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mercredi 20 novembre 2019

Rambo : last blood


Titre : Rambo : last blood
Réalisateur : Adrian Grunberg
Acteurs : Sylvester Stallone, Yvette Monreal, Adriana Barraza
Date de sortie en France : 25 septembre 2019
Genre : action

Synopsis : 
Vétéran de la Guerre du Vietnam, John Rambo va devoir affronter un cartel mexicain.

Avis : 
A la fin du quatrième volet, John Rambo rentrait enfin chez lui, dans ce qui semblait être une conclusion parfaite pour la saga. Pourtant, afin de faire encore un peu d’argent sur le dos du personnage, Stallone et sa clique décident de remettre le couvert. Cette fois encore, c’est promis, c’est le dernier volet – même si le final laisse quand même la place pour d’autres aventures.


Finie l’Asie du Sud-Est, finis les soviétiques : cette fois, Rambo s’est posé tranquillement dans son ranch, fait du cheval avec un grand sourire, évoque ses démons intérieurs avec sa nouvelle famille sortie de nulle part. Et même s’il s’amuse à creuser des galeries sous sa propriété, l’ancien béret vert est devenu un gentil papy gâteau (gâteux?) avec la jeune Gabrielle, qu’il a élevée comme sa propre fille. Sauf que celle-ci va se faire enlever pour un cartel mexicain, qui va la droguer et la prostituer. Du coup, Rambo pas content va tuer tout le cartel.

Ce n’est pas du Shakespeare, mais depuis Rambo 2, on a l’habitude d’avoir un scénario prétexte, uniquement destiné à nous offrir des séquences d’anthologie où Rambo massacre ses ennemis grâce à ses talents de guerrier. Seulement, ce Last Blood rate à peu près tout ce qu’il entreprend. Dans la foulée pachydermique d’un Stallone de plus en plus pataud et inexpressif. Ce ne serait pas un défaut si l’acteur ne cherchait pas régulièrement à jouer la carte dramatique et émotionnelle, mais il se loupe tellement qu’on n’a même plus l’impression de voir Rambo, mais plutôt Rocky Balboa ou Stallone lui-même.

Ainsi, on se fout complètement de ces nouveaux personnages qu’on nous balance à la tronche sans autre forme de procès, les grands méchants sont complètement transparents, et les tentatives pour faire croire que Rambo est encore torturé par son passé échouent lamentablement. Il ne restera finalement que la séquence finale pour apporter enfin un peu d’intérêt et d’énergie au film… Espérons que cette fois, le personnage prenne enfin sa retraite, même s’il méritait sans doute un autre départ…

Note : 2/10



lundi 25 janvier 2016

Creed - l'héritage de Rocky Balboa


Titre : Creed – l'héritage de Rocky Balboa (Creed)
Réalisateur : Ryan Coogler
Acteurs : Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson
Date de sortie en France : 13 janvier 2016
Genre : drame, sportif

Synopsis :

Adonis Johnson n'a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poids lourd Apollo Creed décédé avant sa naissance. Pourtant, il a la boxe dans le sang et décide d'être entraîné par le meilleur de sa catégorie. À Philadelphie, il retrouve la trace de Rocky Balboa, que son père avait affronté autrefois, et lui demande de devenir son entraîneur. D'abord réticent, l'ancien champion décèle une force inébranlable chez Adonis et finit par accepter…

Avis : 
 Revenu en grâce lors du sixième volet de la saga, Rocky Balboa se retire enfin du ring pour ce spin-off. Tant mieux, quand on voit ce que ça donnait dans Match retour. Cette fois, l'Etalon Italien va se contenter de devenir le mentor du fils de son plus fameux adversaire : Apollo Creed. 


Nouveau retour aux sources pour la saga donc, qui va emprunter les sentiers déjà usés par les épisodes précédents. Le jeune Creed se voit offrir une chance pour le titre alors qu'il n'est encore qu'un boxeur de seconde zone (Rocky), sera confronté à la maladie d'un proche (Rocky II : la revanche), devra revenir aux sources du noble art afin d'oublier ses privilèges (Rocky III : l'oeil du tigre), avant d'aller affronter son adversaire dans un environnement hostile (Rocky IV). Ca fait quand même beaucoup, surtout que les références visuelles et sonores sont aussi très nombreuses.

Le film perd ainsi en spontanéité, mais se rattrape du côté de l'intensité, avec des combats encore plus impressionnants que dans le récent La Rage au ventre : au menu, un affrontement phénoménal en plan-séquence, et une guerre totale lors du duel de fin de métrage. Une intensité que l'on retrouve également chez Stallone, parfait dans le rôle du vieux mentor, et un peu moins chez Michael B. Jordan (Fruitvale Station, Les 4 fantastiques), convaincant mais parfois un peu fade.

Beaucoup de déjà-vu, mais aussi beaucoup d'intensité et quelques séquences d'anthologie : si j'osais une comparaison un peu acrobatique, je rapprocherais ce septième volet de la saga Rocky à un autre septième volet sorti il y a quelques semaines : Le Réveil de la Force. Quelques défauts, mais l'essentiel est là : les scènes d'affrontements sont formidables, et l'émotion bien présente. 

Note : 7.5/10




jeudi 21 août 2014

Expendables 3


Titre : Expendables 3 (The Expendables 3)
Réalisateur : Patrick Hugues
Acteurs : Sylvester Stallone, Jason Statham, Mel Gibson
Date de sortie en France : 20 août 2014
Genre : action

Synopsis : 
Barney, Christmas et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks, qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney. Stonebanks devint par la suite un redoutable trafiquant d’armes, que Barney fut obligé d’abattre… Du moins, c’est ce qu’il croyait. Ayant échappé à la mort, Stonebanks a maintenant pour seul objectif d’éliminer l’équipe des Expendables. Mais Barney a d’autres plans... Il décide d’apporter du sang neuf à son unité spéciale et d’engager de nouveaux équipiers plus jeunes, plus vifs et plus calés en nouvelles technologies. Cette mission se révèle rapidement un choc des cultures et des générations, entre adeptes de la vieille école et experts high-tech. Les Expendables vont livrer leur bataille la plus explosive et la plus personnelle…

Avis : 
Après un premier volet décevant et un second chapitre beaucoup plus convaincant, on attendait les Expendables au tournant pour ce troisième film. Si Bruce Willis et Chuck Norris n'ont pas rempilé, et que Jacky Chan, Milla Jovovich, Nicolas Cage ou encore Steven Seagal, longtemps évoqués, ne rejoignent pas l'équipe, la troupe de Stallone reçoit trois nouveaux renforts de poids : Harrison Ford, Wesley Snipes, Antonio Banderas et Mel Gibson. A leurs côtés, quelques acteurs et sportifs plus jeunes... et méconnus. Changement de réalisateur également : après l'expérimenté Simon West, c'est Patrick Hugues, un seul long-métrage dans les bagages, qui s'y colle.


Hélas, tous ces changements ne suffiront pas à entraîner Expendables 3 dans la ligne du second volet. Au contraire, on va revenir à cette espèce de nombrilisme insupportable qui faisait la signature du premier film, avec en plus des héros qui s'apitoient sur leur sort et une confrontation entre vieilles gâchettes et nouvelle génération sans aucun intérêt : on ne va tout simplement pas voir un Expendables pour voir des inconnus en remontrer aux vieilles gloires, ni pour voir ces vieilles gloires faire dans l'introspection.

Le film se prend ainsi trop au sérieux, à l'exception des nouvelles recrues : Harrison Ford cabotine, Antonio Banderas, incapable de se taire, est hilarant, et Mel Gibson tire une nouvelle fois son épingle du jeu dans un rôle de méchant / badass qui semble lui coller à la peau ces dernières années (Machete kills, Kill the gringo...). Cela ne sauve cependant pas le film, handicapé par une mise en scène pachydermique et une exagération cartoonesque dans les scènes d'action qui ne colle tout simplement pas avec le ton général...

Bref, Expendables 3 constitue une nouvelle déception dans une saga qui aura une nouvelle fois eu les yeux plus gros que le ventre, et qui va en plus dans le sens contraire de ce qu'attend le public d'un tel film. Rendez nous donc nos vieux héros, leur décontraction et un réalisateur aguerri, et reprenez ce film qui n'a d'Expendable que le nom...

Note : 4/10


lundi 11 août 2014

Expendables 2 : unité spéciale


Titre : Expendables 2 : unité spéciale (The Expendables 2)
Réalisateur : Simon West
Acteurs : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jean-Claude Van Damme
Date de sortie en France : 22 août 2012
Genre : action

Synopsis : 
Les Expendables sont de retour, et cette fois, la mission les touche de très près... Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, Lee Christmas, Yin Yang, Gunnar Jensen, Toll Road et Hale Caesar – et deux nouveaux, Billy The Kid et Maggie – l’opération semble facile. Mais quand l’un d’entre eux est tué, les Expendables jurent de le venger. Bien qu’en territoire hostile et donnés perdants, ils vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales. Cette guerre-là n’est pourtant rien comparée à ce qu’ils vont faire subir à l’homme qui a sauvagement assassiné leur frère d’armes…

Avis : 
Après un premier film décevant, la joyeuse troupe de mercenaires menée par Stallone revient, avec des renforts : Jean-Claude Van Damme (Tous les coups sont permis, JCVD), Chuck Norris (Le Jeu de la mort, Portés disparus) et Liam Hemsworth (Hunger Games) rejoignent le casting, encadrés cette fois par le réalisateur Simon West (Les Ailes de l'Enfer). Des ajouts et des changements qui vont se révéler payants pour cette suite bien plus réussie que son modèle.


Car cette fois, le film assume enfin son héritage Bis et affiche une décontraction et un autodérision bienvenues : les acteurs s'amusent de leur image, quitte à parfois en faire trop (les I'll be back de Schwarzy finissent par lasser), les scènes d'action jouent la carte de l'exagération et les personnages sont de joyeux stéréotypes. On s'amuse ainsi notamment à voir un JCVD en grande forme en faire des tonnes dans son rôle de méchant très méchant ou un Chuck Norris invincible et collant au personnage de demi-dieu imaginé depuis des années dans les Chuck Norris facts sur internet.

Chacun des personnages est ainsi bien mieux mis en valeur que dans le premier film, qui se reposait trop sur Stallone et Statham, et la réalisation se met également au niveau : on sens quand même une différence énorme entre la mise en scène paresseuse de Stallone et celle d'un habitué des films d'action comme Simon West. On s'amuse ainsi beaucoup devant un spectacle généreux et efficace, où les morceaux de bravoure et les divers affrontements sont particulièrement réussis.

Expendables 2 est donc ce qu'Expendable aurait dû être : un film d'action totalement décomplexé et fun, avec un véritable recul plutôt qu'un film nombriliste et prétentieux. Espérons que le troisième volet continue sur cette lancée !

Note : 7,5/10


dimanche 3 août 2014

Expendables : unité spéciale


Titre : Expendables : unité spéciale (The Expendables)
Réalisateur : Sylvester Stallone
Acteurs : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li
Date de sortie en France : 18 août 2010
Genre : action

Synopsis : 
Ils n'ont jamais connu d'autre mode de vie que la guerre. Ils n'ont de loyauté qu'envers les membres de leur propre équipe. Ce sont les Expendables, une unité spéciale.

Avis : 
C'était un projet un peu fou, et forcément alléchant pour les fans des films d'action des années 80 et 90 dopés à la testostérone : réunir, le temps d'un film, les héros de ces séries B. Sous la direction de Sylvester Stallone (Rocky, Rambo...), ce sont donc Jason Statham (Le Transporteur, Homefront), Jet Li (Fist of legend, L'Arme fatale 4), Dolph Lundgren (Punisher, Rocky IV), Eric Roberts (Runaway train), David Zayas (la série Oz), Gary Daniels (Ken le survivant, Niki Larson), Mickey Rourke (Sin City, The Wrestler) ainsi que l'ancien joueur de football Terry Crews (Tout le monde déteste Chris), l'ancien combattant de l'UFC Randy Couture (Le Roi Scorpion 2) et l'ancien catcheur Steve Austin (Les Condamnés). Ajoutez à tout ce beau monde des apparitions de Arnold Schwarzenegger (Terminator, Le Dernier rempart) et Bruce Willis (Piège de cristal, Die Hard 5) et vous avez une brochette plus que réjouissante !


Pourtant, Expendables ne sera jamais au niveau de ce qu'on pouvait en attendre. Son principal défaut ? Celui de se prendre bien trop au sérieux, préférant se regarder le nombril plutôt que de livrer une oeuvre décomplexée et fun. Les exemples les plus frappants sont la rencontre entre Stallone, Schwarzenegger et Willis, ou le monologue de Rourke. Une volonté de sérieux qui tranche radicalement avec l'emballage général du film.

En effet, il faut quand même reconnaître que c'est souvent très mal filmé, que les effets spéciaux sont très moyens et que l'histoire est plus qu'idiote. Si le film avait été pensé comme une série B reprenant les codes de ses modèles, à l'image de la tendance Grindhouse de Rodriguez et Tarantino, cela aurait pu être une qualité : mais face à la prétention d'ensemble, ça fait un peu tâche. Dommage, car certains passages sont vraiment réussis, et Jason Statham et l'incomparable Eric Roberts se taillent vraiment la part du lion.

Bref, Expendables : unité spéciale n'est pas le monument d'action décomplexée que l'on pouvait en attendre. Il réussit même à être inférieur à certains films de plusieurs des acteurs qu'il regroupe, en étant bien moins généreux et spontané. Un gâchis qui sera néanmoins réparé avec la suite, cocktail bien plus réussi de décontraction et d'autodérision, mais que viendront confirmer les films suivants de Stallone, comme le navrant Du plomb dans la tête...

Note : 4/10


lundi 7 avril 2014

Match retour


Titre : Match retour (Grudge match)
Réalisateur : Peter Segal
Acteurs : Robert De Niro, Sylvester Stallone, Kevin Hart
Date de sortie en France : 22 janvier 2014
Genre : drame, sportif, comédie

Synopsis : 
Henry "Razor" Sharp et Billy "The Kid" McDonnen sont deux boxeurs de Pittsburgh propulsés sous le feu des projecteurs grâce à leur rivalité ancestrale. Chacun a eu l'occasion de battre son adversaire à l'époque de sa gloire, mais en 1983, alors qu'ils s'apprêtaient à disputer un troisième match décisif, Razor a soudain annoncé qu'il arrêtait la boxe : sans explication, il a ainsi brutalement mis fin à leur carrière à tous les deux.
Trente ans plus tard, le promoteur de boxe Dante Slate Jr., y voyant une occasion de gagner beaucoup d'argent, leur fait une offre irrésistible : monter sur le ring pour obtenir leur revanche une bonne fois pour toutes.

Avis : 
Stallone semble décidément bien décidé à montrer que non, il n'est pas has-been et a encore de beaux restes... Seulement, à force d'empiler les projets qui se ressemblent tous, à base de retour d'anciennes légendes, Stallone montre surtout qu'il est trop vieux pour toutes ces conneries et n'offre plus que des films allant du gros navet prétentieux (Du plomb dans la tête) au film d'action très moyen.


Avec Match retour, Sly reprend les gants, et est cette fois accompagné de Robert De Niro. Evidemment, une telle réunion sur un ring rappelle deux des personnages les plus remarquables de leurs carrières respectives : Rocky pour l'un, Jack La Motta (Raging Bull) pour l'autre. Des personnages auxquels le film va d'ailleurs faire référence, en tournant en dérision certains passages tels que la chambre froide ou le one-man show.

Pour le reste, le film va être horriblement banal. Les rivaux qui se détestent mais apprennent peu à peu à se respecter, les personnages qui découvrent des éléments cachés de leur passé, et qui révèlent - et dépassent ! - leurs faiblesses. Et au passage, ils vont évidemment réussir à se dépasser physiquement, à faire taire les sceptiques bref, à redevenir des héros. Le tout sur fond de comédie américaine souvent lourde (Kevin Hart est insupportable).

Bref, Match retour la perte de vitesse de Stallone, qui entraîne ici De Niro dans une comédie dramatique sportive pachydermique. Rarement amusante, rarement touchante et rarement intense, l'oeuvre de Peter Segal donne une nouvelle fois envie de voir Sylvester Stallone prendre enfin sa retraite...

Note : 3/10


dimanche 23 février 2014

Homefront


Titre : Homefront
Réalisateur : Gary Fleder
Acteurs : Jason Statham, James Franco, Winona Ryder
Date de sortie en France : 8 janvier 2014
Genre : action, thriller

Synopsis : 
Ancien agent de la DEA (Brigade américaine des stupéfiants), Phil Broker se retire dans un coin tranquille de la Louisiane avec sa fille pour fuir un lourd passé… Mais Broker ne tarde pas à découvrir qu'un dealer de méthamphétamines, Gator Bodine, sévit dans la petite ville et met en danger sa vie et celle de sa fille. Face à la menace et à la violence croissantes, Broker n'a d'autre choix que de reprendre les armes…

Avis : 
Basé sur un scénario de Sylvester Stallone qui trainait au fond d'un tiroir depuis un moment, Homefront met Jason Statham dans le rôle classique d'un ex-flic, retiré de façon anonyme dans un village de bouseux, mais qui sera finalement rattrapé par son passé et devra reprendre du service pour protéger sa famille et compenser l'incompétence crasse du shérif local.


En tant qu'ancien flic, Statham ne craint rien ni personne, tabassant tranquillement les prolos du coin, même avec les mains dans le dos. Et pour protéger sa fille, il lui a également appris quelques techniques pour qu'elle puisse impunément péter le nez du moindre gamin consanguin qui la harcèle un peu. Forcément, ça ne plaît pas aux parents, et c'est le drame : la mère demande à son frère de s'en mêler, et le frère, petit trafiquant sans envergure mais toujours ravi de pouvoir voler la peluche d'une petite fille, va essayer de faire peur à Statham.

On est donc ici face au thriller d'action de base, avec son héros invincible, ses terribles méchants étrangement inoffensifs, même face à une fillette, et ses sous-intrigues à peine esquissées : le fait que le personnage de James Franco soit vite dépassé par le gang qu'il contacte ? l'idylle naissante entre Statham et le professeur de sa fille ? l'étrange méfiance de Statham envers le shérif ? On oublie vite tout ça, et on attend le dernier acte en voyant Statham et son enfant profiter de la vie au ralenti, à cheval, dans un cadre bucolique.

Bien sûr, tout cela restera efficace, l'acteur principal démontant du méchant péquenaud, massacrant les membres du gangs. Et même James Franco réussit tant bien que mal à tirer son épingle du jeu. Mais quand même, faudrait que Stallone comprenne qu'il ne suffit pas de nous balancer les mêmes recettes à chaque film pour que cela fonctionne, surtout quand c'est aussi con...

Note : 3,5/10


 

vendredi 17 janvier 2014

Evasion


Titre : Evasion (Escape plan)
Réalisateur : Mikael Håfström
Acteurs : Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone, Jim Caviezel
Date de sortie en France : 13 novembre 2013
Genre : action

Synopsis : 
Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées. Il teste lui-même l’efficacité de ses bâtiments en se faisant enfermer puis en s’évadant. Contacté par une société privée souhaitant tester un concept révolutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier. Piégé dans ce complexe ultra-moderne, harcelé par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray découvre une conspiration pour le faire disparaître à jamais. Sa seule chance de survie : une alliance avec Emil Rottmayer, un co-détenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de s’évader, ils vont d’abord devoir se faire confiance.

Avis : 
Ils ne s'arrêtent plus ! Depuis que la carrière de Stallone connait un second souffle, celui-ci semble bien décidé à en profiter un maximum, pour le meilleur (Rocky Balboa) comme pour le pire (Du plomb dans la tête). Il entraîne dans son sillage son rival des années 80, Arnold Schwarzenegger, dont la présence dans Expendables 2 apportait une bonne dose du second degré qu'il manquait au premier volet, et qui a cette année transformé l'essai avec le sympathique Le Dernier rempart


Pour cette nouvelle rencontre entre les deux vedettes, Mikael Håfström (Chambre 1408, Le Rite) nous met devant un film d'évasion. Stallone est donc un génie de l'évasion, Schwarzenegger un prisonnier mystérieux, et Jim Caviezel (La Passion du Christ) le patron de cette prison haute-technologie d'où les deux anciens vont devoir s'évader. Une mission impossible ? Pas pour ces deux hommes qui sont présentés comme des surdoués (oui, ça surprend) et sont capables de supporter les violences, les humiliations, tout en échafaudant des plans irréels.

De façon très classique, on alternera donc entre les séquences d'observation et les expériences du duo de prisonniers pour repérer les faiblesses de cette prison, et leur débriefing dans le réfectoire. Le tout suit un rythme assez mou, Evasion ne versant vraiment dans l'action que dans une dernière partie marquée par des fusillades et de nombreuses cascades. Et si Schwarzenegger tire comme souvent son épingle du jeu, Stallone confirme son absence totale d'expressivité...

La réunion entre les deux monstres sacrés du cinéma d'action des années 80 n'est donc finalement qu'un pétard mouillé, une sorte d'épisode trop long de la série Prison break au rythme bien trop mou pour convaincre. Le film a finalement pour unique intérêt de constater une nouvelle fois la forme de Schwarzy par rapport à Sly, dont la dernière heure de gloire semble toucher à sa fin...

Note : 3,5/10


dimanche 16 juin 2013

Du plomb dans la tête


Titre : Du plomb dans la tête (Bullet to the head)
Réalisateur : Walter Hill
Acteurs : Sylvester Stallone, Sung Kang, Jason Momoa
Date de sortie en France : 27 février 2013
Genre : action

Synopsis : 
Tueur à gages à La Nouvelle-Orléans, James Bonomo, dit « Jimmy Bobo », a pour règle de ne jamais tuer un innocent. Après l’exécution d’un contrat, il laisse derrière lui un témoin, vivant. Pour le punir de ce travail bâclé, son partenaire Louis est abattu par un mystérieux assassin. Lorsque l’inspecteur de police Taylor Kwon arrive en ville pour rejoindre son équipier et suivre une nouvelle piste sur une ancienne affaire, il découvre que celui-ci a été tué. Tous les indices accusent Jimmy et son complice désormais disparu, Louis. Pour trouver qui a tué leurs partenaires respectifs, le flic et le tueur à gages vont être forcés de faire équipe. Bien que chacun d’un côté de la loi, ils vont vite se rendre compte que la frontière est mince…

Avis : 
On a cru un moment que Stallone vieillissait bien : le temps d'un Rocky Balboa et d'un John Rambo, il redonnait une seconde jeunesse aux personnages qui avaient fait sa gloire, et ainsi à sa propre carrière. Il enchaînait alors avec les deux Expendables, la lourdeur du sérieux du premier volet se transformant miraculeusement en un second degré réjouissant dans sa suite. Avec Du plomb dans la tête, il tente de surfer une nouvelle fois sur cette vague de films tenter de ressusciter l'esprit du cinéma d'action des années '80 et '90...et ne réussit finalement qu'à titiller les pires spécimens du genre.



Entièrement dédié à la gloire de Stallone, ce nouveau film de Walter Hill (48 heures) va en effet se louper dans les grandes largeur. Partant d'un scénario ultra-basique, se contentant d'aligner les poncifs, Du plomb dans la tête réunit donc deux héros que tout oppose : un flic confronté à la corruption de ses collègues (Sung Kang - Fast & Furious 3-4-5-6), et un tueur à gage dont l'apparence brute dissimule un vrai sens de l'honneur et un coeur gros comme ça (Stallone). Cela ne s'arrange pas quand on confronte ces deux hommes à un grand méchant qui règne sur la pègre du coin (Adewale Akinnuoye-Agbaje, surtout connu pour les séries Lost, les disparus et Oz), et qui a un colosse mono-expressif comme garde du corps (Jason Momoa, le Conan du remake de Marcus Nispel et le Khal Drogo de Games of thrones).

Si l'absence de scénario n'est pas toujours un véritable défaut dans un film de ce genre, elle se fait ici cruellement ressentir par l'absence totale d'intensité, autant dans les échanges (Stallone se contente d'ânonner des répliques affligeantes) que dans les affrontements, le sommet étant atteint dans un affrontement en caleçon dans un hammam, où l'intensité que l'on pouvait voir dans une scène similaire de Les Promesses de l'ombre de Cronenberg laisse place à un duel mollasson dont la virilité moite incite même à sourire. Seul le combat final, passage obligé du film, entre Stallone et Momoa, relèvera un peu le niveau, bien qu'il soit rapidement expédié.

Du plomb dans la tête, c'est du cinéma qui n'a rien dans la tête, se contentant de flatter l'égo de Stallone dans un film sans aucune imagination, dont les tics de réalisation (ces arrêts sur image sans raison, ces flash de couleur) ne parviennent à masquer ni la médiocrité, ni la prétention, là où Schwarzenegger réussissait, avec Le Dernier rempart, à apporter un recul certain sur son personnage vieillissant.

 Note : 1/10