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lundi 25 janvier 2016

Creed - l'héritage de Rocky Balboa


Titre : Creed – l'héritage de Rocky Balboa (Creed)
Réalisateur : Ryan Coogler
Acteurs : Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson
Date de sortie en France : 13 janvier 2016
Genre : drame, sportif

Synopsis :

Adonis Johnson n'a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poids lourd Apollo Creed décédé avant sa naissance. Pourtant, il a la boxe dans le sang et décide d'être entraîné par le meilleur de sa catégorie. À Philadelphie, il retrouve la trace de Rocky Balboa, que son père avait affronté autrefois, et lui demande de devenir son entraîneur. D'abord réticent, l'ancien champion décèle une force inébranlable chez Adonis et finit par accepter…

Avis : 
 Revenu en grâce lors du sixième volet de la saga, Rocky Balboa se retire enfin du ring pour ce spin-off. Tant mieux, quand on voit ce que ça donnait dans Match retour. Cette fois, l'Etalon Italien va se contenter de devenir le mentor du fils de son plus fameux adversaire : Apollo Creed. 


Nouveau retour aux sources pour la saga donc, qui va emprunter les sentiers déjà usés par les épisodes précédents. Le jeune Creed se voit offrir une chance pour le titre alors qu'il n'est encore qu'un boxeur de seconde zone (Rocky), sera confronté à la maladie d'un proche (Rocky II : la revanche), devra revenir aux sources du noble art afin d'oublier ses privilèges (Rocky III : l'oeil du tigre), avant d'aller affronter son adversaire dans un environnement hostile (Rocky IV). Ca fait quand même beaucoup, surtout que les références visuelles et sonores sont aussi très nombreuses.

Le film perd ainsi en spontanéité, mais se rattrape du côté de l'intensité, avec des combats encore plus impressionnants que dans le récent La Rage au ventre : au menu, un affrontement phénoménal en plan-séquence, et une guerre totale lors du duel de fin de métrage. Une intensité que l'on retrouve également chez Stallone, parfait dans le rôle du vieux mentor, et un peu moins chez Michael B. Jordan (Fruitvale Station, Les 4 fantastiques), convaincant mais parfois un peu fade.

Beaucoup de déjà-vu, mais aussi beaucoup d'intensité et quelques séquences d'anthologie : si j'osais une comparaison un peu acrobatique, je rapprocherais ce septième volet de la saga Rocky à un autre septième volet sorti il y a quelques semaines : Le Réveil de la Force. Quelques défauts, mais l'essentiel est là : les scènes d'affrontements sont formidables, et l'émotion bien présente. 

Note : 7.5/10




mardi 18 août 2015

Les 4 fantastiques


Titre : Les 4 Fantastiques (The Fantastic Four)
Réalisateur : Josh Trank
Acteurs : Miles Teller, Kate Mara, Michael B. Jordan
Date de sortie en France : 5 août 2015
Genre : super-héros, action, science-fiction

Synopsis : 
Adaptation moderne et résolument nouvelle de la plus ancienne équipe de super-héros Marvel, le film se concentre sur quatre jeunes génies qui se retrouvent projetés dans un univers alternatif et dangereux, qui modifie leurs formes physiques mais aussi leurs vies de façon radicale. Ils devront apprendre à maîtriser leurs nouvelles capacités et à travailler ensemble pour sauver la Terre d’un ancien allié devenu leur ennemi.

Avis : 
Après un premier film qui n'est jamais sorti sur les écrans dans les années 90, puis deux films dans les années 2000 avec notamment Jessica Alba et Chris Evans, Les 4 Fantastiques s'offrent un nouveau reboot, profitant de la vague actuelle des films Marvel pour tenter, cette fois, de tirer leur épingle du jeu. Encore raté...


Le film de Josh Trank (qui n'a d'ailleurs pas mis longtemps à renier son film face aux critiques désastreuses) n'est en fait qu'une immense phase d'exposition : sur les 100 minutes du film, 80 sont consacrées à la présentation des personnages, de la jeunesse de Reed Richards à l'apparition des pouvoirs chez le quatuor. Interminable, cette partie se révèle en plus totalement loupée : à aucun moment les héros ne parviennent à nous intéresser, l'absence totale de second degré et d'enjeu les rendant complètement fades.

Et quand enfin on arrive à la seconde partie... eh bien, faites le calcul : il ne reste plus que quelques minutes pendant lesquelles on découvre le super-vilain (enfin, on le connaît déjà), qui va menacer la planète entière, mais qui va finalement être vaincu par le quatuor qui sauvera donc le monde. Le film est ainsi totalement déséquilibré, le combat final bâclé et sans impact, le tout dans un univers visuel incroyablement moche, autant dans des effets spéciaux vraiment laids que dans des décors qui semblent issus de nanars de science-fiction fauchés.

C'est un raté intégral donc, pas aidé par un casting que l'on a pourtant déjà vu bien plus convaincant, de Miles Tenner (Whiplash) à Michael B. Jordan (Fruitvale Station), coincés dans des personnages sans aucune consistance. Ce n'est pas avec ce film que Les 4 fantastiques rejoindront les adaptations phares de l'univers Marvel, et on tremble d'avance en apprenant qu'une suite est déjà prévue...

Note : 2/10


mercredi 19 février 2014

Fruitvale Station


Titre : Fruitvale Station
Réalisateur : Ryan Coogler
Acteurs : Michael B. Jordan, Melonie Diaz, Octavia Spencer
Date de sortie en France : 1er janvier 2014
Genre : drame, biopic

Synopsis : 
Le 1er janvier 2009 au matin, Oscar Grant, 22 ans, croise des agents de police dans la station de métro Fruitvale, San Francisco. Le film raconte les vingt quatre heures qui ont précédé cette rencontre.

Avis : 
 Inspiré d'une histoire vraie qui avait marqué les esprits en 2009, Fruitvale Station raconte la dernière journée d'Oscar Grant, jeune père de famille souhaitant reprendre une vie honnête après avoir purgé une peine de prison, afin d'offrir une vie meilleure à son épouse et à sa fille. Du 31 décembre 2008 au matin du 1er janvier 2009, nous suivrons donc ses dernières tentatives pour sortir de sa vie de petit dealer de drogue, pour récupérer son travail et pour se faire pardonner d'avoir trompé sa femme.


Nous suivons donc une histoire simple, un quotidien presque banal où Michael B. Jordan interprète le jeune homme avec beaucoup de retenue et rend attachant le personnage. C'est d'ailleurs presque l'unique défaut du film, qui prend clairement partie en faveur d'Oscar Grant en le décrivant comme un homme innocent, lui pardonnant largement ses erreurs afin de rendre son destin plus tragique. Ce côté engagé n'est cependant pas vraiment gênant, et est de toute manière parfaitement compréhensible au regard du drame qui viendra conclure le film.

Un drame incompréhensible d'ailleurs, là encore renforcé par l'impression de banalité de l'incident, mais aussi par sa soudaineté : rien ne prépare les protagonistes à l'événement, ce qui le rend presque irréel, et d'autant plus glaçant. Bref, Fruitvale Station est un très beau film, très touchant, qui choisit de relater son histoire de façon très simple, sans fioritures, et le fait très bien...

Note : 7,5/10