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vendredi 18 décembre 2015

Star Wars : épisode VII - le Réveil de la Force


Titre : Star Wars : épisode VII - le Réveil de la Force (Star Wars : episode VII - the Force awakens)
Réalisateur : J.J. Abrams
Acteurs : Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac
Date de sortie en France : 16 décembre 2015
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis : 
Plus de trente ans après la Bataille_d'Endor, la galaxie n'en a pas fini avec la tyrannie et l’oppression. Les membres de la Résistance menés par la générale Leia Organa combattent les nouveaux ennemis de la république, dirigés par le leader suprême Snoke. À ses côtés, le jeune Kylo Ren dirige les troupes du Premier Ordre. Dépassés, les résistants ont besoin de Luke Skywalker, le dernier Jedi. Mais celui-ci se cache depuis bien longtemps. La résistance envoie son meilleur pilote, Poe_Dameron sur Jakku pour récupérer une carte qui les mènera à Luke.

Avis : 
30 ans après Le Retour du Jedi, 10 ans après LaRevanche des Siths, voilà la troisième trilogie Star Wars ! Depuis, LucasFilm a été rachetée par The Walt Disney Company, et si Le Réveil de la Force est le premier volet de cette nouvelle saga, l'univers Star Wars sera également enrichi dans les années à venir par d'autres œuvres venant se greffer autour de la future ennéalogie : Gareth Edwards (Monsters, Godzilla(2015)) prépare son Rogue One pour 2016, et on parle de films centrés sur Han Solo, puis sur Boba Fett les années suivantes. Bref, on n'a pas fini de bouffer du Star Wars au cinéma, en espérant que cela ne devienne pas aussi rapidement indigeste que la saga Avengers.


 Il fallait pour cela repartir sur de bonnes bases : après la « prélogie » tant décriée par de nombreux fans, Le Réveil de la force était attendu au tournant, même si le nom de J.J. Abrams à la réalisation et au scénario était plutôt rassurant, notamment lorsque l'on voit son travail sur le reboot de Star Trek.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu' Abrams a beaucoup de respect pour la trilogie originale (plus que George Lucas, diront les mauvaises langues). Le problème, qui sera le principal défaut du film, est que ce respect le conduit régulièrement à être beaucoup trop sage, et à se contenter de reprendre les grandes lignes de l'épisode IV. Jugez plutôt : sur une planète désertique, une jeune femme va découvrir un droïde recherché par le Côté Obscur pour les plans qu'il contient. Cette jeune femme va être entraînée dans des aventures extraordinaires, découvrir la Force, rencontrer Han Solo et participer à la destruction d'une nouvelle Etoile de la Mort.


 Une forte impression de déjà-vu donc, d'autant que d'autres éléments sont directement tirés des autres épisodes (et pas seulement parce qu'on explore une planète de glace et une planète forestière). On ne fera cependant pas la fine bouche : certains clins d'oeil sont très bien amenés et réjouissants, et on appréciera vraiment d'entendre à nouveau certaines répliques et certains thèmes bien connus, ou de revoir certains personnages ou appareils. Il faut quand même reconnaître que certains passages perdent clairement de leur impact à cause de ce sentiment.

En revanche, visuellement, c'est un plaisir monstrueux ! Les décors sont fabuleux (la planète Jakku et ses épaves, par exemple), les scènes de batailles aériennes et de poursuites sont à couper le souffle, et on observe surtout le retour à une action plus brute, plus tangible que dans la prélogie, avec un recours moins systématique aux effets numériques, et des affrontements plus réalistes : ne plus voir de bonds de 10 mètres de haut dans un duel au sabre, ça change quand même pas mal de choses !


 Une vraie réussite à ce niveau là, mais aussi au niveau des nouveaux personnages : Rey, Finn, et même le droïde destiné à un public plus jeune, BB-8, sont attachants (bien plus que les insupportables Jar-Jar et Ewoks), et on a envie de savoir ce qu'il va leur arriver dans les épisodes suivants ! Seul vrai bémol : Kylo Ren, aussi charismatique et impressionnant avec son masque que fade à visage découvert. Si l'on sent que le personnage sera amené à évoluer dans le prochain volet, on peut regretter de le voir rapidement cantonné à un rôle de tocard pas spécialement dangereux, alors qu'il semble avoir une grande maîtrise de la Force...

Avec beaucoup de respect et un soin tout particulier apporté au visuel de son film, J.J. Abrams nous livre un premier épisode réussi, qui donne envie de découvrir le reste de la trilogie. Toutefois, en restant trop sage et en singeant de façon trop évidente ses aînés, le film ne parvient pas à nous faire ressentir des émotions. Cela suffit néanmoins à en faire l'un des meilleurs épisodes de la saga, et surtout le meilleur premier volet des trois trilogies, et de loin !


Note : 8/10



mercredi 16 décembre 2015

Star Wars : épisode III - la Revanche des Siths


Titre : Star Wars : épisode III - la revanche des Siths (Star Wars : episode III - Revenge of the Siths)
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Hayden Christensen, Ewan McGregor, Natalie Portman
Date de sortie en France : 18 mai 2005
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis : 
La Guerre des Clones fait rage. Une franche hostilité oppose désormais le Chancelier Palpatine au Conseil Jedi. Anakin Skywalker, jeune Chevalier Jedi pris entre deux feux, hésite sur la conduite à tenir. Séduit par la promesse d'un pouvoir sans précédent, tenté par le côté obscur de la Force, il prête allégeance au maléfique Darth Sidious et devient Dark Vador. Les Seigneurs Sith s'unissent alors pour préparer leur revanche, qui commence par l'extermination des Jedi. Seuls rescapés du massacre, Yoda et Obi Wan se lancent à la poursuite des Sith. La traque se conclut par un spectaculaire combat au sabre entre Anakin et Obi Wan, qui décidera du sort de la galaxie.

Avis : 
Après le très bon second épisode, La Revanche des Siths vient conclure la prélogie, et réaliser le lien entre les deux trilogies. Et il en reste des choses à conclure ! Entre le basculement définitif d'Anakin vers le Côté Obscur et sa transformation physique, l'avènement de l'Empereur, la disparition de nombreux personnages, l'exil de Yoda, la naissance de Luke et Léia, il y en a d'ailleurs peut-être un peu trop, et ce troisième épisode va souvent se révéler indigeste et brouillon.


Là où le volet précédent prenait le temps d'installer ses enjeux, La Revanche des Siths évacue rapidement certains éléments pourtant importants (Anakin bascule ainsi du côté obscur d'une scène à l'autre), tente de placer le maximum de clins d'oeil de façon souvent gratuite (les Wookies) et accorde parfois trop d'importances à des éléments complètement ratés : on ne croit ainsi pas une seconde aux talents de duelliste de Dark Sidious (ni à son maquillage, d'ailleurs), ce qui donne des scènes franchement ringardes face à Mace Windu ou, surtout, face à Yoda.

S'il n'évite pas la surenchère dans certains affrontements (Obi Wan contre Grievous, par exemple), George Lucas nous livre quand même quelques passages formidables, tant au niveau émotion (l'Ordre 66, le premier souffle de Vador sous son casque) qu'au niveau du spectacle. Le duel final entre Obi Wan et Anakin est ainsi une véritable merveille, d'une intensité folle, la conclusion parfaite de l'évolution du jeune Jedi et de cette trilogie.

Un cran en-dessous de l'épisode précédent à cause de très gros défaut, La Revanche des Siths vient néanmoins conclure avec brio cette prélogie. Même si le lien avec Un nouvel espoir reste ténu et souvent limité à quelques clins d'oeil et angles scénaristiques trop vite expédiés, certaines séquences viennent souffler le spectateur comme rarement au cinéma.

Note : 7.5/10


mercredi 25 novembre 2015

Star Wars : Episode II - l'Attaque des Clones


Titre : Star Wars : Episode II - l'Attaque des Clones (Star Wars : Episode II - Attack of the clones)
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Ewan McGregor, Natalie Portman, Hayden Christensen
Date de sortie en France : 17 mai 2002
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis : 
Depuis le blocus de la planète Naboo par la Fédération du commerce, la République, gouvernée par le Chancelier Palpatine, connaît une véritable crise. Un groupe de dissidents, mené par le sombre Jedi comte Dooku, manifeste son mécontentement envers le fonctionnement du régime. Le Sénat et la population intergalactique se montrent pour leur part inquiets face à l'émergence d'une telle menace. Certains sénateurs demandent à ce que la République soit dotée d'une solide armée pour empêcher que la situation ne se détériore davantage. Parallèlement, Padmé Amidala, devenue sénatrice, est menacée par les séparatistes et échappe de justesse à un attentat. Le Padawan Anakin Skywalker est chargé de sa protection. Son maître, Obi-Wan Kenobi, part enquêter sur cette tentative de meurtre et découvre la constitution d'une mystérieuse armée de clones...

Avis : 
Après un Episode I décevant, la prélogie Star Wars passe la seconde avec un deuxième épisode plus sombre, plus mature, qui entre véritablement dans le vif du sujet, autant dans le cadre de cette nouvelle trilogie que dans celui de la saga dans son intégralité. On assiste ainsi aux premiers pas d'Anakin Skywalker vers le côté obscur.


Conscient de ses facultés exceptionnelles, Anakin est arrogant, désobéissant, adore prendre des risques, au grand dam de son maître, Obi-Wan. Une confiance en lui qui se double d'une forte émotivité, le jeune homme découvrant l'amour et le deuil dans ce second épisode où il devient un personnage torturé, parfaitement interprété par l'étonnant Hayden Christensen.

Conçu comme une grande épopée, L'Attaque des Clones va brasser de nombreux thèmes : le space-opera se double ici d'une romance, de complots, d'une intrigue politique passionnante, tout en installant clairement les éléments de la première trilogie, avec un Palpatine à l'influence grandissante, faisant progresser le côté obscur sur tous les fronts, la création des Stormtroopers, l'apparition de quelques personnages clés (le père de Boba Fett et surtout les premiers éléments faisant basculer Anakin vers le côté obscur.

Mais surtout, contrairement à l'Episode III, ces éléments ne sont pas uniquement là pour rattacher artificiellement les deux trilogies entre elles, mais s'articulent de façon fluide au reste de la saga. Ainsi, tout comme L'Empire contre-attaque à l'époque, le deuxième épisode est le meilleur de sa trilogie, avec une histoire plus travaillée, une ambiance plus sombre, davantage de maturité et quelques passages très réussis (l'affrontement gigantesque dans l'arène). On regrettera peut-être la place que prend l'histoire d'amour, et quelques éléments moins convaincants (l'affrontement bien mou avec le comte Dooku ou les bonds grotesques de Yoda...), mais L'Attaque des clones est une vraie réussite.

Note : 8/10




samedi 21 novembre 2015

Star Wars : épisode I - La Menace Fantôme


Titre : Star Wars : Episode I – La Menace Fantôme
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Liam Neeson, Ewan McGregor, Natalie Portman
Date de sortie en France : 13 octobre 1999
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis :
Avant de devenir un célèbre chevalier Jedi, et bien avant de se révéler l’âme la plus noire de la galaxie, Anakin Skywalker est un jeune esclave sur la planète Tatooine. La Force est déjà puissante en lui et il est un remarquable pilote de Podracer. Le maître Jedi Qui-Gon Jinn le découvre et entrevoit alors son immense potentiel.
Pendant ce temps, l’armée de droïdes de l’insatiable Fédération du Commerce a envahi Naboo, une planète pacifique, dans le cadre d’un plan secret des Sith visant à accroître leur pouvoir. Pour défendre la reine de Naboo, Amidala, les chevaliers Jedi vont devoir affronter le redoutable Seigneur Sith, Dark Maul.

Avis :
16 ans après Le Retour du Jedi, George Lucas enrichit l'univers qu'il a créé en nous proposant le premier volet d'une nouvelle trilogie se déroulant avant Un nouvel espoir, sur les pas du jeune Anakin Skywalker et de son évolution vers le côté obscur de la force. La Menace Fantôme nous plonge à l'époque où l'Empire n'était qu'une République, où Dark Vador n'est qu'un gamin esclave et où Obi-Wan Kenobi est encore qu'un apprenti.


Lucas va ainsi faire naître plusieurs histoires dans ce volet : la jeunesse d'Anakin évidemment, mais aussi l'ascension de Palpatine, l'évolution de l'Ordre des Jedi, la formation d'Obi-Wan Kenobi, la progression du côté obscur... Beaucoup d'éléments à mettre en place donc, ce qui handicape parfois le film, contraint à de longues pauses narratives pas toujours fluides et à des arcs moins passionnants. C'est notamment le cas en ce qui concerne Naboo et ses autochtones, parmi lesquels les Gungans et l'insupportable Jar Jar Binks, représentant le plus pénible possible d'un bestiaire orienté vers les plus jeunes.

Heureusement, à côté de ces éléments moins réussis, Lucas parvient à nous offrir quelques séquences formidables, dont les plus réussies sont, sans conteste, la course de pods dans le désert de Tatooine et l'affrontement entre Dark Maul, l'un des personnages les plus réussis de toute la saga, et Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi. Un affrontement qui met néanmoins en lumière l'une des grosses incohérences de la saga, avec des Jedis qui bondissent dans tous les sens, maîtrisent parfaitement la Force, là où leurs successeurs, présentés comme les Jedis les plus puissants de tous les temps, seront souples comme des planches.

Impression un peu mitigée pour cet Episode I, qui frôle régulièrement l'ennui, mais nous offre quand même quelques passages figurant parmi les meilleurs de la saga. Il faudra néanmoins attendre l'Episode II pour voir les éléments mis en place se mettre en branle et voir cette « prélogie » s'assombrir progressivement.


Note : 6,5/10


samedi 14 novembre 2015

Star Wars : épisode VI - Le Retour du Jedi


Titre : Star Wars : Episode VI – Le Retour du Jedi
Réalisateur : Richard Marquand
Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Date de sortie en France : 19 octobre 1983
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis :
L'Empire galactique est plus puissant que jamais : la construction de la nouvelle arme, l'Etoile de la Mort, menace l'univers tout entier... Arrêté après la trahison de Lando Calrissian, Han Solo est remis à l'ignoble contrebandier Jabba Le Hutt par le chasseur de primes Boba Fett. Après l'échec d'une première tentative d'évasion menée par la princesse Leia, également arrêtée par Jabba, Luke Skywalker et Lando parviennent à libérer leurs amis.

Avis :
Dernier volet de la première trilogie, Le Retour du Jedi marque l'affrontement final entre les Rebelles et Luke Skywalker contre l'Empire galactique mené par l'Empereur. Après la dimension sombre de l'épisode précédent, George Lucas, motivé par les ventes de produits dérivés, choisit de revenir à une aventure plus légère, refusant de sacrifier un personnage principal (Han Solo devait à l'origine mourir lors d'une attaque contre l'Empire) et incluant les Ewoks, ces insupportables peluches vivantes qui seront omniprésentes dans toute la seconde partie du film.


 Bien entendu, le film comporte toujours son lot de scènes spectaculaires et de morceaux de bravoure, comme l'introduction chez Jabba the Hutt, la poursuite en motojet sur Ender ou l'ultime affrontement entre Vador et Luke, très court mais très intense, mais on ne retrouve ni la profondeur ni la magie des épisodes précédents, que Le Retour du Jedi se contente finalement de singer.

On assiste donc à un nouveau duel entre Vador et Luke, à un nouvel assaut contre une nouvelle Etoile de la Mort, le tout avec le sentiment que rien ne peut arriver aux héros et que l'Empire n'est plus composé que d'incapables et d'incompétents, se faisant botter le cul sans résister par des peluches entre deux gags. Résultat, on s'ennuie beaucoup trop souvent devant un spectacle qui n'a plus grand chose d'extraordinaire.

Plus faible volet de la trilogie d'origine, voire même de l'ensemble de la saga (à la lutte avec La Menace Fantôme, qui a au moins le mérite de livrer quelques séquences formidables), Le Retour du Jedi conclut donc la saga sur une mauvaise note, encore renforcée par les modifications effectuées depuis (l'apparition de Christensen à la fin du film, par exemple). Et surtout, ces horribles peluches miteuses et maladroites qui envahissent l'écran pendant toute la seconde moitié, quelle horreur...


Note : 6/10


samedi 7 novembre 2015

Star Wars : épisode V - L'Empire contre-attaque


Titre : Star Wars : Episode V – L'Empire contre-attaque
Réalisateur : Irvin Kershner
Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Date de sortie en France : 20 août 1980
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis :
Malgré la destruction de l'Etoile Noire, l'Empire maintient son emprise sur la galaxie, et poursuit sans relâche sa lutte contre l'Alliance rebelle. Basés sur la planète glacée de Hoth, les rebelles essuient un assaut des troupes impériales. Parvenus à s'échapper, la princesse Leia, Han Solo, Chewbacca et C-3P0 se dirigent vers Bespin, la cité des nuages gouvernée par Lando Calrissian, ancien compagnon de Han. Suivant les instructions d'Obi-Wan Kenobi, Luke Skywalker se rend quant à lui vers le système de Dagobah, planète marécageuse où il doit recevoir l'enseignement du dernier maître Jedi, Yoda. Apprenant l'arrestation de ses compagnons par les stormtroopers de Dark Vador après la trahison de Lando, Luke décide d'interrompre son entraînement pour porter secours à ses amis et affronter le sombre seigneur Sith...

Avis :
Trois ans après le succès de La Guerre des étoiles, la saga Star Wars revient pour ce qui est, encore aujourd'hui, son meilleur volet : L'Empire contre-attaque. Episode central de la première trilogie, il vient en effet reprendre les éléments d'Un nouvel espoir, pour largement les enrichir dans un film bien plus spectaculaire, mais aussi beaucoup plus sombre que son aîné.


 Alors que l'Empire jouait presque les utilités dans le premier chapitre, il est ici au centre de l'histoire, avec un Dark Vador plus présent, et représente une véritable menace pour les Rebelles, qu'il écrase lors de la formidable séquence sur Hoth. On découvre cette fois l'envers du décor, les aspects les moins reluisants de l'univers, peuplé de chasseurs de prime, composé de planètes hostiles (la planète des glaces, Hoth, et la planète marécageuse Dagobah), propices à la trahison et dissimulant des créatures monstrueuses.

Au milieu de tout ça, Luke poursuit sa formation avec Yoda, apprenant à maîtriser la Force, mais aussi à résister à l'appel du côté obscur. Le parcours initiatique du jeune homme trouve évidemment son point d'orgue lors de l'affrontement avec Dark Vador, théâtre d'une des révélations les plus célèbres de l'histoire du cinéma. Le duel entre Skywalker et Vador est d'ailleurs d'un tout autre niveau que celui de l'épisode IV.

Avec un humour plus présent (les répliques cinglantes de Han Solo, les commentaires des droïdes), un aspect aventures plus poussé, un scénario beaucoup plus intéressant et un univers enrichi par son côté sombre, L'Empire contre-attaque est le meilleur épisode de toute la saga, celui autour duquel Un nouvel espoir et Le Retour du Jedi s'articulent, et qui offre les passages les plus mémorables. Tout simplement cultissime !


Note : 9/10


jeudi 29 octobre 2015

Star Wars : épisode IV - Un nouvel espoir


Titre : Star Wars : épisode IV – Un nouvel espoir
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Date de sortie en France : 19 octobre 1977
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis :
Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine... La guerre civile fait rage entre l'Empire galactique et l'Alliance rebelle. Capturée par les troupes de choc de l'Empereur menées par le sombre et impitoyable Dark Vador, la princesse Leia Organa dissimule les plans de l'Etoile Noire, une station spatiale invulnérable, à son droïde R2-D2 avec pour mission de les remettre au Jedi Obi-Wan Kenobi. Accompagné de son fidèle compagnon, le droïde de protocole C-3PO, R2-D2 s'échoue sur la planète Tatooine et termine sa quête chez le jeune Luke Skywalker. Rêvant de devenir pilote mais confiné aux travaux de la ferme, ce dernier se lance à la recherche de ce mystérieux Obi-Wan Kenobi, devenu ermite au coeur des montagnes désertiques de Tatooine...

Avis :
J'ai toujours une bonne raison pour me replonger dans la saga Star Wars, mais il faut bien avouer que l'arrivée imminente de l'Episode VII – le réveil de la Force est une motivation particulièrement efficace pour se remettre à niveau et revoir les six films, dans leur ordre de sortie  plutôt que dans leur logique temporelle. Un ordre qui me semble plus cohérent pour appréhender la nouvelle trilogie, puisque l'enchaînement 4-5-6-1-2-3 montre le combat entre les deux aspects de la Force, qui semble au centre des nouveaux épisodes, là où l'autre n'est « que » l'histoire d'Anakin Skywalker.


 Un nouvel espoir nous fait donc découvrir un nouvel univers, extrêmement riche. Pour sa galaxie très lointaine, George Lucas va en effet mélanger d'innombrables références, mêlant film de sabre, western, science-fiction avec des éléments tirés des romans de Joseph Campbell (avec le concept de « voyage du héros »), du cinéma d'Akira Kurosawa, de la mythologie grecque ou des traditions japonaises. A l'écran, cela nous donne une explosion visuelle sans précédent, où humains, extraterrestres et robots se côtoient dans des décors impressionnants.

Cette richesse thématique et visuelle permet d'oublier la simplicité du scénario, totalement empreint d'un manichéisme assez enfantin (ce qui n'est pas forcément un défaut), quelques problèmes de rythme et certains gros ratés (l'affrontement entre Obi-Wan Kenobi et Dark Vador). Là encore, ces défauts sont largement compensés par quelques passages mémorables (l'attaque de l'Etoile noire) et des personnages particulièrement réussis, comme Han Solo ou Dark Vador.

S'il n'est pas parfait, cet Episode IV constitue le point de départ idéal pour une saga, en nous présentant un univers inédit et riche, des personnages que l'on a envie de revoir et une intrigue simple mais soulevant plusieurs questions. L'essai sera transformé avec la suite, qui représente encore aujourd'hui le meilleur épisode de tous : L'Empire contre-attaque.


Note : 7/10


jeudi 11 septembre 2014

Howard... Une nouvelle race de héros


Titre : Howard... Une nouvelle race de héros (Howard the duck)
Réalisateur : Willard Huyck
Acteurs : Lea Thompson, Tim Robbins, Jeffrey Jones
Date de sortie en France : 10 décembre 1986
Genre : comédie, super-héros

Synopsis : 
Howard T. Duck est un canard humanoïde qui vit sur une planète remplie de canards comme lui. Mais un jour, alors qu'il se prélasse sur son fauteuil, il se retrouve aspiré dans l'espace et atterrit sur la planète Terre. Il se fait recueillir par une rockeuse, Beverly.

Avis : 
Parmi les adaptations des comics Marvel, celle d'Howard the Duck est sans doute l'une des plus étranges. S'inspirant d'un des personnages les plus improbables de la maison d'éditions américaine, Howard était destiné à remplir les poches d'un George Lucas alors endetté. Il n'en fut cependant rien : le film fut un désastre critique et financier, ne trouvant pas son public lors de sa sortie jusqu'à être considéré comme l'une des pires oeuvres de l'histoire du cinéma. Un sort qu'il ne méritait certainement pas.


Car si le film de Willard Huyck est un véritable OVNI, il est surtout d'une folie et d'une liberté salvatrices, notamment dans l'univers souvent très fade et lisse des adaptations Marvel. Avec pour héros un canard adepte du kwak-fu, amateur de cigares et de jolies filles, au mauvais caractère et volontiers vulgaire, Howard the duck part dans tous les sens, enchaîne à un rythme soutenu les gags les plus honteux et les scènes d'action les plus folles pour notre plus grand plaisir, le tout entrecoupé de répliques délicieusement cyniques de la part du héros.

On comprendra que le film n'ait, à son époque, pas fonctionné : si le fait de mettre en avant un canard humanoïde semblait destiner le film aux enfants (Howard the duck aurait d'ailleurs dû être un film d'animation à l'origine), son traitement en fait clairement une oeuvre pour adulte tant la vulgarité, les sous-entendus sexuels et les références y sont nombreuses. On regrettera presque de ne pas en voir plus de la planète de Howard, avec les équivalents "canardesques" des films que nous connaissons et une foule de détails amusants.

Dommage cependant que le film dure près de deux heures, favorisant quelques baisses de rythme et permettant de remarquer les inepties du scénario. Mais cela n'empêche pas de savourer un film fou, généreux et subversif comme on n'en voit que trop peu !

Note : 7,5/10