dimanche 13 octobre 2024
The Last Breath
vendredi 23 août 2024
Trap
mardi 1 novembre 2022
Mako
Il faut bien avouer qu’entre le relatif exotisme du film et le décor prometteur d’une immense épave, Mako intrigue. Cette impression sera confirmée par le début du film, qui prend le temps de présenter ses personnages, avec leurs personnalités, leurs blessures, leurs conflits. On se demandera juste qui sont ces pêcheurs que l’on voit régulièrement, et qui semblent passer 4 jours pour attraper un requin. Le film n’apportera aucune réponse à cette question. Ce sera d’ailleurs son principal défaut : Mako multiplie les intrigues, lance de nombreuses pistes... mais en laisse beaucoup en suspens.
On s’interrogera ainsi sur les séquences du bateau resté en surface pendant que l’équipe de journalistes est sous l’eau, et sur le final incroyablement abrupt. On a en fait le sentiment qu’il manque des morceaux de film, que certains éléments ont été coupés, mais sans vérifier la cohérence avec le reste du film. Cela donne un film parfois frustrant, d’autant que l’on ne pourra pas vraiment se consoler sur le reste du film. A partir du moment où l’équipe plonge vers l’épave, le film plonge également vers l’ennui.
Malgré quelques séquences très réussies, le film devient soudain bavard, avare en attaques, avec de gros soucis de cohérence, un décor finalement très peu exploité – moins que dans Les Dents de la mer 4, par exemple - et tout le travail effectué lors des premières vingt minutes sur les personnages est mis en charpie pour revenir à des réactions souvent très connes de personnages de série B. Et c’est bien dommage, car le film avait une vraie carte à jouer en lorgnant vers l’horreur psychologique, par le biais du passé trouble de l’un des personnages... mais là encore, c’est sous-exploité.
En bref, ce « premier shark movie » venu des pays des pharaons est une vraie déception, souvent ennuyeuse et, surtout, terriblement frustrant. J'aurais vraiment aimé voir le film s'attarder davantage sur les problèmes d'égalité hommes / femmes, ou voir le bon gros méchant tout moche avoir une vraie importance. J'aurais adoré voir les requins mako mis en valeur. Ou tout simplement un vrai final...
samedi 3 septembre 2022
Esther 2 : les origines
Et c'est bien dommage, car cet élément parasite tout le film, alors que celui-ci n'est pas la catastrophe à laquelle tous ces choix étranges semblaient le destiner. Au contraire même, si l'on pense d'abord être devant être un copié-collé du premier volet, le scénario a l'excellente idée de bifurquer à mi-chemin pour offrir quelque chose. On regrettera simplement qu'il ne sache pas vraiment quoi faire de cette idée, notamment par rapport au personnage du père ou par rapport à la véritable Esther, dont la psychopathe prend la place.
Bref, pas une catastrophe, mais loin d'être aussi réussi ou étonnant que son aîné, Esther 2 arrive sans doute bien trop tard et aligne maladresse sur maladresse. Apparemment, en cas de succès, un troisième volet pourrait voir le jour : espérons qu'il s'agisse cette fois d'une suite, et qu'on ne fasse pas du personnage un énième slasher sans intérêt...
vendredi 19 août 2022
L'Année du requin
dimanche 17 juillet 2022
Mr. Klein
lundi 4 juillet 2022
The Requin
mercredi 30 mars 2022
Evil dead trap 2
L’ensemble culmine dans une dernière partie complètement folle, qui tranche radicalement avec un rythme qui était, jusque là, assez lent. On en sort un peu groggy, un peu étourdis par tout ce qui saute au visage, tant au niveau symbolique que visuel (la séquence de la baignoire), et le sentiment d’avoir sans doute raté quelques pièces pour rassembler tout le puzzle. Cela nous fera un bon prétexte pour replonger dans ce Evil dead trap 2 qui, s’il n’a rien à voir avec le premier, a quand même ce point commun : c’est une œuvre étonnante et très réussie, que l’on aura clairement envie de revoir !
samedi 11 décembre 2021
Last night in Soho
vendredi 30 juillet 2021
Old
mardi 30 mars 2021
Les Révoltés de l'An 2000
samedi 20 mars 2021
Magic
Lorsqu'on lit le synopsis de Magic, on pense être en terrain connu : celui du faux ventriloque accompagné de sa poupée qui est en fait humaine. Le jouet maléfique est un classique de l'épouvante, de la saga Chucky aux innombrables Puppet masters en passant par Dolls ou Dead silence, et on pense clairement, en tant que spectateur expérimenté et parfois un peu blasé, que l'on ne nous apprendra pas à faire la grimace. Heureusement, le film de Richard Attenborough (réalisateur oscarisé de Gandhi, que le grand public connaît sans doute davantage pour ses apparitions dans La Grande évasion ou Jurassic Park) va se montrer beaucoup plus malin.
Magic joue ainsi la carte de la maladie mentale plutôt que de l'explication surnaturelle, et l'excellent Anthony Hopkins incarne à merveille ce personnage maladivement timide et préférant se cacher derrière son pantin pour s'exprimer. Une posture qui lui permet d'obtenir davantage de succès auprès du public, de séduire enfin son amour d'enfance... mais qui ravage petit à petit l'esprit du magicien, qui délègue de plus en plus ses responsabilités à l'objet qu'il imagine vivant. La performance de l'acteur est d'ailleurs troublante, laissant toujours un doute sur cette marionnette par ailleurs astucieusement filmée : oui, Corky est malade... mais n'a-t-on pas souvent l'impression que le regard ou le rictus de Fats est légèrement différent selon les plans ?
C'est sans doute ce qui m'a le plus impressionné dans ce film : sans jamais sembler donner de poids à la thèse de l'irréel, insistant même sur la progression de la folie de Corky, il laisse juste la porte entrouverte, juste assez pour titiller l'esprit du spectateur, et on pourra sans doute le revoir sous cet angle différent, en imaginant que Fats, cette poupée à l'apparence si remarquable, est bien doté d'une pensée propre. Simplement brillant.
mercredi 13 novembre 2019
Vigilante
Titre : Vigilante
Réalisateur : William Lustig
Acteurs : Robert Forster, Fred Williamson, Richard Bright
Date de sortie en France : 12 janvier 1983
Genre : drame, thriller
Synopsis :
Avis :
vendredi 4 octobre 2019
Halloween 3 : le sang du sorcier
Titre : Halloween 3 : le sang du sorcier (Halloween III : season of the witch)
Réalisateur : Tommy Lee Wallace
Acteurs : Stacy Nelkin, Ralph Strait, Tom Atkins
Date de sortie en France :
Genre : épouvante, horreur, thriller
Synopsis :
samedi 31 août 2019
Memories of murder
Titre : Memories of murder (Salinui chueok)
Réalisateur : Bong Joon-ho
Acteurs : Song Kang-Oh, Kim Sang-kyung, Hie bong Hyeon
Date de sortie en France : 23 juin 2004
Genre : policier, thriller
Synopsis :
Le film commence presque comme une parodie, en nous montrant les difficultés que rencontrent les policiers, face à des crimes qui les dépassent, face à des procédés qu'ils n'ont pas l'habitude d'utiliser, face à une population tantôt insouciante, tantôt hostile. On s'amuse presque de voir les enquêteurs incapables de relever ou d'exploiter le moindre indice... jusqu'à ce que cette incompétence prenne à son tour le caractère d'une parodie, de justice cette fois : falsification de preuves, intimidations de suspects, aveux arrachés par la force, tout est bon pour dénicher un coupable pour donner une impression d'efficacité. Jusqu'à finalement se mettre la population à dos et négliger des éléments importants.
Et si l'on pense que l'arrivée d'un détective de la capitale va permettre de faire avancer les choses, on en sera pour nos frais. S'il remet un peu d'ordre et de méthode dans l'enquête, quitte à entrer en conflit avec les policiers locaux, il va peu à peu être à son tour dépassé par les événements et sombrer dans les travers de ses collègues. Bref, malgré des rebondissements et des découvertes régulières, on aura surtout l'impression que les recherches tournent en rond, et les déductions ne mènent finalement pas à grand chose.
Memories of murder est ainsi de plus en plus sombre, et réussit même à nous placer aux côtés du duo de policier (dont le formidable Song Kang-Oh), et questionne en fin de métrage notre rapport à l'éthique, notre perception du bien et du mal. Un véritable tour de force, magnifié par quelques séquences formidables, teintées d'humour noir. Un incontournable du genre.
Note : 9/10
jeudi 11 juillet 2019
Golden glove
Titre : Golden glove (Der Goldene Handschuh)
Réalisateur : Fatih Akin
Acteurs : Jonas Dassler, Margarete Tiesel, Hark Bohm
Date de sortie en France : 26 juin 2019
Genre : drame, thriller
Synopsis :
Hambourg, années 70. Au premier abord, Fritz Honka, n’est qu’un pitoyable loser. Cet homme à la gueule cassée traîne la nuit dans un bar miteux de son quartier, le « Gant d’or » (« GoldenGlove »), à la recherche de femmes seules. Les habitués ne soupçonnent pas que Honka, en apparence inoffensif, est un véritable monstre.
Avis :
Inspiré de l'histoire vraie de Fritz Honka, Golden glove nous plonge dans le quotidien étouffant d'une certaine classe moyenne de l'Allemagne des années 70, mélange de précarité, d'alcoolisme au dernier degré, de réminiscence de la Seconde Guerre mondiale, de prostitution. Au milieu de l'improbable bande de piliers de bar du Goldene Handschuh, la tronche improbable de Fritz Honka, au strabisme monstrueux dissimulé derrière d'épaisses lunettes, au nez difforme, à la dentition cauchemardesque.
Cette ambiance poisseuse, on ne la quittera jamais : si le bar est glauque, l'appartement de Honka l'est encore plus. Exigu, sale, difficile d'accès, décoré avec le plus mauvais goût possible, on a presque l'impression de sentir les effluves nauséabondes de l'endroit, d'autant que celui-ci cache dans ses murs d'immondes secrets. Et si tout cela ne suffisait pas, l'endroit héberge un monstre, aussi effrayant que pitoyable, qu'on hésite presque à plaindre, parfois.
On ne respire donc jamais, passant du bar miteux à l'appartement dégueulasse au bar miteux, du quotidien déprimant de la bande de poivrots aux explosions de violence de Honka. Les rares moments de calmes, les rares éclairs de beauté sont voués à disparaître très rapidement ou à être souillés par l'esprit pervers de l'horrible tueur.
Il faut donc être prêt à souffrir pour supporter cette plongée de presque de deux heures dans cet enfer du quotidien doublé de l'enfer d'un tueur monstrueux. Porté par un Jonas Dassler impressionnant, Golden glove est un film dont on ne ressort pas indemne, et qui ne laissera personne indifférent.
Note : 8/10
lundi 20 mai 2019
Us
Titre : Us
Réalisateur : Jordan Peele
Acteurs : Lupita Nyong'o, Winston Duke, Elisabeth Moss
Date de sortie en France : 20 mars 2019
Genre : horreur, thriller
Synopsis :
dimanche 25 novembre 2018
Climax
Titre : Climax
Réalisateur : Gaspar Noé
Acteurs : Sofia Boutella, Romain Guillermic, Souheila Yacoub
Date de sortie en France : 19 septembre 2018
Genre : thriller
Synopsis :
Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif.
Avis :
S'il y a bien une chose que l'on peut reconnaître à Gaspar Noé, c'est de laisser rarement indifférent. Provocateur puéril pour certains, génie subversif pour d'autres, il continue à développer ses thèmes de prédilection avec Climax, comme toujours précédé d'une réputation double, entre rejet et fascination, parfois chez le même spectateur.
Avec Climax, le réalisateur nous offre un pot pourri, un oeuvre somme des expérimentations que l'on avait pu découvrir dans ses films précédents. Et s'il convoque toujours des réalisateurs tels que Argento, Buñuel, Pasolini (cités directement dans le film), c'est cette fois à sa propre filmographique que l'on pense : de Seul contre tous à Love, en passant par Irréversible et Enter the void, on retrouve tous ses éléments de langage cinématographique, avec ces longs plans séquences qui volent d'un personnage à un autre, avec cette caméra qui tournoie parfois plus que de raison, avec ce jeu constant sur les angles et les couleurs, avec enfin ce sentiment de malaise physique qui finit par nous atteindre.
Noé nous plonge ainsi au plus près de ses personnages, de l'euphorie essoufflante d'une exceptionnel scène de danse à l'impression que nous avons nous-même ingéré la drogue qui va faire de cette simple fête un cauchemar. Et tant pis si la démonstration est parfois un peu forcée, si certains acteurs sont très moyens, ou même si l'on ne distingue presque rien dans une dernière partie complètement folle : Climax nous a emmenés très loin dans son bad trip, et nous propose une expérience presque sensorielle.
En ce qui me concerne, malgré ses défauts, Climax est donc une nouvelle réussite pour Noé. Le plan séquence de la chorégraphie est la scène la plus folle que j'ai vue depuis longtemps au cinéma, et j'ai adoré la façon dont le film me donnait l'impression d'être moi-même complètement déchiré. Pas certain que je le revoie un jour, l'expérience étant très particulière...
Note : 7.5/10








































