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lundi 24 août 2015

Terminator Genisys


Titre : Terminator Genisys
Réalisateur : Alan Taylor
Acteurs : Arnold Schwarzenegger; Emilya Clarke, Jai Courtney
Date de sortie en France : 1er juillet 2015
Genre : science fiction, action

Synopsis : 
Le leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor et préserver l'avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage.

Avis : 
Il faut bien l'avouer : depuis Terminator 2, la saga initiée par James Cameron n'a pas grand chose à raconter et se contente des mêmes recettes, tentant de décliner l'histoire entre Sarah Connor, John Connor, Kyle Reese et les différentes variétés de Terminator de toutes les façons possibles. Avec Genisys, on va tout de même un peu plus loin, en tentant de mélanger le tout pour nous offrir une œuvre entre reboot, remake, suite et histoire originale : problème, même les scénaristes ne semblent pas savoir ce qu'ils font.


 Il faut dire que ne pas maîtriser les bases du voyage dans le temps quand on fait un film sur le voyage dans le temps, ça n'aide pas. Incohérent avec lui-même et avec l'ensemble de la saga, le film semble avoir été scénarisé par un demeuré incapable de mettre en place une quelconque cohérence entre les différents niveaux temporels. Mais il en est parfaitement conscient, et va tenter de donner le change avec l'éternelle recette du blockbuster d'action : en faisant beaucoup de bruit.

Le film progresse donc d'affrontement en affrontement, de course-poursuite en course-poursuite, laissant toute réflexion loin derrière pour faire étalage de ses effets spéciaux inégaux. Bien sûr, la modélisation de Schwarzy jeune est impeccable (pourquoi ne pas avoir fait la même chose avec Robert Patrick, d'ailleurs ?). Mais certaines explosions, et certains impacts sur le T-1000 font franchement pitié. Pareil pour le maquillage de Papy Terminator. Oui, Papy, car comme il fallait bien trouver un rôle au Gouvernator, le scénariste a réussi à justifier son vieillissement (enfin, juste en ce qui concerne son visage). Arnold reste Arnold, et est toujours efficace, notamment lorsqu'il joue la carte de l'autodérision, mais ça n'est quand même pas très sérieux.

Il n'a pas cependant aucun mal à dominer le reste du casting masculin : Jai Courtney (Jack Reacher, Die hard :belle journée pour mourir) est toujours aussi lisse, et Jason Clarke (La Planète des singes : l'affrontement) en fait des tonnes dans la peau d'un personnage ridicule. C'est finalement Emilia Clarke qui s'en sort le mieux, dans le rôle d'une Sarah Connor devenue femme d'action à la Michelle Rodriguez, et bien plus à son avantage ici que dans la série Game of Thrones.


C'est donc dans un joyeux bordel qui vient s'écraser Terminator Genisys. Incapable de développer son histoire, à la peine quand il s'agit d'action, carrément à la masse au niveau des personnages, ce nouveau volet de la saga confirme la médiocrité des précédents. Et si on arrêtait là le massacre, plutôt que d'enchaîner sur la suite déjà annoncée ?

Note : 3,5/10


mercredi 3 juin 2015

Maggie


Titre : Maggie
Réalisateur : Henry Hobson
Acteurs : Arnold Schwarzenegger, Abigail Breslin, Joely Richardson
Date de sortie en France : 27 mai 2015
Genre : drame

Synopsis : 
Alors qu'une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis, le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu'elle a été contaminée, elle s'enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s'il lui faut affronter les forces de police...

Avis : 
Si vous déjà vu le film, vous le savez déjà, mais rappelons-le quand même pour ceux qui n'ont pas eu cette... chance : le synopsis que vous venez de lire n'est PAS celui de Maggie. L'auteur de ce court résumé, dont l'incompétence laisse penser qu'il est également responsable de l'immonde affiche, s'est sans doute dit que ça fonctionnerait mieux si on promettait aux fans de Schwarzy un peu d'action. Affirmons-le donc une bonne fois pour toute : il n'y a pas d'action dans Maggie. Pas un gramme. Ce qui n'est pas nécessairement un défaut, au contraire même, lorsque l'aspect dramatique est réussi. Ici, c'est un défaut.


La promesse d'une variation dramatique sur le thème - par ailleurs usé jusqu'à la corde - du zombie était en fait plus alléchante que l'idée d'un énième film bourrin-concon où les morts-vivants ne serviraient que de chair à canon. Hélas, au fil d'une progression sans originalité ni enjeu, le film ne propose qu'un drame raté dans lequel Arnold Schwarzenegger se contente d'attendre passivement que sa fille fasse quelque chose.

Pire encore, Maggie semble n'avoir pour unique ambition que la réunion des différents clichés du genre, et nous refuse purement et simplement tout embryon de commencement de naissance de tension en nous annonçant chaque événement plusieurs fois avant qu'il n'arrive (le renard) et en éliminant les éléments potentiellement horrifiques quelques minutes après leur apparition (on n'allait quand même pas laisser un zombie dans la même maison que des enfants !). Et comme la métamorphose d'Abigail Breslin, aussi bien physique (avec un maquillage que l'on qualifiera d'aléatoire) que psychologique, ne propose rien de nouveau, on s'emmerde royalement.


Et si on s'ennuie autant, c'est surtout parce qu'on se désintéresse totalement du destin des personnages. Abigail Breslin (The Call, Little Miss sunshine, Bienvenue à Zombieland) peut bien devenir une zombie et se faire exploser le caisson, ça n'aura pour conséquence que de rayer de l'écran ses deux uniques expressions faciales (sourire niais ou vague déprime), Arnold peut bien se faire bouffer par sa fille, ses répliques et son interprétation sont déjà caractéristiques d'un électroencéphalogramme plat. Dommage, parce qu'on avait enfin l'occasion de le voir ailleurs que dans les films d'action décérébrés qu'il enchaîne depuis le succès d'Expendables (Sabotage, Evasion...).

Bref, Maggie, c'est très mauvais. A aucun moment le film d'Henry Hobson ne parvient à exploiter un thème pourtant intéressant, et se contente de recycler sans imagination ni ambition les éléments que l'on peut voir dans tous les films centrés sur la maladie, horrifique ou non. Quitte à rester dans l'évocation dramatique de la transformation en zombie, on préférera largement revoir "Moi zombie : chronique de la douleur" d'Andrew Parkinson...

Note : 2/10


jeudi 8 janvier 2015

Sabotage


Titre : Sabotage
Réalisateur : David Ayer
Acteurs : Arnold Schwarzenegger, Sam Worthington, Olivia Williams
Date de sortie en France : 7 mai 2014
Genre : action

Synopsis : 
Pour cette force d’élite de la DEA, il s’agit officiellement de prendre d’assaut le repaire d’un important cartel mais en réalité, l’opération se révèle être un véritable braquage. Après s’être emparés de 10 millions de dollars en liquide, les agents complices pensent leur secret bien gardé… jusqu’à ce que quelqu’un se mette à les assassiner les uns après les autres, froidement, méthodiquement. Alors que les meurtres se multiplient, chaque membre de l’équipe devient un suspect. Chacun sait tuer, et chacun a un excellent mobile...

Avis : 
Il y a quelques mois, on avait l'impression que dans le retour des films d'action bourrins, Arnold Schwarzenegger s'en sortait bien mieux que son compère Sylvester Stallone, surtout quand il ne tournait pas avec (les très moyens Expendables 3 et Evasion, par exemple). Ainsi, si l'un participait au sympathique et efficace Le Dernier rempart, l'autre était à la tête du pathétique Du plomb dans la tête. Hélas, avec Sabotage, Schwarzy montre qu'il n'a pas besoin de Sly pour jouer dans de bonnes grosses daubes.


Réalisé par David Ayer (End of watch, Fury), Sabotage est un mauvais film d'action, tentant de dissimuler son scénario abracadabrantesque derrière une surenchère d'action et de violence. Les fausses révélations se succèdent à un rythme effréné, les personnages se trahissent sans raison, se découvrent d'un seul coup alors qu'ils avaient réussi à demeurer discrets pendant des années. Si Ayer avait voulu offrir une déclinaison du 10 petits nègres d'Agatha Christie, c'est loupé. Et s'il pensait avoir offer à Schwarzy un rôle plus profond que d'habitude, c'est encore plus à côté de la plaque.

On s'amusera d'ailleurs de voir que l'ex-Gouvernator est entouré d'acteurs de séries n'ayant jamais vraiment percé au cinéma (et qui ne perceront sans doute jamais...) ou étant déjà has-been : Sam Worthington (Avatar, Solitaire), Josh Holloway (le Sawyer de la série Lost, les disparus), Mireille Enos (World War Z, The Killing), Joe Manganiello (How I met your mother, True blood) ou encore Terrence Howard (Dead man down) rivalisent de médiocrité et ancrent encore davantage le film dans une nullité assez remarquable.

Bref, c'est très con, et ça se prend en plus bien trop au sérieux. Et si on a bien conscience que cette mode du revival du film d'action des années 80 ne donnera plus rien de bon, on espère quand même que les acteurs vont arrêter une bonne fois pour toutes de nous assommer de navets aussi insipides...

Note : 1/10




jeudi 21 août 2014

Expendables 3


Titre : Expendables 3 (The Expendables 3)
Réalisateur : Patrick Hugues
Acteurs : Sylvester Stallone, Jason Statham, Mel Gibson
Date de sortie en France : 20 août 2014
Genre : action

Synopsis : 
Barney, Christmas et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks, qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney. Stonebanks devint par la suite un redoutable trafiquant d’armes, que Barney fut obligé d’abattre… Du moins, c’est ce qu’il croyait. Ayant échappé à la mort, Stonebanks a maintenant pour seul objectif d’éliminer l’équipe des Expendables. Mais Barney a d’autres plans... Il décide d’apporter du sang neuf à son unité spéciale et d’engager de nouveaux équipiers plus jeunes, plus vifs et plus calés en nouvelles technologies. Cette mission se révèle rapidement un choc des cultures et des générations, entre adeptes de la vieille école et experts high-tech. Les Expendables vont livrer leur bataille la plus explosive et la plus personnelle…

Avis : 
Après un premier volet décevant et un second chapitre beaucoup plus convaincant, on attendait les Expendables au tournant pour ce troisième film. Si Bruce Willis et Chuck Norris n'ont pas rempilé, et que Jacky Chan, Milla Jovovich, Nicolas Cage ou encore Steven Seagal, longtemps évoqués, ne rejoignent pas l'équipe, la troupe de Stallone reçoit trois nouveaux renforts de poids : Harrison Ford, Wesley Snipes, Antonio Banderas et Mel Gibson. A leurs côtés, quelques acteurs et sportifs plus jeunes... et méconnus. Changement de réalisateur également : après l'expérimenté Simon West, c'est Patrick Hugues, un seul long-métrage dans les bagages, qui s'y colle.


Hélas, tous ces changements ne suffiront pas à entraîner Expendables 3 dans la ligne du second volet. Au contraire, on va revenir à cette espèce de nombrilisme insupportable qui faisait la signature du premier film, avec en plus des héros qui s'apitoient sur leur sort et une confrontation entre vieilles gâchettes et nouvelle génération sans aucun intérêt : on ne va tout simplement pas voir un Expendables pour voir des inconnus en remontrer aux vieilles gloires, ni pour voir ces vieilles gloires faire dans l'introspection.

Le film se prend ainsi trop au sérieux, à l'exception des nouvelles recrues : Harrison Ford cabotine, Antonio Banderas, incapable de se taire, est hilarant, et Mel Gibson tire une nouvelle fois son épingle du jeu dans un rôle de méchant / badass qui semble lui coller à la peau ces dernières années (Machete kills, Kill the gringo...). Cela ne sauve cependant pas le film, handicapé par une mise en scène pachydermique et une exagération cartoonesque dans les scènes d'action qui ne colle tout simplement pas avec le ton général...

Bref, Expendables 3 constitue une nouvelle déception dans une saga qui aura une nouvelle fois eu les yeux plus gros que le ventre, et qui va en plus dans le sens contraire de ce qu'attend le public d'un tel film. Rendez nous donc nos vieux héros, leur décontraction et un réalisateur aguerri, et reprenez ce film qui n'a d'Expendable que le nom...

Note : 4/10


lundi 11 août 2014

Expendables 2 : unité spéciale


Titre : Expendables 2 : unité spéciale (The Expendables 2)
Réalisateur : Simon West
Acteurs : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jean-Claude Van Damme
Date de sortie en France : 22 août 2012
Genre : action

Synopsis : 
Les Expendables sont de retour, et cette fois, la mission les touche de très près... Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, Lee Christmas, Yin Yang, Gunnar Jensen, Toll Road et Hale Caesar – et deux nouveaux, Billy The Kid et Maggie – l’opération semble facile. Mais quand l’un d’entre eux est tué, les Expendables jurent de le venger. Bien qu’en territoire hostile et donnés perdants, ils vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales. Cette guerre-là n’est pourtant rien comparée à ce qu’ils vont faire subir à l’homme qui a sauvagement assassiné leur frère d’armes…

Avis : 
Après un premier film décevant, la joyeuse troupe de mercenaires menée par Stallone revient, avec des renforts : Jean-Claude Van Damme (Tous les coups sont permis, JCVD), Chuck Norris (Le Jeu de la mort, Portés disparus) et Liam Hemsworth (Hunger Games) rejoignent le casting, encadrés cette fois par le réalisateur Simon West (Les Ailes de l'Enfer). Des ajouts et des changements qui vont se révéler payants pour cette suite bien plus réussie que son modèle.


Car cette fois, le film assume enfin son héritage Bis et affiche une décontraction et un autodérision bienvenues : les acteurs s'amusent de leur image, quitte à parfois en faire trop (les I'll be back de Schwarzy finissent par lasser), les scènes d'action jouent la carte de l'exagération et les personnages sont de joyeux stéréotypes. On s'amuse ainsi notamment à voir un JCVD en grande forme en faire des tonnes dans son rôle de méchant très méchant ou un Chuck Norris invincible et collant au personnage de demi-dieu imaginé depuis des années dans les Chuck Norris facts sur internet.

Chacun des personnages est ainsi bien mieux mis en valeur que dans le premier film, qui se reposait trop sur Stallone et Statham, et la réalisation se met également au niveau : on sens quand même une différence énorme entre la mise en scène paresseuse de Stallone et celle d'un habitué des films d'action comme Simon West. On s'amuse ainsi beaucoup devant un spectacle généreux et efficace, où les morceaux de bravoure et les divers affrontements sont particulièrement réussis.

Expendables 2 est donc ce qu'Expendable aurait dû être : un film d'action totalement décomplexé et fun, avec un véritable recul plutôt qu'un film nombriliste et prétentieux. Espérons que le troisième volet continue sur cette lancée !

Note : 7,5/10


dimanche 3 août 2014

Expendables : unité spéciale


Titre : Expendables : unité spéciale (The Expendables)
Réalisateur : Sylvester Stallone
Acteurs : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li
Date de sortie en France : 18 août 2010
Genre : action

Synopsis : 
Ils n'ont jamais connu d'autre mode de vie que la guerre. Ils n'ont de loyauté qu'envers les membres de leur propre équipe. Ce sont les Expendables, une unité spéciale.

Avis : 
C'était un projet un peu fou, et forcément alléchant pour les fans des films d'action des années 80 et 90 dopés à la testostérone : réunir, le temps d'un film, les héros de ces séries B. Sous la direction de Sylvester Stallone (Rocky, Rambo...), ce sont donc Jason Statham (Le Transporteur, Homefront), Jet Li (Fist of legend, L'Arme fatale 4), Dolph Lundgren (Punisher, Rocky IV), Eric Roberts (Runaway train), David Zayas (la série Oz), Gary Daniels (Ken le survivant, Niki Larson), Mickey Rourke (Sin City, The Wrestler) ainsi que l'ancien joueur de football Terry Crews (Tout le monde déteste Chris), l'ancien combattant de l'UFC Randy Couture (Le Roi Scorpion 2) et l'ancien catcheur Steve Austin (Les Condamnés). Ajoutez à tout ce beau monde des apparitions de Arnold Schwarzenegger (Terminator, Le Dernier rempart) et Bruce Willis (Piège de cristal, Die Hard 5) et vous avez une brochette plus que réjouissante !


Pourtant, Expendables ne sera jamais au niveau de ce qu'on pouvait en attendre. Son principal défaut ? Celui de se prendre bien trop au sérieux, préférant se regarder le nombril plutôt que de livrer une oeuvre décomplexée et fun. Les exemples les plus frappants sont la rencontre entre Stallone, Schwarzenegger et Willis, ou le monologue de Rourke. Une volonté de sérieux qui tranche radicalement avec l'emballage général du film.

En effet, il faut quand même reconnaître que c'est souvent très mal filmé, que les effets spéciaux sont très moyens et que l'histoire est plus qu'idiote. Si le film avait été pensé comme une série B reprenant les codes de ses modèles, à l'image de la tendance Grindhouse de Rodriguez et Tarantino, cela aurait pu être une qualité : mais face à la prétention d'ensemble, ça fait un peu tâche. Dommage, car certains passages sont vraiment réussis, et Jason Statham et l'incomparable Eric Roberts se taillent vraiment la part du lion.

Bref, Expendables : unité spéciale n'est pas le monument d'action décomplexée que l'on pouvait en attendre. Il réussit même à être inférieur à certains films de plusieurs des acteurs qu'il regroupe, en étant bien moins généreux et spontané. Un gâchis qui sera néanmoins réparé avec la suite, cocktail bien plus réussi de décontraction et d'autodérision, mais que viendront confirmer les films suivants de Stallone, comme le navrant Du plomb dans la tête...

Note : 4/10


vendredi 17 janvier 2014

Evasion


Titre : Evasion (Escape plan)
Réalisateur : Mikael Håfström
Acteurs : Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone, Jim Caviezel
Date de sortie en France : 13 novembre 2013
Genre : action

Synopsis : 
Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées. Il teste lui-même l’efficacité de ses bâtiments en se faisant enfermer puis en s’évadant. Contacté par une société privée souhaitant tester un concept révolutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier. Piégé dans ce complexe ultra-moderne, harcelé par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray découvre une conspiration pour le faire disparaître à jamais. Sa seule chance de survie : une alliance avec Emil Rottmayer, un co-détenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de s’évader, ils vont d’abord devoir se faire confiance.

Avis : 
Ils ne s'arrêtent plus ! Depuis que la carrière de Stallone connait un second souffle, celui-ci semble bien décidé à en profiter un maximum, pour le meilleur (Rocky Balboa) comme pour le pire (Du plomb dans la tête). Il entraîne dans son sillage son rival des années 80, Arnold Schwarzenegger, dont la présence dans Expendables 2 apportait une bonne dose du second degré qu'il manquait au premier volet, et qui a cette année transformé l'essai avec le sympathique Le Dernier rempart


Pour cette nouvelle rencontre entre les deux vedettes, Mikael Håfström (Chambre 1408, Le Rite) nous met devant un film d'évasion. Stallone est donc un génie de l'évasion, Schwarzenegger un prisonnier mystérieux, et Jim Caviezel (La Passion du Christ) le patron de cette prison haute-technologie d'où les deux anciens vont devoir s'évader. Une mission impossible ? Pas pour ces deux hommes qui sont présentés comme des surdoués (oui, ça surprend) et sont capables de supporter les violences, les humiliations, tout en échafaudant des plans irréels.

De façon très classique, on alternera donc entre les séquences d'observation et les expériences du duo de prisonniers pour repérer les faiblesses de cette prison, et leur débriefing dans le réfectoire. Le tout suit un rythme assez mou, Evasion ne versant vraiment dans l'action que dans une dernière partie marquée par des fusillades et de nombreuses cascades. Et si Schwarzenegger tire comme souvent son épingle du jeu, Stallone confirme son absence totale d'expressivité...

La réunion entre les deux monstres sacrés du cinéma d'action des années 80 n'est donc finalement qu'un pétard mouillé, une sorte d'épisode trop long de la série Prison break au rythme bien trop mou pour convaincre. Le film a finalement pour unique intérêt de constater une nouvelle fois la forme de Schwarzy par rapport à Sly, dont la dernière heure de gloire semble toucher à sa fin...

Note : 3,5/10


mercredi 23 janvier 2013

Le Dernier rempart


Titre : Le Dernier rempart (The Last stand)
Réalisateur : Kim Jee-woon
Acteurs : Arnold Schwarzenegger, Johnny Knoxville, Forest Whitaker
Date de sortie en France : 23 janvier 2013
Genre : action

Synopsis : 
Après une opération ratée qui l’a laissé rongé par les remords et les regrets, Ray Owens a quitté son poste à la brigade des stupéfiants de Los Angeles. Il est désormais le shérif de la paisible petite ville de Sommerton Junction, tout près de la frontière mexicaine. Mais sa tranquillité vole en éclats lorsque Gabriel Cortez, le baron de la drogue le plus recherché du monde, réussit une évasion spectaculaire d’un convoi du FBI, semant les cadavres derrière lui… Avec l’aide d’une bande de truands et de mercenaires dirigés par le glacial Burrell, Cortez s’enfuit vers la frontière à 400 km/h dans une Corvette ZR1 spéciale, et il a un otage… Il doit passer par Sommerton Junction, où l’agent John Bannister aura une dernière chance de l’intercepter avant qu’il ne franchisse la frontière… D’abord réticent en se voyant impliqué dans cette affaire, écarté parce qu’il est considéré comme un petit shérif de province incapable, Ray Owens finit par rallier son équipe et par prendre l’affaire en main. Tout est prêt pour la confrontation… 

Avis : 
Après une brève apparition dans The Expendables, puis un rôle plus conséquent dans sa suite, Arnold Schwarzenegger revient sérieusement au cinéma avec Le Dernier rempart. Un retour sous forme de bon gros film d'action sorti tout droit des années 80, où Schwarzy incarne un vieux shérif irréductible, sorti de sa retraite au soleil par des mercenaires qui ont la mauvaise idée de passer dans sa ville. Un scénario classique, un personnage classique, et pourtant, tout cela va être diablement efficace.


Evidemment, le film est un hommage à la testostérone, où les hommes s'échangent des phrases accrocheuses en se tirant dessus avec d'énormes armes, où on roule à 400 km/h au volant d'un bolide les phares éteints, où on ne meurt qu'après une dizaine de balles dans le corps. Dans le rôle de ce vieux gardien de la loi accroché à son honneur, Schwarzy livre une prestation monolithique étrangement efficace. Il tue du truand sans sourciller, se contentant d'une réplique assassine pour les plus méchants, et ne tentera jamais de faire de son personnage autre chose qu'un béhémoth avec un insigne.

Pour son premier film aux Etats-Unis, le formidable réalisateur Kim Jee-woon (2 soeurs, A bittersweet life, J'ai rencontré le Diable) délaisse tout ce qui faisait le piment de ses films asiatiques, bien conscient de ce qui lui est demandé avec The Last stand. Les scènes d'action seront ainsi classiques, mais très efficaces, bien loin néanmoins de la folie furieuse de son film précédent. Pour l'occasion, il réunit en plus un joli casting, avec Forest Whitaker (Le Dernier roi d'Ecosse), Peter Stormare (The Big Lebowski) ou Johnny Knoxville (Jackass), dans des rôles forcément archétypaux (l'agent du F.B.I. qui sous-estime le shérif, le truand sans pitié, le sidekick humoristique).

Le Dernier rempart marque donc le retour du Gouvernator dans ce qu'il fait de mieux : un gros film d'action bien bourrin, où on ne s'embête ni de subtilité, ni d'un scénario. Et si l'on préfère vraiment voir Kim Jee-woon faire des films plus intéressants, le résultat est terriblement efficace, dans la lignée directe de ce que pouvait nous offrir Schwarzy à une époque que l'on pensait révolue. A l'heure où Stallone se loupe complètement avec Du plomb dans la tête et où Bruce Willis se perd dans Die Hard 5, ça fait vraiment du bien de voir qu'une des icônes de ce genre de cinéma est toujours en forme malgré les années...

Note : 7/10