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vendredi 5 août 2016

Le Pic de Dante / Volcano


Titres :‭ ‬Le Pic de Dante‭ (‬Dante's Peak‭) ‬/‭ ‬Volcano
Réalisateurs :‭ ‬Roger Donaldson‭ ‬/‭ ‬Mick Jackson
Acteurs :‭ ‬Pierce Brosnan,‭ ‬Linda Hamilton,‭ ‬Charles Hallahan‭ ‬/‭ ‬Tommy Lee Jones,‭ ‬Anne Heche,‭ ‬Don Cheadle
Dates de sortie en France :‭ ‬2‭ ‬avril‭ ‬1997‭ ‬/‭ ‬27‭ ‬août‭ ‬1997
Genre :‭ ‬catastrophe

Synopsis :‭
Le Pic de Dante :‭ ‬Harry Dalton,‭ ‬volcanologue qui,‭ ‬à la suite de la mort de sa compagne,‭ ‬avait renoncé à ses recherches,‭ ‬renoue avec ses anciens collègues de l'United States Geological Survey de Vancouver.‭ ‬Le pic de Dante,‭ ‬volcan endormi dans l'Etat de Washington,‭ ‬présente des manifestations sismiques de faible amplitude.‭ ‬Harry est alors depeché sur les lieux.‭ ‬Il est vite alerté par diverses manifestations telluriques et en avertit le conseil municipal de la petite ville touristique située au pied du volcan.‭
Volcano :‭ ‬Ce n'est pas une petite secousse sismique qui va inquiéter la population de Los Angeles,‭ ‬depuis longtemps habituée aux caprices de la nature.‭ ‬Mais ce matin-là,‭ ‬quelques heures après qu'une brève secousse eut reveillé la ville en sursaut,‭ ‬sept employés municipaux qui réparent une canalisation meurent carbonisés par l'émanation d'une forte chaleur.‭ ‬Dépechée sur les lieux,‭ ‬le docteur Amy Barnes de l'Institut géologique va constater qu'une éruption volcanique menace la ville.‭

Avis :‭
Le Pic de Dante et‭ ‬Volcano.‭ ‬Deux films catastrophes sorti à quelques semaines d'intervalles,‭ ‬s'articulant autour d'une menace similaire,‭ ‬et mettant en avant des personnages comparables.‭ ‬D'un côté,‭ ‬Pierce Brosnan,‭ ‬vulcanologue,‭ ‬et Linda Hamilton maire de la ville,‭ ‬et ses enfants un peu agaçants ‭; ‬de l'autre,‭ ‬Tommy Lee Jones,‭ ‬employé de la ville et père d'une ado un peu cruche,‭ ‬et Anne Heche,‭ ‬géologue.‭ ‬Des couples qui se ressemblent beaucoup,‭ ‬jusque dans l'anticipation de la catastrophe là où le reste du monde les accuse de crier au loup.


Pourtant,‭ ‬en mettant en scène deux types d'éruptions différentes,‭ ‬dans des environnements diamétralement opposés,‭ ‬les deux films vont offrir deux visions bien distinctes de la catastrophe.‭ ‬Côté Dante,‭ ‬on se retrouve dans les décors de montagnes et de forêts du nord-est des Etats-Unis,‭ ‬pour une éruption explosive ‭; ‬côté Volcano,‭ ‬l'éruption effusive sème le chaos au beau milieu de Los Angeles.‭

L'enquête des scientifiques,‭ ‬puis la catastrophe en elle-même prendront ainsi des aspects bien différents :‭ ‬Pierce Brosnan et son groupe observent les transformations de la nature,‭ ‬le réchauffement des sources thermales,‭ ‬l'acidité des terres,‭ ‬autour d'un volcan en sommeil,‭ ‬là où Anne Heche suit la naissance du volcan grâce aux accidents urbains qui paralysent certains éléments.‭ ‬De même,‭ ‬si le premier groupe cherche avant tout à fuir la menace,‭ ‬Tommy Lee Jones essaie de sauver la ville des coulées de lave.‭ ‬Dans les deux cas,‭ ‬même si‭ ‬Le Pic de Dante est un peu plus intimiste,‭ ‬héroïsme et sacrifice sont au programme tandis que tout le monde meurt autour des héros‭ (‬sauf les chiens,‭ ‬bien évidemment‭)‬.

Allez,‭ ‬j'avoue une petite préférence un peu honteuse pour‭ ‬Volcano et son côté souvent ringard,‭ ‬notamment dans ses tentatives pour faire la morale‭ (‬le flic raciste,‭ ‬les différences entre couleurs gommées par la pluie de cendres‭)‬.‭ ‬Mais les deux figurent parmi mes films catastrophes favoris,‭ ‬et je ne peux regarder l'un sans enchaîner directement sur l'autre...‭ ‬et sans avoir envie d'enchaîner avec d'autres films du genre,‭ ‬comme‭ ‬Twister ou Daylight ‭!

Notes :‭
Le Pic de Dante :‭ ‬6,5/10
Volcano :‭ ‬6/10



vendredi 11 avril 2014

Captain America : first Avenger


Titre : Captain America : first Avenger (Captain America : the first Avenger)
Réalisateur : Joe Johnston
Acteurs : Chris Evans, Hugo Weaving, Hayley Atwell
Date de sortie en France : 17 août 2011
Genre : super-héros, action

Synopsis : 
Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Avis : 
Dernier film de la première vague mettant en scène les Avengers, Captain America : first avenger retourne aux origines du groupe en nous montrant la création du premier héros, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Une époque historique qui va permettre à Joe Johnston (Jumanji) de nous livrer un film de super-héros plus classique, plus old-school que les aventures des autres Vengeurs.


Avec une histoire très classique, qui nous montre la naissance du héros grâce à une expérience, puis ses premiers faits d'arme avant de devenir un symbole et d'affronter le super-méchant de l'épisode, le très caricatural Red Skull, interprété par Hugo Weaving (Cloud Atlas). Le tout est très linéaire, sans aucune surprise, mais le film n'en reste pas moins divertissant, suivant à la lettre le cahier des charges du genre.

De l'action, des moments de bravoure, mais aussi un peu de romance et une touche d'humour bienvenue, tournant en dérision l'apparence d'opérette du Captain America, et assumant totalement son manichéisme un peu naïf. On pardonne ainsi beaucoup de maladresses au film, emportés par une bonne humeur communicative et un Chris Evans (Scott Pilgrim, Snowpiercer) à l'aise sous le costume.

Une bonne façon de conclure la première vague des Avengers donc, plus sympathique que Thor ou Iron man 2 malgré le super-héros le moins charismatique du lot. Et c'est justement en jouant sur cette ringardise que le film fait mouche, faisant de sa légèreté et de sa naïveté des qualités que l'on n'attendait pas.

Note : 7/10


jeudi 2 janvier 2014

Malavita


Titre : Malavita (The Family)
Réalisateur : Luc Besson
Acteurs : Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones
Date de sortie en France : 23 octobre 2013
Genre : comédie, action

Synopsis : 
Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie.
Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…

Avis : 
C'est un film qui n'aurait sans doute pas pu être réalisé ou produit par quelqu'un d'autre que Luc Besson. On y retrouve ainsi la démesure du réalisateur, son humour, son énergie et son absence totale de finesse. C'est donc ainsi que, pour l'adaptation du roman éponyme de Tonino Benacquista, il va réunir Robert De Niro, Michelle Pfeiffer et Tommy Lee Jones pour une comédie teintée d'action, où la mafia américaine rencontre la campagne normande.


Besson, tout fier de connaître autant la France que les Etats-Unis, va donc débarquer dans ses gros sabots et nous proposer un choc des cultures entre les américains, forcément fans de beurre de cacahuète et adeptes de la violence, et les français, bouseux et étroits d'esprit. C'est aussi fin que Bienvenue chez les ch'tis, mais également un peu plus énergique et un peu plus drôle.

De Niro et Pfeiffer jouent ainsi en permanence avec leurs personnages, parodiant avec bonheur certains de leurs rôles passés dans les films de mafia : la scène où Robert De Niro est invité par le ciné-club du coin pour regarder et commenter Les Affranchis de Scorsese (par ailleurs producteur exécutif du film) est ainsi un très bon moment. Et si l'on n'évite (évidemment) pas toujours la surenchère, avec le fils du couple qui transforme sa cour de récré en mafia et la fille uniquement motivée par l'envie de s'envoyer un professeur remplaçant.

Le tout débouchera sur une scène de fusillade, un peu inutile et mal fichue, démontrant une nouvelle fois le fait que Luc Besson ne sait pas canaliser son énergie. Malavita reste donc une gentille petite comédie, qui ne vole pas bien haut mais divertit suffisamment pour passer un bon moment, malgré la tendance habituelle de Besson à la coolitude un peu puérile.

Note : 6/10




lundi 18 mars 2013

Lincoln

 

Titre : Lincoln
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Daniel Day-Lewis, Sally Field, Tommy Lee Jones, Joseph Gordon-Levitt
Date de sortie en France : 30 janvier 2013
Genre :  biopic, drame

Synopsis : 
Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir.

Avis : 
Après trois films à grand spectacle et destinés à un large public (Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, Les Aventures de Tintin : le secret de la Licorne et Cheval de guerre), Steven Spielberg revient à une oeuvre inspirée de faits historiques. S'il a déjà réalisé plusieurs films ayant pour cadre la Seconde Guerre Mondiale (Il faut sauver le soldat Ryan, pour n'en citer qu'un), il s'intéresse cette fois à la Guerre de Sécession par le biais du seizième président des Etats-Unis : Abraham Lincoln. L'occasion surtout d'évoquer la lutte pour faire adopter le treizième amendement à la Constitution abolissant l'esclavage.

Spielberg choisit pour l'occasion une approche intimiste en s'intéressant à Lincoln lui-même, l'homme politique bien sûr, à la ténacité sans faille, mais aussi le mari et le père d'une famille marquée par la guerre. N'attendez donc pas de grandes scènes de bataille, on ne verra les champs de bataille que quelques secondes au début et à la fin du film. Tout se joue en coulisses, au moyen de longs débats souvent stériles à la Chambre des Représentants, de longues discussions entre Lincoln et son Cabinet, et de pressions pour convaincre les opposants à se prononcer en faveur de l'amendement afin d'obtenir le nombre de voix suffisant.

L'une des images récurrentes du film : la silhouette et / ou l'ombre de Lincoln, envahissant ou s'éloignant du cadre selon les besoins d'un symbolisme un peu primaire...

Si ce parti pris nous plonge effectivement au plus près du personnage, nous fait découvrir un homme friand d'anecdotes et d'expressions parfois obscures, et si cette approche nous permet d'apprécier à sa juste valeur l'énorme prestation de Daniel Day-Lewis, elle aura la fâcheuse conséquence d'alourdir profondément le rythme du récit, surtout si le spectateur maîtrise mal les deux grands axes historiques, d'autant que ceux-ci restent largement survolés - et parfois instrumentalisés pour les besoins du scénario. Cette lenteur, certainement voulue par Spielberg pour retranscrire l'avancée pénible des débats et la tension autour du vote et de la fin de la guerre, finit par nous perdre un peu jusqu'au vote final qui, alors que nous en connaissons le résultat, réussit à nous maintenir en haleine.

D'une durée de 2h30, ce Lincoln lasse à certains moments, l'accumulation de dialogues autour d'enjeux pas toujours évidents (mais toujours soutenus par l'envahissante et pompeuse musique de John Williams, qui s'autoparodie) prenant parfois le pas sur le portrait de ce personnage qui, s'il revêt une importance de premier ordre dans l'Histoire des Etats-Unis, peine à convaincre en tant que personnage de cinéma, malgré un interprète en état de grâce. Un grand film paraît-il, mais qui ne m'a guère passionné malgré un sujet très fort...

Note : 6,5/10