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samedi 11 juin 2022

Jurassic World : le monde d'après

Titre : Jurassic World : le monde d'après (Jurassic World Dominion)
Réalisateur : Colin Trevorrow
Acteurs : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Sam Neill
Date de sortie en France : 9 juin 2022
Genre : action, science-fiction
 
Synopsis : 
Quatre ans après la destruction de Isla Nublar. Les dinosaures font désormais partie du quotidien de l’humanité entière. Un équilibre fragile qui va remettre en question la domination de l’espèce humaine maintenant qu’elle doit partager son espace avec les créatures les plus féroces que l’histoire ait jamais connues.
 
Avis : 
Nous y voilà donc, à cet ultime épisode de la trilogie Jurassic World, et sixième volet de la saga Jurassic Park. Un volet qui nous permet d'assister à plusieurs retour : après avoir laissé la main à Juan Antonio Bayona (L'Orphelinat, Quelques minutes après minuit) pour le second volet (Jurassic World : Fallen Kingdom), Colin Trevorrow revient boucler la trilogie qu'il a lui-même initiée. Dans ses cartons, les acteurs et personnages des deux premiers volets, bien sûr, mais aussi les héros du premier film : Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum dans les rôles de Alan Grant, Ellie Sattler et Ian Malcolm, dans cette grande mode actuelle du retour aux sources / hommage que l'on voit trop souvent ces dernières années. 
 
 
C'est d'ailleurs l'élément le plus caractéristique de ce "Monde d'après" : il ressemble beaucoup... au monde d'avant. On y retrouve ainsi un nombre impressionnant de plans repris de la trilogie originale (le plan sur Ellie Sattler lorsqu'elle aperçoit le brachiosaure, les héros dissimulés derrière un véhicule retourné...), de clins d'oeil plus ou moins subtils et cohérents (la fausse bombe de rasage, qui prépare le retour d'un des dinosaures du premier film), d'idées (l'affrontement entre deux superprédateurs, repris de Jurassic Park III), piochant jusque dans la série La Colo du Crétacé, et reprenant même pour antagoniste principal l'un des personnages (très) secondaires de Jurassic Park (un personnage qui a bien plus d'importance chez Michael Crichton). Pour résumer, Jurassic World : le monde d'après est presque un film écolo tant il met l'accent sur le recyclage. 
 
Un recyclage d'autant plus évident qu'il n'apporte pas grand chose à ce que développait déjà Jurassic World : Fallen Kingdom. Les animaux préhistoriques sont devenus une menace pour l'écosystème contemporain et pour les humains, mais sont également une source de convoitise pour les braconniers. Exploitées, élevées pour devenir des armes, destinées à mourir dans des combats clandestins et même... consommées, les créatures ressuscitées subissent finalement les mêmes horreurs que nos créatures contemporaines. 
 
 
Rien de bien nouveau donc, mais cette thématique va permettre à Colin Trevorrow de développer une ambiance assez proche d'un... film d'espionnage. On entend presque les notes du thème de Mission : impossible, et la spectaculaire course poursuite dans les rues de La Valette rappelle les derniers James Bond... grands méchants stéréotypés et séquences grandiloquentes à l'appui (le crash d'avion...). Plus que dans un Jurassic Park / World, on semble parfois être devant une étrange fusion entre un 007 et un jeu Pokemon. James Bond vs Team Rocket, je présume ?

Ceci dit, le film va se montrer très généreux en ce qui concerne son argument principal : les animaux préhistoriques. On croise de nombreuses nouvelles espèces, et pas seulement des dinosaures (Atrociraptor, Pyroraptor, Quetzalcoatlus, Dimetrodon, Therizinosaurus, Dreadnoughtus...), on en retrouve de bien connues (Blue le vélociraptor, le T Rex, le Mosasaure, les Compsognathus...), et on découvre une nouvelle menace : le Giganotosaurus, le plus grand prédateur que la Terre ait jamais porté. Malheureusement, le superprédateur sera un peu sous-exploité, se contentant de n'être qu'une pâle copie du Spinosaure de JP3. Les séquences mettant en scène ces créatures sont cependant très nombreuses, quitte à faire du film une simple succession de scènes d'action, ce qui n'est pas forcément un défaut vu la qualité du scénario. 
 
 
On s'étonnera cependant de la qualité de certains effets spéciaux numériques, notamment en début du film : incrustations bâclées, contours flous, écrans bleus très visibles... On a l'impression que les 20 premières minutes du film ont été ajoutées au dernier moment, sans apporter le soin que l'on peut voir sur le reste du film. Etrange. On notera enfin que, pour prolonger le plaisir, on pourra se tourner vers le court-métrage Battle at Big Rock, ou dans le prologue disponible depuis quelques semaines montrant le Tyrannosaure s'inviter au drive-in.
 
Bref, beaucoup de déjà vu et de recyclage pour un Monde d'après qui n'aura jamais autant ressemblé à un patchwork de la saga. Reste un divertissement typiquement hollywoodien, très spectaculaire mais très con et lisse, où l'on ne tremblera jamais pour les héros et pendant lequel on risque de se surprendre à regarder sa montre. J'ai grandi avec la saga Jurassic Park, le film de Steven Spielberg étant le tout premier film que je suis allé voir au cinéma. Avec Jurassic World : le Monde d'après, j'ai désormais l'impression d'appartenir moi-même à la Préhistoire, et d'être trop vieux pour ces conneries...
 


jeudi 7 juin 2018

Jurassic World : Fallen Kingdom


Titre : Jurassic World : Fallen Kingdom
Réalisateur : Juan Antonio Bayona
Acteurs : Chris Pratt ; Bryce Dallas Howard, Rafe Spall
Date de sortie en France : 6 juin 2018
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis :
Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l'île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction.  Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l'île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

Avis :
Après un reboot / suite plutôt réussi et très divertissant, Jurassic World revient évidemment avec une suite, qui débute donc un peu comme le faisait Le Monde perdu de Spielberg : une équipe se rend sur une île où les dinosaures sont livrés à eux-mêmes. Mais avec une différence de taille : cette fois, les animaux sont menacés par l'éruption imminente du volcan local, et cette partie de chasse préhistorique n'occupera que la première partie du film.


Car le film de Juan Antonio Bayona (réalisateur de l'inégal L'Orphelinat et du lamentable The Impossible) va se concentrer sur l'une des thématiques abordées rapidement dans le 1er film : la volonté de faire de ces dinosaures génétiquement recréés des produits commerciaux… et des armes. Grands méchants mercenaires qui n'hésitent pas à blesser les gentils animaux et à trahir les gentils héros (dont un geek qui a peur de tout !), méchants hommes d'affaires capitalistes qui ne voient que leur profit potentiel, acheteurs mafieux issus (forcément) d'Europe de l'Est, la galerie de clichés est remplie jusqu'à la nausée, à peine voilée par la volonté de Bayona d'installer, par moments, une atmosphère proche du conte dans son film.

Cela donne des parallèles beaucoup trop évidents avec le Grand Méchant Loup, la jeune princesse aux origines mystérieuses, le terrible parent adoptif… Cela donne quelques situations un peu grotesques et gratuites, comme ce plan de l'Indoraptor (le cousin bien moins impressionnant de l'Indominus Rex du volet précédent) hurlant au clair de Lune, ou prenant tout son temps pour ne pas attaquer une proie cachée dans son lit. L'équilibre entre conte et film d'aventures de science-fiction ne fonctionne jamais, les deux parties étant toutes deux remplies de défauts, et se prenant surtout beaucoup trop au sérieux, là où Jurassic World brillait par son second degré assumé, permettant de magnifier un scénario de série B. Fallen Kingdom n'y parvient qu'à moitié : le scénario de nanar est bien là, mais le second degré est aux abonnés absents.


Plus frustrant encore, on a l'impression que le film ne sait pas s'il doit assumer son héritage, ou au contraire s'écarter enfin de Jurassic Park… et fait donc les deux, et donc aucun des deux. On aurait pu croire qu'en détruisant dès le début Isla Nublar, le film de Bayona allait laisser la trilogie d'origine loin derrière. Hélas, entre un scénario qui reprend constamment des éléments des films de Spielberg et un réalisateur qui s'obstine à reprendre de très nombreux plans signatures de Jurassic Park et du Monde perdu (difficile de ne pas soupirer et lever les yeux au ciel au bout du cinquantième pompage visuel...), on est simplement le cul entre deux chaises. Résultat : non seulement le film ne réserve aucune surprise, mais se limite à une succession d'images et de situations que l'on a déjà vues dans les films précédents de la saga.

Grosse déception donc pour ce cinquième volet, qui oublie le second degré salvateur de Jurassic World pour s'enfoncer dans un sérieux complètement inadapté à l'histoire un peu idiote qu'il met en images. Restent évidemment des effets spéciaux impressionnants, quelques scènes très réussies, mais perdues entre incohérences et passages prévisibles .

Note : 3.5/10


mercredi 10 juin 2015

Jurassic World


Titre : Jurassic World
Réalisateur : Colin Trevorrow
Acteurs : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Nick Robinson
Date de sortie en France : 10 juin 2015
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis : 
Le mini-zoo pouponnière, la croisière kayak du Crétacé, le bassin du mosasaure, sans compter l'hôtel 5 étoiles, les 8 cafés, les 12 restaurants et les centaines de protocoles d'urgence et dispositifs de protection... Le parc à dinosaures construit sur la Isla Nubar par le multimillionnaire Masrani, n'est pas prêt de se laisser déborder, ni par ses visiteurs, ni par sa faune... Autant vous dire que le temps du carnage est revenu.

Avis : 
On ne l'attendait presque plus : à force de projets avortés, d'annonces maintes fois annulés, d'innombrables reports, l'idée d'un quatrième volet de la saga Jurassic Park semblait destinée à rejoindre le cimetière des oeuvres mortes avant même d'être nées. Et pourtant, vingt-deux ans après le film de Steven Spielberg (qui aura toujours une importance particulière pour moi, étant le tout premier film que je suis allé voir au cinéma) le parc ouvre enfin de nouveau ses portes, sous la forme d'un reboot partiel, Jurassic world étant destiné à lancer une nouvelle saga tout en reprenant des éléments de la précédente trilogie.


Sans Steven Spielberg, sans Jeff Goldblum, sans Sam Neill, sans même Joe Johnston (bon, vu Jurassic Park III, ce n'est pas plus mal), le film choisit de repartir sur de nouvelles bases, imaginant une histoire où le parc d'attraction a enfin pu ouvrir ses portes, et reprenant les ultimes pistes présentes dans Le Parc Jurassique de Michael Crichton mais n'ayant pas encore été utilisées à l'écran - autrement dit, les idées dont les trois précédents films n'ont pas voulu, à savoir celle de la manipulation génétique des dinosaures (encore que l'idée de croisement n'est absolument pas présente chez Crichton, et semble plutôt dérivée des productions SyFy et Asylum comme Sharktopus ou Piranhaconda) et des vélociraptors apprivoisés. Ajoutez-y Chris Pratt, l'acteur assez insignifiant pour se faire voler la vedette par un raton-laveur, un arbre et un catcheur en fin de carrière dans Les Gardiens de la Galaxie, un réalisateur méconnu (Colin Trevorrow) et une histoire qu'on connait déjà, et tout ça ne sentait pas très bon.

Verdict : Jurassic World va se révéler aussi con que généreux. Evidemment, on sait d'avance que la nouvelle création, l'Indominus Rex (prenez du vélociraptor, du T-Rex, de la seiche, de la grenouille, mélangez le tout et vous avez un fantasme de savant fou de série Z) va s'échapper à la première occasion et foutre le bordel dans le parc. L'avantage, c'est que les scénaristes en sont également conscient, et vont donc lâcher la bête assez tôt dans le film afin de multiplier les scènes d'attaque. Si vous voulez voir du reptile préhistorique bouffer du touriste ou se battre avec d'autres dinosaures, vous allez être servis... et parfois même un peu trop, Jurassic World n'hésitant pas à jouer la carte de la surenchère, notamment dans sa dernière partie.


On pourra ainsi apprécier de voir les dinosaures redevenir les véritables héros du film, effaçant avec bonheur des personnages insipides, des éternels gamins à sauver au spécialiste des dinosaures invulnérable. Le film va également tout faire pour brosser le fan du film de 1993 dans le sens du poil en multipliant les clins d'oeil : des objets, des répliques, des personnages, et même certains plans repris à l'identique, sans oublier une conclusion à la symbolique évidente qui rappelle qui sont les véritables stars de la saga.

Jurassic World mise donc tout sur ses dinosaures, ce qui donne un film au scénario totalement laissé de côté au profit d'idées souvent saugrenues, que l'on a davantage l'habitude de rencontrer dans les nanars animaliers que dans ce type de production. Cela ne permet pas d'oublier les nombreux défauts du film, parmi lesquels une galerie de personnages - et d'acteurs - sans grand intérêt, mais permet de passer un bon moment grâce à un rythme très soutenu dès l'évasion de l'impressionnant Indominus Rex, qui va plonger le parc dans un chaos assez fou où les victimes seront nombreuses. C'est finalement tout ce qu'on demandait, ou presque.

Note : 7/10

jeudi 5 juin 2014

Jurassic Park III


Titre : Jurassic Park III
Réalisateur : Joe Johnston
Acteurs : Sam Neill, William H. Macy, Tea Leoni
Date de sortie en France : 8 août 2001
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
Paul Kirby et sa femme Amanda, un couple richissime, proposent à Alan Grant une grosse somme d'argent s'il leur fait survoler Isla Sorna. Alan accepte leur offre, mais flaire une entourloupe lorsque le pilote amorce sa descente sur l'île. Il découvre alors les vraies raisons de l'excursion organisée par les Kirby : sauver Eric, leur fils disparu dans les environs...

Avis : 
Après les deux volets réalisés par Steven Spielberg, la saga Jurassic Park connaît plusieurs changements avec ce troisième épisode : cette fois, il ne s'agit plus d'adapter un roman de Michael Crichton (même si plusieurs éléments, comme la volière, seront inspirés de ses deux livres), le Tyrannosaurus n'est plus la vedette du film, et Joe Johnston (Captain America : first avenger, Jumanji) débarque derrière la caméra. Résultat immédiat : Jurassic Park III est un film d'aventures destiné à un public bien plus jeune que ses deux aînés.


Avec un scénario extrêmement léger et n'évitant pas les incohérences ou les éléments non développés (on ne saura jamais ce qui a tué les passagers du bateau, on se demandera pourquoi les raptors, si attachés à leurs oeufs, ne surveillent pas leur nid, et on préférera oublier le final), une violence considérablement amoindrie et un gosse insupportable parmi les personnages principaux, JP3 semble s'acharner à nous agacer, et va même jusqu'à marquer un recul sur un des éléments les plus réussis de la saga : les effets spéciaux.

Cette fois, vous n'aurez ainsi aucune difficulté à distinguer entre les dinosaures numériques et leurs cousins mécaniques. Dommage, car avec quelques nouvelles espèces (le Spinosaure, les Pteranodons...) et une légère modification des anciens pour se mettre en phase avec les découvertes paléontologiques (les Velociraptors ont quelques plumes), le film disposait d'arguments pour offrir un spectacle généreux, hélas gâché par des idées grotesques (le combat entre les deux super-carnivores) ou une désinvolture manifeste.

Même Sam Neill semble dépassé par le film et y erre en roue libre, comme abasourdi par une histoire qui semble autant destinée aux enfants qu'écrite par eux. Et même si l'on appréciera de voir de nombreux dinosaures (même quelques secondes, pour certains), le film de Joe Johnston n'arrive à aucun moment à la cheville de Jurassic Park ou du Monde perdu...

Note : 3,5/10


lundi 23 décembre 2013

Le Monde perdu : Jurassic Park


Titre : Le Monde perdu : Jurassic Park (The Lost World : Jurassic Park)
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Jeff Goldblum, Julianne Moore, Pete Postlethwaite
Date de sortie en France : 22 octobre 1997
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
Quatre ans après le terrible fiasco de son Jurassic Park, le milliardaire John Hammond rappelle le Dr Ian Malcolm pour l'informer de son nouveau projet. Sur une île déserte, voisine du parc, vivent en liberté des centaines de dinosaures de toutes tailles et de toutes espèces. Ce sont des descendants des animaux clônes en laboratoire. D'abord réticent, Ian se décide à rejoindre le docteur quand il apprend que sa fiancée fait partie de l'expédition scientifique. Il ignore qu'une autre expédition qui n'a pas les mêmes buts est également en route. 

Avis : 
4 ans après le succès de Jurassic Park, et après avoir entre-temps réalisé La Liste de Schindler, Steven Spielberg revient donner vie à ses dinosaures avec Le Monde perdu, suite du premier volet et adaptation du roman éponyme de Michael Crichton. Cette fois, les professeurs Grant (Sam Neill) et Sattler (Laura Dern) sont absents, laissant Jeff Goldblum endosser le rôle principal dans la peau de Ian Malcolm, aux côtés de Julianne Moore (Hannibal, The Big Lebowski), de Pete Postlethwaite (Usual suspects, The Town) et de Vince Vaughn (Serial noceurs).


S'il faisait parfaitement patienter le spectateur avant de lui révéler ses créatures dans Jurassic Park, Spielberg va cette fois nous présenter une nouvelle espèce (le Procompsognathus) dès l'introduction, et va multiplier le nombre de dinosaures - et le nombre d'espèces - et peupler cette nouvelle île d'un véritable écosystème : Pachycéphalosaures, Parasaurolophus et autres Stégosaures rejoignent donc les Tyrannosaures et Vélociraptors stars du premier opus. Une surenchère que l'on va retrouve dans le nombre des victimes...et dans leur façon de mourir.

Car Spielberg va en fait nous livrer une immense série B totalement décomplexée, avec un humour très présent, autant dans les répliques de Ian Malcolm ou les éléments plus subtils (le Tyrannosaure passant la douane ou mettant en déroute un véhicule de la fourrière) que dans l'aspect cartoonesque de certains passages. A ce titre, le célèbre passage du Tyrannosaure dans San Diego, clin d'oeil évident à King Kong ou au Monde Perdu de Conan Doyle et son adaptation par Harry O. Hoyt, en est l'illustration parfaite, pourchassant des femmes hurlant de peur en gros plan et dévorant le scénariste David Koepp dans un cri de douleur improbable.

Doté d'effets spéciaux toujours aussi parfaits, Le Monde perdu est donc une aventure de science-fiction très réussie, où Spielberg, bien conscient des attentes du public, joue la carte de la surenchère et de l'humour, quitte à en faire un peu trop et à s'éloigner de l'ambiance horrifique du roman éponyme de Michael Crichton. Sans doute le meilleur film de dinosaures après Jurassic Park !

Note : 8,5/10


samedi 11 mai 2013

Jurassic Park


Titre : Jurassic Park
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum
Date de sortie en France : 20 octobre 1993 ; 1er mai 2013 (version 3D)
Genre : aventures, fantastique, dinosaure

Synopsis : 
John Hammond, le PDG de la puissante compagnie InGen, parvient à donner vie à des dinosaures grâce au clonage et décide de les utiliser dans le cadre d’un parc d'attractions qu’il compte ouvrir sur une île. Avant l'ouverture, il fait visiter le parc à un groupe d'experts pour obtenir leur aval. Pendant la visite, une tempête éclate et un informaticien corrompu par une entreprise rivale en profite pour couper les systèmes de sécurité afin de voler des embryons de dinosaures. En l'absence de tout système de sécurité pendant plusieurs heures les sauriens sont alors livrés à eux-mêmes. 

Avis : 
 Il est parfois compliqué de parler d'un film de façon objective, surtout quand il s'agit du premier film que l'on a vu au cinéma, et qu'il fait depuis partie de vos films préférés. C'est le cas pour Jurassic Park, que j'avais vu au moment où, jeune garçon, j'étais fasciné par les dinosaures, poussant cette passion jusqu'à lire tout ce que je pouvais, notamment la revue Dinosaures - sur les traces des géants de la Préhistoire et diverses encyclopédies. Aussi, même si je revois le film régulièrement avec un plaisir intact, l'occasion de le revoir sur grand écran était trop belle.


Premier constat : la 3D ne sert strictement à rien. A l'exception de quelques effets de profondeur et de quelques personnages qui semblent étrangement sortis de l'arrière-plan, on ne remarque absolument pas la différence. Second constat : la magie opère toujours. Prenant le soin de présenter ses personnages et l'arrière-plan scientifique (certes bien moins développé que dans le roman de Michael Crichton), Spielberg nous fait patienter avant les festivités grâce à des apparitions régulières de dinosaures. La première rencontre avec le Brachiosaure puis avec le Tricératops restent ainsi des moments fabuleux, avant que les prédateurs n'entrent enfin en scène.

L'attaque du T-Rex est un passage d'une formidable intensité, et vaut presque à elle seule de se déplacer pour revoir le film au cinéma, afin de profiter de tout son impact visuel et sonore. Spielberg démontre une nouvelle fois son sens du spectaculaire, et on s'étonnera encore de la qualité des effets spéciaux, mélange d'animatroniques et images de synthèse, qui n'ont pris aucune ride en vingt ans et s'avèrent encore bien plus réussis que dans beaucoup de blockbusters récents. Les Vélociraptor, méconnus du grand public avant le film, assurent le spectacle pour la seconde partie, quand l'action passe des grands espaces de l'île aux couloirs étroits des bâtiments du parc.

Et si les dinosaures restent les stars de Jurassic Park, on notera quand même la qualité du casting, réunissant entre autres Sam Neill (Possession, La Leçon de piano), Jeff Goldblum (La Mouche, Independence Day), Laura Dern (Inland Empire, Sailor et Lula, The Master), Samuel L. Jackson (Pulp Fiction, Une journée en Enfer, Django unchained) ou encore Richard Attenborough (réalisateur de Chaplin et de Gandhi).

On pourra évidemment reprocher au film son scénario très linéaire ou s'agacer de la présence des deux enfants qui déclenchent catastrophe après catastrophe, mais le film alterne parfaitement les moments magiques et les scènes d'action d'anthologie, offrant un spectacle spectaculaire et familial comme Spielberg sait si bien le faire.

Note : 10/10


samedi 12 janvier 2013

Jurassic Park 4 prévu pour 2014 !



Depuis la sortie de Jurassic Park 3 en 2001, on ne compte plus les rumeurs selon lesquels un quatrième volet devait voir le jour. Pourtant, cette fois, ça semble sérieux : Jurassic Park 4 devrait, selon Universal, sortir au cinéma le 13 juin 2014 (un mois avant Le Hobbit : histoire d'un aller et retour, ça nous promet déjà un bel été !).

Selon les premières informations, le film serait produit par Steven Spielberg, selon un scénario de Rick Jaffa et Amanda Silver (à qui l'on doit déjà ceux de La Planète des singes : les origines et de sa future suite). Le réalisateur est encore inconnu, de même que les acteurs (certaines rumeurs évoquent déjà le retour de Laura Dern...).

Pour rappel, le premier volet de la saga ressort en 3D le 24 avril au cinéma.