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vendredi 26 février 2016

Hôtel Transylvanie 2


Titre : Hôtel Transylvanie 2 (Hotel Transylvania 2)
Réalisateur : Genndy Tartakovsky
Acteurs : Adam Sandler, Selena Gomez, Andy Samberg
Date de sortie en France : 7 octobre 2015
Genre : animation, comédie, fantastique

Synopsis : 
Dracula et sa bande de monstres déjantés sont de retour ! À l’hôtel Transylvanie, beaucoup de choses ont évolué : Dracula a enfin accepté de dégeler son cœur et d’ouvrir la porte aux humains. Mais il se fait du souci pour son petit-fils, Dennis : mi-humain mi-monstre, ce gamin est bien trop adorable à son goût, et il risque de faire un piètre vampire ! Alors, quand les parents du petit, Mavis et Johnny, s’absentent, Drac fait appel à ses amis Frank, Murray, Wayne et Griffin pour apprendre à Dennis à devenir un monstre, un vrai. Personne ne s’attendait à ce que Vlad, le père de Drac – un vampire très grincheux et très vieille école – choisisse ce moment pour débarquer à l’hôtel. Et quand il découvre que son arrière-petit-fils a du sang humain, rien ne va plus…

Avis : 
Après un premier volet plutôt décevant, Hôtel Transylvanie revient pour une suite qui va reprendre la même recette, entre aventure familiale et gentille petite parodie du bestiaire du cinéma d'épouvante. On retrouve donc Dracula, le monstre de Frankenstein, l'homme invisible et le loup-garou autour du nouveau venu : le petit-fils de Dracula.


Vampire ? Pas vampire ? Ce sera le coeur de cette suite, qui va assez facilement surmonter son aîné en insufflant plus de rythme et un humour plus pertinent, où le même gag pourra plaire à des niveaux de lectures différents aux enfants comme aux adultes. On pense ainsi à l'homme invisible et sa petite amie... invisible, ou au gros clin d'oeil au Dracula de Coppola. Pour le reste, on oscille toujours entre l'humour (très) enfantin et les hommages plus ou moins évidents.

L'histoire ne cassera pas trois pattes à un canard, revenant au thème classique de la différence, amenant cette fois Mavis dans le monde des humains, ou en confrontant le jeune Dennis aux monstres qui vont tout faire pour le faire devenir un vampire. Bref, c'est bon enfant, parfois très efficace, mais on atteint rapidement les limites du concept.

Un peu plus réussi que le premier épisode, Hôtel Transylvanie 2 reste néanmoins un film d'animation trop sage, sauvé par quelques gags réussis mais plombé par une impression générale de déjà-vu. Dommage, car on a vraiment l'impression d'un énorme potentiel autour de ces monstres...

Note : 6.5/10


samedi 3 janvier 2015

Dracula untold


Titre : Dracula untold
Réalisateur : Gary Shore
Acteurs : Luke Evans, Sarah Gadon, Dominic Cooper
Date de sortie en France : 1er octobre 2014
Genre : fantastique, horreur, drame

Synopsis : 
>L’histoire débute en 1462. La Transylvanie vit une période de calme relatif sous le règne du prince Vlad III de Valachie et de son épouse bien-aimée Mirena. Ensemble, ils ont négocié la paix et la protection de leur peuple avec le puissant Empire ottoman dont la domination ne cesse de s’étendre en Europe de l’Est. Mais quand le sultan Mehmet II demande que 1000 jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, Ingeras, soient arrachés à leur famille pour venir grossir les rangs de l’armée turque, le prince doit faire un choix : abandonner son fils au sultan, comme son père l’a fait avant lui, ou faire appel à une créature obscure pour combattre les Turcs et par là même assujettir son âme à la servitude éternelle. Vlad se rend au pic de la Dent Brisée où il rencontre un abject démon et conclut un accord faustien avec lui : il acquerra la force de 100 hommes, la rapidité d’une étoile filante et les pouvoirs nécessaires pour anéantir ses ennemis, en l’échange de quoi, il sera accablé d’une insatiable soif de sang humain. S’il parvient à y résister pendant trois jours, Vlad redeviendra lui-même, et sera à même de continuer à protéger et gouverner son peuple, mais s’il cède à la tentation, il entrera le monde des ténèbres pour le restant de ses jours, condamné à se nourrir de sang humain et à perdre et détruire tout ce et ceux qui lui sont chers.

Avis : 
On le sait, Dracula est un des personnages les plus utilisés au cinéma... et l'un des plus massacrés dans des films d'une horrible nullité. Même des réalisateurs confirmés, comme Francis Ford Coppola (Bram Stoker's Dracula) ou Dario Argento (Dracula 3D) s'y sont cassé les dents. Alors franchement, en voyant arriver ce produit peu emballant, surtout à une époque où d'autres figures majeures du cinéma fantastiques sont ridiculisées (I, Frankenstein, pour n'en citer qu'un), on se préparait à une nouvelle catastrophe.


Finalement, même si ce sera très, très moyen, ce Dracula untold sera moins horrible que prévu, grâce à quelques bonnes idées et quelques scènes d'action plutôt réussies. Mais surtout, le film a au moins le mérite de tenter de se démarquer un peu en proposant une sorte de préquelle à la légende, du temps où le comte Dracula n'était qu'un humain luttant contre les Turcs. On découvrira ainsi comme il est devenu vampire, même si tout cela n'est évidemment qu'un prétexte scénaristique.

Saluons aussi le charisme de Luke Evans : s'il n'est pas un acteur extraordinaire, loin s'en faut, le Bard du Hobbit : la désolation de Smaug et La Bataille des cinq armées tient néanmoins le film à bouts de bras, insufflant assez de conviction dans son personnage pour le rendre crédible. Un petit exploit. Cela ne suffira cependant pas à sauver un film dont l'esthétique est souvent très douteuse (l'espèce de vue spéciale des vampires est d'une laideur absolue, et certains passages sont simplement illisibles) et dont l'histoire ne réservera hélas aucune surprise.

Mais bon, on s'attendait à une telle purge que Dracula untold est plaisant à regarder malgré ses très nombreux défauts. Il constitue en tout cas une alternative potable aux dizaines de navets mettant habituellement en scène le célèbre vampire...

Note: 4/10


lundi 26 août 2013

Dracula (Dario Argento)


Titre : Dracula (Dracula 3D)
Réalisateur : Dario Argento
Acteurs : Rutger Hauer, Asia Argento, Thomas Kretschmann
Date de sortie en France : 
Genre : épouvante, horreur

Synopsis : 
Transylvanie, 1893. Jonathan Harker, jeune bibliothécaire, arrive dans le village de Passo Borgo afin de travailler pour le Comte Dracula, un noble du lieu. Confronté à la personnalité mystérieuse de son hôte, Jonathan ne tarde pas à découvrir la vraie nature du Comte et le danger qu’il représente, notamment pour sa femme, Mina. Alors que les morts violentes s’accumulent, seul Abraham Van Helsing, qui a déjà croisé la route de Dracula, semble à même de pouvoir l’empêcher de poursuivre son sinistre dessein. 

Avis : 
Alors qu'on le pense au fond du trou depuis des années, l'ancien maître de l'horreur Dario Argento nous prouvait qu'il pouvait encore creuser et repousser les limites de la nullité : Card player, Mother of tears, Giallo, autant de navets consternants qui laissaient imaginer la mort artistique définitive du réalisateur italien. Pourtant, il revient une nouvelle fois en 2013 pour une énième adaptation du Dracula de Bram Stoker.


Il n'y avait guère de suspense : ce Dracula est une nouvelle oeuvre navrante, une nouvelle pierre à l'édifice de la médiocrité de l'auteur des Frissons de l'angoisse. Pourtant, on y discerne cette fois une espèce de générosité presque naïve, un retour à une esthétique un peu plus soignée, qui font de ce film de vampires un métrage moins nullissime que prévu. 

En grattant bien, en passant outre l'interprétation grotesque de l'ensemble du casting (on a l'habitude pour Asia Argento, mais voir Rutger Hauer jouer aussi mal est presque douloureux), les erreurs de montage ou ces passages hallucinants (la mante géante !), on trouve même quelques qualités à ce film d'Argento, ce qui n'était pas arrivé depuis presque 10 ans !

On appréciera ainsi le rythme plutôt soutenu du film, les décors plutôt réussis, et une relative fidélité au roman de Bram Stoker. Van Helsing est ainsi bien loin du clown qu'il était devenu dans le Bram Stoker's Dracula de Coppola, même si la facilité avec laquelle il vainc ses ennemis est souvent risible. Quelques qualités qui, en plus de l'amusement provoqué par de nombreux passages grotesques, font passer un moment presque agréable devant ce Dario Argento's Dracula.

Note : 3/10


jeudi 21 mars 2013

Dracula (Francis Ford Coppola)


Titre : Dracula (Bram Stoker's Dracula)
Réalisateur : Francis Ford Coppola
Acteurs : Gary Oldman, Winona Ryder, Keanu Reeves
Date de sortie en France : 13 janvier 1993
Genre : épouvante, drame

Synopsis : 
En 1492, le prince Vlad Dracul, revenant de combattre les armées turques, trouve sa fiancée suicidée. Fou de douleur, il défie Dieu, et devient le comte Dracula, vampire de son état. Quatre cents ans plus tard, désireux de quitter la Transylvanie pour s'établir en Angleterre, il fait appel à Jonathan Harker, clerc de notaire et fiancé de la jolie Mina Murray. La jeune fille est le sosie d'Elisabeta, l'amour ancestral du comte...

Avis : 
 Enième adaptation du roman de Bram Stoker, le Dracula de Francis Ford Coppola, sorti en 1992 se démarque de ses prédécesseurs en introduisant une dimension plus dramatique au personnage, et en ajoutant une histoire d'amour entre le comte et la réincarnation de son amour perdu. A l'écran, cela se traduira surtout par un Dracula pleurnichard, ajoutant à la ringardise permanente d'une oeuvre infiniment grotesque.


Car de son visuel kitchissime à son interprétation toute en surjeu, Dracula repousse constamment les limites du ridicule, osant reprendre des procédés de réalisation dépassés depuis des décennies (l'amateurisme naïf qui émane de certaines transitions ou de certaines compositions visuelles fait vraiment peine à voir). On se demande même si Coppola a jeté un oeil au résultat final, tant le film prête à rire, de certains costumes improbables (l'armure de Oldman pendant l'introduction...) aux effets spéciaux en passant par la direction d'acteurs...

A ce niveau, si on pourra pardonner au réalisateur de ne pas avoir pu tirer grand chose d'acteurs médiocres tels que Keanu Reeves, Winona Ryder ou Monica Bellucci, on se demande si Anthony Hopkins (Le Silence des agneaux) et Gary Oldman (JFK) n'ont pas décidé ensemble d'en faire des tonnes afin de remporter un pari, les deux acteurs surjouant de façon impressionnante à chaque scène, dans un mauvais goût uniquement concurrencé par certains effets visuels.

On s'étonnera d'ailleurs de voir cette adaptation de Dracula être devenue un classique. Risible jusqu'au bout des crocs, le film de Francis Ford Coppola réunit des interprétations honteuse, un esthétisme douteux, un scénario grotesque, les pires poncifs du genre et des effets d'une incroyable ringardise pour nous offrir ce qu'il y a de pire dans le cinéma fantastique hollywoodien des années 90. Un naufrage intégral, dont on ne sauvera finalement que quelques compositions du regretté Wojciech Kilar...

Note : 1/10