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samedi 11 mars 2017

Kong : Skull Island


Titre : Kong : Skull Island
Réalisateur : Jordan Vogt-Roberts
Acteurs : Tom Hiddlestone, Samuel L. Jackson, Brie Larson
Date de sortie en France : 8 mars 2017
Genre : action, aventures

Synopsis : 
Un groupe d'explorateurs plus différents les uns que les autres s'aventurent au cœur d'une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu'ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…
 
Avis : 
Huitième film mettant en scène la huitième merveille du monde, Kong : Skull Island se démarque des autres en n'étant ni un remake, ni une suite, mais un reboot à part entière, principalement destiné à enrichir le "MonsterVerse" de Legendary Pictures, inauguré avec le Godzilla de Gareth Edwards en 2014. Première conséquence notable pour le primate : sa taille est largement revue à la hausse, en vue de préparer le futur Godzilla vs Kong prévu pour 2020, et le film revient à l'apparence bipède que l'on pouvait voir en 1933, plutôt que sur l'aspect plus réaliste de gorille de la version de Peter Jackson.
 
 
Au niveau de l'histoire, le changement le plus notable vient cette fois du fait que personne ne cherche à capturer Kong. Dans la plus pure tradition du film d'aventures explorant un monde perdu, Skull Island va amener les personnages d'un point A à un point B, dans un périple ponctué de rencontres plus ou moins désagréables. Car l'île n'est pas uniquement le foyer de Kong : elle abrite d'autres créatures monstrueuses, d'invertébrés gigantesques à d'immenses mammifères en passant par des monstres que l'on croirait issus de la Préhistoire. Et si cela ne suffisait pas, les explorateurs vont également réveiller les Crawlers, ennemis héréditaires de Kong particulièrement dangereux. 
 
Les affrontements sont ainsi très nombreux, entre hommes et créatures, mais aussi entre les monstres eux-mêmes. Chaque combat titanesque permet d'admirer des effets spéciaux impressionnants, mais aussi d'apprécier le travail de Jordan Vogt-Roberts au niveau de la perspective. Le réalisateur met en effet parfaitement en valeur la dimension démesurée de certaines créatures, même si cela entraîne toujours quelques problèmes de cohérence (on se demande vraiment comment les pilotes d'hélicoptères peuvent ne pas voir Kong avant qu'il ne surgisse sous leur nez). 


Bien évidemment, le singe géant s'offre la part du lion : terriblement impressionnant, il incarne parfaitement l'idée d'une divinité protectrice plutôt que d'un simple monstre géant. Il éclipse facilement le casting humain, même si on se surprend à s'attacher aux personnages, archétypes classiques mais efficaces du genre, menés par un Samuel L. Jackson qui cabotine juste ce qu'il faut dans la peau d'un personnage tout droit sorti d'Apocalypse Now.

Car si Kong reste un film de monstre, puisant davantage son inspiration dans le kaiju eiga (on retrouve même un combat entre Kong et une pieuvre géante, parallèle évident avec l'affrontement similaire du King Kong contre Godzilla de Ishirô Honda) ou le film d'animation japonais (on pensera notamment à Princesse Mononoke) que dans le monster movie américain, le fait de placer l'histoire dans les années 70 permet de citer directement les grands films sur la guerre du Viêt-Nam, mais aussi de reprendre une imagerie (les hélicoptères) et une bande sonore que l'on connaît presque par coeur (Creedence Clearwater Revival, Bowie, Black Sabbath). On regrettera simplement que le concept soit parfois envahissant, au point de ressembler par moment à une course à la séquence culte.

Rythmé et très spectaculaire, Kong : Skull Island est un excellent divertissement, réussissant en plus à conserver un certain équilibre entre le respect de l'oeuvre originale (plusieurs clins d'oeil, mais loin d'être envahissants) et la création d'un nouvel univers, là où le reboot de Godzilla se cassait justement les dents. S'il n'est évidemment pas exempt de défauts (le scénario prétexte, les personnages sans grand intérêt), il surpasse à mon avis aisément la version de Peter Jackson, et redonne surtout envie de se pencher sur les prochaines sorties du MonsterVerse de Legendary Pictures...

Note : 7/10


dimanche 10 janvier 2016

Les Huit salopards


Titre : Les Huits salopards (The Hateful eight)
Réalisateur : Quentin Tarantino
Acteurs : Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh
Date de sortie en France : 6 janvier 2016
Genre : western

Synopsis :

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Avis : 
Pour son second western d'affilée, après Django unchained, Quentin Tarantino nous plonge dans un huit clos avec huit personnages particulièrement détestables. Une brochette de tueurs, de menteurs, de manipulateurs, racistes et vulgaires, prêts à toutpour s'en sortir aux dépens des autres ; une liste d'archétypes généralement confinés aux seconds rôles ou aux adversaires du héros, des chasseurs de primes, des hors-la-loi, d'anciens soldats...


Avec ses 8 salopards, Tarantino va faire du Tarantino. Entre deux références plus ou moins subtile (une chanson tirée de La Dernière maison sur la gauche par-ci, une petite mesquinerie en direction de Spike Lee par-là, et une ambiance générale qui semble issue d'un mélange étrange entre The Thing et Reservoir Dogs), le réalisateur fait monter lentement la tension grâce à des dialogues comme toujours très bien écrits, des révélations distillées au compte-gouttes et une volonté toujours intacte de s'amuser avec les codes du genre, notamment avec les chapitres, les flashbacks, ou quelques éléments présentés de façon très théâtrale.

On ne voit pas le temps passer en compagnie de ces personnages tous plus menaçants les uns que les autres, notamment pendant la première moitié du film presque exclusivement consacrée aux longs et jouissifs tunnels de dialogues habituels chez le réalisateur d'Inglourious basterds. La seconde partie, où le chaos finit par éclater avec une violence assez inouïe, est également efficace, même si elle donne parfois le sentiment de voir Tarantino se regarder et s'écouter faire du Tarantino (la tirade de Samuel L. Jackson pour Bruce Dern, par exemple). 

Plus réussi à mes yeux que son précédent western, le nouveau Tarantino est une nouvelle réussite, qui conjugue à merveille des personnages formidables (incarné par une brochette impressionnante d'acteurs) progressant dans un huis clos irrésistible jusqu'à une fin complètement folle. Les 2h50 du film passent à toute allure, pour un film tellement tarantinesque qu'il ne plaira certainement pas à tout le monde. Personnellement, je suis plus que conquis ! 

Note : 9/10


mercredi 16 décembre 2015

Star Wars : épisode III - la Revanche des Siths


Titre : Star Wars : épisode III - la revanche des Siths (Star Wars : episode III - Revenge of the Siths)
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Hayden Christensen, Ewan McGregor, Natalie Portman
Date de sortie en France : 18 mai 2005
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis : 
La Guerre des Clones fait rage. Une franche hostilité oppose désormais le Chancelier Palpatine au Conseil Jedi. Anakin Skywalker, jeune Chevalier Jedi pris entre deux feux, hésite sur la conduite à tenir. Séduit par la promesse d'un pouvoir sans précédent, tenté par le côté obscur de la Force, il prête allégeance au maléfique Darth Sidious et devient Dark Vador. Les Seigneurs Sith s'unissent alors pour préparer leur revanche, qui commence par l'extermination des Jedi. Seuls rescapés du massacre, Yoda et Obi Wan se lancent à la poursuite des Sith. La traque se conclut par un spectaculaire combat au sabre entre Anakin et Obi Wan, qui décidera du sort de la galaxie.

Avis : 
Après le très bon second épisode, La Revanche des Siths vient conclure la prélogie, et réaliser le lien entre les deux trilogies. Et il en reste des choses à conclure ! Entre le basculement définitif d'Anakin vers le Côté Obscur et sa transformation physique, l'avènement de l'Empereur, la disparition de nombreux personnages, l'exil de Yoda, la naissance de Luke et Léia, il y en a d'ailleurs peut-être un peu trop, et ce troisième épisode va souvent se révéler indigeste et brouillon.


Là où le volet précédent prenait le temps d'installer ses enjeux, La Revanche des Siths évacue rapidement certains éléments pourtant importants (Anakin bascule ainsi du côté obscur d'une scène à l'autre), tente de placer le maximum de clins d'oeil de façon souvent gratuite (les Wookies) et accorde parfois trop d'importances à des éléments complètement ratés : on ne croit ainsi pas une seconde aux talents de duelliste de Dark Sidious (ni à son maquillage, d'ailleurs), ce qui donne des scènes franchement ringardes face à Mace Windu ou, surtout, face à Yoda.

S'il n'évite pas la surenchère dans certains affrontements (Obi Wan contre Grievous, par exemple), George Lucas nous livre quand même quelques passages formidables, tant au niveau émotion (l'Ordre 66, le premier souffle de Vador sous son casque) qu'au niveau du spectacle. Le duel final entre Obi Wan et Anakin est ainsi une véritable merveille, d'une intensité folle, la conclusion parfaite de l'évolution du jeune Jedi et de cette trilogie.

Un cran en-dessous de l'épisode précédent à cause de très gros défaut, La Revanche des Siths vient néanmoins conclure avec brio cette prélogie. Même si le lien avec Un nouvel espoir reste ténu et souvent limité à quelques clins d'oeil et angles scénaristiques trop vite expédiés, certaines séquences viennent souffler le spectateur comme rarement au cinéma.

Note : 7.5/10


mercredi 25 novembre 2015

Star Wars : Episode II - l'Attaque des Clones


Titre : Star Wars : Episode II - l'Attaque des Clones (Star Wars : Episode II - Attack of the clones)
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Ewan McGregor, Natalie Portman, Hayden Christensen
Date de sortie en France : 17 mai 2002
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis : 
Depuis le blocus de la planète Naboo par la Fédération du commerce, la République, gouvernée par le Chancelier Palpatine, connaît une véritable crise. Un groupe de dissidents, mené par le sombre Jedi comte Dooku, manifeste son mécontentement envers le fonctionnement du régime. Le Sénat et la population intergalactique se montrent pour leur part inquiets face à l'émergence d'une telle menace. Certains sénateurs demandent à ce que la République soit dotée d'une solide armée pour empêcher que la situation ne se détériore davantage. Parallèlement, Padmé Amidala, devenue sénatrice, est menacée par les séparatistes et échappe de justesse à un attentat. Le Padawan Anakin Skywalker est chargé de sa protection. Son maître, Obi-Wan Kenobi, part enquêter sur cette tentative de meurtre et découvre la constitution d'une mystérieuse armée de clones...

Avis : 
Après un Episode I décevant, la prélogie Star Wars passe la seconde avec un deuxième épisode plus sombre, plus mature, qui entre véritablement dans le vif du sujet, autant dans le cadre de cette nouvelle trilogie que dans celui de la saga dans son intégralité. On assiste ainsi aux premiers pas d'Anakin Skywalker vers le côté obscur.


Conscient de ses facultés exceptionnelles, Anakin est arrogant, désobéissant, adore prendre des risques, au grand dam de son maître, Obi-Wan. Une confiance en lui qui se double d'une forte émotivité, le jeune homme découvrant l'amour et le deuil dans ce second épisode où il devient un personnage torturé, parfaitement interprété par l'étonnant Hayden Christensen.

Conçu comme une grande épopée, L'Attaque des Clones va brasser de nombreux thèmes : le space-opera se double ici d'une romance, de complots, d'une intrigue politique passionnante, tout en installant clairement les éléments de la première trilogie, avec un Palpatine à l'influence grandissante, faisant progresser le côté obscur sur tous les fronts, la création des Stormtroopers, l'apparition de quelques personnages clés (le père de Boba Fett et surtout les premiers éléments faisant basculer Anakin vers le côté obscur.

Mais surtout, contrairement à l'Episode III, ces éléments ne sont pas uniquement là pour rattacher artificiellement les deux trilogies entre elles, mais s'articulent de façon fluide au reste de la saga. Ainsi, tout comme L'Empire contre-attaque à l'époque, le deuxième épisode est le meilleur de sa trilogie, avec une histoire plus travaillée, une ambiance plus sombre, davantage de maturité et quelques passages très réussis (l'affrontement gigantesque dans l'arène). On regrettera peut-être la place que prend l'histoire d'amour, et quelques éléments moins convaincants (l'affrontement bien mou avec le comte Dooku ou les bonds grotesques de Yoda...), mais L'Attaque des clones est une vraie réussite.

Note : 8/10




samedi 21 novembre 2015

Star Wars : épisode I - La Menace Fantôme


Titre : Star Wars : Episode I – La Menace Fantôme
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Liam Neeson, Ewan McGregor, Natalie Portman
Date de sortie en France : 13 octobre 1999
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis :
Avant de devenir un célèbre chevalier Jedi, et bien avant de se révéler l’âme la plus noire de la galaxie, Anakin Skywalker est un jeune esclave sur la planète Tatooine. La Force est déjà puissante en lui et il est un remarquable pilote de Podracer. Le maître Jedi Qui-Gon Jinn le découvre et entrevoit alors son immense potentiel.
Pendant ce temps, l’armée de droïdes de l’insatiable Fédération du Commerce a envahi Naboo, une planète pacifique, dans le cadre d’un plan secret des Sith visant à accroître leur pouvoir. Pour défendre la reine de Naboo, Amidala, les chevaliers Jedi vont devoir affronter le redoutable Seigneur Sith, Dark Maul.

Avis :
16 ans après Le Retour du Jedi, George Lucas enrichit l'univers qu'il a créé en nous proposant le premier volet d'une nouvelle trilogie se déroulant avant Un nouvel espoir, sur les pas du jeune Anakin Skywalker et de son évolution vers le côté obscur de la force. La Menace Fantôme nous plonge à l'époque où l'Empire n'était qu'une République, où Dark Vador n'est qu'un gamin esclave et où Obi-Wan Kenobi est encore qu'un apprenti.


Lucas va ainsi faire naître plusieurs histoires dans ce volet : la jeunesse d'Anakin évidemment, mais aussi l'ascension de Palpatine, l'évolution de l'Ordre des Jedi, la formation d'Obi-Wan Kenobi, la progression du côté obscur... Beaucoup d'éléments à mettre en place donc, ce qui handicape parfois le film, contraint à de longues pauses narratives pas toujours fluides et à des arcs moins passionnants. C'est notamment le cas en ce qui concerne Naboo et ses autochtones, parmi lesquels les Gungans et l'insupportable Jar Jar Binks, représentant le plus pénible possible d'un bestiaire orienté vers les plus jeunes.

Heureusement, à côté de ces éléments moins réussis, Lucas parvient à nous offrir quelques séquences formidables, dont les plus réussies sont, sans conteste, la course de pods dans le désert de Tatooine et l'affrontement entre Dark Maul, l'un des personnages les plus réussis de toute la saga, et Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi. Un affrontement qui met néanmoins en lumière l'une des grosses incohérences de la saga, avec des Jedis qui bondissent dans tous les sens, maîtrisent parfaitement la Force, là où leurs successeurs, présentés comme les Jedis les plus puissants de tous les temps, seront souples comme des planches.

Impression un peu mitigée pour cet Episode I, qui frôle régulièrement l'ennui, mais nous offre quand même quelques passages figurant parmi les meilleurs de la saga. Il faudra néanmoins attendre l'Episode II pour voir les éléments mis en place se mettre en branle et voir cette « prélogie » s'assombrir progressivement.


Note : 6,5/10


dimanche 19 juillet 2015

Kingsman : services secrets


Titre : Kingsman : services secrets (Kingsman: the secret service)
Réalisateur : Matthew Vaughn
Acteurs : Colin Firth, Samuel L. Jackson, Taron Egerton
Date de sortie en France : 18 février 2015
Genre : comédie, espionnage

Synopsis : 
KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entrainement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé. L’un d’eux semble être le candidat « imparfaitement idéal » : un jeune homme impertinent de la banlieue londonienne nommé Eggsy. Ces super-espions parviendront-ils à contrer la terrible menace que fait peser sur le monde l’esprit torturé du criminel Richmond Valentine, génie de la technologie ?

Avis : 
Après Kick Ass, Matthew Vaughn adapte un nouveau comic book de Mark Millar : The Secret service. Entre hommage et pastiche du film d'espionnage à l'anglaise, Kingsman va se révéler comme l'un des films les plus déjantés de 2015, avec un humour ravageur et des scènes d'action complètement folles.


Si on pense par moments à Men in black, avec cette relation entre le mentor flegmatique et son jeune élève turbulent qui découvre un nouveau monde, avec ses codes, ses gadgets, ses armes, Kingsman va surtout s'acharner à détourner les codes des James Bond et compagnie jusque dans les ennemis qu'auront à affronter les héros. On rit ainsi très souvent devant ces passages parodiques, mais aussi devant cette irrévérence qui renvoie Austin Powers dans les bacs à sable (notamment lors d'une série d'explosions hilarante).

A côté de cet humour, on trouve également quelques scènes d'action parfaitement jouissives, dans la lignée des passages mettant en scène Hit Girl dans Kick Ass. Les scènes de combat de Colin Firth, ou cet hallucinant passage dans l'église risquent ainsi de rester longtemps dans les mémoires. Enfin, on notera un casting impressionnant, d'un Samuel L. Jackson formidable en grand méchant exubérant, Colin Firth impeccable en espion so british, et Michael Caine est comme toujours parfait.

Kingsman : services secrets est donc une excellente surprise, d'autant que je ne savais même pas avant de le voir que le film était réalisé par Matthew Vaughn (ça se remarque cependant assez vite, avec quelques plans, quelques figures et même quelques éléments de décor rappelant Kick Ass). Un film complètement fou, qui enchaîne les scènes cultes et les passages vraiment drôles pour notre plus grand bonheur.

Note : 9/10


lundi 4 mai 2015

Avengers : l'ère d'Ultron


Titre : Avengers : l'ère d'Ultron (The Avengers : Age of Ultron)
Réalisateur : Joss Whedon
Acteurs : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo
Date de sortie en France : 22 avril 2015
Genre : action, super-héros

Synopsis : 
Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine.

Avis : 
Après la seconde vague de films consacrés aux super-héros (Iron Man 3, Thor : le monde des ténèbres, Captain America : le soldat de l'hiver), et porté par le succès phénoménal du premier volet, voici donc Avengers 2, toujours réalisé par Joss Whedon. Après la menace incarnée par Loki, c'est cette fois l'intelligence artificielle Ultron qui va se retourner contre Tony Stark et ses compagnons.

Le premier Avengers avait été plutôt décevant, la faute à un gros manque de rythme dans la première partie, la faute également à un gros manque d'ambition, Joss Whedon se contentant de nous balancer un film de super-héros sans aucune aspérité ni violence pour plaire au plus grand nombre. Avec L'ère d'Ultron, l'objectif reste le même, peut-être même encore renforcé par les résultats du premier : pendant plus de deux heures, ça va faire boum-boum et éviter soigneusement d'explorer les nombreuses pistes de réflexion ou d'émotion qu'aurait pu offrir le film.


Dommage, parce qu'entre Ultron ou les jumeaux, il y avait sans doute de quoi nous donner un peu de finesse. Le premier devient finalement méchant en une minute chrono, les seconds deviennent gentils le temps d'une image subliminale. N'espérez pas non plus voir les personnages principaux étoffés : on apprendra que Hawkeye, un peu mis en avant ici, a une famille, et Scarlett Johansson et Mark Ruffalo se tournent autour comme des personnages de sitcoms. Même les nombreuses tentatives d'humour tombent régulièrement à plat, même si l'on sourit quelquefois (le gag récurrent sur le poids du marteau de Thor, par exemple).

Il faudra donc se contenter de l'action, pas toujours lisible ni efficace (le plan-séquence de début est d'une incroyable laideur), mais qui permet de passer plus de deux heures sans trop s'ennuyer, sans se fatiguer et sans le sentiment de se souvenir du film dans quelques semaines. Avengers : l'ère d'Ultron est donc totalement conforme à ses promesses, celles d'un film pop-corn vite consommé et vite jeté. Cela suffira sans doute à faire péter le box-office, mais on aimerait quand même un peu plus d'audace - juste un peu !

Note : 6/10


samedi 16 août 2014

Captain America : le soldat de l'hiver


Titre : Captain America : le Soldat de l'hiver (Captain America : the Winter Soldier)
Réalisateur : Anthony Russo, Joe Russo
Acteurs : Chris Evans, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson
Date de sortie en France : 26 mars 2014
Genre : action, super-héros

Synopsis : 
Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s'adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d'intrigues qui met le monde en danger. S'associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l'étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l'aide d'un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi - le Soldat de l'Hiver.

Avis : 
Après les décevants Iron Man 3 et Thor : le monde des ténèbres, la seconde vague des films consacrés aux Avengers continue avec le deuxième volet des aventures de Captain America. Après un premier volet plutôt old-school, le héros au bouclier découvre cette fois notre époque, où il s'apercevra que ses vieux démons sont toujours présents et ont évolué.


Avec Le Soldat de l'hiver, la saga Marvel plonge cette fois dans un monde bien plus réaliste et crédible que ceux que l'on pouvait voir chez les autres héros : Captain America reste un super-héros assez classique dans ses capacités (il ne vole pas, ne contrôle pas les éclairs et ne se transforme pas en monstre titanesque), tout comme ses alliés et ses ennemis. On a ainsi bien souvent l'impression de se retrouver devant un thriller d'espionnage plutôt que devant un film de super-héros, ce qui apporte un souffle étonnant au film.

Autre élément remarquable : la sensation, pour une fois, de bien être devant une suite. Les éléments du premier film ont une réelle répercussion sur les aventures de Steve Rogers, les drames du passé venant de nouveau hanter le héros par le biais du Soldat de l'Hiver ou des nouvelles ramifications de l'organisation Hydra. Un effort scénaristique appréciable, qui n'empêchera pas le film d'être extrêmement spectaculaire : les scènes d'action sont formidables, parfaitement lisibles et d'une puissance rarement vue au cinéma.

Bref, Captain America : le Soldat de l'hiver est sans doute l'un des meilleurs films de super-héros, en tout cas le meilleur de la saga Avengers. Spectaculaire et doté d'un scénario travaillé, il réussit une nouvelle fois à tirer le meilleur d'un héros que l'on craint toujours de voir réduit à son patriotisme niais et stéréotypé. On espère que la suite des aventures du groupe suivra cet exemple !

Note : 9/10


vendredi 11 avril 2014

Captain America : first Avenger


Titre : Captain America : first Avenger (Captain America : the first Avenger)
Réalisateur : Joe Johnston
Acteurs : Chris Evans, Hugo Weaving, Hayley Atwell
Date de sortie en France : 17 août 2011
Genre : super-héros, action

Synopsis : 
Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Avis : 
Dernier film de la première vague mettant en scène les Avengers, Captain America : first avenger retourne aux origines du groupe en nous montrant la création du premier héros, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Une époque historique qui va permettre à Joe Johnston (Jumanji) de nous livrer un film de super-héros plus classique, plus old-school que les aventures des autres Vengeurs.


Avec une histoire très classique, qui nous montre la naissance du héros grâce à une expérience, puis ses premiers faits d'arme avant de devenir un symbole et d'affronter le super-méchant de l'épisode, le très caricatural Red Skull, interprété par Hugo Weaving (Cloud Atlas). Le tout est très linéaire, sans aucune surprise, mais le film n'en reste pas moins divertissant, suivant à la lettre le cahier des charges du genre.

De l'action, des moments de bravoure, mais aussi un peu de romance et une touche d'humour bienvenue, tournant en dérision l'apparence d'opérette du Captain America, et assumant totalement son manichéisme un peu naïf. On pardonne ainsi beaucoup de maladresses au film, emportés par une bonne humeur communicative et un Chris Evans (Scott Pilgrim, Snowpiercer) à l'aise sous le costume.

Une bonne façon de conclure la première vague des Avengers donc, plus sympathique que Thor ou Iron man 2 malgré le super-héros le moins charismatique du lot. Et c'est justement en jouant sur cette ringardise que le film fait mouche, faisant de sa légèreté et de sa naïveté des qualités que l'on n'attendait pas.

Note : 7/10


jeudi 20 février 2014

Oldboy


Titre : Oldboy
Réalisateur : Spike Lee
Acteurs : Josh Brolin, Elizabeth Olsen, Samuel L. Jackson
Date de sortie en France : 1er janvier 2014
Genre : drame, thriller

Synopsis : 
Joe Doucett est brutalement kidnappé et séquestré en cellule d'isolement pendant 20 ans, sans la moindre explication. Enfin libéré, sans plus de raisons apparentes, il se lance dans une quête forcenée pour découvrir qui l'a emprisonné, prenant progressivement conscience que le vrai mystère demeure dans sa libération.

Avis : 
POURQUOI ? Pourquoi faire un remake de Old Boy, le bijou de Park Chan-wook ? Pour en ôter toute la substance ? Pour le rendre infiniment plus lisse que l'original ? Pour l'américaniser à outrance ? Pour prouver une nouvelle fois que, malgré les déclarations prétendant que "ce n'est pas un remake mais une relecture du manga de base", c'est bien ici un remake poussant même le vice jusqu'à singer certaines scènes de l'original ? Alors oui, si Spike Lee a réalisé ce remake pour tout cela, chapeau : il a parfaitement réussi.


Car Oldboy se retrouve amputé de tout ce qui faisait l'ambiguïté, la cruauté et la beauté de l'original, simplifiant le scénario tout en y ajoutant de longues séquences explicatives pour guider le spectateur neuneu par la main. Chez Spike Lee, la détention dure 5 ans de plus que chez Park Chan-wook, mais elle aurait tout autant pu ne pas exister, n'ayant absolument aucune conséquence sur la suite. Au contraire, alors que Oh Dae-soo tentera de comprendre les raison de son enfermement et de se venger, Joe Doucett voudra simplement retrouver sa fille, en bon père de famille américain. 

Et si le film reste violent, on peine à y retrouver la furie qui caractérisait l'original. Le comble, c'est que même quand Lee reprend les plans de son modèle, on n'y retrouve pas l'intensité, le pire étant atteint dans la relecture du célèbre plan-séquence où le personnage principal affronte de nombreux adversaires avec un marteau. En fait, Old Boy est à ce point vidé de son contenu qu'il devient un film à twist, ce qui le rend encore plus inutile pour celui qui a vu l'original. Et quand on conjugue cette absence de surprise et d'enjeu à l'interprétation de Sharlto Copley (District 9, Elysium), on obtient un dernier acte ridicule, annihilant une nouvelle fois toute la puissance visuelle et narrative que l'on avait chez son aîné.

La qualité principale d'un remake vient souvent de la capacité qu'a le réalisateur à s'approprier l'oeuvre originale au point de nous la faire oublier. Avec Oldboy, Spike Lee réussit tout le contraire : on ne peut que penser en permanence à Old Boy, et la comparaison est extrêmement douloureuse pour Josh Brolin (True grit, Gangster squad), la jolie Elizabeth Olsen (Martha Marcy May Marlene) et Samuel L. Jackson (Pulp fiction, Django unchained), plus cabotin que jamais... Et si le film comblera peut-être ceux qui n'ont jamais vu le film de Park Chan-wook, les pauvres passent quand même à côté de quelque chose avec ce remake allégé...

Note : 2/10


jeudi 13 février 2014

RoboCop (2014)


Titre : RoboCop
Réalisateur : José Padilha
Acteurs : Joel Kinnaman, Michael Keaton, Gary Oldman
Date de sortie en France : 5 février 2014
Genre : science-fiction, action

Synopsis : 
En 2029, Alex Murphy, mari et père aimant, est un flic honnête faisant de son mieux pour endiguer la vague de criminalité et de corruption qui envahit Detroit. À la suite d'une blessure mortelle, Alex est sauvé par OmniCorp et la science robotique. Il peut alors retourner patrouiller dans les rues de sa ville mais avec de nouvelles capacités, mais surtout de nouveaux problèmes auxquels aucun homme ordinaire n'a eu à faire face.

Avis : 

Ayant récemment revu le RoboCop de Paul Verhoeven à la baisse, c'est avec l'espoir d'une modernisation efficace de l'histoire que j'allais voir ce nouveau remake d'un classique des années 80. Dès l’introduction, cette nouvelle version nous plonge dans un futur proche où les machines sont envoyées dans les pays étrangers à la place des soldats humains. Une omniprésence néanmoins impossible aux Etats-Unis, où la population reste réfractaire à l’idée de voir un robot avoir le pouvoir de tuer un être humain malgré la pression des médias. La solution : RoboCop. Le temps de se procurer un policier à l’agonie (Murphy aura d’ailleurs un « accident » bien différent du film de Verhoeven), de remplacer la quasi-totalité de ses organes par des machines et de trafiquer son cerveau, et le tour est joué.


Jusqu’à l’apparition de RoboCop, on va surtout suivre les tentatives de l’OCP pour obtenir la légalisation des cyborgs dans la police sur le sol américain. Relayée par l’émission présentée par Samuel L. Jackson (qui sera l’un des rares éléments de cynisme du film),  l’ambition du Directeur Général interprété par Michael Keaton se heurtera rapidement à l’éthique fluctuante du Docteur Norton (Gary Oldman), mais aussi de la femme de Murphy, très présente ici, qui ne reconnaît plus son mari dans cette machine peu à peu désensibilisée. En revanche, dès que le Murphy cybernétique est lâché, on va suivre un scénario qui va foncer tête baissée et ne plus s’embêter avec la moindre finesse : RoboCop enchaîne les scènes d’action, souvent poussives, fonce à travers la ville sur sa super-moto, massacre du cyborg par dizaines le temps d’un entraînement, retrouve les suspects en quelques secondes et résiste à tous les obstacles.

Evidemment, au centre du film, nous aurons les questions de la place du robot dans la société moderner, et de l’identité de Murphy, l’homme sous la machine, qui finira par refaire surface au grand désarroi des concepteurs qui chercheront alors à l’éliminer. L’absence de finesse se retrouve alors dans l’évolution de la mémoire et des réactions de RoboCop, dont les émotions seront effacées et réapparaîtront comme par magie, tandis que son principal antagoniste, apparemment lassé de ces rebondissements factices, se dévoile dans les dernières minutes sans que ses motivations ne soient particulièrement claires…

Bref, ce Robocop version 2014 n’est finalement qu’une énième série B friquée mêlant science-fiction et action. Relativement efficace, et tentant de caresser le fan du film original dans le sens du poil en reprenant certains éléments (les premières couleurs de RoboCop, le thème musical, les ED-209), il ne se démarque ni par ses scènes d’action banales, ni par son scénario très linéaire, et réussit, à l’image de Total Recall : mémoires programmées,  à ne rien apporter à une œuvre originale qui avait pourtant besoin d’être dépoussiérée…Et qui contrairement à son modèle, sera sans doute très rapidement oublié.

Note : 3,5/10


samedi 16 novembre 2013

Turbo


Titre : Turbo
Réalisateur : David Soren
Acteurs : Ryan Reynolds, Samuel L. Jackson, Maya Rudolph
Date de sortie en France : 16 octobre 2013
Genre : animation, aventures

Synopsis : 
Turbo est un escargot qui n’a qu’un seul rêve en tête : être incroyablement rapide ! Son obsession pour la vitesse l’a rendu quelque peu impopulaire chez les siens, où lenteur et prudence sont de rigueur. Mais il est hors de question pour lui de se conformer. C’est alors que se produit un étrange accident qui lui donne soudainement le pouvoir de foncer à toute vitesse. Il s’embarque alors dans une aventure extraordinaire pour accomplir son invraisemblable destinée : courir contre le plus grand champion de course automobile, Guy La Gagne. Avec l’aide d’une équipe d’escargots aussi rusés que stylés, l’ultime outsider Turbo mettra tout son cœur – et sa coquille, pour prouver qu’aucun rêve n’est trop grand, aucun rêveur n’est trop petit.

Avis : 
 Produit par les studios DreamWorks Animation, Turbo raconte donc une histoire semblable à celle de Planes, sortie quelques jours auparavant. L'histoire d'un personnage souhaitant participer à des courses alors que rien ne l'y destinait avait donné un résultat très moyen avec le film de Klay Hall, manquant cruellement d'imagination et d'énergie. Le film de David Soren (Joyeux Noël Madagascar) va heureusement se montrer bien plus réussi.


Turbo ne manque ainsi pas d'humour, notamment dans sa description du groupe d'escargots au quotidien bien réglé, au point d'à peine réagir quand l'un des leurs se fait, comme chaque jour, emporter par un oiseau. Seul Théo se démarque du lot, avec ses rêves de vitesse inspiré par les 500 miles d'Indianapolis et son champion, le pilote Guy Gagné. Après un accident qui le verra contaminé par du protoxyde d'azote, Theo devient soudain extrêmement rapide, et si cela provoque quelques inconvénients hilarants (l'escargot devient une vraie voiture ambulante, avec phares et radio), cela va lui permettre d'accomplir enfin son rêve.

Si on n'échappe pas aux éléments classiques du genre, avec le méchant souhaitant barrer la route de Turbo par tous les moyens ou les personnages secondaires joyeusement siphonnés, le film se révèle assez drôle et spectaculaire pour divertir, assumant totalement l'aspect loufoque de son synopsis (un escargot qui va faire la course avec de vrais pilotes à Indianapolis !). Très rythmé, le film sait aussi être touchant, grâce à une agréable simplicité qui fait mouche.

S'il reste surtout destiné aux enfants, Turbo est un film d'animation qui pourra plaire à tout le monde, grâce à une action et un humour très présents. Bien plus réussi que Planes malgré une histoire très semblable, il reste néanmoins bien moins abouti que les derniers films de DreamWorks (Les Croods, Les 5 légendes) mais se regarde avec un plaisir certain.

Note : 7/10




jeudi 3 octobre 2013

Drôles d'oiseaux


Titre : Drôles d'oiseaux (Zambezia)
Réalisateur : Wayne Thornley
Acteurs : Jeremy Suarez, Abigail Breslin, Jeff Goldblum
Date de sortie en France : 14 août 2013
Genre : animation, aventures

Synopsis : 
Au cœur de l’Afrique, au bord des majestueuses chutes Victoria, se dresse l’étonnante Cité des Oiseaux, Zambezia, perchée sur un baobab géant. C’est là que se rend Kai, un jeune faucon qui vit isolé avec son père dans la brousse et rêve de connaitre la ville.

Avis : 
Film d'animation sud-africain, Drôles d'oiseaux nous emmène donc en Afrique, au coeur d'un baobab géant peuplé de centaines d'oiseaux. On s'attendait alors à un joli spectacle, à des couleurs flamboyantes, tel qu'on avait pu le voir dans la série Madagascar. Hélas, le film de Wayne Thornley va évidemment souffrir de la comparaison avec un modèle que l'on a l'impression de voir à chaque plan.


Si on n'est pas surpris par le ton plutôt enfantin de l'ensemble, avec cet adolescent rebelle et courageux qui sauvera la communauté, ces thèmes fédérateurs et ces personnages hauts en couleur (l'éternel sidekick humoristique, la jolie camarade dont le cynisme cache la douceur), on l'est un peu plus devant une animation souvent très moyenne et très fade : le fameux baobab accueillant les oiseaux est à titre très décevant, et on ne croit à aucun moment qu'il renferme réellement les endroits que l'on verra plus tard dans le film, et les oiseaux sont souvent...moches, étrangement lisses.

L'histoire ne réserve quant à elle aucune surprise, les personnages étant très archétypaux et leurs relations évoluant avec une finesse assez puérile. Et si quelques scènes spectaculaires viennent pimenter le film, on restera la plupart du temps en dehors de cette aventure clairement destinée aux enfants...qui auront quand même l'embarras du choix pour trouver bien meilleur divertissement !

Note : 4/10




samedi 11 mai 2013

Jurassic Park


Titre : Jurassic Park
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum
Date de sortie en France : 20 octobre 1993 ; 1er mai 2013 (version 3D)
Genre : aventures, fantastique, dinosaure

Synopsis : 
John Hammond, le PDG de la puissante compagnie InGen, parvient à donner vie à des dinosaures grâce au clonage et décide de les utiliser dans le cadre d’un parc d'attractions qu’il compte ouvrir sur une île. Avant l'ouverture, il fait visiter le parc à un groupe d'experts pour obtenir leur aval. Pendant la visite, une tempête éclate et un informaticien corrompu par une entreprise rivale en profite pour couper les systèmes de sécurité afin de voler des embryons de dinosaures. En l'absence de tout système de sécurité pendant plusieurs heures les sauriens sont alors livrés à eux-mêmes. 

Avis : 
 Il est parfois compliqué de parler d'un film de façon objective, surtout quand il s'agit du premier film que l'on a vu au cinéma, et qu'il fait depuis partie de vos films préférés. C'est le cas pour Jurassic Park, que j'avais vu au moment où, jeune garçon, j'étais fasciné par les dinosaures, poussant cette passion jusqu'à lire tout ce que je pouvais, notamment la revue Dinosaures - sur les traces des géants de la Préhistoire et diverses encyclopédies. Aussi, même si je revois le film régulièrement avec un plaisir intact, l'occasion de le revoir sur grand écran était trop belle.


Premier constat : la 3D ne sert strictement à rien. A l'exception de quelques effets de profondeur et de quelques personnages qui semblent étrangement sortis de l'arrière-plan, on ne remarque absolument pas la différence. Second constat : la magie opère toujours. Prenant le soin de présenter ses personnages et l'arrière-plan scientifique (certes bien moins développé que dans le roman de Michael Crichton), Spielberg nous fait patienter avant les festivités grâce à des apparitions régulières de dinosaures. La première rencontre avec le Brachiosaure puis avec le Tricératops restent ainsi des moments fabuleux, avant que les prédateurs n'entrent enfin en scène.

L'attaque du T-Rex est un passage d'une formidable intensité, et vaut presque à elle seule de se déplacer pour revoir le film au cinéma, afin de profiter de tout son impact visuel et sonore. Spielberg démontre une nouvelle fois son sens du spectaculaire, et on s'étonnera encore de la qualité des effets spéciaux, mélange d'animatroniques et images de synthèse, qui n'ont pris aucune ride en vingt ans et s'avèrent encore bien plus réussis que dans beaucoup de blockbusters récents. Les Vélociraptor, méconnus du grand public avant le film, assurent le spectacle pour la seconde partie, quand l'action passe des grands espaces de l'île aux couloirs étroits des bâtiments du parc.

Et si les dinosaures restent les stars de Jurassic Park, on notera quand même la qualité du casting, réunissant entre autres Sam Neill (Possession, La Leçon de piano), Jeff Goldblum (La Mouche, Independence Day), Laura Dern (Inland Empire, Sailor et Lula, The Master), Samuel L. Jackson (Pulp Fiction, Une journée en Enfer, Django unchained) ou encore Richard Attenborough (réalisateur de Chaplin et de Gandhi).

On pourra évidemment reprocher au film son scénario très linéaire ou s'agacer de la présence des deux enfants qui déclenchent catastrophe après catastrophe, mais le film alterne parfaitement les moments magiques et les scènes d'action d'anthologie, offrant un spectacle spectaculaire et familial comme Spielberg sait si bien le faire.

Note : 10/10


lundi 25 février 2013

Django Unchained


Titre :  Django Unchained
Réalisateur : Quentin Tarantino
Acteurs : Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio
Date de sortie en France : 16 janvier 2013
Genre : western

Synopsis : 
Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…

Avis : 
S'il a déjà revisité de nombreux genres, du film de guerre à la blaxploitation en passant par le film d'arts martiaux ou de gangsters, Tarantino a toujours montré une attirance particulière pour le western, notamment dans Kill Bill - volume 2 ou dans Inglourious Basterds, ou encore par le recours régulier au mexican standoff, dont l'exemple le plus célèbre reste celui de Le Bon, la Brute et le Truand. Aussi, le voir enfin s'attaquer au western, et plus particulièrement au western spaghetti de Leone (son réalisateur préféré) ou de Corbucci était attendu depuis très longtemps.

Trop longtemps peut-être ? En sortant de la séance, j'éprouvais la sensation très particulière d'avoir vu un excellent film, mais de rester néanmoins sur ma faim. En attendais-je trop, ou ce Tarantino souffre-t-il de la comparaison avec ses films précédents, voire de l'ombre des oeuvres auxquelles il rend hommage ? Evidemment, il convient de saluer la réalisation, toujours impeccable, et le casting, absolument merveilleux (DiCaprio parvient presque à éclipser Waltz !). On n'oubliera pas également de relever l'aspect parfaitement jouissif de certaines scènes, comme lorsque Django retrouve d'anciens tortionnaires. On savourera enfin l'humour du film, grâce notamment au culot du personnage interprété par Christoph Waltz, véritable maître du baratin, ou à un sens de l'à-propos hilarant, comme lorsque ces membres du Ku Klux Klan se plaignent de leurs cagoules aux trous mal ajustés !

Là où le film déçoit un peu, c'est justement sur le fait qu'en dehors des répliques fabuleuses que nous sert l'acteur autrichien, les dialogues sont bien moins percutants qu'à l'accoutumé, et sont surtout bien trop directs. Là où on appréciait les divagations de personnages discutant de tout et surtout de rien dans les précédents films du réalisateur, on a cette fois l'impression que chaque mot prononcé sert l'histoire...ce qui donne des passages moins réalistes, et un aspect terre-à-terre étonnant, les personnages étant moins riches que d'habitude, semblant n'exister que dans le film. La palme revient à l'apparition de Franco Nero, le Django de Sergio Corbucci, dans un dialogue qui n'a aucun intérêt autre que celui du clin d'oeil.

Même la bande originale déçoit un peu. On y retrouve évidemment des morceaux d'Ennio Morricone (de l'OST de Sierra Torride par exemple) ou des morceaux tirés du Django de Corbucci, mais on s'interroge en revanche sur la présence de morceaux de rap qui, tout aussi bons qu'ils puissent être, dénotent méchamment avec le film...Evidemment, ce ne sont que deux bémols perdus dans le flot de qualités du film, mais quand on regarde un Tarantino et qu'on ne savoure ni les dialogues, ni les musiques, il manque forcément quelque chose.

Django Unchained, qui emprunte d'ailleurs beaucoup à Inglourious Basterds, doit beaucoup à son casting étincelant : Waltz n'est jamais aussi bon que chez Tarantino, Leo DiCaprio étonne en grand méchant hystérique et séduisant, Samuel L. Jackson est une magnifique ordure, et quelques seconds rôles sont parfaits, comme Don Johnson. Outre quelques scènes destinées à rester dans les mémoires et quelques monstrueuses explosions de violence, ce western-hommage aux westerns m'a un peu déçu, ce qui est rare chez un Tarantino, notamment à cause de dialogues et de musiques bien moins mémorables que d'habitude...

Note :  7,5/10