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dimanche 16 mars 2014

Pompéi


Titre : Pompéi (Pompeii)
Réalisateur : Paul W.S. Anderson
Acteurs : Kit Harington, Emily Browning, Adewale Akinnuoye-Agbaje
Date de sortie en France : 19 février 2014
Genre : péplum

Synopsis : 
En l’an 79, la ville de Pompéi vit sa période la plus faste à l’abri du mont Vésuve. Milo, esclave d’un puissant marchand, rêve du jour où il pourra racheter sa liberté et épouser la fille de son maître. Or celui-ci, criblé de dettes a déjà promis sa fille à un sénateur romain en guise de remboursement… Manipulé puis trahi, Milo se retrouve à risquer sa vie comme gladiateur et va tout tenter pour retrouver sa bien-aimée. Au même moment, d’étranges fumées noires s’élèvent du Vésuve dans l’indifférence générale… Dans quelques heures la ville va être le théâtre d’une des plus grandes catastrophes naturelles de tous les temps.

Avis : 
 Souvent rangé aux côtés des Roland Emmerich et Michael Bay dans la catégorie des réalisateurs de blockbusters d'action décérébrés, Paul W.S. Anderson, principalement connu pour ses adaptations foireuses de la saga de jeux vidéo Resident evil s'attaque cette fois à l'Histoire. Enfin, à l'histoire en fait, en prenant le cadre de la célèbre éruption du Vésuve en 79 pour nous livrer un mélange de sous-Gladiator et de Le Jour d'après.



Car Paul W.S. Anderson et ses scénaristes ont vu le film de Ridley Scott, et semblent bien décidés à vous le faire savoir. Thématique semblable, scènes clonées, personnages similaires, tout y passe, même la façon dont sont chorégraphiés et filmés les combats de gladiateurs. Le problème, c'est qu'Anderson n'a pas la maîtrise de son modèle... et que Kit Harington (Game of thrones, Silent Hill : révélation) n'a ni charisme ni talent, se contentant de cette même moue qu'il arbore dans la série. Le reste du casting n'est guère convaincant, d'une Carrie-Ann Moss (Matrix) qui confirme sa chute film après film à une Emily Browning toujours aussi mono-expressive que dans Sucker punch.

Si le scénario ne réserve aucune surprise, il remplit néanmoins son rôle principal : nous faire patienter jusqu'à l'éruption du Vésuve. Très spectaculaire, peut-être même parfois trop spectaculaire, la catastrophe est surtout l'occasion de mettre en scène cet héroïsme de pacotille et ce sens du sacrifice très hollywoodiens, alors que les débris tombent sur la ville avec plus ou moins d'intensité selon les besoins du scénario. Le temps semble même s'arrêter pour permettre aux personnages de se livrer à des duels ou des courses-poursuites.

Tout cela se regarde néanmoins sans ennui, le film contenant son lot de péripéties, mais on ne pourra s'empêcher de lever les yeux au ciel à certains moments. Pompéi constitue donc une nouvelle oeuvre moyenne dans la filmographie de Paul W.S. Anderson, dont la générosité ne compense pas la platitude...

Note : 3,5/10


mardi 10 décembre 2013

Thor : le Monde des ténèbres


Titre : Thor : le Monde des ténèbres (Thor: The Dark World)
Réalisateur : Alan Taylor
Acteurs : Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston
Date de sortie en France : 30 octobre 2013
Genre : action, super-héros

Synopsis : 
Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.

Avis : 
Deuxième film de la Vague 2 des films consacrés aux Avengers, après Iron man 3 et avant Captain America : le soldat de l'hiver et Les Gardiens de la galaxie, ce second volet des aventures de Thor avait le double challenge de faire oublier un premier épisode très moyen, mais aussi de redresser un peu la barre après un Iron man 3 en perte de vitesse. Pour l'occasion, c'est Alan Taylor, principalement connu pour avoir mis en scène des épisodes de séries (de Oz à Game of thrones) et prochainement Terminator 5, qui succède à Kenneth Branagh derrière la caméra.


Prenant place quelques mois après les évènements de Avengers, Thor : le monde des ténèbres fait apparaître une nouvelle menace sur l'univers avec Malekith, un Elfe Noir de Svartalfheim. L'occasion de nous offrir quelques jolies scènes de batailles empruntant à l'heroic-fantasy, pour une introduction plutôt réussie. Hélas, à l'image d'Avengers, le film va rapidement se concentrer sur une intrigue peu passionnante, destinée à nous mener, entre deux scènes d'action, jusqu'à un final trop rapidement expédié.

Sans surprise, on se contentera donc des scènes d'action, plutôt réussies, et de personnages relativement attachant, Loki en tête. On retiendra notamment une étonnante séquence de bataille faisant jongler Thor et son adversaire entre plusieurs dimensions, apportant un peu de fantaisie dans un film restant hélas bien trop sage, même lorsqu'il décide de nous en mettre plein la vue.

Si on ne s'ennuie pas, Thor : le monde des ténèbres remplissant parfaitement son office de blockbuster bête et rythmé, on reste dubitatif devant ce nouveau film moyen dans la saga cinématographique des Avengers. Après un Iron man 3 moyen, la seconde vague de films destinée à nous amener vers Avengers 2 ne décolle donc toujours pas, laissant même planer un certain goût de ringardise au détour des scènes cachées en milieu et en fin de générique...

Note : 4,5/10



 

dimanche 16 juin 2013

Du plomb dans la tête


Titre : Du plomb dans la tête (Bullet to the head)
Réalisateur : Walter Hill
Acteurs : Sylvester Stallone, Sung Kang, Jason Momoa
Date de sortie en France : 27 février 2013
Genre : action

Synopsis : 
Tueur à gages à La Nouvelle-Orléans, James Bonomo, dit « Jimmy Bobo », a pour règle de ne jamais tuer un innocent. Après l’exécution d’un contrat, il laisse derrière lui un témoin, vivant. Pour le punir de ce travail bâclé, son partenaire Louis est abattu par un mystérieux assassin. Lorsque l’inspecteur de police Taylor Kwon arrive en ville pour rejoindre son équipier et suivre une nouvelle piste sur une ancienne affaire, il découvre que celui-ci a été tué. Tous les indices accusent Jimmy et son complice désormais disparu, Louis. Pour trouver qui a tué leurs partenaires respectifs, le flic et le tueur à gages vont être forcés de faire équipe. Bien que chacun d’un côté de la loi, ils vont vite se rendre compte que la frontière est mince…

Avis : 
On a cru un moment que Stallone vieillissait bien : le temps d'un Rocky Balboa et d'un John Rambo, il redonnait une seconde jeunesse aux personnages qui avaient fait sa gloire, et ainsi à sa propre carrière. Il enchaînait alors avec les deux Expendables, la lourdeur du sérieux du premier volet se transformant miraculeusement en un second degré réjouissant dans sa suite. Avec Du plomb dans la tête, il tente de surfer une nouvelle fois sur cette vague de films tenter de ressusciter l'esprit du cinéma d'action des années '80 et '90...et ne réussit finalement qu'à titiller les pires spécimens du genre.



Entièrement dédié à la gloire de Stallone, ce nouveau film de Walter Hill (48 heures) va en effet se louper dans les grandes largeur. Partant d'un scénario ultra-basique, se contentant d'aligner les poncifs, Du plomb dans la tête réunit donc deux héros que tout oppose : un flic confronté à la corruption de ses collègues (Sung Kang - Fast & Furious 3-4-5-6), et un tueur à gage dont l'apparence brute dissimule un vrai sens de l'honneur et un coeur gros comme ça (Stallone). Cela ne s'arrange pas quand on confronte ces deux hommes à un grand méchant qui règne sur la pègre du coin (Adewale Akinnuoye-Agbaje, surtout connu pour les séries Lost, les disparus et Oz), et qui a un colosse mono-expressif comme garde du corps (Jason Momoa, le Conan du remake de Marcus Nispel et le Khal Drogo de Games of thrones).

Si l'absence de scénario n'est pas toujours un véritable défaut dans un film de ce genre, elle se fait ici cruellement ressentir par l'absence totale d'intensité, autant dans les échanges (Stallone se contente d'ânonner des répliques affligeantes) que dans les affrontements, le sommet étant atteint dans un affrontement en caleçon dans un hammam, où l'intensité que l'on pouvait voir dans une scène similaire de Les Promesses de l'ombre de Cronenberg laisse place à un duel mollasson dont la virilité moite incite même à sourire. Seul le combat final, passage obligé du film, entre Stallone et Momoa, relèvera un peu le niveau, bien qu'il soit rapidement expédié.

Du plomb dans la tête, c'est du cinéma qui n'a rien dans la tête, se contentant de flatter l'égo de Stallone dans un film sans aucune imagination, dont les tics de réalisation (ces arrêts sur image sans raison, ces flash de couleur) ne parviennent à masquer ni la médiocrité, ni la prétention, là où Schwarzenegger réussissait, avec Le Dernier rempart, à apporter un recul certain sur son personnage vieillissant.

 Note : 1/10