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lundi 14 août 2017

Alien : Covenant


Titre : Alien : Covenant
Réalisateur : Ridley Scott
Acteurs : Michael Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup
Date de sortie en France : 10 mai 2017
Genre : science-fiction

Synopsis :
Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper.

Avis :
Après avoir donné naissance à l'une des plus formidable sagas du cinéma, qui mieux que son propre créateur pouvait la massacrer ? C'est un peu la question que l'on peut se poser en sortant d'Alien : Covenant, suite sans intérêt d'une préquelle déjà infiniment inférieure à l'oeuvre de base. Félicitations, M. Ridley Scott, vous venez de réaliser le pire épisode mettant en scène des xénomorphes. Oui, oui, même en incluant les deux Alien vs Predator.


Covenant, c'est tout d'abord le film symptomatique de scénaristes sans idées, et qui se contentent de reprendre ça et là des éléments entiers d'autres films (tiens, un message radio provenant d'une planète inconnue…), sans les lier entre eux ou chercher à instaurer une cohérence avec le reste de l'univers qu'il est pourtant censé enrichir. Résultat : un film brouillon, constitué d'une juxtaposition de séquences indépendantes, ressemblant de très loin à un film Alien. Si la volonté de s'écarter des éternels couloirs sombres, des espaces confinés, de l'ambiance poisseuse typiques de la saga n'est pas nécessairement une mauvaise idée, remplacer ces éléments par du vide est plus discutable. Car Covenant n'a pas grand-chose à offrir, en dehors de quelques scènes sanglantes.

Il faut dire qu'entre un enjeu éventé, une absence totale de surprise et des personnages totalement ratés, Ridley Scott ne donne pas l'impression de s'intéresser à son film. Il se contente d'aligner les clichés les plus éculés (tout le monde est en couple, on fait plusieurs groupes, on retire tranquillement son scaphandre sur une planète dont on ne connaît rien), et oublie de développer ses personnages prétextes. Seule la nouvelle Ripley, que l'on repère après 30 secondes de film, fait l'objet d'un semblant de caractérisation. C'est bien pauvre. Enfin, histoire de charger la mule au maximum, il refuse catégoriquement d'installer une ambiance (même Prometheus, avec ses corridors sombres et étroits, y parvenait par moments) ou de nous faire peur.

Alien : Covenant est un mauvais film d'aventures, vaguement situé dans la saga Alien à laquelle il n'apporte rien, sinon des explications sans queue ni tête à des éléments qui gagnaient jusque là à rester mystérieux. A tout vouloir nous montrer et nous expliquer, Scott dénature totalement une saga basée sur la peur de l'inconnu et de l'étranger, et la réduit à un vulgaire film de monstre sous-alien des années 80. Triste...

Note : 3/10

jeudi 2 avril 2015

L'Interview qui tue !


Titre : L'Interview qui tue ! (The Interview)
Réalisateur : Seth Rogen, Evan Goldberg
Acteurs : Seth Rogen, James Franco, Lizzy Caplan
Date de sortie en France : 28 janvier 2015
Genre : comédie

Synopsis : 
Un animateur de talk show et son producteur se retrouvent impliqués dans un complot meurtrier à l’échelle internationale.

Avis : 
C'est un film qui a surtout fait parler de lui avant sa sortie : réaction très vive du gouvernement nord-coréen, menaces pesant sur les salles qui diffuseraient le film aux Etats-Unis, piratage de Sony, annulation de la sortie en salles puis volte-face... En s'attaquant au grand méchant Kim Jong-un, le duo Seth Rogen / James Franco (C'est la fin) s'est assuré un formidable coup de pub et a mis son film sur le devant de la scène médiatique.


Tout ce bruit a même empêché de savoir ce que valait vraiment le film : suivant un synopsis un peu fou et très con, The Interview ne va reculer devant aucun excès ni aucune lourdeur, multipliant les gags en-dessous de la ceinture et les situations consternantes... avec un certain succès. Evidemment, si on est allergique à l'humour typique du duo, mieux vaudra ne pas tenter l'expérience, mais certaines scènes sont hilarantes.

On adorera ainsi la plupart des passages parodiant Kim Jong-un, le présentant comme un fan refoulé de Katy Perry, fan de culture américaine aussi drôle qu'obsédé... et étant obligé de faire caca comme tout le monde. Et si on n'échappera pas à quelques éléments de bonne vieille propagande, ces éléments resteront heureusement assez marginaux, et surtout suffisamment tournés en dérision pour ne pas faire de cette Interview qui tue un film nauséabond.

Bref, si le film n'aurait certainement pas fait autant de bruit sans toute l'agitation qui l'a entouré, il donne exactement ce qu'on attendait du trio Rogen - Goldberg - Franco : très con, très lourd, parfois jusqu'à l'indigestion, L'Interview qui tue ! ne fera clairement pas rire tout le monde, même si voir Kim Jung-un chanter à tue-tête le Firework de Katy Perry suffit largement à mon bonheur !

Note : 7/10


samedi 14 juin 2014

127 heures


Titre : 127 heures (127 hours)
Réalisateur : Danny Boyle
Acteurs : James Franco, Amber Tamblyn, Kate Mara
Date de sortie en France : 23 février 2011
Genre : drame

Synopsis : 
Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah.Il est seul et n’a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région.Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège…

Avis : 
Réalisé par Danny Boyle, 127 heures s'inspire de l'histoire vraie d'Aron Ralston, qui fut coincé pendant 6 jours et 5 nuits dans le désert avant de réussir à s'en sortir. Pour retranscrire un tel fait divers, le réalisateur britannique va opter pour une approche minimaliste, mettant en scène James Franco seul dans un décor unique pendant une grande partie du film.


Nous suivrons donc pendant plus d'une heure le calvaire du héros, bloqué au fond d'un canyon par un rocher, souffrant d'hypothermie et de déshydratation et bientôt en proie à des hallucinations. Plus encore que la lutte pour sa survie, nous assisterons surtout à l'évolution de ses pensées, le jeune homme évoluant parfois aux limites de la folie, luttant contre le désespoir et se rappelant certains épisodes de sa vie passée, regrettant de ne pas avoir assez profité de ses proches et se maudissant de n'avoir prévenu personne de l'endroit où il allait.

Danny Boyle va utiliser ces moments de délires pour nous proposer une réalisation très travaillée, multipliant les effets visuels et sonores pour des passages parfois psychédéliques, nous plongeant entièrement dans l'esprit dérivant d'Aron. La mise en scène permet ainsi de sublimer une histoire qui n'était au départ pas très cinématographique, et va également mettre en avant la performance étonnante de James Franco (la trilogie Spiderman de Sam Raimi, Homefront).

127 heures transcende donc une idée de base que l'on aurait pu croire difficile à retranscrire au cinéma, grâce à une réalisation et une interprétation impeccables, nous offrant quelques passages très forts (la scène de l'amputation est vraiment horrible) et la confirmation que Danny Boyle n'est décidément pas un réalisateur comme les autres, même quand il s'intéresse à un sujet assez classique.

Note : 9/10


dimanche 23 février 2014

Homefront


Titre : Homefront
Réalisateur : Gary Fleder
Acteurs : Jason Statham, James Franco, Winona Ryder
Date de sortie en France : 8 janvier 2014
Genre : action, thriller

Synopsis : 
Ancien agent de la DEA (Brigade américaine des stupéfiants), Phil Broker se retire dans un coin tranquille de la Louisiane avec sa fille pour fuir un lourd passé… Mais Broker ne tarde pas à découvrir qu'un dealer de méthamphétamines, Gator Bodine, sévit dans la petite ville et met en danger sa vie et celle de sa fille. Face à la menace et à la violence croissantes, Broker n'a d'autre choix que de reprendre les armes…

Avis : 
Basé sur un scénario de Sylvester Stallone qui trainait au fond d'un tiroir depuis un moment, Homefront met Jason Statham dans le rôle classique d'un ex-flic, retiré de façon anonyme dans un village de bouseux, mais qui sera finalement rattrapé par son passé et devra reprendre du service pour protéger sa famille et compenser l'incompétence crasse du shérif local.


En tant qu'ancien flic, Statham ne craint rien ni personne, tabassant tranquillement les prolos du coin, même avec les mains dans le dos. Et pour protéger sa fille, il lui a également appris quelques techniques pour qu'elle puisse impunément péter le nez du moindre gamin consanguin qui la harcèle un peu. Forcément, ça ne plaît pas aux parents, et c'est le drame : la mère demande à son frère de s'en mêler, et le frère, petit trafiquant sans envergure mais toujours ravi de pouvoir voler la peluche d'une petite fille, va essayer de faire peur à Statham.

On est donc ici face au thriller d'action de base, avec son héros invincible, ses terribles méchants étrangement inoffensifs, même face à une fillette, et ses sous-intrigues à peine esquissées : le fait que le personnage de James Franco soit vite dépassé par le gang qu'il contacte ? l'idylle naissante entre Statham et le professeur de sa fille ? l'étrange méfiance de Statham envers le shérif ? On oublie vite tout ça, et on attend le dernier acte en voyant Statham et son enfant profiter de la vie au ralenti, à cheval, dans un cadre bucolique.

Bien sûr, tout cela restera efficace, l'acteur principal démontant du méchant péquenaud, massacrant les membres du gangs. Et même James Franco réussit tant bien que mal à tirer son épingle du jeu. Mais quand même, faudrait que Stallone comprenne qu'il ne suffit pas de nous balancer les mêmes recettes à chaque film pour que cela fonctionne, surtout quand c'est aussi con...

Note : 3,5/10


 

lundi 3 février 2014

En vrac 2013

Voilà donc, en vrac, plusieurs films qui n'ont pas fait l'objet d'une fiche unique sur ce blog, généralement parce que je n'avais pas assez de choses à en dire, que le film ne m'inspirait pas assez.

20 ans d'écart, de David Moreau, avec Virgina Efira, Pierre Niney...
Une énième comédie sentimentale à la française, avec pour unique originalité la mode de la "femme couguar". Pas désagréable à regarder, mais bien trop convenu pour être mémorable...

A la Merveille (To the Wonder), de Terence Malick, avec Ben Affleck, Olga Kurylenko, Javier Bardem...
Je suis resté un peu le cul entre deux chaises face à ce film, où Malick tente de laisser s'exprimer au maximum les sentiments, quitte à perdre le spectateur en chemin...mais nous impose en permanence les pensées de ses personnages, leur enlevant quasiment tout mystère. Trop ou pas assez radical, A la Merveille est finalement simplement bancal.

Les Apaches, de Thierry de Peretti, avec François-Joseph Culioli, Aziz El Haddachi, Hamza Meziani...
Un film assez glaçant sur la violence en Corse, et sur la façon dont un simple doute peut avoir des conséquences dramatique. On retiendra notamment une virée nocturne interminable et tétanisante, une des scènes les plus marquantes de l'année.

Blue Jasmine, de Woody Allen, avec Cate Blanchett, Alec Baldwin, Sally Hawkins...
Entièrement porté par l'interprétation sublime de Cate Blanchett, le dernier Woody Allen n'a en fait pas vraiment d'autre qualité, et offre notamment une énorme impression de déjà-vu dans le parcours de cette femme accroc aux signes extérieurs de richesse.


Frances Ha, de Noah Baumbach, avec Greta Gerwig...
Beaucoup d'énergie et un vrai sens de l'à-propos pour le portrait de cette jeune artiste désoeuvrée vivant au jour le jour, au fil de ses rencontres et mésaventures. Un film qui laisse un grand sourire pendant toute sa durée, et encore bien après.

Le Géant égoïste, de Clio Barnard, avec Conner Chapman, Shaun Thomas...
Un conte à la Dickens, relatant l'histoire de deux gamins tentant de se débrouiller dans la friche industrielle du nord de l'Angleterre. Une très belle histoire d'amitié doublée d'un drame poignant, où l'innocence de ces enfants se heurte à la réalité du monde des adultes, manipulateurs, menteurs et profiteurs. Une des belles surprises de l'année.

La Grande bellezza, de Paolo Sorrentino, avec Toni Servillo, Carlo Verdone...
Une plongée façon "syndrome de Stendhal" dans la Rome décadente des artistes repliés sur eux-mêmes, rappelant furieusement le cinéma de Fellini. Sans doute l'un des films les plus aboutis techniquement de l'année, et avec un Toni Servillo magnifique dont certains monologues sont d'un sublime cynisme. Très étrangement, on en ressort aussi déprimé qu'euphorique, épuisé par des scènes de fêtes à la démesure épuisante.

The Immigrant, de James Gray, avec Marion Cotillard, Joaquin Phoenix, Jeremy Renner...
Une belle coquille vide. Si la réalisation et l'aspect visuel rappellent certains grands classiques du cinéma, le film de James Gray tourne malheureusement à vide, son scénario ne proposant rien malgré un Joaquin Phoenix comme toujours parfait.

 Je suis supporter du Standard, de et avec Riton Liebman, avec Léa Drucker, Samir Guesmi...
L'idée de traiter le football comme une véritable addiction est formidable, et donne lieu à quelques scènes cocasses (la purge, la rechute, le test de dépendance), mais peine à remplir un film qui ne va jamais plus loin que ses fulgurances humoristiques.

Jobs, de Joshua Michael Stern, avec Ashton Kutcher, Dermot Mulroney...
L'ascension de Steve Jobs, campé par un Ashton Kutcher dont la ressemblance est parfois troublante. Ce biopic s'adresse néanmoins à un public connaissant déjà le parcours de Jobs, utilisant de nombreux raccourcis plombant parfois le rythme d'un récit peu passionnant.

 The Lunchbox, de Ritesh Batra, avec Irrfan Khan, Nimrat Kaur...
Une romance assez originale, rappelant les premiers émois d'adolescents apprenant à se découvrir par courriers. Un joli film, qui évite de sombrer dans la facilité, et qui est aussi touchant que drôle grâce à une belle sobriété et une belle pudeur.

Magic, magic, de Sebastian Silva, avec Michael Cera, Juno Temple...
Un thriller étonnant, qui nous emmène aux confins de la folie avec le personnage interprété par Juno Temple, perdue dans un environnement qui lui est étranger, au milieu de quasi-inconnus. Les barrières de sa réalité s'effacent peu à peu pour l'enferme dans un monde imaginaire, à l'insu de ses camarades, donnant une ambiance très étouffante à certaines scènes.

Mystery, de Lou Ye, avec Hao Lei, Qin Hao, Qi Xi...
Plutôt moyen, ce thriller chinois se perd peu à peu en essayant de brouiller les pistes, gâchant un peu le drame familial et social de ces femmes trahies par le même homme, l'une acceptant la situation, l'autre ne la supportant pas. Cela suffisait amplement, sans avoir finalement besoin d'ajouter cette touche de "mystère" finalement très artificielle...


Song for Marion, de Paul Andrew Williams, avec Terence Stamp, Vanessa Redgrave, Gemma Arterton...
Un joli film, très pudique, sur le deuil et le travail de mémoire d'un vieux bougon devenu veuf depuis peu. Quelques scènes sublimes, d'autres très drôles (le groupe chantant du hard rock), et un couple d'acteurs vraiment touchants.


Spring breakers, de Harmony Korine, avec James Franco, Selena Gomez, Vanessa Hudgens...
On attendait un film un peu sulfureux ou subversif. On a finalement eu un film légèrement acidulé, comme une friandise pour adolescente, où Korine tente de mettre en abîme la vacuité de ses personnages par la vacuité de son scénario. Vain.

Upside down, de Juan Solanas, avec Kirsten Dunst, Jim Sturgess...
Un univers visuellement sublime, au service d'une romance impossible façon Roméo & Juliette. Rien de bien nouveau donc, malgré quelques images magnifiques.

dimanche 13 octobre 2013

C'est la fin


Titre : C'est la fin (This is the end)
Réalisateur : Seth Rogen, Evan Goldberg
Acteurs : James Franco, Jonah Hill, Seth Rogen
Date de sortie en France : 9 octobre 2013
Genre : comédie, fantastique

Synopsis : 
Invités à une fête chez James Franco, Seth Rogen, Jonah Hill et leurs amis sont témoins de l'Apocalypse.

Avis : 
Cette fois, c'est donc bien la fin de tout : c'est le Jugement Dernier, et si certains sont sauvés, emportés dans les cieux dans une douce lumière bleue, la plupart sont envoyés directement en Enfer. Pour d'autres en revanche, il reste une petite chance, celle de survivre au Purgatoire et de gagner leur place au Paradis. James Franco (127 heures, Spiderman), Jonah Hill (SuperGrave, Le Stratège), Seth Rogen (En cloque, mode d'emploi, Green Hornet), Jay Baruchel (Million dollar baby, Tonnerre sous les tropiques), Danny McBride (Délire express, In the air) et Craig Robinson (Zack et Miri font un porno), réfugiés dans la superbe maison de James Franco vont devoir survivre à l'Apocalypse, aux monstres de l'Enfer...mais également à eux-même, car il n'y a rien de pire qu'un acteur hollywoodien désespéré.


Jouant leurs propres rôles, les acteurs s'amusent donc à s'auto-parodier, à jouer de leur image, n'hésitant pas à se présenter comme les pires enfoirés possibles, comme Michael Cera, hilarant, ou Jonah Hill, parfait en petit hypocrite. Les situations comiques se succèdent à un rythme régulier, montrant par exemple McBride dévorer les réserves du groupe ou Emma Watson craignant de se faire violer par les six hommes. Et quand ils ne sont pas occupés à se mettre des bâtons dans les roues, les survivants doivent affronter divers monstres ou quelques situations rappelant largement quelques classiques du film fantastique, comme L'Exorciste.

Les répliques fusent, et si certains gags tombent à l'eau, C'est la fin (était-il vraiment nécessaire de traduire le titre ?) se révèle être un excellent divertissement, souvent drôle, dans la lignée de ce que nous ont déjà offert Rogen, Hill et les autres. Très souvent drôle, parfois piquant, voilà sans doute l'une des meilleures comédies de l'année.

Note : 8/10


jeudi 1 août 2013

The Iceman


Titre : The Iceman
Réalisateur : Ariel Vromen
Acteurs : Michael Shannon, Winona Ryder, Ray Liotta
Date de sortie en France : 5 juin 2013
Genre : drame, thriller

Synopsis : 
 Tiré de faits réels, voici l’histoire de Richard Kuklinski, surnommé « The Iceman », un tueur à gages qui fut condamné pour une centaine de meurtres commandités par différentes organisations criminelles new-yorkaises. Menant une double vie pendant plus de vingt ans, ce pur modèle du rêve américain vivait auprès de sa superbe femme, Deborah Pellicotti, et de leurs enfants, tout en étant secrètement un redoutable tueur professionnel.
Lorsqu’il fut finalement arrêté par les fédéraux en 1986, ni sa femme, ni ses filles, ni ses proches ne s’étaient douté un seul instant qu’il était un assassin. Pourquoi l’est-il devenu, et comment a-t-il réussi à continuer pendant si longtemps ?

Avis : 
 The Iceman s'inspire donc de l'incroyable carrière du tueur à gages le plus célèbre de l'histoire des Etats-Unis : Richard Kuklinski, soupçonné d'avoir assassiné plus d'une centaine de personnes avant d'être arrêté. Durant son incarcération, il accepta de répondre à des journalistes, à des psychiatres, à des criminologues, décrivant ainsi ses méthodes et permettant l'écriture de The Ice Man: Confessions of a Mafia Contract Killer, avant de décéder en prison en 2006.


Ses nombreuses confessions vont permettre au film de Ariel Vromen d'être très fidèle à certains événements de la vie de Kuklinski, notamment en ce qui concerne ses méthodes d'assassinats et quelques anecdotes morbides. On retrouve ainsi la volonté de varier les façons de tuer, parfois très violentes (au pistolet, à l'arme blanche, avec du poison...) ou de se débarrasser des corps (en les conservant dans la glace, en les démembrant ou en les abandonnant tout simplement sur un banc). On assiste également au meurtre pendant lequel il permit à une victime (interprétée par James Franco dans un tout petit rôle) de prier pendant 30 minutes pour voir si une intervention divine le sauverait effectivement.

Cette fidélité va également nous faire rencontrer quelques "collègues" du Iceman, comme le gangster Roy DeMeo (Ray Liotta - Les Affranchis, The Place beyond the pines - habitué de ce genre de rôle) ou un autre tueur à gages, qui lui apprit les utilisations du cyanure et se déplaçait en camion à glaces, Robert Prongay (le méconnaissable Chris Evans - Scott Pilgrim, Avengers). Parallèlement à ses activités de tueur, on suit également Kuklinski dans sa vie de tous les jours, entouré d'une famille et d'amis qui ignorent tout de son activité. Winona Ryder interprète sa femme, suspectant une double vie sans en imaginer l'ampleur, et effacée face à la violence parfois incontrôlable de son époux.

Reste que le déroulement du film est assez classique et que l'on devine rapidement, si on a l'habitude des films basés sur la mafia, quelles seront les différentes péripéties. En fait, la principale qualité du film vient de l'interprétation de Winona Ryder, étonnante, et surtout de celle de Michael Shannon (Take shelter, Bug), toujours aussi impresionnant et inquiétant. Les deux acteurs portent le film sur leurs épaules, et compensent ainsi un scénario un peu trop prévisible malgré un personnage terriblement fascinant.

Note : 6,5/10