mercredi 16 octobre 2024
Nano Shark
dimanche 13 octobre 2024
The Last Breath
dimanche 5 novembre 2023
Sharksploitation
Le documentaire nous décrit donc toute cette histoire, avec de nombreux extraits, de formidables anecdotes (la fameuse réplique de Shark Attack 3 Megalodon), en invitant quelques intervenants plus ou mois prestigieux : Roger Corman (She Gods of shark reef, Sharktopus), Joe Dante (Piranha), Joe Alves (Les Dents de la mer 3), Mark Polonia (Sharkula, Jurassic Shark 3 Seavenge, Sharkenstein), Chris Kentis (Open Water - en eaux profondes), Johannes Roberts (47 meters down), Anthony C. Ferrante (Sharknado), Andrew Traucki (The Reef), Mario Van Peebles (USS Indianapolis : men of courage), Misty Talley (Zombie shark, Summer shark attack) et bien d'autres viennent ainsi évoquer leurs oeuvres et leur rapport aux requins.
Car le film se conclut en rappelant que tout ceci n'est que du cinéma, et que les requins, loin d'être les machines à dévorer de l'humain que l'on croise sur les écrans, sont en danger d'extinction. Un excellent documentaire donc, superbement documenté, qui plaira autant aux connaisseurs, qui en profiteront pour repérer les œuvres qu'ils auront ratées, qu'aux novices qui s'amuseront énormément de l'imagination des producteurs.
++ : le documentaire a remporté les prix du Jury et du Public au Paris Shark Week 2023.
samedi 26 novembre 2022
Ouija Shark 2
Ouija Shark 2 reprend là où le premier nous avait laissé : Anthony avait utilisé ses pouvoirs mystiques, et s'était sacrifié pour entraîner le Ouija Shark en Enfer. Ses proches tentent de trouver une solution afin de le faire revenir à la vie, tandis que le terrible Caldura entend bien utiliser le requin-ouija pour envahir le monde. Vous trouvez ce point de départ grotesque ? Vous n'avez encore rien vu.
Car l'Enfer selon John Migliore (l'interprète de Nathan, qui réalise également cette suite) est difficile à décrire avec des mots : c'est un peu comme si les déserts de Dune étaient peuplés des pires rebuts de La Planète des singes, tout en empruntant gaiement des éléments à l'univers cinématographique Marvel ou à Star Wars. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, cela fonctionne parfaitement, chaque détail étant susceptible de nous faire éclater de rire. Et lorsque le grand méchant Caldura, entouré de ses... caldurettes, se lance dans la démonstration de ses pouvoirs ou de ses talents musicaux, accompagné par le Ouija shark dans sa lutte contre Nathan, on pense avoir dépassé depuis longtemps les limites du bon sens et du raisonnable. Mais c'était sans compter le dernier acte du film.
Ce n'est pas vraiment une surprise, si vous avez vu l'affiche du film, ou son sous-titre : Ouija shark va trouver un adversaire à sa démesure, dans un final s'aventurant sur les terres du kaiju eiga, tout en renvoyant aux pires productions Asylum (Mega shark vs Crocosaurus, pour ne citer que le plus évident) : Ouija Shark va affronter... Tarot-Gator. Deux créatures gigantesques, qui vont se foutre sur la tronche au beau milieu d'une ville, tandis que Nathan et Caldura vont multiplier les boules d'énergie et les boucliers mystiques en parallèle. Un joyeux bordel, magnifié par des effets spéciaux superbement mauvais (Ouija shark est... une peluche) et un sens de l'à-propos franchement réjouissant, que ce soit dans les scènes de panique, les réactions de certains personnages (le journaliste, et surtout l'homme qui savoure les mésaventures de son ex), l'apparition furtive de Lloyd Kaufman, les transitions entre les scènes ou l'interprétation de chaque acteur.
Difficile d'ailleurs de ne pas évoquer la performance de Deborah Jayne Reilly Smith, parfaite dans cette capacité presque surnaturelle à rester constamment monoexpressive ou à rendre chacune de ses actions terriblement fastidieuse, à l'image de son long, très long périple dans la forêt où chaque petite branche posée au sol devient un obstacle difficile à surmonter.
Et le pire, c'est que tous ces éléments semblent, comme je l'ai dit en introduction, totalement volontaires, mais sans le cynisme qui accompagne par exemple la saga Sharknado. On sent chez John Migliore une volonté de s'amuser, de partager son délire avec les spectateurs, mais aussi un amour certain du cinéma (jusqu'à ici, de façon totalement inattendue, Le Septième Sceau !). Si le premier Ouija shark restait finalement assez sage, sa suite explose absolument tout sur son passage. Reste à savoir l'impact d'un tel film sur un spectateur le découvrant seul chez soi, alors qu'il est parfait sur grand écran, avec un public acquis à sa cause.
mardi 1 novembre 2022
Mako
Il faut bien avouer qu’entre le relatif exotisme du film et le décor prometteur d’une immense épave, Mako intrigue. Cette impression sera confirmée par le début du film, qui prend le temps de présenter ses personnages, avec leurs personnalités, leurs blessures, leurs conflits. On se demandera juste qui sont ces pêcheurs que l’on voit régulièrement, et qui semblent passer 4 jours pour attraper un requin. Le film n’apportera aucune réponse à cette question. Ce sera d’ailleurs son principal défaut : Mako multiplie les intrigues, lance de nombreuses pistes... mais en laisse beaucoup en suspens.
On s’interrogera ainsi sur les séquences du bateau resté en surface pendant que l’équipe de journalistes est sous l’eau, et sur le final incroyablement abrupt. On a en fait le sentiment qu’il manque des morceaux de film, que certains éléments ont été coupés, mais sans vérifier la cohérence avec le reste du film. Cela donne un film parfois frustrant, d’autant que l’on ne pourra pas vraiment se consoler sur le reste du film. A partir du moment où l’équipe plonge vers l’épave, le film plonge également vers l’ennui.
Malgré quelques séquences très réussies, le film devient soudain bavard, avare en attaques, avec de gros soucis de cohérence, un décor finalement très peu exploité – moins que dans Les Dents de la mer 4, par exemple - et tout le travail effectué lors des premières vingt minutes sur les personnages est mis en charpie pour revenir à des réactions souvent très connes de personnages de série B. Et c’est bien dommage, car le film avait une vraie carte à jouer en lorgnant vers l’horreur psychologique, par le biais du passé trouble de l’un des personnages... mais là encore, c’est sous-exploité.
En bref, ce « premier shark movie » venu des pays des pharaons est une vraie déception, souvent ennuyeuse et, surtout, terriblement frustrant. J'aurais vraiment aimé voir le film s'attarder davantage sur les problèmes d'égalité hommes / femmes, ou voir le bon gros méchant tout moche avoir une vraie importance. J'aurais adoré voir les requins mako mis en valeur. Ou tout simplement un vrai final...
mardi 30 août 2022
The Reef
vendredi 19 août 2022
L'Année du requin
lundi 4 juillet 2022
The Requin
mercredi 17 août 2016
Instinct de survie - the shallows
Titre : Instinct de survie - the shallows (The Shallows)
Réalisateur : Jaume Collet-Serra
Acteurs : Blake Lively, Angelo Lozano Corzo, Jose Manuel Trujillo Salas
Date de sortie en France : 17 août 2016
Genre : thriller
Synopsis :
Nancy surfe en solitaire sur une plage isolée lorsqu’elle est attaquée par un grand requin blanc. Elle se réfugie sur un rocher, hors de portée du squale. Elle a moins de 200 mètres à parcourir à la nage pour être sauvée, mais regagner la terre ferme sera le plus mortel des combats…
Avis :
Depuis quelques années, les requins font tout, sauf des trucs de requins. Ils se promènent dans des tornades (Sharknado et ses suites), copulent avec des pieuvres (Sharktopus et ses suites), mesurent plusieurs dizaines de mètres (Mega Shark contre Giant Octopus... et ses suites), ou évoluent tranquillement dans le sable (Sand sharks) ou la neige (Snow sharks), quand ils n'ont pas carrément deux ou trois têtes (je vous laisse deviner les titres). Avec The Shallows, Jaume Collet-Serra semblait vouloir nous offrir un film plus crédible, dans la lignée des Open water - en eaux profondes ou The Reef.
Nancy est une jeune américaine blonde aux mensurations de rêve, venue retrouver une plage paumée où sa mère avait été photographiée lorsqu'elle était enceinte. Mais attention : Nancy n'est pas qu'une bombe. Elle a suivi des études de médecine, s'intéresse à la nature et aux êtres humains (plus que son amie qui préfère se saouler et s'envoyer les autochtones), et a récemment perdu sa mère après une longue lutte contre le cancer. Bref, vous pouvez déjà ranger votre grille de bingo-clichés : ils y sont tous, expédiés en 5 minutes d'exposition avant que le réalisateur d'Esther ne décide de se concentrer sur ce qui nous intéresse le plus : la plastique de Blake Lively.
Filmée sous tous les angles et au ralenti lorsqu'elle se change sur la plage et enfile sa combinaison de surf, l'actrice semble très longtemps être davantage l'héroïne d'un téléfilm érotique basique (allez, on l'appellera The Swallows...) que d'un thriller horrifique avec un requin affamé. D'autant qu'après la partie présentation, après la partie glamour sur la plage, on a droit à une séquence de surf façon MTV, avec musique pop et (encore) des ralentis dans tous les sens. Dire qu'on attend alors impatiemment que le requin vienne s'en prendre à la naïade n'est qu'un euphémisme.
Petit problème : Jaume Collet-Serra ne sait pas vraiment ce qu'il doit faire avec son requin. Il a son idée de base (la jeune femme bloquée sur son ilot et menacée par le squale), mais comment la développer ? Doit-il rester dans un registre réaliste, façon 127 heures, ou dériver vers la série B ? Il va finalement naviguer entre deux eaux, ne choisissant jamais vraiment : d'un côté, il va tenter d'imaginer un comportement cohérent pour son requin et des conséquences crédibles de l'attaque sur l'héroïne, mais va de l'autre nous décrire un monstre redoutablement intelligent, gourmand et même rancunier, qui va multiplier les mises à morts de personnages ne participant au film que pour se faire bouffer. Le réalisateur pousse même le vice jusqu'à un inévitable et improbable clin d'oeil aux Dents de la mer qui fait finalement basculer le film vers le nanar dans sa dernière partie.
Si vous voulez mater les fesses de Blake Lively, Instinct de survie est fait pour vous. Si vous voulez un film de requin ne sachant jamais sur quel pied danser malgré quelques moments de tension et des effets spéciaux réussis, c'est également pour vous. Si vous n'avez pas envie de slalomer entre les clichés et les ficelles, sans parler des incohérences (c'est quand même un peu idiot, lorsque le ressort principal du film est de savoir quand la marée finira par recouvrir l'ilot, de se planter aussi souvent sur sa taille...), je vous conseillerai plutôt d'éviter le film, qui ne tient finalement aucune de ses promesses...
Note : 4/10
























