourtant, peu de films peuvent se vanter de représenter autant ce caractère magique que King Kong, le film d'Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper. Face à une oeuvre si marquante, dont les moments de bravoure font partie de l'Histoire du cinéma et restent gravés dans la mémoire du spectateur et, plus fort encore, de celui qui n'a pas forcément vu le film, l'idée même d'un remake semble saugrenue. John Guillermin s'y est cassé les dents en 1976. Et en 2005, c'est Peter Jackson, grand fan déclaré du film de 1933, qui va nous en livrer sa version. Le spectaculaire en plus, la magie en moins.


On connaît le goût du réalisateur néo-zélandais pour la démesure : elle ne sera jamais aussi flagrante - et épuisante - que dans son remake de King Kong. Car passée une première partie consacrée aux préparatifs du voyage puis à la traversée jusqu'à l'île, Jackson va s'en donner à coeur joie, dans une volonté d'en faire toujours plus que l'on remarque souvent chez les jeunes enfants : il joue ainsi avec ses figurines, leur faisant défier les lois de la pesanteur, les précipitant dans des gouffres sans fin, organisant des mêlées indescriptibles, cultivant l'art du sauvetage in extremis, et sachant difficilement s'arrêter. Dans une orgie d'effets numériques déjà datés pour beaucoup, il nous épuise et nous agace, banalisant le spectaculaire jusqu'à nous arracher des soupirs.

En fait, il ne va réussir qu'une seule chose : Kong. Le singe monstrueux n'a jamais eu un aspect aussi simiesque...ni un comportement aussi humain. Bénéficiant d'effets incroyables et du talent d'Andy Serkis, Kong est en fait le seul personnage convaincant, offrant une variété d'expressions qui ne font que renforcer le statisme de Naomi Watts, particulièrement mauvaise, Jack Black et Adrien Brody. On sent que le réalisateur a voulu offrir une place de choix au véritable héros du film, quitte à déséquilibrer totalement son oeuvre (les scènes sans Kong n'ont aucun intérêt) et à concentrer sur le singe la majeure partie du budget dédié aux effets spéciaux (en dehors de Kong, la plupart des effets sont vraiment moches...). On s'attache ainsi facilement à la créature, et on aimerait qu'elle écrase maladroitement Naomi Watts afin d'éviter d'être capturée.

Le King Kong de Peter Jackson remplace donc la magie de l'original par la démesure puérile et épuisante du réalisateur néo-zélandais. Les scènes d'action sont ainsi bien trop longues et finissent par être lassantes et/ou grotesques. Dommage, car le héros du film, Kong, est une des plus belles créations du cinéma. Mais il est bien seul dans ce film...

Note : 4/10


lundi 23 décembre 2013

Le Monde perdu : Jurassic Park


Titre : Le Monde perdu : Jurassic Park (The Lost World : Jurassic Park)
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Jeff Goldblum, Julianne Moore, Pete Postlethwaite
Date de sortie en France : 22 octobre 1997
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
Quatre ans après le terrible fiasco de son Jurassic Park, le milliardaire John Hammond rappelle le Dr Ian Malcolm pour l'informer de son nouveau projet. Sur une île déserte, voisine du parc, vivent en liberté des centaines de dinosaures de toutes tailles et de toutes espèces. Ce sont des descendants des animaux clônes en laboratoire. D'abord réticent, Ian se décide à rejoindre le docteur quand il apprend que sa fiancée fait partie de l'expédition scientifique. Il ignore qu'une autre expédition qui n'a pas les mêmes buts est également en route. 

Avis : 
4 ans après le succès de Jurassic Park, et après avoir entre-temps réalisé La Liste de Schindler, Steven Spielberg revient donner vie à ses dinosaures avec Le Monde perdu, suite du premier volet et adaptation du roman éponyme de Michael Crichton. Cette fois, les professeurs Grant (Sam Neill) et Sattler (Laura Dern) sont absents, laissant Jeff Goldblum endosser le rôle principal dans la peau de Ian Malcolm, aux côtés de Julianne Moore (Hannibal, The Big Lebowski), de Pete Postlethwaite (Usual suspects, The Town) et de Vince Vaughn (Serial noceurs).


S'il faisait parfaitement patienter le spectateur avant de lui révéler ses créatures dans Jurassic Park, Spielberg va cette fois nous présenter une nouvelle espèce (le Procompsognathus) dès l'introduction, et va multiplier le nombre de dinosaures - et le nombre d'espèces - et peupler cette nouvelle île d'un véritable écosystème : Pachycéphalosaures, Parasaurolophus et autres Stégosaures rejoignent donc les Tyrannosaures et Vélociraptors stars du premier opus. Une surenchère que l'on va retrouve dans le nombre des victimes...et dans leur façon de mourir.

Car Spielberg va en fait nous livrer une immense série B totalement décomplexée, avec un humour très présent, autant dans les répliques de Ian Malcolm ou les éléments plus subtils (le Tyrannosaure passant la douane ou mettant en déroute un véhicule de la fourrière) que dans l'aspect cartoonesque de certains passages. A ce titre, le célèbre passage du Tyrannosaure dans San Diego, clin d'oeil évident à King Kong ou au Monde Perdu de Conan Doyle et son adaptation par Harry O. Hoyt, en est l'illustration parfaite, pourchassant des femmes hurlant de peur en gros plan et dévorant le scénariste David Koepp dans un cri de douleur improbable.

Doté d'effets spéciaux toujours aussi parfaits, Le Monde perdu est donc une aventure de science-fiction très réussie, où Spielberg, bien conscient des attentes du public, joue la carte de la surenchère et de l'humour, quitte à en faire un peu trop et à s'éloigner de l'ambiance horrifique du roman éponyme de Michael Crichton. Sans doute le meilleur film de dinosaures après Jurassic Park !

Note : 8,5/10


mercredi 18 septembre 2013

The Dinosaur project


Titre :  The Dinosaur project
Réalisateur : Sid Bennett
Acteurs : Natasha Loring, Matt Kane, Richard Dillane
Date de sortie en France : ?
Genre : fantastique, aventures

Synopsis : 
Une équipe de tournage part au Congo et découvre que les dinosaures de plus de 65 millions d'années sont encore vivants. Suite à une attaque de reptiles volants, l'hélicoptère de l'équipe s'écrase à côté d'un village désert et tous les voyageurs se retrouvent coupés du reste du monde sans aucun moyen de communication... 

Avis : 
Après les fantômes, les sorcières, les monstres géants, les zombies et autres trolls, il fallait bien que la mode du found footage passe un jour par la case des dinosaures, avec la découverte d'un monde perdu par un groupe d'explorateurs partis sur les traces du Mokele-mbembe, cousin africain du célèbre Nessie. Là-bas, ils découvriront donc un écosystème d'un autre âge.


Il ne leur faudra d'ailleurs que quelques minutes pour rencontrer les premières créatures, puisque leur hélicoptère sera attaqué par des ptérosaures. On a alors un premier doute : comment a-t-on pu ne pas découvrir ses créatures alors qu'à la première occasion, elles s'en prennent à un appareil humain, en plein jour ? Ce ne sera d'ailleurs pas l'unique incohérence d'un film qui nous présentera quand même un monde perdu assez vaste, rempli de nombreuses créatures, à découvert au beau milieu de l'Afrique, à la portée du premier venu. 

En prenant le parti de nous dévoiler assez rapidement les reptiles préhistoriques, Sid Bennett choisit surtout d'épargner au spectateur toute frayeur et toute surprise. En fait, The Dinosaur project se révèle être un film d'aventures bien plus qu'un film d'horreur, et suit très clairement les pas des adaptations du Monde Perdu de Conan Doyle. On remarque également une idée issue directement du Jurassic Park de Michael Crichton avec une caméra accrochée au cou d'un dinosaure, qui aidera d'ailleurs les survivants.

N'attendez pas de violence non plus : les attaques se déroulent en dehors du champ de la caméra, ou sont très brèves. Le réalisateur préfèrera s'attarder sur les relations entre le héros et un lesothosaurus, ou sur les rapports entre le fils et son père. Ce qui amène un nouveau défaut : les personnages sont d'une rare inconsistance, leur unique trait de caractère un peu développé semblant même être la stupidité.

On se retrouve donc devant un film d'aventures pour grand public, les plus jeunes ayant même droit à leur petite mascotte avec le petit dinosaure apprivoisé. Et si on ne passe pas un mauvais moment et que l'on ne s'ennuie pas, Dinosaur project ne dépassera jamais le seuil du found footage de base, dont les effets spéciaux très inégaux seront à peine cachés par les caméras en mouvement. Un petit film d'aventures avec des dinosaures donc.

Note : 5/10


samedi 11 mai 2013

Jurassic Park


Titre : Jurassic Park
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum
Date de sortie en France : 20 octobre 1993 ; 1er mai 2013 (version 3D)
Genre : aventures, fantastique, dinosaure

Synopsis : 
John Hammond, le PDG de la puissante compagnie InGen, parvient à donner vie à des dinosaures grâce au clonage et décide de les utiliser dans le cadre d’un parc d'attractions qu’il compte ouvrir sur une île. Avant l'ouverture, il fait visiter le parc à un groupe d'experts pour obtenir leur aval. Pendant la visite, une tempête éclate et un informaticien corrompu par une entreprise rivale en profite pour couper les systèmes de sécurité afin de voler des embryons de dinosaures. En l'absence de tout système de sécurité pendant plusieurs heures les sauriens sont alors livrés à eux-mêmes. 

Avis : 
 Il est parfois compliqué de parler d'un film de façon objective, surtout quand il s'agit du premier film que l'on a vu au cinéma, et qu'il fait depuis partie de vos films préférés. C'est le cas pour Jurassic Park, que j'avais vu au moment où, jeune garçon, j'étais fasciné par les dinosaures, poussant cette passion jusqu'à lire tout ce que je pouvais, notamment la revue Dinosaures - sur les traces des géants de la Préhistoire et diverses encyclopédies. Aussi, même si je revois le film régulièrement avec un plaisir intact, l'occasion de le revoir sur grand écran était trop belle.


Premier constat : la 3D ne sert strictement à rien. A l'exception de quelques effets de profondeur et de quelques personnages qui semblent étrangement sortis de l'arrière-plan, on ne remarque absolument pas la différence. Second constat : la magie opère toujours. Prenant le soin de présenter ses personnages et l'arrière-plan scientifique (certes bien moins développé que dans le roman de Michael Crichton), Spielberg nous fait patienter avant les festivités grâce à des apparitions régulières de dinosaures. La première rencontre avec le Brachiosaure puis avec le Tricératops restent ainsi des moments fabuleux, avant que les prédateurs n'entrent enfin en scène.

L'attaque du T-Rex est un passage d'une formidable intensité, et vaut presque à elle seule de se déplacer pour revoir le film au cinéma, afin de profiter de tout son impact visuel et sonore. Spielberg démontre une nouvelle fois son sens du spectaculaire, et on s'étonnera encore de la qualité des effets spéciaux, mélange d'animatroniques et images de synthèse, qui n'ont pris aucune ride en vingt ans et s'avèrent encore bien plus réussis que dans beaucoup de blockbusters récents. Les Vélociraptor, méconnus du grand public avant le film, assurent le spectacle pour la seconde partie, quand l'action passe des grands espaces de l'île aux couloirs étroits des bâtiments du parc.

Et si les dinosaures restent les stars de Jurassic Park, on notera quand même la qualité du casting, réunissant entre autres Sam Neill (Possession, La Leçon de piano), Jeff Goldblum (La Mouche, Independence Day), Laura Dern (Inland Empire, Sailor et Lula, The Master), Samuel L. Jackson (Pulp Fiction, Une journée en Enfer, Django unchained) ou encore Richard Attenborough (réalisateur de Chaplin et de Gandhi).

On pourra évidemment reprocher au film son scénario très linéaire ou s'agacer de la présence des deux enfants qui déclenchent catastrophe après catastrophe, mais le film alterne parfaitement les moments magiques et les scènes d'action d'anthologie, offrant un spectacle spectaculaire et familial comme Spielberg sait si bien le faire.

Note : 10/10


jeudi 11 avril 2013

Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles


Titre : Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles (The Land before Time)
Réalisateur : Don Bluth
Acteurs : Gabriel Damon, Candace Hutson, Judith Barsi
Date de sortie en France : mai 1989
Genre : animation, aventures, dinosaures

Synopsis : 
Bien avant l'apparition de l'homme sur la Terre vivait une paisible race de dinosaures végétariens et pacifiques, les "mangeurs de feuilles". Mais quand la sécheresse ne les contraignait pas à l'exode, les terribles "dents tranchantes", une espèce de dinosaures carnivores, les attaquaient. Un seul espoir pour sauvegarder la race, rejoindre la vallée des merveilles, où la verdure est abondante.
C'est là que commence l'histoire de Petit-Pied, un dinosaure appartenant à la famille des "longs cous" et séparé de ses parents, suite à un séisme. Au cours de son périple, il est épaulé par d'autres espèces reptiliennes : Cera, une "trois cornes", Ducky, une "grande bouche", Petrie, un "volant", et Pointu , un "queue à pointes".   


Avis : 
Le principal danger, lorsque l'on revoit 20 ans après un film d'animation que l'on a vu en boucle quand on était jeune, c'est d'en perdre toute la magie, et de sacrifier l'excellent souvenir que l'on pouvait en avoir. Malgré ce risque, l'envie de revoir les aventures de Petit-Pied a été trop forte, et me voilà lancé une nouvelle fois dans ce qui fut l'un de mes classiques quand j'étais encore innocent. Heureusement, rien n'a changé (à l'exception d'une nouvelle VF bien moins bonne), et la magie opère toujours, même si la narration est, forcément, devenue un peu plus naïve...



Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles met en images un petit groupe de créatures aisément reconnaissables, qui sont sans doute les reptiles préhistoriques les plus célèbres auprès des enfants : un long cou (un sauropode), une trois cornes (un tricératops), un queue à pointes (un stégosaure), une grande bouche (un hadrosaure), et un volant (un ptérosaure), tous étant poursuivi par un terrible "dents tranchantes", le fameux tyrannosaure rex. Les cinq jeunes devront faire preuve de courage et d'entraide pour enfin rejoindre leurs familles, dont ils ont été séparés lors d'une catastrophe naturelle.

Evidemment destiné aux enfants, le film évoque donc des thèmes forts, comme l'amitié, la tolérance, mais aussi le deuil, Petit-Pied devant accepter le décès de sa mère dès le début du métrage. Grâce à ses héros très attachants, aux caractéristiques bien établies et aux défauts qu'ils devront corriger au fil de l'aventure (l'arrogante Cera, la bavarde Ducky, l'impassible Pointu et le peureux Pétrie), il se suit avec un réél plaisir, d'autant que les dessins sont plutôt réussis. 

Premier épisode d'une saga qui comporte 13 films (encouragés par le succès de Jurassic Park, les producteurs multiplieront les suites entre 1994 et 2007), Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles est donc un parfait petit divertissement clairement orienté pour les enfants, mais qui se laisse suivre sans déplaisir par les adultes. Bien entendu, on pourra regretter un peu les défauts inhérents à ce genre d'oeuvre, comme un scénario prévisible et un manichéisme bien trop présent, mais ce ne sera pas suffisant pour bouder notre plaisir !

Note : 7/10



mercredi 10 avril 2013

Dinosaure


Titre : Dinosaure (Dinosaur)
Réalisateur : Eric Leighton, Ralph Zondag
Acteurs : D.B. Sweeney, Alfre Woodard, Ossie Davis
Date de sortie en France : 29 novembre 2000
Genre : animation, aventures, dinosaures

Synopsis : 
La Terre, il y a soixante-cinq millions d'années. Une colonie de lémuriens menant une existence paisible sur une île paradisiaque découvre par hasard un oeuf de dinosaure. Lorsque la coquille se fissure, c'est un petit iguanodon qui en sort... Les lémuriens le recueillent et le baptisent Aladar. Celui-ci grandit parmi eux, jusqu'au jour où une météorite détruit l'île et contraint tout le monde à l'exil. Ils trouvent refuge auprès d'un groupe de dinosaures voyageant à la recherche de la terre des Nids. Très vite, Aladar se heurte a Kron, l'impitoyable chef...

Avis : 
65ème long-métrage d'animation des studios Disney, Dinosaure est le premier "Classique d'animation Disney" mélangeant images de synthèse et prises de vue réelles. Il met en scène un jeune dinosaure orphelin essayant, après une catastrophe naturelle, de rejoindre une vallée verdoyante afin de survivre. Si le thème de la fin des dinosaures a déjà été utilisé par Disney dans la séquence Le Sacre du Printemps de Fantasia, c'est surtout à un autre dessin-animé à l'histoire similaire que l'on pense : Le Petit Dinosaure et la vallée des merveilles.

Le dinosaure orphelin, la catastrophe naturelle, le regroupement de diverses espèces, la vallée perdue, la menace des carnivores...On pourrait presque y voir un remake tant les ressemblances sont nombreuses, enlevant une grande partie de l'intérêt du film, qui ne devient alors qu'une simple démonstration technique. Quelques années après la révolution visuelle qu'avait été Jurassic Park, Disney va donc mettre en scène ses propres dinosaures, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont magnifiques. Bien entendu, plus de 10 ans après, les incrustations des images de synthèse sont plus flagrantes, et les dinosaures ont cet aspect lisse qui trahit leur nature de créature numérique, mais leur animation, leur physique et leur comportement sont impressionnants de réalisme.

Disney prend en plus le parti de mettre en scène des dinosaures moins connus du grand public que les "stars" que sont le T-Rex ou le Vélociraptor : le héros est un Iguanodon et les "méchants" sont des Carnotaurus, dinosaures carnivores cornus au profil facilement identifiables. Si on ne relèvera pas trop les éternelles incohérences liées à l'impossibilité de voir certaines de ces créatures se croiser, on ne manquera pas de remarquer un élément qui vient gâcher un peu la reconstitution des dinosaures : le fait de leur donner la parole. Un élément certes récurrent chez Disney, mais qui est plus gênant lorsqu'il y a une volonté de réalisme dans l'animation. Et comme l'une des voix françaises est assurée par Jamel Debouzze, le résultat est parfois irritant...

Sentiment assez mitigé à la vision de ce Dinosaure donc. La qualité des effets spéciaux et la beauté des dinosaures, très réalistes, est sans cesse contrebalancée par une impression de déjà vu. On a surtout l'impression que Disney a hésité entre la magie d'un film d'animation pour enfant et la volonté d'en mettre plein la vue, sans jamais réussir à se décider...Une oeuvre très moyenne dans le catalogue du studio donc...

Note : 5/10