Affichage des articles dont le libellé est winona ryder. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est winona ryder. Afficher tous les articles

dimanche 23 février 2014

Homefront


Titre : Homefront
Réalisateur : Gary Fleder
Acteurs : Jason Statham, James Franco, Winona Ryder
Date de sortie en France : 8 janvier 2014
Genre : action, thriller

Synopsis : 
Ancien agent de la DEA (Brigade américaine des stupéfiants), Phil Broker se retire dans un coin tranquille de la Louisiane avec sa fille pour fuir un lourd passé… Mais Broker ne tarde pas à découvrir qu'un dealer de méthamphétamines, Gator Bodine, sévit dans la petite ville et met en danger sa vie et celle de sa fille. Face à la menace et à la violence croissantes, Broker n'a d'autre choix que de reprendre les armes…

Avis : 
Basé sur un scénario de Sylvester Stallone qui trainait au fond d'un tiroir depuis un moment, Homefront met Jason Statham dans le rôle classique d'un ex-flic, retiré de façon anonyme dans un village de bouseux, mais qui sera finalement rattrapé par son passé et devra reprendre du service pour protéger sa famille et compenser l'incompétence crasse du shérif local.


En tant qu'ancien flic, Statham ne craint rien ni personne, tabassant tranquillement les prolos du coin, même avec les mains dans le dos. Et pour protéger sa fille, il lui a également appris quelques techniques pour qu'elle puisse impunément péter le nez du moindre gamin consanguin qui la harcèle un peu. Forcément, ça ne plaît pas aux parents, et c'est le drame : la mère demande à son frère de s'en mêler, et le frère, petit trafiquant sans envergure mais toujours ravi de pouvoir voler la peluche d'une petite fille, va essayer de faire peur à Statham.

On est donc ici face au thriller d'action de base, avec son héros invincible, ses terribles méchants étrangement inoffensifs, même face à une fillette, et ses sous-intrigues à peine esquissées : le fait que le personnage de James Franco soit vite dépassé par le gang qu'il contacte ? l'idylle naissante entre Statham et le professeur de sa fille ? l'étrange méfiance de Statham envers le shérif ? On oublie vite tout ça, et on attend le dernier acte en voyant Statham et son enfant profiter de la vie au ralenti, à cheval, dans un cadre bucolique.

Bien sûr, tout cela restera efficace, l'acteur principal démontant du méchant péquenaud, massacrant les membres du gangs. Et même James Franco réussit tant bien que mal à tirer son épingle du jeu. Mais quand même, faudrait que Stallone comprenne qu'il ne suffit pas de nous balancer les mêmes recettes à chaque film pour que cela fonctionne, surtout quand c'est aussi con...

Note : 3,5/10


 

jeudi 1 août 2013

The Iceman


Titre : The Iceman
Réalisateur : Ariel Vromen
Acteurs : Michael Shannon, Winona Ryder, Ray Liotta
Date de sortie en France : 5 juin 2013
Genre : drame, thriller

Synopsis : 
 Tiré de faits réels, voici l’histoire de Richard Kuklinski, surnommé « The Iceman », un tueur à gages qui fut condamné pour une centaine de meurtres commandités par différentes organisations criminelles new-yorkaises. Menant une double vie pendant plus de vingt ans, ce pur modèle du rêve américain vivait auprès de sa superbe femme, Deborah Pellicotti, et de leurs enfants, tout en étant secrètement un redoutable tueur professionnel.
Lorsqu’il fut finalement arrêté par les fédéraux en 1986, ni sa femme, ni ses filles, ni ses proches ne s’étaient douté un seul instant qu’il était un assassin. Pourquoi l’est-il devenu, et comment a-t-il réussi à continuer pendant si longtemps ?

Avis : 
 The Iceman s'inspire donc de l'incroyable carrière du tueur à gages le plus célèbre de l'histoire des Etats-Unis : Richard Kuklinski, soupçonné d'avoir assassiné plus d'une centaine de personnes avant d'être arrêté. Durant son incarcération, il accepta de répondre à des journalistes, à des psychiatres, à des criminologues, décrivant ainsi ses méthodes et permettant l'écriture de The Ice Man: Confessions of a Mafia Contract Killer, avant de décéder en prison en 2006.


Ses nombreuses confessions vont permettre au film de Ariel Vromen d'être très fidèle à certains événements de la vie de Kuklinski, notamment en ce qui concerne ses méthodes d'assassinats et quelques anecdotes morbides. On retrouve ainsi la volonté de varier les façons de tuer, parfois très violentes (au pistolet, à l'arme blanche, avec du poison...) ou de se débarrasser des corps (en les conservant dans la glace, en les démembrant ou en les abandonnant tout simplement sur un banc). On assiste également au meurtre pendant lequel il permit à une victime (interprétée par James Franco dans un tout petit rôle) de prier pendant 30 minutes pour voir si une intervention divine le sauverait effectivement.

Cette fidélité va également nous faire rencontrer quelques "collègues" du Iceman, comme le gangster Roy DeMeo (Ray Liotta - Les Affranchis, The Place beyond the pines - habitué de ce genre de rôle) ou un autre tueur à gages, qui lui apprit les utilisations du cyanure et se déplaçait en camion à glaces, Robert Prongay (le méconnaissable Chris Evans - Scott Pilgrim, Avengers). Parallèlement à ses activités de tueur, on suit également Kuklinski dans sa vie de tous les jours, entouré d'une famille et d'amis qui ignorent tout de son activité. Winona Ryder interprète sa femme, suspectant une double vie sans en imaginer l'ampleur, et effacée face à la violence parfois incontrôlable de son époux.

Reste que le déroulement du film est assez classique et que l'on devine rapidement, si on a l'habitude des films basés sur la mafia, quelles seront les différentes péripéties. En fait, la principale qualité du film vient de l'interprétation de Winona Ryder, étonnante, et surtout de celle de Michael Shannon (Take shelter, Bug), toujours aussi impresionnant et inquiétant. Les deux acteurs portent le film sur leurs épaules, et compensent ainsi un scénario un peu trop prévisible malgré un personnage terriblement fascinant.

Note : 6,5/10


vendredi 29 mars 2013

Frankenweenie


Titre : Frankenweenie
Réalisateur : Tim Burton
Acteurs : Charlie Tahan, Winona Ryder, Martin Landau
Date de sortie en France : 31 décembre 2012
Genre : animation, drame, fantastique

Synopsis : 
Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…   

Avis :  
Après plusieurs films très médiocres, on pensait avoir définitivement perdu Tim Burton avec Dark Shadows, auto-caricature grotesque à l'humour puéril qui ratait absolument tout ce qu'il entreprenait. Sans doute bien conscient de l'impasse créative devant laquelle il se trouvait depuis un bon moment, le réalisateur d'Edward aux mains d'argent s'est alors tourné vers l'une de ces premières oeuvres, le court-métrage Frankenweenie, tourné en 1984 alors qu'il était encore chez Disney, le studio le virant ensuite, trouvant l'oeuvre trop effrayante pour le jeune public.

Près de 30 ans après, Tim Burton en réalise donc le remake, avec une différence de taille : si l'original était un film live, avec de vrais acteurs (dont Shelly Duvall) et un vrai chien, cette reprise sera un film d'animation utilisant, comme L'Etrange Noël de monsieur Jack, la technique du stop-motion. Un changement qui va permettre à Burton de nous offrir des débordements visuels impressionnants, notamment dans la dernière partie du film. Il en profite également pour étoffer son histoire, ajoutant de nombreux personnages et une intrigue basée sur la résurrection de leurs animaux disparus afin de passer des 30 minutes de son court-métrage à l'heure et demie de cette nouvelle version.


Tim Burton va ainsi nous proposer une galerie de personnages tous plus farfelus les uns que les autres, à base de caricatures classiques mais souvent drôles. Les animaux ressuscités vont également bénéficier d'une forte personnalité, et le réalisateur va s'amuser à remplir son film de nombreuses références aux monstres cultes du cinéma fantastique : outre l'hommage évident à Frankenstein, Burton nous invite par exemple à croiser Nosferatu, Le Cauchemar de Dracula, Vincent Price ou encore Gamera par le biais de clins d'oeil parfaitement intégrés à l'histoire. 

Il va également réussir à retrouver le charme et l'émotion de l'oeuvre originale et, même en connaissant l'histoire, on se surprend à être touché par le destin de ce chien en images de synthèse extrêmement attachant. Burton retrouve ici la magie de ses meilleures oeuvres, avec ce mélange entre humour et fantastique, cet attachement aux freaks et cet univers décalé, entre critique de l'American way of life et poésie morbide. 

En revenant aux sources de son univers, Tim Burton signe l'un des meilleurs films de sa carrière, et l'un des plus beaux films d'animation de 2012. Retrouvant pour l'occasion la magie et l'émotion de ses débuts, avec Frankenweenie, ce n'est pas à la résurrection de Sparky que nous assistons : c'est à celle de Tim Burton, après de longues années au point mort.

Note : 8,5/10





jeudi 21 mars 2013

Dracula (Francis Ford Coppola)


Titre : Dracula (Bram Stoker's Dracula)
Réalisateur : Francis Ford Coppola
Acteurs : Gary Oldman, Winona Ryder, Keanu Reeves
Date de sortie en France : 13 janvier 1993
Genre : épouvante, drame

Synopsis : 
En 1492, le prince Vlad Dracul, revenant de combattre les armées turques, trouve sa fiancée suicidée. Fou de douleur, il défie Dieu, et devient le comte Dracula, vampire de son état. Quatre cents ans plus tard, désireux de quitter la Transylvanie pour s'établir en Angleterre, il fait appel à Jonathan Harker, clerc de notaire et fiancé de la jolie Mina Murray. La jeune fille est le sosie d'Elisabeta, l'amour ancestral du comte...

Avis : 
 Enième adaptation du roman de Bram Stoker, le Dracula de Francis Ford Coppola, sorti en 1992 se démarque de ses prédécesseurs en introduisant une dimension plus dramatique au personnage, et en ajoutant une histoire d'amour entre le comte et la réincarnation de son amour perdu. A l'écran, cela se traduira surtout par un Dracula pleurnichard, ajoutant à la ringardise permanente d'une oeuvre infiniment grotesque.


Car de son visuel kitchissime à son interprétation toute en surjeu, Dracula repousse constamment les limites du ridicule, osant reprendre des procédés de réalisation dépassés depuis des décennies (l'amateurisme naïf qui émane de certaines transitions ou de certaines compositions visuelles fait vraiment peine à voir). On se demande même si Coppola a jeté un oeil au résultat final, tant le film prête à rire, de certains costumes improbables (l'armure de Oldman pendant l'introduction...) aux effets spéciaux en passant par la direction d'acteurs...

A ce niveau, si on pourra pardonner au réalisateur de ne pas avoir pu tirer grand chose d'acteurs médiocres tels que Keanu Reeves, Winona Ryder ou Monica Bellucci, on se demande si Anthony Hopkins (Le Silence des agneaux) et Gary Oldman (JFK) n'ont pas décidé ensemble d'en faire des tonnes afin de remporter un pari, les deux acteurs surjouant de façon impressionnante à chaque scène, dans un mauvais goût uniquement concurrencé par certains effets visuels.

On s'étonnera d'ailleurs de voir cette adaptation de Dracula être devenue un classique. Risible jusqu'au bout des crocs, le film de Francis Ford Coppola réunit des interprétations honteuse, un esthétisme douteux, un scénario grotesque, les pires poncifs du genre et des effets d'une incroyable ringardise pour nous offrir ce qu'il y a de pire dans le cinéma fantastique hollywoodien des années 90. Un naufrage intégral, dont on ne sauvera finalement que quelques compositions du regretté Wojciech Kilar...

Note : 1/10