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lundi 3 février 2020

Star Wars : épisode IX - L'Ascension de Skywalker


Titre : Star Wars : épisode IX - L'Ascension de Skywalker (Star Wars : the rise of Skywalker)
Réalisateur : J.J. Abrams
Acteurs : Daisy Ridley, Adam Driver, Oscar Isaac
Date de sortie en France : 18 décembre 2019
Genre : space opera

Synopsis : 
La conclusion de la saga Skywalker. De nouvelles légendes vont naître dans cette bataille épique pour la liberté. 
 
Avis : 
J’aurai cette fois pris le temps de laisser passer la tempête. Découvrir l’ultime épisode de la saga Star Wars plus d’un mois après sa sortie, en réussissant à ne pas me faire spoiler (ce qui n’est pas si compliqué : il suffit de ne rien lire…), m’aura permis de faire abstraction des avis passionnés des spectateurs de la première heure. Tout ce que j’ai compris, c’est que le film est « très ». « Très » mauvais ou « très » bon, en fait, la demi-mesure n’existant apparemment pas pour cette nouvelle trilogie. Moi-même, je trouve l’épisode 7 très bon, et l’épisode 8 très mauvais. Une évaluation qui va forcément peser à la découverte de ce neuvième volet, destiné à être l’ultime consacré à la saga Skywalker. 


Car forcément, le principal défaut que je trouvais à l’épisode 8, celui de ne faire absolument rien avancer, constitue un frein certain à cet épisode 9. Il faut se rattraper aux branches du Réveil de la Force, tenter vainement de se souvenir des nouveaux personnages et des petites pistes perdues au milieu de la panne d’essence et des discussions skype des deux héros, avec le sentiment permanent que, de toute façon, rien n’a vraiment été pensé comme une trilogie, changement d’équipes oblige, le tout en 2h30. Cette impression se retrouve surtout dans les révélations sur le passé de Rey, qui tombenr comme un cheveu sur la soupe et n’ont déclenché chez moi qu’un vague haussement de sourcil, ou le retour de Palpatine que rien ne laissait entrevoir dans les deux films précédents, mais on pourrait sans doute citer des dizaines d’éléments laissés de côté...

Dans ces conditions, difficile de véritablement se passionner pour des enjeux qui naissent et se terminent dans le même épisode, difficile de s’émouvoir pour des personnages qui en deviennent artificiels (au sens propre comme au figuré : vous allez bouffer du fantôme…). Bref, c’est bancal et lisse, jusque dans cet éternel manichéisme empêchant toute véritable surprise, ce qui rendra surtout le final particulièrement pénible à suivre.

Pourtant, jusque-là, jusqu’à cet affrontement sur une des Lunes d’Endor qui constituera le véritable climax du film, tout fonctionnait très bien. Le retour de J.J. Abrams se traduit par un retour aux sources de Star Wars, avec de l’aventure, du dépaysement, une pointe d’humour et d’émotion, et surtout des passages vraiment spectaculaires. A l’image de ce qu’il avait réussi dans le Réveil de la Force, Abrams réussit de nouveau quelques combats aériens à couper le souffle, mais met aussi en images quelques affrontements au sol assez réussis. Hélas, l’ensemble partait de beaucoup trop loin, et la seconde partie, horriblement fastidieuse, donne l’impression qu’on tente de tout caser dans un espace bien trop petit. Un peu comme si Rocco Siffredi se mettait en tête de sodomiser un poisson rouge en fait...

L’Ascension de Skywalker vient donc clore péniblement une trilogie trop bancale. Loin de l’apothéose finale que l’on pouvait encore espérer (même la prélogie, pourtant tant décriée, y parvenait superbement), cet épisode IX se regarde, au moins pendant sa première partie, mais ne fait rien ressentir face à des enjeux mal définis. Un peu comme pour l’épisode VIII, voilà en tout cas un chapitre que je ne suis pas prêt de revoir, et qui ne me donne surtout aucune envie de revoir de nouvelles aventures liées à cet univers…

Note : 4/10
 

vendredi 18 décembre 2015

Star Wars : épisode VII - le Réveil de la Force


Titre : Star Wars : épisode VII - le Réveil de la Force (Star Wars : episode VII - the Force awakens)
Réalisateur : J.J. Abrams
Acteurs : Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac
Date de sortie en France : 16 décembre 2015
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis : 
Plus de trente ans après la Bataille_d'Endor, la galaxie n'en a pas fini avec la tyrannie et l’oppression. Les membres de la Résistance menés par la générale Leia Organa combattent les nouveaux ennemis de la république, dirigés par le leader suprême Snoke. À ses côtés, le jeune Kylo Ren dirige les troupes du Premier Ordre. Dépassés, les résistants ont besoin de Luke Skywalker, le dernier Jedi. Mais celui-ci se cache depuis bien longtemps. La résistance envoie son meilleur pilote, Poe_Dameron sur Jakku pour récupérer une carte qui les mènera à Luke.

Avis : 
30 ans après Le Retour du Jedi, 10 ans après LaRevanche des Siths, voilà la troisième trilogie Star Wars ! Depuis, LucasFilm a été rachetée par The Walt Disney Company, et si Le Réveil de la Force est le premier volet de cette nouvelle saga, l'univers Star Wars sera également enrichi dans les années à venir par d'autres œuvres venant se greffer autour de la future ennéalogie : Gareth Edwards (Monsters, Godzilla(2015)) prépare son Rogue One pour 2016, et on parle de films centrés sur Han Solo, puis sur Boba Fett les années suivantes. Bref, on n'a pas fini de bouffer du Star Wars au cinéma, en espérant que cela ne devienne pas aussi rapidement indigeste que la saga Avengers.


 Il fallait pour cela repartir sur de bonnes bases : après la « prélogie » tant décriée par de nombreux fans, Le Réveil de la force était attendu au tournant, même si le nom de J.J. Abrams à la réalisation et au scénario était plutôt rassurant, notamment lorsque l'on voit son travail sur le reboot de Star Trek.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu' Abrams a beaucoup de respect pour la trilogie originale (plus que George Lucas, diront les mauvaises langues). Le problème, qui sera le principal défaut du film, est que ce respect le conduit régulièrement à être beaucoup trop sage, et à se contenter de reprendre les grandes lignes de l'épisode IV. Jugez plutôt : sur une planète désertique, une jeune femme va découvrir un droïde recherché par le Côté Obscur pour les plans qu'il contient. Cette jeune femme va être entraînée dans des aventures extraordinaires, découvrir la Force, rencontrer Han Solo et participer à la destruction d'une nouvelle Etoile de la Mort.


 Une forte impression de déjà-vu donc, d'autant que d'autres éléments sont directement tirés des autres épisodes (et pas seulement parce qu'on explore une planète de glace et une planète forestière). On ne fera cependant pas la fine bouche : certains clins d'oeil sont très bien amenés et réjouissants, et on appréciera vraiment d'entendre à nouveau certaines répliques et certains thèmes bien connus, ou de revoir certains personnages ou appareils. Il faut quand même reconnaître que certains passages perdent clairement de leur impact à cause de ce sentiment.

En revanche, visuellement, c'est un plaisir monstrueux ! Les décors sont fabuleux (la planète Jakku et ses épaves, par exemple), les scènes de batailles aériennes et de poursuites sont à couper le souffle, et on observe surtout le retour à une action plus brute, plus tangible que dans la prélogie, avec un recours moins systématique aux effets numériques, et des affrontements plus réalistes : ne plus voir de bonds de 10 mètres de haut dans un duel au sabre, ça change quand même pas mal de choses !


 Une vraie réussite à ce niveau là, mais aussi au niveau des nouveaux personnages : Rey, Finn, et même le droïde destiné à un public plus jeune, BB-8, sont attachants (bien plus que les insupportables Jar-Jar et Ewoks), et on a envie de savoir ce qu'il va leur arriver dans les épisodes suivants ! Seul vrai bémol : Kylo Ren, aussi charismatique et impressionnant avec son masque que fade à visage découvert. Si l'on sent que le personnage sera amené à évoluer dans le prochain volet, on peut regretter de le voir rapidement cantonné à un rôle de tocard pas spécialement dangereux, alors qu'il semble avoir une grande maîtrise de la Force...

Avec beaucoup de respect et un soin tout particulier apporté au visuel de son film, J.J. Abrams nous livre un premier épisode réussi, qui donne envie de découvrir le reste de la trilogie. Toutefois, en restant trop sage et en singeant de façon trop évidente ses aînés, le film ne parvient pas à nous faire ressentir des émotions. Cela suffit néanmoins à en faire l'un des meilleurs épisodes de la saga, et surtout le meilleur premier volet des trois trilogies, et de loin !


Note : 8/10



samedi 14 novembre 2015

Star Wars : épisode VI - Le Retour du Jedi


Titre : Star Wars : Episode VI – Le Retour du Jedi
Réalisateur : Richard Marquand
Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Date de sortie en France : 19 octobre 1983
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis :
L'Empire galactique est plus puissant que jamais : la construction de la nouvelle arme, l'Etoile de la Mort, menace l'univers tout entier... Arrêté après la trahison de Lando Calrissian, Han Solo est remis à l'ignoble contrebandier Jabba Le Hutt par le chasseur de primes Boba Fett. Après l'échec d'une première tentative d'évasion menée par la princesse Leia, également arrêtée par Jabba, Luke Skywalker et Lando parviennent à libérer leurs amis.

Avis :
Dernier volet de la première trilogie, Le Retour du Jedi marque l'affrontement final entre les Rebelles et Luke Skywalker contre l'Empire galactique mené par l'Empereur. Après la dimension sombre de l'épisode précédent, George Lucas, motivé par les ventes de produits dérivés, choisit de revenir à une aventure plus légère, refusant de sacrifier un personnage principal (Han Solo devait à l'origine mourir lors d'une attaque contre l'Empire) et incluant les Ewoks, ces insupportables peluches vivantes qui seront omniprésentes dans toute la seconde partie du film.


 Bien entendu, le film comporte toujours son lot de scènes spectaculaires et de morceaux de bravoure, comme l'introduction chez Jabba the Hutt, la poursuite en motojet sur Ender ou l'ultime affrontement entre Vador et Luke, très court mais très intense, mais on ne retrouve ni la profondeur ni la magie des épisodes précédents, que Le Retour du Jedi se contente finalement de singer.

On assiste donc à un nouveau duel entre Vador et Luke, à un nouvel assaut contre une nouvelle Etoile de la Mort, le tout avec le sentiment que rien ne peut arriver aux héros et que l'Empire n'est plus composé que d'incapables et d'incompétents, se faisant botter le cul sans résister par des peluches entre deux gags. Résultat, on s'ennuie beaucoup trop souvent devant un spectacle qui n'a plus grand chose d'extraordinaire.

Plus faible volet de la trilogie d'origine, voire même de l'ensemble de la saga (à la lutte avec La Menace Fantôme, qui a au moins le mérite de livrer quelques séquences formidables), Le Retour du Jedi conclut donc la saga sur une mauvaise note, encore renforcée par les modifications effectuées depuis (l'apparition de Christensen à la fin du film, par exemple). Et surtout, ces horribles peluches miteuses et maladroites qui envahissent l'écran pendant toute la seconde moitié, quelle horreur...


Note : 6/10


samedi 7 novembre 2015

Star Wars : épisode V - L'Empire contre-attaque


Titre : Star Wars : Episode V – L'Empire contre-attaque
Réalisateur : Irvin Kershner
Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Date de sortie en France : 20 août 1980
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis :
Malgré la destruction de l'Etoile Noire, l'Empire maintient son emprise sur la galaxie, et poursuit sans relâche sa lutte contre l'Alliance rebelle. Basés sur la planète glacée de Hoth, les rebelles essuient un assaut des troupes impériales. Parvenus à s'échapper, la princesse Leia, Han Solo, Chewbacca et C-3P0 se dirigent vers Bespin, la cité des nuages gouvernée par Lando Calrissian, ancien compagnon de Han. Suivant les instructions d'Obi-Wan Kenobi, Luke Skywalker se rend quant à lui vers le système de Dagobah, planète marécageuse où il doit recevoir l'enseignement du dernier maître Jedi, Yoda. Apprenant l'arrestation de ses compagnons par les stormtroopers de Dark Vador après la trahison de Lando, Luke décide d'interrompre son entraînement pour porter secours à ses amis et affronter le sombre seigneur Sith...

Avis :
Trois ans après le succès de La Guerre des étoiles, la saga Star Wars revient pour ce qui est, encore aujourd'hui, son meilleur volet : L'Empire contre-attaque. Episode central de la première trilogie, il vient en effet reprendre les éléments d'Un nouvel espoir, pour largement les enrichir dans un film bien plus spectaculaire, mais aussi beaucoup plus sombre que son aîné.


 Alors que l'Empire jouait presque les utilités dans le premier chapitre, il est ici au centre de l'histoire, avec un Dark Vador plus présent, et représente une véritable menace pour les Rebelles, qu'il écrase lors de la formidable séquence sur Hoth. On découvre cette fois l'envers du décor, les aspects les moins reluisants de l'univers, peuplé de chasseurs de prime, composé de planètes hostiles (la planète des glaces, Hoth, et la planète marécageuse Dagobah), propices à la trahison et dissimulant des créatures monstrueuses.

Au milieu de tout ça, Luke poursuit sa formation avec Yoda, apprenant à maîtriser la Force, mais aussi à résister à l'appel du côté obscur. Le parcours initiatique du jeune homme trouve évidemment son point d'orgue lors de l'affrontement avec Dark Vador, théâtre d'une des révélations les plus célèbres de l'histoire du cinéma. Le duel entre Skywalker et Vador est d'ailleurs d'un tout autre niveau que celui de l'épisode IV.

Avec un humour plus présent (les répliques cinglantes de Han Solo, les commentaires des droïdes), un aspect aventures plus poussé, un scénario beaucoup plus intéressant et un univers enrichi par son côté sombre, L'Empire contre-attaque est le meilleur épisode de toute la saga, celui autour duquel Un nouvel espoir et Le Retour du Jedi s'articulent, et qui offre les passages les plus mémorables. Tout simplement cultissime !


Note : 9/10


jeudi 29 octobre 2015

Star Wars : épisode IV - Un nouvel espoir


Titre : Star Wars : épisode IV – Un nouvel espoir
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Date de sortie en France : 19 octobre 1977
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis :
Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine... La guerre civile fait rage entre l'Empire galactique et l'Alliance rebelle. Capturée par les troupes de choc de l'Empereur menées par le sombre et impitoyable Dark Vador, la princesse Leia Organa dissimule les plans de l'Etoile Noire, une station spatiale invulnérable, à son droïde R2-D2 avec pour mission de les remettre au Jedi Obi-Wan Kenobi. Accompagné de son fidèle compagnon, le droïde de protocole C-3PO, R2-D2 s'échoue sur la planète Tatooine et termine sa quête chez le jeune Luke Skywalker. Rêvant de devenir pilote mais confiné aux travaux de la ferme, ce dernier se lance à la recherche de ce mystérieux Obi-Wan Kenobi, devenu ermite au coeur des montagnes désertiques de Tatooine...

Avis :
J'ai toujours une bonne raison pour me replonger dans la saga Star Wars, mais il faut bien avouer que l'arrivée imminente de l'Episode VII – le réveil de la Force est une motivation particulièrement efficace pour se remettre à niveau et revoir les six films, dans leur ordre de sortie  plutôt que dans leur logique temporelle. Un ordre qui me semble plus cohérent pour appréhender la nouvelle trilogie, puisque l'enchaînement 4-5-6-1-2-3 montre le combat entre les deux aspects de la Force, qui semble au centre des nouveaux épisodes, là où l'autre n'est « que » l'histoire d'Anakin Skywalker.


 Un nouvel espoir nous fait donc découvrir un nouvel univers, extrêmement riche. Pour sa galaxie très lointaine, George Lucas va en effet mélanger d'innombrables références, mêlant film de sabre, western, science-fiction avec des éléments tirés des romans de Joseph Campbell (avec le concept de « voyage du héros »), du cinéma d'Akira Kurosawa, de la mythologie grecque ou des traditions japonaises. A l'écran, cela nous donne une explosion visuelle sans précédent, où humains, extraterrestres et robots se côtoient dans des décors impressionnants.

Cette richesse thématique et visuelle permet d'oublier la simplicité du scénario, totalement empreint d'un manichéisme assez enfantin (ce qui n'est pas forcément un défaut), quelques problèmes de rythme et certains gros ratés (l'affrontement entre Obi-Wan Kenobi et Dark Vador). Là encore, ces défauts sont largement compensés par quelques passages mémorables (l'attaque de l'Etoile noire) et des personnages particulièrement réussis, comme Han Solo ou Dark Vador.

S'il n'est pas parfait, cet Episode IV constitue le point de départ idéal pour une saga, en nous présentant un univers inédit et riche, des personnages que l'on a envie de revoir et une intrigue simple mais soulevant plusieurs questions. L'essai sera transformé avec la suite, qui représente encore aujourd'hui le meilleur épisode de tous : L'Empire contre-attaque.


Note : 7/10


jeudi 21 août 2014

Expendables 3


Titre : Expendables 3 (The Expendables 3)
Réalisateur : Patrick Hugues
Acteurs : Sylvester Stallone, Jason Statham, Mel Gibson
Date de sortie en France : 20 août 2014
Genre : action

Synopsis : 
Barney, Christmas et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks, qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney. Stonebanks devint par la suite un redoutable trafiquant d’armes, que Barney fut obligé d’abattre… Du moins, c’est ce qu’il croyait. Ayant échappé à la mort, Stonebanks a maintenant pour seul objectif d’éliminer l’équipe des Expendables. Mais Barney a d’autres plans... Il décide d’apporter du sang neuf à son unité spéciale et d’engager de nouveaux équipiers plus jeunes, plus vifs et plus calés en nouvelles technologies. Cette mission se révèle rapidement un choc des cultures et des générations, entre adeptes de la vieille école et experts high-tech. Les Expendables vont livrer leur bataille la plus explosive et la plus personnelle…

Avis : 
Après un premier volet décevant et un second chapitre beaucoup plus convaincant, on attendait les Expendables au tournant pour ce troisième film. Si Bruce Willis et Chuck Norris n'ont pas rempilé, et que Jacky Chan, Milla Jovovich, Nicolas Cage ou encore Steven Seagal, longtemps évoqués, ne rejoignent pas l'équipe, la troupe de Stallone reçoit trois nouveaux renforts de poids : Harrison Ford, Wesley Snipes, Antonio Banderas et Mel Gibson. A leurs côtés, quelques acteurs et sportifs plus jeunes... et méconnus. Changement de réalisateur également : après l'expérimenté Simon West, c'est Patrick Hugues, un seul long-métrage dans les bagages, qui s'y colle.


Hélas, tous ces changements ne suffiront pas à entraîner Expendables 3 dans la ligne du second volet. Au contraire, on va revenir à cette espèce de nombrilisme insupportable qui faisait la signature du premier film, avec en plus des héros qui s'apitoient sur leur sort et une confrontation entre vieilles gâchettes et nouvelle génération sans aucun intérêt : on ne va tout simplement pas voir un Expendables pour voir des inconnus en remontrer aux vieilles gloires, ni pour voir ces vieilles gloires faire dans l'introspection.

Le film se prend ainsi trop au sérieux, à l'exception des nouvelles recrues : Harrison Ford cabotine, Antonio Banderas, incapable de se taire, est hilarant, et Mel Gibson tire une nouvelle fois son épingle du jeu dans un rôle de méchant / badass qui semble lui coller à la peau ces dernières années (Machete kills, Kill the gringo...). Cela ne sauve cependant pas le film, handicapé par une mise en scène pachydermique et une exagération cartoonesque dans les scènes d'action qui ne colle tout simplement pas avec le ton général...

Bref, Expendables 3 constitue une nouvelle déception dans une saga qui aura une nouvelle fois eu les yeux plus gros que le ventre, et qui va en plus dans le sens contraire de ce qu'attend le public d'un tel film. Rendez nous donc nos vieux héros, leur décontraction et un réalisateur aguerri, et reprenez ce film qui n'a d'Expendable que le nom...

Note : 4/10


lundi 2 décembre 2013

La Stratégie Ender


Titre : La Stratégie Ender (Ender's Game)
Réalisateur : Gavin Hood
Acteurs : Asa Butterfield, Harrison Ford, Ben Kingsley
Date de sortie en France : 6 novembre 2013
Genre : science-fiction

Synopsis : 
Dans un futur proche, une espèce extraterrestre hostile, les Doryphores, ont attaqué la Terre. Sans l’héroïsme de Mazer Rackham, le commandant de la Flotte Internationale, le combat aurait été perdu. Depuis, le très respecté colonel Graff et les forces militaires terriennes entraînent les meilleurs jeunes esprits pour former des officiers émérites et découvrir dans leurs rangs celui qui pourra contrer la prochaine attaque. Ender Wiggin, un garçon timide mais doté d’une exceptionnelle intelligence tactique, est sélectionné pour rejoindre l’élite. A l’académie, Ender apprend rapidement à maîtriser des manoeuvres militaires de plus en plus difficiles où son sens de la stratégie fait merveille. Graff ne tarde pas à le considérer comme le meilleur élément et le plus grand espoir de l’humanité. 

Avis : 
La Stratégie Ender est à l'origine un roman de l'écrivain américain Orson Scott Card, et publié en 1985. Lauréat des prix Nebula en 1985 et Hugo en 1986, il est le premier volet du Cycle d'Ender, actuellement composé de 6 romans (La Stratégie Ender, La Voix des morts, Xénocide, Les Enfants de l'esprit, A war of gifts et Ender : l'exil), auxquels s'ajoutent la Saga de l'ombre, celle de La Première Guerre formique (et bientôt la Seconde) et plusieurs nouvelles. Régulièrement approché pour une adaptation au cinéma, Orson Scott Card avait toujours refusé de céder les droits, en raison de différends artistiques. Après un premier projet avorté, qui aurait vu Wolfgang Petersen à la réalisation, la machine se met en marche en 2009, avec Gavin Hood (Mon nom est Tsotsi, X-Men Origins : Wolverine) en tant que scénariste et réalisateur.

Le premier point marquant de La Stratégie Ender est qu'il s'éloigne des blockbusters classiques de science-fiction en se concentrant sur l'aspect tactique, stratégique de l'affrontement entre l'humanité et une espèce extraterrestre. Loin de l'éternel affrontement frontal entre les soldats de chaque faction, on nous présente cette fois la formation et l'évolution du jeune Ender, destiné à remplir des fonctions de commandement dans la lutte conte les Doryphores. La première partie reste assez classique, avec l'entraînement militaire, les tensions entre les candidats, les liens qui se créent...On est donc en terrain connu, mais plutôt efficace, grâce notamment à un Asa Butterfield (Hugo Cabret) très convaincant, dont l'intensité compense joliment le physique plutôt frêle et le rend parfaitement crédible lorsqu'il affronte des concurrents plus costauds. Les entraînements et batailles dans la salle d'apesanteur sont également de très bons moments, parfaitement chorégraphiés, même si leurs issues ne fait jamais aucun doute.

C'est d'ailleurs l'un des principaux bémols du film : son absence presque totale de surprise, sauf dans le final. La progression ne dévie jamais de la ligne que l'on devine dès les premières secondes, en raison de personnages stéréotypés (Harrison Ford interpréte un colonel Graff sans aucune subtilité). Seul le final viendra apporter, enfin, une bonne dose d'originalité, sortant de l'éternel manichéisme auquel le genre nous avait habitués. Ce virage arrive certes bien tard, mais donne au film une dimension politique inattendue. Mais surtout, la structure particulière du film, presque exclusivement consacré à la formation d'Ender, donne l'impression d'être devant une grosse introduction à l'univers imaginé par O.S. Card.


On imagine ainsi sans peine que le film de Gavin Hood pourrait être le premier volet d'une trilogie, se contentant de poser les bases de ce que les films suivants développeront...D'autant que le film ressemble beaucoup à une autre trilogie, de jeux vidéo cette fois : Mass Effect. En effet, si le jeu s'était sans doute inspiré de l'univers d'Ender pour une partie de son propre background, notamment pour la Guerre du premier contact ou l'histoire des Rachnis, on retrouve de nombreux éléments visuels et de mise en scène directement issus des trois jeux.

Bref, si le film dispose d'un casting de qualité (outre Ford et Butterfield, on retrouve Ben Kingsley, Viola Davis ou encore Abigail Breslin), d'effets spéciaux très réussis au service de quelques scènes de batailles très spectaculaires, et si l'on apprécie autre chose que l'éternel affrontement entre le courageux soldat humain et les méchants aliens, on reste néanmoins un peu sur notre faim avec La Stratégie Ender.

Note : 6,5/10