mercredi 16 octobre 2024
Nano Shark
vendredi 23 août 2024
Trap
samedi 17 août 2024
Alien : Romulus
Renouant avec l'identité des premières heures de la saga, pour le meilleur comme pour l'un peu moins bon, Fede Alvarez nous en offre de façon presque inattendue son épisode le plus réussi depuis 1986. Et je dois bien l'avouer : ça fait bien longtemps que je n'avais pas eu envie de suivre de nouvelles aventures dans cet univers... tant qu'on laisse Ridley Scott loin de tout ça !
samedi 27 avril 2024
Godzilla X Kong : le nouvel Empire
Suite aux événements de G vs K, Kong a emménagé dans la Terre creuse, et Godzilla est resté à la surface. Alors que le singe géant se lance dans une quête spirituelle profonde en recherchant ses semblables (inaugurant par la même occasion l'éternelle tendance des personnages à paraphraser ce que le spectateur avait parfaitement compris) entre deux bottages de cul de créatures étranges, le Roi des Monstres se tape de bonnes grosses siestes... entre deux bottages de cul de Titans. Bref, rien ne semblait les amener à se croiser de nouveaux sauf l'éternelle nouvelle menace, destinée à détruire le Monde et apparemment invulnérable. Rien de bien nouveau donc, et pourquoi pas finalement ?
Malheureusement, Adam Wingard et ses scénaristes (oui, il y en a plusieurs) avaient envie de développer l'univers du MV, ainsi que leurs personnages. Si nous sommes enfin débarrassés de Kyle Chandler et Millie Bobby Brown, nous devrons encore subir Kaylee Hottle dans le rôle de la jeune sourd-muette (sauf quand elle oublie d'être sourde) et Brian Tyree Henry dans le rôle du podcaster complotiste qui filme tout sauf ce qui peut être intéressant et uniquement là pour apporter la caution "comique" (entendez par là qu'il s'agit du personnage secondaire classique des blockbusters de ces dernières années, peureux et un peu idiot). Ils sont ici rejoints par Dan Stevens ("Colossal", "Abigail") dans le rôle de l'insupportable Trapper, incapable d'effectuer une action sans être accompagné d'une musique assourdissante destinée à rendre l'ensemble "trop cool"... là encore, comme dans de trop nombreux blockbusters de ces dernières années. Ce dernier est d'ailleurs au centre de séquences tombées du ciel, comme lorsque Kong a besoin de soin.
Le singe géant a une dent infectée ? Pas de problème, on a de quoi la remplacer. Kong s'est fait détruire le bras ? Pas de problème, un bras mécanique tombe du ciel. Kong a un des soucis d'érection ? Ah non tiens, le film n'est pas encore allé jusque là, même si on lui refile un fils adoptif.
Ainsi, pendant environ une heure, on se contente de suivre les aventures de Kong, de Godzilla et du groupe d'humains, comme aux plus belles heures des Voyages au centre de la Terre ou d'un énième Monde perdu, jusqu'à ce que l'histoire ne démarre vraiment, avec la découverte d'un sous-sol sous le sous-sol, et d'un groupe de singes réduits en esclavage et n'attendant qu'Indiana Jones pour les sauver. Entre temps, quelques combats, plus ou moins réussis (le premier combat de Godzilla est expéditif mais très efficace), plus ou moins parasités par des ralentis débiles, plus ou moins tronqués (Kong contre le monstre du lac, Godzilla vs Tiamat), plus ou moins sabotés par cette volonté d'aller toujours plus loin dans l'action illisible. Un véritable gâchis, tant certaines créatures sont superbes et méritaient mieux, comme Tiamat ou Shimo.
Bref, rien de nouveau pour ce Nouvel Empire, qui plaira sans doute aux fans de blockbusters insipides. Scénario basique, personnages humains sans grand intérêt, problèmes de cohérence, combat parfois spectaculaires et effets spéciaux généralement réussis si on n'est pas allergique aux fonds verts (9 fois le budget de l'oscarisé "Godzilla Minus One", par ailleurs). On ne change pas une formule qui gagne, et le fast-food hollywoodien nous offrira sans doute rapidement la suite. On parle d'ailleurs déjà d'une seconde saison de la sympathique série "Monarch : Legacy of Monsters", et de nouveaux films se concentrant (enfin !) sur de nouvelles créatures.
dimanche 31 décembre 2023
Horror in the high desert 2 : Minerva
vendredi 29 décembre 2023
Horror in the high desert
dimanche 5 novembre 2023
L'Exorciste - Dévotion
Sharksploitation
Le documentaire nous décrit donc toute cette histoire, avec de nombreux extraits, de formidables anecdotes (la fameuse réplique de Shark Attack 3 Megalodon), en invitant quelques intervenants plus ou mois prestigieux : Roger Corman (She Gods of shark reef, Sharktopus), Joe Dante (Piranha), Joe Alves (Les Dents de la mer 3), Mark Polonia (Sharkula, Jurassic Shark 3 Seavenge, Sharkenstein), Chris Kentis (Open Water - en eaux profondes), Johannes Roberts (47 meters down), Anthony C. Ferrante (Sharknado), Andrew Traucki (The Reef), Mario Van Peebles (USS Indianapolis : men of courage), Misty Talley (Zombie shark, Summer shark attack) et bien d'autres viennent ainsi évoquer leurs oeuvres et leur rapport aux requins.
Car le film se conclut en rappelant que tout ceci n'est que du cinéma, et que les requins, loin d'être les machines à dévorer de l'humain que l'on croise sur les écrans, sont en danger d'extinction. Un excellent documentaire donc, superbement documenté, qui plaira autant aux connaisseurs, qui en profiteront pour repérer les œuvres qu'ils auront ratées, qu'aux novices qui s'amuseront énormément de l'imagination des producteurs.
++ : le documentaire a remporté les prix du Jury et du Public au Paris Shark Week 2023.
samedi 4 novembre 2023
Saw X
mardi 13 juin 2023
All the boys love Mandy Lane
Tout d'abord, les jeunes adultes que nous allons suivre dans le film de Jonathan Levine (Warm bodies) ne sont pas juste là pour faire monter le bodycount, mais ont toutes une vraie personnalité, de vraies inquiétudes bref, sont de véritables adolescents, crédibles, auxquels on finit par s'attacher. Ensuite, l'identité du tueur est révélée très rapidement. Pas de suspense donc, mais plutôt une réflexion sur les motivations du meurtrier, et par extension sur les notions de harcèlement scolaire, de violence étudiante...
Ces éléments vont donner un film étonnamment cruel, puisqu'on va ressentir chacun des coups portés aux personnages, mais aussi la détresse de certains voyant arriver une mort soudaine et inévitable. On appréciera par ailleurs la violence des mises à mort, mais aussi la qualité de l'interprétation, de la sublime Amber Heard à la surprenante Whitney Able (Monsters).
Faux slasher, mais véritable perle, All the boys love Mandy Lane était une excellente surprise à l'époque de sa sortie : il est désormais un petit classique du genre, qui vieillit extrêmement bien grâce à une intelligence de chaque instant.
dimanche 12 mars 2023
Scream 6
lundi 30 janvier 2023
The Deadly Spawn
mardi 3 janvier 2023
Avatar : la voie de l'eau
samedi 26 novembre 2022
Ouija Shark 2
Ouija Shark 2 reprend là où le premier nous avait laissé : Anthony avait utilisé ses pouvoirs mystiques, et s'était sacrifié pour entraîner le Ouija Shark en Enfer. Ses proches tentent de trouver une solution afin de le faire revenir à la vie, tandis que le terrible Caldura entend bien utiliser le requin-ouija pour envahir le monde. Vous trouvez ce point de départ grotesque ? Vous n'avez encore rien vu.
Car l'Enfer selon John Migliore (l'interprète de Nathan, qui réalise également cette suite) est difficile à décrire avec des mots : c'est un peu comme si les déserts de Dune étaient peuplés des pires rebuts de La Planète des singes, tout en empruntant gaiement des éléments à l'univers cinématographique Marvel ou à Star Wars. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, cela fonctionne parfaitement, chaque détail étant susceptible de nous faire éclater de rire. Et lorsque le grand méchant Caldura, entouré de ses... caldurettes, se lance dans la démonstration de ses pouvoirs ou de ses talents musicaux, accompagné par le Ouija shark dans sa lutte contre Nathan, on pense avoir dépassé depuis longtemps les limites du bon sens et du raisonnable. Mais c'était sans compter le dernier acte du film.
Ce n'est pas vraiment une surprise, si vous avez vu l'affiche du film, ou son sous-titre : Ouija shark va trouver un adversaire à sa démesure, dans un final s'aventurant sur les terres du kaiju eiga, tout en renvoyant aux pires productions Asylum (Mega shark vs Crocosaurus, pour ne citer que le plus évident) : Ouija Shark va affronter... Tarot-Gator. Deux créatures gigantesques, qui vont se foutre sur la tronche au beau milieu d'une ville, tandis que Nathan et Caldura vont multiplier les boules d'énergie et les boucliers mystiques en parallèle. Un joyeux bordel, magnifié par des effets spéciaux superbement mauvais (Ouija shark est... une peluche) et un sens de l'à-propos franchement réjouissant, que ce soit dans les scènes de panique, les réactions de certains personnages (le journaliste, et surtout l'homme qui savoure les mésaventures de son ex), l'apparition furtive de Lloyd Kaufman, les transitions entre les scènes ou l'interprétation de chaque acteur.
Difficile d'ailleurs de ne pas évoquer la performance de Deborah Jayne Reilly Smith, parfaite dans cette capacité presque surnaturelle à rester constamment monoexpressive ou à rendre chacune de ses actions terriblement fastidieuse, à l'image de son long, très long périple dans la forêt où chaque petite branche posée au sol devient un obstacle difficile à surmonter.
Et le pire, c'est que tous ces éléments semblent, comme je l'ai dit en introduction, totalement volontaires, mais sans le cynisme qui accompagne par exemple la saga Sharknado. On sent chez John Migliore une volonté de s'amuser, de partager son délire avec les spectateurs, mais aussi un amour certain du cinéma (jusqu'à ici, de façon totalement inattendue, Le Septième Sceau !). Si le premier Ouija shark restait finalement assez sage, sa suite explose absolument tout sur son passage. Reste à savoir l'impact d'un tel film sur un spectateur le découvrant seul chez soi, alors qu'il est parfait sur grand écran, avec un public acquis à sa cause.



































