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dimanche 13 mars 2016

Docteur Frankenstein


Titre : Docteur Frankenstein (Victor Frankenstein)
Réalisateur : Paul McGuigan
Acteurs : James McAvoy, Daniel Radcliffe, Jessica Brown Findlay
Date de sortie en France : 25 novembre 2015
Genre : fantastique

Synopsis : 
Le scientifique aux méthodes radicales Victor Frankenstein et son tout aussi brillant protégé Igor Strausman partagent une vision noble : celle d'aider l'humanité à travers leurs recherches innovantes sur l'immortalité. Mais les expériences de Victor vont trop loin, et son obsession engendre de terrifiantes conséquences. Seul Igor peut ramener son ami à la raison et le sauver de sa création monstrueuse.

Avis : 
Vous connaissez l'histoire de Frankenstein et de sa créature par coeur ? Ca tombe bien : Max Landis, le fils de John, en est bien conscient, et vous propose une adaptation un peu différente du mythe. En effet, le scénariste de La Belle est la bête, Chronicle ou encore American ultra va se concentrer sur le personnage du docteur en plaçant Igor, son fidèle serviteur popularisé par Frankenstein Junior, au centre des débats.



Des premiers pas du personnage en tant que freak dans le cirque de la ville à son rôle en tant qu'associé de génie auprès de Frankenstein, Igor sera donc le personnage principal du film, et le témoin privilégié de la folie du savant. Car le Victor Frankenstein interprété par James McAvoy (X-Men : days of future past, Trance) est un cinglé. Un cinglé génial, certes, mais un cinglé quand même, interprété tout en exagération par l'acteur britannique.

Daniel Radcliffe (Harry Potter, Horns) n'est pas en reste, nous balançant sans forcer toute la panoplie du laissé-pour-compte gentil mais manipulé par son maître. Vous l'aurez compris : alors que le film souhaite nous montrer les deux personnages sous un jour nouveau pour apporter un peu de fraîcheur à une histoire connue de tous, il se contente d'empiler les succès, jusqu'à nous imposer une triste histoire d'amour pour Igor et une enquête policière sans relief. Et on ne trouvera pas beaucoup plus d'intérêt lorsqu'on découvrira enfin la créature en fin de film (pour nous faire patienter jusque là, le duo ressuscitera un singe, dans un passage convenu mais apportant un peu d'énergie au film), pour une séquence franchement ridicule.

Malgré une idée de base plutôt intéressante, le film de Paul McGuigan n'est hélas qu'un petit film fantastique sans envergure, bien décidé à ne prendre au sérieux ni son histoire, ni son héritage ("pourquoi un crâne plat ?" "parce que j'aime ça !")... ni le spectateur. Finalement, le moins ridicule dans tout ça, c'est presque la coup de cheveux de Daniel Radcliffe.

Note : 3/10


vendredi 26 février 2016

Hôtel Transylvanie 2


Titre : Hôtel Transylvanie 2 (Hotel Transylvania 2)
Réalisateur : Genndy Tartakovsky
Acteurs : Adam Sandler, Selena Gomez, Andy Samberg
Date de sortie en France : 7 octobre 2015
Genre : animation, comédie, fantastique

Synopsis : 
Dracula et sa bande de monstres déjantés sont de retour ! À l’hôtel Transylvanie, beaucoup de choses ont évolué : Dracula a enfin accepté de dégeler son cœur et d’ouvrir la porte aux humains. Mais il se fait du souci pour son petit-fils, Dennis : mi-humain mi-monstre, ce gamin est bien trop adorable à son goût, et il risque de faire un piètre vampire ! Alors, quand les parents du petit, Mavis et Johnny, s’absentent, Drac fait appel à ses amis Frank, Murray, Wayne et Griffin pour apprendre à Dennis à devenir un monstre, un vrai. Personne ne s’attendait à ce que Vlad, le père de Drac – un vampire très grincheux et très vieille école – choisisse ce moment pour débarquer à l’hôtel. Et quand il découvre que son arrière-petit-fils a du sang humain, rien ne va plus…

Avis : 
Après un premier volet plutôt décevant, Hôtel Transylvanie revient pour une suite qui va reprendre la même recette, entre aventure familiale et gentille petite parodie du bestiaire du cinéma d'épouvante. On retrouve donc Dracula, le monstre de Frankenstein, l'homme invisible et le loup-garou autour du nouveau venu : le petit-fils de Dracula.


Vampire ? Pas vampire ? Ce sera le coeur de cette suite, qui va assez facilement surmonter son aîné en insufflant plus de rythme et un humour plus pertinent, où le même gag pourra plaire à des niveaux de lectures différents aux enfants comme aux adultes. On pense ainsi à l'homme invisible et sa petite amie... invisible, ou au gros clin d'oeil au Dracula de Coppola. Pour le reste, on oscille toujours entre l'humour (très) enfantin et les hommages plus ou moins évidents.

L'histoire ne cassera pas trois pattes à un canard, revenant au thème classique de la différence, amenant cette fois Mavis dans le monde des humains, ou en confrontant le jeune Dennis aux monstres qui vont tout faire pour le faire devenir un vampire. Bref, c'est bon enfant, parfois très efficace, mais on atteint rapidement les limites du concept.

Un peu plus réussi que le premier épisode, Hôtel Transylvanie 2 reste néanmoins un film d'animation trop sage, sauvé par quelques gags réussis mais plombé par une impression générale de déjà-vu. Dommage, car on a vraiment l'impression d'un énorme potentiel autour de ces monstres...

Note : 6.5/10


dimanche 9 mars 2014

I, Frankenstein


Titre : I, Frankenstein
Réalisateur : Stuart Beattie
Acteurs : Aaron Eckhart, Bill Nighy, Yvonne Strahovski
Date de sortie en France : 29 janvier 2014
Genre : fantastique, action

Synopsis : 
Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d'immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s'engager dans un combat aux proportions épiques.

Avis : 
La créature de Frankenstein, des Démons et des Gargouilles se foutent sur la gueule. Il faut bien l'avouer, alors même que l'on pense que l'on pourra difficilement nous sortir un concept plus débile que ce qu'on connait déjà, certains films parviennent quand même à nous surprendre. Inspiré du "roman graphique" de Kevin Grevioux, déjà responsable du comic-book Underworld, et vaguement rattaché à l'oeuvre de Mary Shelley dans son introduction, voici donc I, Frankenstein.


Avec Aaron Eckhart (The Dark Knight) dans le rôle de la créature, dont les cicatrices semblent principalement décoratives, dont le maquillage est plus ou moins net selon les besoins du scénario et qui ne traduisent à aucun moment les origines monstrueuses d'Adam, le film de Stuart Beattie va nous mener de scène d'action en scène d'action, prenant bien soin d'épurer au maximum un scénario dont les rares bonnes idées sont noyées par la stupidité de l'ensemble. 

De toute façon, on risque surtout d'aller voir le film pour se fendre la gueule devant des Démons semblant être les bâtards illégitimes des suceurs de sang de la série Buffy contre les vampires et des goombas de Super Mario Bros., le film, devant des dialogues consternants de médiocrité, devant des ennemis dont les yeux deviennent rouges et les voix changent pour bien montrer que ce sont d'horribles méchants (frémissez, pauvres spectateurs !), devant des acteurs qui en font des tonnes, Bill Nighy en tête. Il faut néanmoins relever les quelques bonnes idées du film, notamment dans les explosions lumineuses et pyrotechnique qui accompagnent la mort des Démons et Gargouilles, et qui ajoutent un visuel plutôt sympathique aux scènes de batailles, ou l'impossibilité pour la Créature de se ranger auprès d'un des deux clans pendant la majeure partie du film.

Cela ne suffira certes pas à sauver I, Frankenstein de cette horrible impression de nanar ultra-friqué qu'il traîne du début à la fin, mais on devra s'en satisfaire. Le reste du temps, on s'amusera quand même aux dépens du film, dont les spectaculaires scènes d'action (hélas gâchées, comme souvent, par une utilisation abusive du montage et du ralenti) ne feront pas oublier l'aspect profondément débile.

Note : 2/10


dimanche 1 septembre 2013

Frankenstein (1994)


Titre : Frankenstein (Mary Shelley's Frankenstein)
Réalisateur : Kenneth Branagh
Acteurs : Kenneth Branagh, Robert De Niro, Helena Bonham Carter
Date de sortie : 11 janvier 1995
Genre : fantastique, drame

Synopsis : 
Le jeune savant Victor Frankenstein est persuadé que la science peut venir à bout de tout et même créer la vie. Il s'attèle à cette tache avec ardeur et crée à partir de morceaux de cadavres un être humain qui sera acculé par sa différence à la méchanceté. 

Avis : 
L'adaptation du roman de Mary Shelley par Kenneth Branagh (Henry V) est presque un cas d'école : elle montre en effet à quel point on peut trahir un roman tout en essayant de lui être fidèle. Cette version de Frankenstein est ainsi considérée comme l'une des plus proche de la lettre de l'oeuvre originale, mais va inexorablement s'en démarquer par un esprit diamétralement opposé à l'histoire sombre et cruelle de la romancière britannique.


On est ainsi très loin des Frankenstein et La Fiancée de Frankenstein de James Whale, ou de Frankenstein s'est échappé ! et La Revanche de Frankenstein de Terence Fisher, qui prennent beaucoup plus de libertés avec le texte mais en conservent l'esprit. Ne cherchez pas ici la dimension dramatique entourant le monstre de Frankenstein, elle passera tout simplement à la trappe, évacué par la prestation horriblement théâtrale de Robert De Niro, malgré un maquillage très réussi.

On retrouve néanmoins de nombreux éléments communs au livre : l'introduction et la conclusion dans les glaces de l'arctique, le cadre historique et géographique, l'attachement du monstre à une famille démunie, sa volonté de trouver une compagne, et finalement sa vengeance. Mais Branagh évacue toute subtilité, multipliant les effets de réalisation ringard et insistant sur l'interprétation outrée de ses acteurs. La progression de l'histoire est chaotique, et quand il décide finalement de prendre un peu de marge par rapport au livre...c'est pour verser dans le gros bis, voire Z, qui tâche.

On a ainsi le monstre qui assassine de façon très sanglante Elisabeth, et Frankenstein qui, oubliant soudain toute retenue, choisit de la ressusciter façon puzzle. Une façon de faire définitivement exploser le grotesque de cette adaptation à côté de la plaque, ce qui ne surprend guère quand on s'aperçoit que le film est produit par Francis Ford Coppola, réalisateur de son côté d'un Dracula aux défauts similaires...

Note : 3/10