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samedi 30 avril 2016

Desierto


Titre :‭ ‬Desierto
Réalisateur :‭ ‬Jonas Cuaron
Acteurs :‭ ‬Gael Garcia Bernal,‭ ‬Jeffrey Dean Morgan,‭ ‬Alondra Hidalgo
Date de sortie en France :‭ ‬13‭ ‬avril‭ ‬2016
Genre :‭ ‬thriller

Synopsis :‭
Désert de Sonora,‭ ‬Sud de la Californie.‭ ‬Au cœur des étendues hostiles,‭ ‬emmené par un père de famille déterminé,‭ ‬un groupe de mexicains progresse vers la liberté.‭ ‬La chaleur,‭ ‬les serpents et l'immensité les épuisent et les accablent‭… ‬Soudain des balles se mettent à siffler.‭ ‬On cherche à les abattre,‭ ‬un à un.‭

Avis :‭ 
Réalisé par le fils d'Alfonso Cuaron (Gravity), Desierto est donc un survival désertique mettant un groupe d'immigrants mexicains tentant de rejoindre clandestinement les Etats-Unis. Outre les dangers inhérents à ce voyage (la chaleur, le désert, la fatigue...), le groupe va rapidement être confronté à une menace bien plus grande en la personne d'un texan adepte de chasse à l'homme.


Avec une histoire finalement assez banale, Jonas Cuaron va nous donner un film plutôt intense, jouant parfaitement du paysage et du relief : grandes plaines dégagées, reliefs escarpés, champ de cactus... A l'image du psychopathe de Wolf Creek, le chasseur interprété par Jeffrey Dean Morgan (The Salvation, Prémonitions) connaît parfaitement le terrain et se révèle implacable... sauf lorsqu'il faut achever le héros.

Car on retrouve cette insupportable ficelle qui fait que le tueur abat facilement, sans sourciller, des cibles en mouvement à des dizaines de mètres, mais est incapable, à plusieurs reprises, de toucher Gael Garcia Bernal (No) pourtant bien plus proche et immobile. On s'étonnera aussi de l'endurance de certains personnages, pourtant épuisés par le simple fait de marcher. Quelques raccourcis qui ne seront certes pas catastrophiques, mais ne permettent pas au film de s'élever au-dessus du simple divertissement qu'on oubliera sans doute rapidement.

Note : 7/10


samedi 11 avril 2015

La Légende de Manolo


Titre : La Légende de Manolo (The Book of life)
Réalisateur : Jorge R. Gutierrez
Acteurs : Diego Luna, Zoe Saldana, Channing Tatum
Date de sortie en France : 22 octobre 2014
Genre : animation, romance

Synopsis : 
Depuis la nuit des temps, au fin fond du Mexique, les esprits passent d’un monde à l’autre le jour de la Fête des Morts. Dans le village de San Angel, Manolo, un jeune rêveur tiraillé entre les attentes de sa famille et celles de son cœur, est mis au défi par les dieux. Afin de conquérir le cœur de sa bien-aimée Maria, il devra partir au-delà des mondes et affronter ses plus grandes peurs. Une aventure épique qui déterminera non seulement son sort, mais celui de tous ceux qui l’entourent.

Avis : 
Produit par Guillermo del Toro, La Légende de Manolo est un film d'animation mêlant de façon étonnante coutumes mexicaines et... mythologie grecque. En effet, si l'action se déroule dans un village mexicain, et évoque la Fête des Morts, l'histoire rappelle forcément certaines légendes de la Grèce Antique, avec cette intervention des Dieux dans les affaires humaines et les épreuves traversées par le héros afin de conquérir sa bien aimée.


Pour en profiter totalement, il faudra néanmoins faire abstraction de caractères aux looks assez particuliers, tout en angles et, pour le dire franchement, plutôt laids. Mais on oublie assez vite cet élément grâce à un univers par ailleurs très coloré et très vivant, notamment lorsque Manolo arrive en Enfer. Tout cela dynamise largement un film, permettant d'oublier un scénario assez classique bien qu'efficace.

Peu de surprises en effet, le film s'adressant en priorité aux enfants, avec une gentille histoire d'amour et une rivalité à l'issue prévisible, ou encore l'attaque de grands méchants brigands dans la dernière partie. La Légende de Manolo joue la carte de la simplicité, et le fait plutôt bien, avec en prime une morale sympathique sans être trop niaise.

Bref, The Book of life est un film d'animation très sympathique, grâce à un mélange étonnant entre aventures inspirées de la mythologie grecque et un visuel issu du folklore mexicain. Cela donne un film clairement destiné aux enfants, mais au sous-texte assez riche pour être regardé sans déplaisir par les adultes !

Note : 7/10




mardi 7 avril 2015

Chappie


Titre : Chappie
Réalisateur : Neill Blomkamp
Acteurs : Sharlto Copley, Hugh Jackman, Sigourney Weaver
Date de sortie en France : 4 mars 2015
Genre : science-fiction, action

Synopsis : 
Dans un futur proche, la population, opprimée par une police entièrement robotisée, commence à se rebeller. Chappie, l’un de ces droïdes policiers, est kidnappé. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et ressentir par lui-même. Mais des forces puissantes, destructrices, considèrent Chappie comme un danger pour l’humanité et l’ordre établi. Elles vont tout faire pour maintenir le statu quo et s’assurer qu’il soit le premier, et le dernier, de son espèce.

Avis : 
Après District 9 et Elysium, et avant de réaliser le prochain Alien, Neill Blomkamp revient avec un nouveau film de SF : Chappie. Quelque part entre RoboCop et le Géant de fer, le réalisateur sud-africain nous invite ici à suivre un droïde doté d'une véritable intelligence artificielle. Problème, il faut absolument tout apprendre au robot, comme à un jeune enfant... et Chappie va en plus être kidnappé par un groupe de truands hauts en couleurs.


C'est une des forces de ce Chappie, qui ne va pas suivre les sentiers battus et éviter les lieux communs de ce genre de SF en se concentrant sur l'évolution de son droïde au sein d'un groupe inattendu, joyeuse déclinaison des gangsters kitsch que l'on rencontrait souvent dans les films des années 90. Bien sûr, il sera confronté à la frontière entre le bien et le mal, sera manipulé à son insu, découvrira l'amour, mais il va surtout reproduire le mode de vie de sa nouvelle famille.

Humour et tendresse seront ainsi les deux principaux éléments de la majeure partie du film, et si l'on ne s'étonne pas vraiment de s'attacher à ce Johnny 5 (Short circuit) des temps modernes, on va bizarrement se prendre d'affection pour sa famille d'adoption. Le film n'oublie cependant pas de nous livrer quelques redoutable scène d'action, où le style toujours aussi efficace de Blomkamp se marie à merveille avec ses références, de RoboCop toujours, avec cet affrontement contre le Moose, à Terminator.

On ne s'y trompera néanmoins pas : Chappie reste pour le moment le moins bon film de son réalisateur. Mais en attaquant son récit de SF sous un angle plutôt original, il nous livre un film extrêmement sympathique, avec des personnages très attachants au premier desquels Chappie, cette étrange créature aussi fragile qu'indestructible !

Note : 7/10


mercredi 21 mai 2014

Babel


Titre : Babel
Réalisateur : Alejandro Gonzalez Iñarritu
Acteurs : Brad Pitt, Cate Blanchett, Gael Garcia Bernal
Date de sortie en France : 15 novembre 2006
Genre : drame

Synopsis : 
En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...

Avis : 
Troisième volet d'une trilogie, après Amours chiennes et 21 grammes, Babel raconte donc le destin de quatre familles que rien, ou presque ne rapproche : Ahmed et Youssef sont deux enfants marocains ; Susan et Richard, un couple d'Américains ; Amélia, une nourrice mexicaine ; Chieko, une adolescente japonaise sourde... Quatre histoires pourtant liées, de façon plus ou moins évidentes, et toutes marquées par les préjugés et l'importance du regard de l'autre...


Avouons-le d'emblée : des quatre itinéraires, seuls les deux les plus étroitement liés, ceux des jeunes marocains et du couple américain, seront vraiment passionnants. On y ressent vraiment cette sensation de hasard malheureux, de petite maladresse aux terribles conséquences, mais aussi le choc des cultures, la force des a priori,  le couple Pitt-Blanchett étant abandonné dans une village perdu au milieu de nulle part par des compagnons craignant d'être pris en otage par des terroristes...

A côté de ces deux histoires passionnantes et tragiques, celles se déroulant au Mexique (avec les deux enfants du couple américain) et au Japon (sans véritable lien avec les autres) manquent clairement d'impact. Les personnages sont beaucoup moins attachants, voire même totalement antipathiques, et on s'ennuie royalement à chacune de leurs apparitions malgré une interprétation de qualité : on retrouve notamment Gael Garcia Bernal (La Mauvaise éducation, No) ou Rinko Kikuchi (Pacific Rim, 47 ronin).

Ces passages allongent considérablement la durée d'un film qui devient ainsi pénible à suivre par moments. 2h15 inégales donc, dont on retiendra surtout tout ce qui se déroule au Maroc à travers deux histoires passionnantes et très fortes, tandis que tout le reste est bien moins réussi, et surtout relié à l'histoire du couple de façon très artificielle, comme si l'ajout avait été forcé...

Note : 7/10




vendredi 23 août 2013


Titre : No
Réalisateur : Pablo Larraín
Acteurs : Gael García Bernal, Antonia Zegers, Alfredo Castro
Date de sortie en France : 6 mars 2013
Genre : drame, historique


Synopsis : 
Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet. 

Avis : 
 En 1988, Augusto Pinochet organise donc un référendum pour assurer son maintien au pouvoir tout en lui donnant une assise démocratique apparente. Avant la campagne, le résultat ne semble en effet faire aucun doute : les soutiens au dictateur sont nombreux, et les opposants sont souvent réduits au silence par peur de représailles ou par la certitude que rien ne changera vraiment. La campagne référendaire passe pour la première fois par la télévision, chaque camp disposant de 15 minutes quotidiennes pour diffuser ses messages.


No va ainsi suivre la campagne du "non" à travers le personnage de René Saavedra, jeune publicitaire, qui va appréhender la question de la démocratie non comme un idéal, mais comme un produit qu'il faut vendre au public. C'est là l'une des grandes forces du film : au-delà de son aspect politique, qui ne sert finalement que de toile de fond, il va étudier cet affrontement de propagandes. Face aux images du camp du "pour", qui entend rappeler aux chiliens les progrès opérés depuis la prise de pouvoir de Pinochet, Saavedra va opter pour une approche originale : celle de se concentrer sur le bonheur, la joie.

Saavedra semble ainsi un peu décalé au milieu de son groupe : il n'est jamais vraiment militant, et est plus intéressé par les aspects techniques, par le rythme de ses clips que par le rappel des heures sombres du pays. On le verra ainsi, à l'annonce de la victoire du "non", un peu perdu, détaché, avant d'aller reprendre son travail de publicitaire chez son patron partisan du "oui" comme si rien n'avait changé. Il ne sera vraiment concerné que lorsque ses actions attireront l'attention du camp opposé, et que sa famille sera surveillée et même menacée.

Reprenant des images d'archives, et optant pour un format en 4/3 et un grain destiné à vieillir l'image et la rapprocher d'un documentaire d'époque, No est un excellent film, aussi amusant et grinçant qu'inquiétant et intelligent, dépassant le simple film historique et politique pour entraîner une réflexion sur le pouvoir des médias sur le spectateur, un thème forcément d'actualité...

Note : 8,5/10