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dimanche 24 octobre 2021

Le Grand tournoi


Titre : Le Grand tournoi (The Quest)
Réalisateur : Jean-Claude Van Damme
Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Roger Moore, James Remar
Date de sortie en France : 24 juillet 1996
Genre : arts martiaux, aventures

Synopsis : 
En 1925, Christophe Dubois, acrobate de rue, est le leader d'un groupe d'orphelins qui vivent de rapine. Leur dernière prise, une mallette remplie d'argent dérobée à un gangster, va bouleverser sa vie. Retrouvé par les trafiquants, Christophe s'enfuit et se cache dans les cales d'un cargo en partance pour l'Extrême-Orient. Découvert par l'équipage, il est enchainé puis libéré par des pirates qui écument les côtes chinoises. Lord Dobbs, leur chef, remarque l'extraordinaire aptitude de Christophe au combat et décide d'un faire un champion de combats clandestins.
 
Avis : 
 Le Grand tournoi est la première réalisation de Jean-Claude Van Damme, à une époque où ses films commencent à rencontrer moins de succès. Souhaitant sans doute rester en terrain connu et exploiter une recette qui a fait ses preuves, il reprend l’idée d’un tournoi auquel le personnage principal n’était à l’origine pas voué à participer. On pense évidemment à Tous les coups sont permis ou Kickboxer, le tout dans une ambiance bien particulière. 


Car le film prend place en 1925, dans une île perdue au large du Siam, donnant à l’ensemble un côté film d’aventures au charme un peu désuet mais appréciable. Un charme renforcé par la présence de Roger Moore, qui apporte son flegme tout britannique à un personnage de vieille fripouille à qui l’on donnerait pourtant le bon Dieu sans confession. Mais si l’ancien James Bond tire largement la couverture à lui, on est surtout là pour les combats.

Et il faut bien avouer que ceux-ci sont particulièrement prenants. Les affrontements opposent des combattants d’origines diverses, et on prend un vrai plaisir à voir s’opposer des styles radicalement différents, du sumo à la boxe thaï en passant par la boxe ou la capoeira. Mention spéciale pour le combattant chinois, d’une vivacité impressionnante et qui mime des mouvements d’animaux. Finalement, seul le grand méchant du film, combattant Mongol interprété par l’impressionnant Abdel Qissi (l’adversaire final de Full contact) nous laissera sur notre faim, ne dégageant pas grand-chose, notamment lors du dernier duel, interminable.

Entre film d’aventures et film d’arts martiaux, la première réalisation de JCVD ne manque pas de défauts mais se suit sans déplaisir grâce à son ambiance et à la présence de Roger Moore. Du bon petit film d’action à l’ancienne, soigné, sans esbroufe ni prétention. 



mardi 17 août 2021

Full contact


Titre : Full contact (Lionheart)
Réalisateur : Sheldon Lettich
Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Harrison Page, Ashley Johnson
Date de sortie en France : 1er août 1990
Genre : arts martiaux
 
Synopsis : 
Lyon, légionnaire, est stationné dans un poste avance du désert nord-africain lorsqu'il apprend que son frère, à Los Angeles, est sérieusement blessé. Il déserte pour lui porter secours mais, sans argent, se lance dans les combats de full contact. Lorsqu'il arrive enfin, hélas, son frère est mort et la veuve refuse sa protection, tandis que deux mercenaires veulent le ramener de force a la Légion. 
 
Avis :  
Après le très moyen Kickboxer, JCVD revient fracasser des adversaires dans Full contact. Une suite de combats, au service d’une histoire simple, mais efficace, où notre combattant belge préféré va juste tenter de se faire un peu d’argent pour aider la veuve de son frère en participant à des combats clandestins. 


Oubliées donc les interminables séquences d’entraînement ou les longs tunnels scénaristiques sans grand intérêt : Full contact va à l’essentiel, en nous offrant régulièrement des combats. Et ces derniers sont plutôt réussis, notamment grâce à des décors relativement variés (sous un pont, dans un parking, dans une salle de squash…) et un Van Damme qui en prend quand même pas mal dans la tête – avant de gagner, évidemment.

Le clou du spectacle sera l’affrontement avec Attila, interprété par l’impressionnant Abdel Qissi, l’un des antagonistes les plus mémorables du genre, dans un combat là encore très réussi. Lisible, bien chorégraphié, bien scénarisé, sans aller trop loin dans le syndrôme « monstre invincible pendant tout le combat et finalement détruit par le courage du héros ». Là encore, la comparaison avec l’affrontement final de Kickboxer saute aux yeux.

Full contact constitue donc l’un des films les plus recommandables de JCVD, en trouvant un bon équilibre entre son histoire et ses combats. Pas au niveau d’un Tous les coups sont permis, dont il reprend certains éléments (le duo lancé à la poursuite du héros déserteur) mais vraiment sympathique ! 




dimanche 28 mars 2021

Kickboxer

 


Titre : Kickboxer

Réalisateur : Mark DiSalle, David Worth

Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Michel Qissi, Dennis Alexio

Date de sortie en France : 2 août 1989

Genre : arts martiaux


Synopsis :

 Kurt Sloane souhaite venger son frère Eric, paralysé à vie par le terrifiant Tong Po lors d'un combat de kickboxing. Le souci, c'est que Kurt ne sait pas se battre. Il lui faudra apprendre les rudiments de ce sport auprès du vieux sage Xian Chow.


Avis : 

 En 1989, Jean-Claude Van Damme est encore au début de sa carrière. A peine sorti de ce qui reste l'un de ses meilleurs films (Tous les coups sont permis), il enchaîne avec Kickboxer, qui reste l'un de ses films les plus connus, notamment pour ses séquences d'entraînement... et cette improbable danse dans le restaurant. Et pourtant, qu'est-ce que c'est mauvais...


 Est-ce parce que, contrairement à Bloodsport, j'ai découvert Kickboxer récemment et pas pendant mon enfance ? Peut-être... Je peux largement pardonner le jeu d'acteur, JCVD en tête, l'intérêt de ces films n'étant pas là. Je peux également fermer les yeux sur ce scénario bien connu, qui débute par un drame ou une défaite, se poursuit par un entraînement intensif, et se conclue sur la victoire du héros sur le grand méchant de l'histoire : c'est finalement ce qu'on vient voir avec ce genre de films, même s'il suffit de regarder quelques classiques asiatiques pour voir qu'il n'y a pas besoin de beaucoup d'imagination pour varier un peu les plaisirs. 

Non, j'ai tout simplement trouvé ça incroyablement mauvais, à presque tous les étages. Personnages sans grand intérêt (le grand frère, insupportable, et qui mérite franchement de se prendre une dérouillée, le sidekick noir) dont on ne pourra sauver que le vénérable maître ; combat et entraînement bien trop mous, où chacun attend son tour pour frapper et dont le sommet sera le tabassage en règle d'un arbre ; intrigues secondaires ringardes et sans intérêt ; et surtout, surtout, le grand méchant ultime. Tong Pô est grotesque, grimaçant à outrance sous un maquillage ridicule, et ne dégage absolument rien sauf un peu de pitié. Et comme en plus les deux combats le mettant en scène sont franchement médiocres et mal chorégraphiés, le personnage ne parviendra à aucun moment à la cheville de Chong Li (qui, pour l'anecdote, fracassait rapidement l'acteur Michel Qissi pour son premier combat dans Bloodsport). 

On a un peu l'impression que ce JCVD là est devenu culte par accident, ou qu'il l'est devenu à la manière des nanars, parce que sa médiocrité et sa naïveté le rendaient sympathiques. De mon côté, je risque fort de ne jamais lui donner une seconde chance...



dimanche 20 septembre 2015

Bloodsport, tous les coups sont permis


Titre : Bloodsport, tous les coups sont permis (Bloodsport)
Réalisateur : Newt Arnold
Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Donald Gibb, Forest Whitaker
Date de sortie en France :27 juillet 1988
Genre : arts martiaux

Synopsis :
Franck Dux, un champion américain de karaté, n'a qu'une obsession : remporter le Kumite, un tournoi clandestin d'arts martiaux organisé à Hong Kong, une rencontre où tous les coups sont permis, y compris les coups mortels !

Avis :
Premier grand succès de Jean-Claude Van Damme, Bloodsport s'inspire de la vie de Frank Dux (ou, du moins, des récits contestables qu'il en a faits) et nous plonge dans l'univers des Kumite, dans les bas-fonds de Hong Kong. On y suit donc le parcours d'un jeune champion américain qui va rivaliser avec les meilleurs combattants asiatiques et révolutionner la discipline.

Passons rapidement sur le scénario, qui voit le héros échapper à plusieurs reprises à des policiers chargés de le ramener aux Etats-Unis (parmi lesquels on retrouve un jeune Forest Whitaker) tout en vivant une relation avec une jeune journaliste : ce qui nous intéresse, c'est évidemment le combat, qui occupe une place important du film. JCVD en profite pour nous faire découvrir ses capacités, de son grand écart facial à ses coups de pieds sautés qui deviendront sa signature.

Mais au-delà de la performance du Belge, c'est la brutalité des combats, par ailleurs assez variés (on retrouve des karatékas, des kickboxers, un sumo et d'autres styles plus exotiques) qui a permis au film de rester dans les mémoires, et surtout la performance de Bolo Yeung dans le rôle de Chong Li. Impressionnant physiquement, charismatique, l'acteur dégage une sauvagerie étonnante, contrepoids parfait du côté plus lisse de Van Damme. Ce grand méchant donne une dimension supplémentaire à un film qui n'est pas avare de personnages mémorables et de passages devenus cultes (« la première en partant du bas ! »).

Encore aujourd'hui, Tous les coups sont permis reste l'un des meilleurs, sinon le meilleur, des films de combats de Jean-Claude Van Damme. Face à des affrontements généralement très bien chorégraphiés (bon, ok, le montage oublie parfois de cacher que les coups ne sont pas portés), on oublie presque le scénario catastrophique et l'interprétation bovine pour savourer les performances de l'acteur belge et de son adversaire chinois au sommet de leur forme.

Note : 7/10

lundi 11 août 2014

Expendables 2 : unité spéciale


Titre : Expendables 2 : unité spéciale (The Expendables 2)
Réalisateur : Simon West
Acteurs : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jean-Claude Van Damme
Date de sortie en France : 22 août 2012
Genre : action

Synopsis : 
Les Expendables sont de retour, et cette fois, la mission les touche de très près... Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, Lee Christmas, Yin Yang, Gunnar Jensen, Toll Road et Hale Caesar – et deux nouveaux, Billy The Kid et Maggie – l’opération semble facile. Mais quand l’un d’entre eux est tué, les Expendables jurent de le venger. Bien qu’en territoire hostile et donnés perdants, ils vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales. Cette guerre-là n’est pourtant rien comparée à ce qu’ils vont faire subir à l’homme qui a sauvagement assassiné leur frère d’armes…

Avis : 
Après un premier film décevant, la joyeuse troupe de mercenaires menée par Stallone revient, avec des renforts : Jean-Claude Van Damme (Tous les coups sont permis, JCVD), Chuck Norris (Le Jeu de la mort, Portés disparus) et Liam Hemsworth (Hunger Games) rejoignent le casting, encadrés cette fois par le réalisateur Simon West (Les Ailes de l'Enfer). Des ajouts et des changements qui vont se révéler payants pour cette suite bien plus réussie que son modèle.


Car cette fois, le film assume enfin son héritage Bis et affiche une décontraction et un autodérision bienvenues : les acteurs s'amusent de leur image, quitte à parfois en faire trop (les I'll be back de Schwarzy finissent par lasser), les scènes d'action jouent la carte de l'exagération et les personnages sont de joyeux stéréotypes. On s'amuse ainsi notamment à voir un JCVD en grande forme en faire des tonnes dans son rôle de méchant très méchant ou un Chuck Norris invincible et collant au personnage de demi-dieu imaginé depuis des années dans les Chuck Norris facts sur internet.

Chacun des personnages est ainsi bien mieux mis en valeur que dans le premier film, qui se reposait trop sur Stallone et Statham, et la réalisation se met également au niveau : on sens quand même une différence énorme entre la mise en scène paresseuse de Stallone et celle d'un habitué des films d'action comme Simon West. On s'amuse ainsi beaucoup devant un spectacle généreux et efficace, où les morceaux de bravoure et les divers affrontements sont particulièrement réussis.

Expendables 2 est donc ce qu'Expendable aurait dû être : un film d'action totalement décomplexé et fun, avec un véritable recul plutôt qu'un film nombriliste et prétentieux. Espérons que le troisième volet continue sur cette lancée !

Note : 7,5/10