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mardi 7 avril 2015

Chappie


Titre : Chappie
Réalisateur : Neill Blomkamp
Acteurs : Sharlto Copley, Hugh Jackman, Sigourney Weaver
Date de sortie en France : 4 mars 2015
Genre : science-fiction, action

Synopsis : 
Dans un futur proche, la population, opprimée par une police entièrement robotisée, commence à se rebeller. Chappie, l’un de ces droïdes policiers, est kidnappé. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et ressentir par lui-même. Mais des forces puissantes, destructrices, considèrent Chappie comme un danger pour l’humanité et l’ordre établi. Elles vont tout faire pour maintenir le statu quo et s’assurer qu’il soit le premier, et le dernier, de son espèce.

Avis : 
Après District 9 et Elysium, et avant de réaliser le prochain Alien, Neill Blomkamp revient avec un nouveau film de SF : Chappie. Quelque part entre RoboCop et le Géant de fer, le réalisateur sud-africain nous invite ici à suivre un droïde doté d'une véritable intelligence artificielle. Problème, il faut absolument tout apprendre au robot, comme à un jeune enfant... et Chappie va en plus être kidnappé par un groupe de truands hauts en couleurs.


C'est une des forces de ce Chappie, qui ne va pas suivre les sentiers battus et éviter les lieux communs de ce genre de SF en se concentrant sur l'évolution de son droïde au sein d'un groupe inattendu, joyeuse déclinaison des gangsters kitsch que l'on rencontrait souvent dans les films des années 90. Bien sûr, il sera confronté à la frontière entre le bien et le mal, sera manipulé à son insu, découvrira l'amour, mais il va surtout reproduire le mode de vie de sa nouvelle famille.

Humour et tendresse seront ainsi les deux principaux éléments de la majeure partie du film, et si l'on ne s'étonne pas vraiment de s'attacher à ce Johnny 5 (Short circuit) des temps modernes, on va bizarrement se prendre d'affection pour sa famille d'adoption. Le film n'oublie cependant pas de nous livrer quelques redoutable scène d'action, où le style toujours aussi efficace de Blomkamp se marie à merveille avec ses références, de RoboCop toujours, avec cet affrontement contre le Moose, à Terminator.

On ne s'y trompera néanmoins pas : Chappie reste pour le moment le moins bon film de son réalisateur. Mais en attaquant son récit de SF sous un angle plutôt original, il nous livre un film extrêmement sympathique, avec des personnages très attachants au premier desquels Chappie, cette étrange créature aussi fragile qu'indestructible !

Note : 7/10


mardi 16 septembre 2014

The Salvation


Titre : The Salvation
Réalisateur : Kristian Levring
Acteurs : Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan
Date de sortie en France : 27 août 2014
Genre : western

Synopsis : 
1870, Amérique. Lorsque John tue le meurtrier de sa famille, il déclenche la fureur du chef de gang, Delarue. Trahi par sa communauté, lâche et corrompue, le paisible pionnier doit alors traquer seul les hors-la-loi.

Avis : 
Avec The Salvation, Kritian Levring s'écarte des principes de sobriété du Dogme danois initié par Lars von Trier et Thomas Vinterberg (et selon les règles duquel il aura réalisé Le Roi est vivant) pour nous proposer un western aussi classique sur le fond que travaillé sur la forme. L'histoire est presque banale, celle de la vengeance d'un homme peu bavard contre un groupe de malfaiteurs.


Evidemment, Mads Mikkelsen (La Chasse, Michael Kohlhaas) est parfait dans un rôle rappelant notamment celui de Clint Eastwood dans Josey Wales, hors la loi, et Kristian Levring s'applique à rendre hommage aux grands noms du western, de John Ford à Sergio Leone, par le biais de références très nombreuses, jusqu'à parfois frôler l'overdose. Le film est également remarquable par son esthétique, chaque plan étant incroyablement travaillé, et la photographie de Jens Schlosser donne à certaines scènes une atmosphère particulière, à la limite du fantastique.

Des éléments plutôt soignés donc, à la différence de certains personnages : comme souvent, Eva Green (300 : la naissance d'un Empire) brille par sa médiocrité dans un rôle particulièrement caricatural, et on se demande un peu ce qu'est venu faire Eric Cantona dans le film. De maigres défauts, qui s'ajoutent donc à ce classicisme qui pourra sans doute en frustrer certains, pour un western classique mais efficace, avec quelques fulgurances visuelles et un Mads Mikkelsen parfait dans un rôle qui lui va comme un gant.

Note : 7/10


lundi 13 janvier 2014

Mandela : un long chemin vers la liberté


Titre : Mandela : un long chemin vers la liberté (Mandela: Long Walk to Freedom)
Réalisateur : Justin Chadwick
Acteurs : Idris Elba, Naomie Harris, Tony Kgoroge
Date de sortie en France : 18 décembre 2013
Genre : biopic

Synopsis : 
Né et élevé à la campagne, dans la famille royale des Thembus, Nelson Mandela gagne Johannesburg où il va ouvrir le premier cabinet d’avocats noirs et devenir un des leaders de l’ANC.
Son arrestation le sépare de Winnie, l’amour de sa vie qui le soutiendra pendant ses longues années de captivité et deviendra à son tour une des figures actives de l’ANC.
À travers la clandestinité, la lutte armée, la prison, sa vie se confond plus que jamais avec son combat pour la liberté, lui conférant peu à peu une dimension mythique, faisant de lui l’homme clef pour sortir son pays, l’Afrique du Sud, de l’impasse où l’ont enfermé quarante ans d’apartheid. Il sera le premier Président de la République d’Afrique du Sud élu démocratiquement.

Avis : 
Adapté de l'autobiographie de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté raconte 50 ans de la vie de Nelson Mandela, de son entrée au Congrès National Africain aux élections de 1994 où il est élu président de la république d'Afrique du Sud. Un demi-siècle marqué par la lutte contre l'apartheid, d'abord de façon non violente puis de façon plus radicale, puis les années d'emprisonnement et enfin la libération et l'accession au pouvoir.


Evidemment, la vie de Mandela était si riche, sa personnalité si forte, que le film profite pleinement de cet élan (encore favorisé par son décès) : on ne s'ennuie pas une seconde. Pourtant, en adaptant fidèlement ce pan de l'Histoire, le film va rester en surface, et brosser de façon logiquement superficielle chacune des étapes. Résultat, on est finalement devant un film très linéaire, dont on connait finalement le développement précis, mais pas assez travaillé pour être un documentaire.

D'ailleurs, l'élément le plus intéressant du film ne sera pas Nelson Mandela, mais sa seconde épouse, Winnie, dont l'évolution et l'influence est l'un des points forts du film. Magnifiquement interprétée par Naomie Harris, elle offre un contrepoids passionnant aux passages plus convenus mettant en scène "Madiba", dont on peine en revanche à retrouver la souffrance ou le charisme malgré toutes les qualités d'Idris Elba (Pacific Rim), très convaincant alors même qu'il ne ressemble absolument pas au modèle.

Mandela : un long chemin vers la liberté est donc une petite déception, dans le sens où on n'apprend rien de bien nouveau sur la vie de ce personnage hors du commun. On ne ressent d'ailleurs aucune émotion particulière, le film se contentant finalement de réciter bien sagement les grandes étapes de la vie de Mandela. On aurait en revanche aimé voir le personnage de Winnie Mandela davantage développé...

Note : 6/10


jeudi 3 octobre 2013

Drôles d'oiseaux


Titre : Drôles d'oiseaux (Zambezia)
Réalisateur : Wayne Thornley
Acteurs : Jeremy Suarez, Abigail Breslin, Jeff Goldblum
Date de sortie en France : 14 août 2013
Genre : animation, aventures

Synopsis : 
Au cœur de l’Afrique, au bord des majestueuses chutes Victoria, se dresse l’étonnante Cité des Oiseaux, Zambezia, perchée sur un baobab géant. C’est là que se rend Kai, un jeune faucon qui vit isolé avec son père dans la brousse et rêve de connaitre la ville.

Avis : 
Film d'animation sud-africain, Drôles d'oiseaux nous emmène donc en Afrique, au coeur d'un baobab géant peuplé de centaines d'oiseaux. On s'attendait alors à un joli spectacle, à des couleurs flamboyantes, tel qu'on avait pu le voir dans la série Madagascar. Hélas, le film de Wayne Thornley va évidemment souffrir de la comparaison avec un modèle que l'on a l'impression de voir à chaque plan.


Si on n'est pas surpris par le ton plutôt enfantin de l'ensemble, avec cet adolescent rebelle et courageux qui sauvera la communauté, ces thèmes fédérateurs et ces personnages hauts en couleur (l'éternel sidekick humoristique, la jolie camarade dont le cynisme cache la douceur), on l'est un peu plus devant une animation souvent très moyenne et très fade : le fameux baobab accueillant les oiseaux est à titre très décevant, et on ne croit à aucun moment qu'il renferme réellement les endroits que l'on verra plus tard dans le film, et les oiseaux sont souvent...moches, étrangement lisses.

L'histoire ne réserve quant à elle aucune surprise, les personnages étant très archétypaux et leurs relations évoluant avec une finesse assez puérile. Et si quelques scènes spectaculaires viennent pimenter le film, on restera la plupart du temps en dehors de cette aventure clairement destinée aux enfants...qui auront quand même l'embarras du choix pour trouver bien meilleur divertissement !

Note : 4/10




samedi 5 janvier 2013

Dredd





Titre : Dredd
Réalisateur : Pete Travis
Acteurs : Karl Urban, Olivia Thirlby, Lena Headey
Date de sortie en France : 11 février 2013 (DVD)
Genre : action, science-fiction

Synopsis :
Dans un avenir proche, les Etats-Unis ne sont plus qu’un immense désert irradié. Mega City One est une métropole tentaculaire rongée par le vice. La seule forme d’autorité restante est représentée par les juges, une police urbaine qui cumule toutes les fonctions : flic, juge et bourreau. Une nouvelle drogue se propage, la Slo-Mo, qui permet de percevoir la réalité au ralenti. Sa distribution est contrôlée par Ma-Ma, ancienne prostituée, devenue baronne de la drogue. Dredd, le juge ultime, va se voir assigner une mission dans les environs de la tour de Ma-Ma et va devoir s’y confronter. 

Avis : 
Soyons honnête, après la version mettant en scène Sylvester Stallone, on n'attendait pas grand chose de cette nouvelle adaptation du comic de John Wagner, et les premières minutes ne rassurent vraiment pas. Pourtant, très vite, le film va se concentrer sur un point unique : l'action. 

Sans aucune interruption, ça va mitrailler dans tous les sens tandis que Dredd et la recrue Anderson tentent de rejoindre le dernier étage d'un immeuble, à la façon d'un Piège de cristal ou du récent The Raid. Complètement décomplexé, le film va nous offrir de nombreux passages jubilatoires, où la monoexpressivité de Dredd (Karl Urban n'a pas le charisme de Stallone - ce qui était bien l'unique qualité de Judge Dredd - mais constitue une alternative plus que convaincante), ses répliques lapidaires et ses poses iconiques vont ponctuer des scènes violentes, parfois très gores, les corps explosant et étant démembrés par la folie meurtrière des adversaires. Et si le personnage incarné par Olivia Thirlby (Juno) semble d'abord uniquement destiné à apporter un peu de douceur, ça ne durera pas bien longtemps.

Dredd, c'est du spectacle bourrin et sans cervelle totalement assumé, qui se regarde avec un vrai plaisir grâce à son rythme effréné et sa violence jubilatoire. On voudrait presque une suite dans le même univers ! 

Note :  7/10