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lundi 27 mai 2019

Pokémon - Détective Pikachu


Titre : Pokémon - Détective Pikachu
Réalisateur : Rob Letterman
Acteurs : Ryan Reynolds, Justice Smith, Bill Nighy
Date de sortie en France : 8 mai 2019
Genre : aventures

Synopsis : 
Après la disparition mystérieuse de Harry Goodman, un détective privé, son fils Tim va tenter de découvrir ce qui s’est passé.  Le détective Pikachu, ancien partenaire de Harry, participe alors à l’enquête : un super-détective adorable à la sagacité hilarante, qui en laisse plus d’un perplexe, dont lui-même. Constatant qu’ils sont particulièrement bien assortis, Tim et Pikachu unissent leurs forces dans une aventure palpitante pour résoudre cet insondable mystère.

Avis : 
 J'adore les Pokémon. Même si je suis surtout resté bloqué aux deux premières générations, à la glorieuse époque de ma GameBoy, j'ai toujours été fan de ces créatures, et je figure parmi les joueurs assidus de Pokémon Go. A l'annonce d'un film live, j'étais assez septique : l'idée de voir les monstres de poche évoluer en images de synthèse m'effrayait un peu, de même que l'idée d'une histoire centrée sur cet univers qui autorise peu de fantaisies narratives. J'avoue cependant n'avoir jamais joué au jeu Détective Pikachu, et que la bande-annonce m'avait plutôt convaincu. 


En fait, j'aurais presque pu m'en contenter : presque tout y figure. Bien sûr, le sel principal du film, ce sont ces dizaines de Pokémon que l'on voit à l'écran, plus ou moins réussis (Pikachu, Salamèche, Bulbizarre ou Carapuce sont superbes, alors que Mewtwo ou Ectoplasma sont de vrais ratés). De ce côté là, on sera donc plutôt satisfaits, même si l'on pourra toujours regretter de ne pas en voir certains, ou de ne voir qu'une courte apparition d'autres (Rondoudou !). Mais sur ce point, déjà, peu de surprises : la plupart étaient déjà apparus dans les diverses bandes-annonces.

Pour le reste, rien de bien formidable à se mettre sous la dent : l'histoire est cousue de fil blanc, avec peu de surprises et des personnages bien identifiables pour toucher le plus grand nombre de membres de la famille possible. L'enquête ne constitue finalement qu'un fil rouge destiné à nous montrer le plus de Pokémon possibles. Il est vrai qu'on n'attendait pas forcément le film sur ce point, mais un scénario un peu plus étoffé aurait été appréciable - malgré une nouvelle tentative pour faire de Mewtwo une créature torturée, au-delà des simples considérations manichéennes.

Le vrai attrait du film, c'est finalement Pikachu. Parfaitement animée, tour à tour trop choupinou-mimi-d'amour et drôle, la créature bénéficie en plus du double de Ryan Reynolds (Deadpool, Avengers : endgame), qui en fait un animal accroc au café, maniant l'ironie et les doubles-sens de façon souvent hilarante. Ca devait être la star du film, et de ce côté là, c'est une réussite totale. Dommage que le reste soit beaucoup trop léger.

Note : 6/10


jeudi 18 février 2016

Deadpool


Titre : Deadpool
Réalisateur : Tim Miller
Acteurs : Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein
Date de sortie en France : 10 février 2016
Genre : action, comédie

Synopsis : 
A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Avis : 
Annoncé depuis plusieurs année, l'adaptation cinématographique du personnage le plus cinglé de l'univers Marvel suscitait autant d'espoir que de crainte. L'espoir de voir enfin un film différent des autres, loin des super-héros qui se ressemblent tous. La crainte d'assister à un nouveau massacre, après l'apparition honteuse du personnage dans X-Men origins : Wolverine et la capacité d'édulcoration d'Hollywood.


Résultat : le film parvient à réjouir autant qu'à décevoir, en restant finalement le cul entre deux chaises, effleurant la promesse d'un film subversif tout en l'adaptant au plus large public possible.‭ ‬Les blagues potaches,‭ ‬les innombrables références sexuelles,‭ ‬l'humour pipi-caca,‭ ‬c'est clairement l'univers du super-antihéros,‭ ‬mais ça ne dépasse jamais le stade de la blague grivoise qu'on peut entendre dès le collège.‭ ‬L'aspect parodique,‭ ‬par ailleurs déjà présent ces derniers mois dans‭ ‬Les Gardiens de la Galaxie et‭ ‬Ant-Man‭ (‬sans parler de‭ ‬Kic‭k Ass) ‬tourne également un peu un rond,‭ ‬se contentant finalement de souligner un peu lourdement ce que le spectateur avait remarqué tout seul.‭

Même sentiment sur le côté violent du film :‭ ‬si le film est plus généreux en sang et en mises à mort gratuites que la plupart des autres films de l'univers Marvel,‭ ‬ça reste finalement bien sage,‭ ‬surtout si l'on s'amuse à comparer avec les comics.‭ ‬Enfin,‭ ‬tout cela reste régulièrement amusant,‭ ‬les répliques de Deadpool font souvent mouche‭ (‬c'est beaucoup moins vrai pour les personnages secondaires...‭ ‬et pour Wade Wilson‭)‬,‭ ‬mais on sent une certaine retenue,‭ ‬comme si on n'assumait pas totalement les caractéristiques du personnage.


J'évoquais à l'instant les personnages secondaires :‭ ‬si l'on s'amusera du côté volontairement lisse de Colossus,‭ ‬les autres n'ont pas beaucoup plus d'intérêt.‭ ‬Ajax et Angel sont des ennemis sans intérêt,‭ ‬le sidekick comique n'est pas drôle,‭ ‬et seule le personnage d'Al,‭ ‬la vieille aveugle,‭ ‬dispose d'un véritable potentiel...‭ ‬totalement inexploité.‭

Bref,‭ ‬on ne s'amusera finalement que lors des scènes mettant en scène Deadpool.‭ ‬Entrecoupées par d'interminables séquences nous présentant les origines du personnage,‭ ‬les séquences d'action sont le véritable intérêt du film,‭ ‬spectaculaires et drôles,‭ ‬bénéficiant de tout l'humour noir du personnage.‭ ‬Jeux de mots idiots,‭ ‬impulsivité,‭ ‬vantardise,‭ ‬sadisme,‭ ‬Deadpool massacre ses ennemis sans jamais s'arrêter de parler,‭ ‬pour notre plus grand bonheur.‭ ‬Si seulement le film s'était contenté de ce genre de séquences sans vouloir nous abrutir avec une histoire sans intérêt...

Note : 6/10


vendredi 20 mars 2015

The Voices


Titre: The Voices
Réalisateur : Marjane Satrapi
Acteurs : Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick
Date de sortie en France : 11 mars 2015
Genre : comédie

Synopsis : 
Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments...

Avis : 
Après Persépolis et Poulet aux prunes, Marjane Satrapi s'exile aux Etats-Unis et change de registre avec une comédie très noire, avec Ryan Reynolds (Captives, Buried) dans le rôle principal, celui d'une personne mentalement instable qui va, bien malgré lui, devenir un terrible tueur en série, bien encouragé par les conseils de... son chat.


C'est d'ailleurs là l'idée de base (la seule idée ?) du film : Jerry est harcelé par ses animaux de compagnie qui lui donnent des conseils et jugent le moindre de ses faits et gestes, le chien représentant la voix du bien tandis que M. Moustache incarne le mal. Cela donne quelques échanges très drôles, où la méchanceté et la vulgarité du félin font des merveilles. L'artifice finit hélas par tourner un peu en rond, d'autant qu'il devient rapidement le seul point d'intérêt d'un film qui ne vole par ailleurs pas bien haut.

Car si le film est parfois amusant, notamment lors du premier meurtre de Jerry, il faiblit très vite et on finit par s'ennuyer devant un film peinant à trouver son rythme et son ton, entre l'aspect dramatique de la maladie mentale et la farce noire malheureusement un peu retenue. On se retrouve ainsi devant un film un peu bancal, dont les maladresses sont cristallisées par un Ryan Reynolds toujours aussi moyen...

Si vous voulez voir beaucoup d'humour noir, préférez donc Les Nouveaux sauvages : le film de Marjane Satrapi ne vaut finalement la peine que pour de trop rares séquences, principalement lorsque Jerry parle avec ses animaux. Petite déception donc pour un film qui n'exploite pas assez sa formidable idée de base.

Note : 4/10


lundi 2 mars 2015

Captives


Titre : Captives (The Captives)
Réalisateur : Atom Egoyan
Acteurs : Ryan Reynolds, Scott Speedman, Rosario Dawson
Date de sortie en France : 7 janvier 2015
Genre : thriller, drame

Synopsis : 
Huit ans après la disparition de Cassandra, quelques indices troublants semblent indiquer qu'elle est toujours vivante. La police, ses parents et Cassandra elle-même, vont essayer d'élucider le mystère de sa disparition.

Avis : 
Lorsque le cinéma traite de thème aussi forts que ceux de la pédophilie ou de l'enlèvement d'enfants, il le fait souvent à travers plusieurs pistes, nous permettant de suivre l'enquête policière par exemple, ainsi que le désarroi de la famille, voire de la victime (on se souvient notamment du terrible Trust de David Schwimmer). Avec Captives, Atom Egoyan va faire un peu tout ça... pour ne réussir à livrer qu'un film bancal, aux objectifs flous.


Nous suivrons donc l'enlèvement de la jeune Cassandra, les premières déclarations de la famille à la police, l'enquête, puis les rebondissement huit ans plus tard avec l'étrange relation née entre l'enfant kidnappée et son ravisseur, le tout selon une narration éclatée et non chronologique - que rien ne viendra vraiment justifier. Aucun thème n'est ainsi vraiment mis en avant, et on finit par se détacher complètement du drame, qui ne nous paraît finalement plus si horrible.

Le film n'est par ailleurs pas beaucoup aidé par son casting : Ryan Reynolds (Buried, RIPD) est toujours aussi insipide, Rosario Dawson (Sin City, Trance) n'apporte absolument rien... Mais tout ça n'est rien à côté de la performance de Kevin Durand (Resident Evil : Retribution, The Strain, Fruitvale station): l'acteur en fait des tonnes, cabotine pendant tout le film, au service d'un personnage aussi grotesque qu'improbable. A lui seul, il fait sombrer le film dans le ridicule...

Bref, si tout cela partait plutôt bien, grâce notamment à un sujet fort, Captives ne sait jamais comment développer son sujet et finit par se vautrer dans une accumulation d'idées grotesques, multipliant les ficelles (l'enquête n'avance que par des coïncidences ou des trouvailles miraculeuses) et mettant en scène une brochette d'acteurs vraiment médiocres...

Note : 3/10


samedi 16 novembre 2013

Turbo


Titre : Turbo
Réalisateur : David Soren
Acteurs : Ryan Reynolds, Samuel L. Jackson, Maya Rudolph
Date de sortie en France : 16 octobre 2013
Genre : animation, aventures

Synopsis : 
Turbo est un escargot qui n’a qu’un seul rêve en tête : être incroyablement rapide ! Son obsession pour la vitesse l’a rendu quelque peu impopulaire chez les siens, où lenteur et prudence sont de rigueur. Mais il est hors de question pour lui de se conformer. C’est alors que se produit un étrange accident qui lui donne soudainement le pouvoir de foncer à toute vitesse. Il s’embarque alors dans une aventure extraordinaire pour accomplir son invraisemblable destinée : courir contre le plus grand champion de course automobile, Guy La Gagne. Avec l’aide d’une équipe d’escargots aussi rusés que stylés, l’ultime outsider Turbo mettra tout son cœur – et sa coquille, pour prouver qu’aucun rêve n’est trop grand, aucun rêveur n’est trop petit.

Avis : 
 Produit par les studios DreamWorks Animation, Turbo raconte donc une histoire semblable à celle de Planes, sortie quelques jours auparavant. L'histoire d'un personnage souhaitant participer à des courses alors que rien ne l'y destinait avait donné un résultat très moyen avec le film de Klay Hall, manquant cruellement d'imagination et d'énergie. Le film de David Soren (Joyeux Noël Madagascar) va heureusement se montrer bien plus réussi.


Turbo ne manque ainsi pas d'humour, notamment dans sa description du groupe d'escargots au quotidien bien réglé, au point d'à peine réagir quand l'un des leurs se fait, comme chaque jour, emporter par un oiseau. Seul Théo se démarque du lot, avec ses rêves de vitesse inspiré par les 500 miles d'Indianapolis et son champion, le pilote Guy Gagné. Après un accident qui le verra contaminé par du protoxyde d'azote, Theo devient soudain extrêmement rapide, et si cela provoque quelques inconvénients hilarants (l'escargot devient une vraie voiture ambulante, avec phares et radio), cela va lui permettre d'accomplir enfin son rêve.

Si on n'échappe pas aux éléments classiques du genre, avec le méchant souhaitant barrer la route de Turbo par tous les moyens ou les personnages secondaires joyeusement siphonnés, le film se révèle assez drôle et spectaculaire pour divertir, assumant totalement l'aspect loufoque de son synopsis (un escargot qui va faire la course avec de vrais pilotes à Indianapolis !). Très rythmé, le film sait aussi être touchant, grâce à une agréable simplicité qui fait mouche.

S'il reste surtout destiné aux enfants, Turbo est un film d'animation qui pourra plaire à tout le monde, grâce à une action et un humour très présents. Bien plus réussi que Planes malgré une histoire très semblable, il reste néanmoins bien moins abouti que les derniers films de DreamWorks (Les Croods, Les 5 légendes) mais se regarde avec un plaisir certain.

Note : 7/10




lundi 28 octobre 2013

R.I.P.D. Brigade Fantôme


Titre : R.I.P.D. Brigade fantôme (R.I.P.D.)
Réalisateur : Robert Schwentke
Acteurs : Jeff Bridges, Ryan Reynolds, Kevin Bacon
Date de sortie en France : 31 juillet 2013
Genre : comédie, fantastique

Synopsis : 
Le shérif Roy Pulsifer est un vétéran de cette brigade dédiée à la traque d’âmes belliqueuses se faisant passer pour des citoyens ordinaires. Sa mission : appréhender les criminels qui tentent d’échapper au Jugement Dernier en se dissimulant parmi les vivants.
L’irascible et indiscipliné Roy se voit assigner comme nouveau coéquipier feu Nick Walker, un jeune policier de Boston récemment défunt. Les deux «hommes» vont devoir ravaler leur antipathie respective pour mener à bien leur mission. Quand ils découvrent un complot susceptible de mettre fin à la vie telle que nous l’avons toujours connue, les deux cracks du R.I.P.D. n’ont qu’une option : rétablir l’équilibre cosmique pour que le tunnel qui mène vers l’au-delà ne remplisse pas soudain la fonction inverse et ne précipite pas l’avènement des morts.


Avis : 
Adapté du comics Rest in Peace Department de Peter M. Lenkov, R.I.P.D. Brigade fantôme met en scène l'éternel duo du vieux flic bougon et de la jeune recrue tête brûlée face à des créatures démoniaques. Une idée de départ qui rappelle évidemment S.O.S. Fantômes et Men in black, avec Jeff Bridges (The Big Lebowski, True Grit) dans le rôle de l'aîné et Ryan Reynolds (Green Lantern, Buried) dans celui de l'élève. Le film de Robert Schwentke (Red) va hélas se montrer bien moins réussi que ses modèles.


En effet, la quasi-totalité des gags vont tomber à l'eau, se limitant à un humour assez crétin, et les scènes d'action sont complètement bâclées. En fait, on a l'impression que le film n'est qu'une immense introduction à un univers, et ne fait donc que nous expliquer la nature des ennemis, l'histoire passée des personnages, le fonctionnement du R.I.P.D...L'intérêt décroît ainsi très rapidement, d'autant que les acteurs ont l'air de royalement se foutre du film.

Si ce n'est qu'une demi-surprise pour Ryan Reynolds, on regrettera ainsi de voir Jeff Bridges et Kevin Bacon cachetonner (d'autant qu'avec un budget de 130 millions qui n'est sans doute pas arrivé jusqu'aux scénaristes ou aux effets spéciaux, ils ont certainement reçu un gros chèque). Mary Louise Parker est finalement la seule à s'en sortir correctement et à nous arracher quelques sourires.

R.I.P.D. est donc un blockbuster bien fade, banal et inefficace, tentant vainement de s'inscrire dans la lignée des Men in black et autres comédies fantastiques basées sur des duos que tout oppose. Un raté total, pour lequel on se demande ce qui a bien pu motiver des producteurs et des scénaristes...

Note : 1,5/10