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mercredi 15 novembre 2017

Saw II


Titre : Saw II
Réalisateur : Darren Lynn Bousman
Acteurs : Tobin Bell, Shawnee Smith, Erik Knudsen
Date de sortie en France : 28 décembre 2005
Genre : thriller, horreur

Synopsis : 
Chargé de l'enquête autour d'une mort sanglante, l'inspecteur Eric Mason est persuadé que le crime est l'oeuvre du redoutable Jigsaw, un criminel machiavélique qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté. Cette fois-ci, ce ne sont plus deux mais huit personnes qui ont été piégées par Jigsaw...

Avis : 
Après le succès du premier volet, une suite voit logiquement très vite le jour. Marquant l'arrivée derrière la caméra de Darren Lynn Bousman, qui sera le réalisateur attitré de la saga jusqu'à Saw IV, Saw II va reprendre les ingrédients principaux du film de James Wan, tout en les démultipliant et en opérant un basculement, encore assez subtil, vers le torture porn que l'on retrouvera dès le troisième épisode.


Plus de personnages, plus de pièges, plus de brutalité : Saw II nous en offre pour notre argent, combinant habilement violence graphique et pièges moins spectaculaires mais plus douloureux (la fosse à seringues), glissant quelques clins d'oeil (Opéra, Evil dead trap) réussis. Bref, toute la partie se déroulant dans cette maison abandonnée est particulièrement prenante, malgré l'aspect caricatural des personnages piégés. Le suspense fonctionne parfaitement, les rebondissements sont convaincants... On ne pourra malheureusement pas en dire autant de l'enquête qui se déroule en parallèle.

Répétitive et bavarde, toute la partie centrée sur les échanges entre Jigsaw et l'inspecteur Mason tire clairement le film vers le bas. Les motivations du tueur en série ne sont jamais convaincantes, l'agacement du policier semble constamment surjoué, d'autant que ses collègues sont de vulgaires caricatures. Evidemment, toute cette partie sera couronnée par l'un des meilleurs twists de la série, mais en attendant ce retournement de situation, on s'ennuie ferme et on n'attend qu'une chose : revenir dans la maison suivre les différents protagonistes du jeu.

Saw II reste néanmoins très bon, bien au-dessus de la plupart des suites. On appréciera notamment de voir les recettes du premier Saw reprises de façon intelligente. Hélas, dès l'épisode suivant, la saga sombrera dans le torture porn mou du bulbe, oubliant toute idée de scénario pour se contenter d'aligner les séquences chocs.

Note : 7.5/10




lundi 13 novembre 2017

Saw


Titre : Saw
Réalisateur : James Wan
Acteurs : Leigh Whannell, Cary Elwes, Danny Glover
Date de sortie en France : 16 mars 2005
Genre : thriller

Synopsis : 
Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d'une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l'un doit absolument tuer l'autre, sinon dans moins de huit heures, ils seront exécutés tous les deux...

Avis : 
Un peu plus d'1 million de dollars de budget. Plus de 100 millions de dollars de recettes. Sept suites depuis 2005, pour un succès public jamais démenti. Un réalisateur désormais reconnu parmi les meilleurs du genre. Sorti en France en 2005, le premier Saw est rapidement devenu un classique, grâce notamment à une idée de base très forte, clairement inspirée du Seven de David Fincher (les victimes punies par là où elles ont péché) et un scénario machiavélique.


Le film de James Wan (Insidious, Conjuring...) se présente comme un thriller (là où les suites glisseront assez vite dans le torture porn), dont les révélations successives annoncent les différents twists qui seront l'un des signatures de la saga. Tout le récit s'articule autour d'un huis clos, avec une pièce qui révèle au compte-gouttes ses différents secrets, dans une ambiance que le décor (cadavre au milieu de la pièce, murs abîmés, rouille omniprésente) rend vraiment anxiogène. Avec un rythme plutôt lent, il prend le temps de s'intéresser à ses personnages (surtout au Dr Gordon) et de nous lancer sur de fausses pistes, et nous propose en parallèle une enquête assez classique mais efficace.

Saw introduit également son principe central, à savoir ces pièges particulièrement vicieux, qui demandent aux victimes un énorme sacrifice pour survivre. Loin des débordements gores des futurs épisodes, ces épreuves jouent ici sur leur mise en scène macabre pour marquer les esprits, alors même que ces séquences seront plutôt brèves, comme celle concernant Amanda. Finalement, les seuls véritables bémols viendront de l'interprétation, souvent approximative, et certains effets de réalisation insupportables.

Le premier Saw restera mon volet préféré de la saga : thriller efficace, au scénario très travaillé, sans verser dans les débordements sanglants parfois un peu puérils de certaines de ses suites. Une vraie réussite !

Note : 8/10


mercredi 16 décembre 2015

Star Wars : épisode III - la Revanche des Siths


Titre : Star Wars : épisode III - la revanche des Siths (Star Wars : episode III - Revenge of the Siths)
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Hayden Christensen, Ewan McGregor, Natalie Portman
Date de sortie en France : 18 mai 2005
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis : 
La Guerre des Clones fait rage. Une franche hostilité oppose désormais le Chancelier Palpatine au Conseil Jedi. Anakin Skywalker, jeune Chevalier Jedi pris entre deux feux, hésite sur la conduite à tenir. Séduit par la promesse d'un pouvoir sans précédent, tenté par le côté obscur de la Force, il prête allégeance au maléfique Darth Sidious et devient Dark Vador. Les Seigneurs Sith s'unissent alors pour préparer leur revanche, qui commence par l'extermination des Jedi. Seuls rescapés du massacre, Yoda et Obi Wan se lancent à la poursuite des Sith. La traque se conclut par un spectaculaire combat au sabre entre Anakin et Obi Wan, qui décidera du sort de la galaxie.

Avis : 
Après le très bon second épisode, La Revanche des Siths vient conclure la prélogie, et réaliser le lien entre les deux trilogies. Et il en reste des choses à conclure ! Entre le basculement définitif d'Anakin vers le Côté Obscur et sa transformation physique, l'avènement de l'Empereur, la disparition de nombreux personnages, l'exil de Yoda, la naissance de Luke et Léia, il y en a d'ailleurs peut-être un peu trop, et ce troisième épisode va souvent se révéler indigeste et brouillon.


Là où le volet précédent prenait le temps d'installer ses enjeux, La Revanche des Siths évacue rapidement certains éléments pourtant importants (Anakin bascule ainsi du côté obscur d'une scène à l'autre), tente de placer le maximum de clins d'oeil de façon souvent gratuite (les Wookies) et accorde parfois trop d'importances à des éléments complètement ratés : on ne croit ainsi pas une seconde aux talents de duelliste de Dark Sidious (ni à son maquillage, d'ailleurs), ce qui donne des scènes franchement ringardes face à Mace Windu ou, surtout, face à Yoda.

S'il n'évite pas la surenchère dans certains affrontements (Obi Wan contre Grievous, par exemple), George Lucas nous livre quand même quelques passages formidables, tant au niveau émotion (l'Ordre 66, le premier souffle de Vador sous son casque) qu'au niveau du spectacle. Le duel final entre Obi Wan et Anakin est ainsi une véritable merveille, d'une intensité folle, la conclusion parfaite de l'évolution du jeune Jedi et de cette trilogie.

Un cran en-dessous de l'épisode précédent à cause de très gros défaut, La Revanche des Siths vient néanmoins conclure avec brio cette prélogie. Même si le lien avec Un nouvel espoir reste ténu et souvent limité à quelques clins d'oeil et angles scénaristiques trop vite expédiés, certaines séquences viennent souffler le spectateur comme rarement au cinéma.

Note : 7.5/10


mercredi 7 mai 2014

Harry Potter et la Coupe de feu


Titre : Harry Potter et la Coupe de feu (Harry Potter and the Goblet of fire)
Réalisateur : Mike Newell
Acteurs : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint
Date de sortie en France : 30 novembre 2005
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
La quatrième année à l'école de Poudlard est marquée par le "Tournoi des trois sorciers". Les participants sont choisis par la fameuse "coupe de feu" qui est à l'origine d'un scandale. Elle sélectionne Harry Potter alors qu'il n'a pas l'âge légal requis ! Accusé de tricherie et mis à mal par une série d'épreuves physiques de plus en plus difficiles, ce dernier sera enfin confronté à Celui dont on ne doit pas prononcer le nom.

Avis : 
Quatrième volet de la saga, qui s'accélère pour l'occasion. Avec La Coupe de feu, Harry Potter verse un peu plus dans l'action, mais va également franchir un nouveau cap dans l'évolution de l'histoire avec le retour de Voldemort en fin de film, et le premier décès d'un personnage important. Avant cela, l'épisode diffère un peu de la structure des trois premiers films avec la Coupe de feu, constituée de trois épreuves spectaculaires.


Pas de Quidditch donc (pas même pendant la coupe du Monde de Quidditch), peu de cours, et une intrigue amincie : très linéaire, là où le livre (près de 800 pages) développait plusieurs intrigues secondaires, le film de Mike Newell (Donnie Brasco, Quatre mariages et un enterrement) va donc principalement jouer la carte de l'action, et va plutôt bien le faire. L'affrontement avec le dragon est ainsi très réussi, bien plus que le passage dans le lac par exemple.

En revanche, le film sera bien moins convaincant quand il sera plus posé. La réalisation semble parfois issue d'un téléfilm ou d'un soap, tout comme les relations entre les personnages (la scène du bal, la rivalité entre Ron et Harry...), qui arborent en plus des coiffures improbables. On a ainsi presque l'impression d'avoir deux oeuvres différentes en une : un bon film d'action fantastique, rythmé et spectaculaire, d'un côté ; un épisode de sitcom peu inspiré de l'autre, avec en plus des acteurs parfois très limite (Radcliffe et Pattinson sont ainsi très, très moyens...).

Bref, sentiment mitigé à l'issue de ce quatrième Harry Potter, qui restera sans doute comme celui que j'apprécie le moins dans la saga. Malgré quelques passages très réussi, le film pêche trop souvent par une réalisation peu inspirée et une interprétation très limites. Reste un divertissement très sympathique donc, mais qui paraît par moments bien long...

Note : 6,5/10



jeudi 10 avril 2014

Sin City


Titre : Sin City
Réalisateur : Robert Rodriguez
Acteurs : Bruce Willis, Mickey Rourke, Jessica Alba
Date de sortie en France : 1er juin 2005
Genre : thriller

Synopsis : 
Sin City est une ville infestée de criminels, de flics ripoux et de femmes fatales. Hartigan s'est juré de protéger Nancy, une strip-teaseuse qui l'a fait craquer. Marv, un marginal brutal mais philosophe, part en mission pour venger la mort de son unique véritable amour, Goldie. Dwight est l'amant secret de Shellie. Il passe ses nuits à protéger Gail et les filles des bas quartiers de Jackie Boy, un flic pourri, violent et incontrôlable. Certains ont soif de vengeance, d'autres recherchent leur salut. Bienvenue à Sin City, la ville du vice et du péché. 

Avis : 
Auteur des comics Sin City, Frank Miller avait toujours été contre une adaptation au cinéma, estimant que l'univers graphique de son oeuvre était impossible à retranscrire au cinéma. Il faudra que Robert Rodriguez,le réalisateur d'Une nuit en Enfer et grand fan du comic, lui montre ce qu'il comptait faire, à travers une scène qui deviendra l'introduction du film, pour que Miller accepte de voir son film porté à l'écran.
 

Et s'il faut bien reconnaître une chose à Sin City, c'est qu'il respecte scrupuleusement le visuel du comic, reprenant certaines images à l'identique, et reprenant surtout le noir et blanc presque intégral du support d'origine. Le résultat à l'écran est bluffant, et même beaucoup plus lisible et fluide que ce qu'on avait parfois du mal à déchiffrer dans l'oeuvre de Miller. Il permet également de stylise et d'atténuer la violence, omniprésente, et de mettre l'accent sur certains éléments, comme évidemment la couleur du Yellow Bastard.

Divisé en trois histoires, celles de Marv, de Dwight et de Hartigan, le film est un excellent divertissement, même si l'on regrettera que l'histoire du milieu, avec les prostituées, soit clairement en-dessous, tant au niveau du rythme que du scénario. En revanche, on accrochera particulièrement au segment de Marv, superbement interprété par Mickey Rourke (The Wrestler), notamment grâce à l'ambiance très glauque du passage chez Kevin (terrifiant Elijah Wood), et au segment mettant en scène Bruce Willis dans le rôle d'Hartigan, avec la superbe Jessica Alba à ses côtés.

Remarquable adaptation du comic de Frank Miller, Sin City propose un visuel formidable au service d'un film très violent et cru, et met en scène un casting formidable. Dommage que le second segment soit vraiment moins bon que les deux autres, ce qui empêche le film de Robert Rodriguez d'être un plaisir absolu. Attendons maintenant la suite, avec Sin City : j'ai tué pour elle qui devrait sortir cet été.

Note : 8/10


mardi 21 janvier 2014

King Kong (2005)


Titre : King Kong
Réalisateur : Peter Jackson
Acteurs : Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody
Date de sortie en France : 15 décembre 2005
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures...
Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n'a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l'embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d'action.
Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que "quelque chose" l'attend, qui changera à jamais le cours de sa vie...

Avis : 
On parle souvent de magie en évoquant le cinéma. Pourtant, peu de films peuvent se vanter de représenter autant ce caractère magique que King Kong, le film d'Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper. Face à une oeuvre si marquante, dont les moments de bravoure font partie de l'Histoire du cinéma et restent gravés dans la mémoire du spectateur et, plus fort encore, de celui qui n'a pas forcément vu le film, l'idée même d'un remake semble saugrenue. John Guillermin s'y est cassé les dents en 1976. Et en 2005, c'est Peter Jackson, grand fan déclaré du film de 1933, qui va nous en livrer sa version. Le spectaculaire en plus, la magie en moins.


On connaît le goût du réalisateur néo-zélandais pour la démesure : elle ne sera jamais aussi flagrante - et épuisante - que dans son remake de King Kong. Car passée une première partie consacrée aux préparatifs du voyage puis à la traversée jusqu'à l'île, Jackson va s'en donner à coeur joie, dans une volonté d'en faire toujours plus que l'on remarque souvent chez les jeunes enfants : il joue ainsi avec ses figurines, leur faisant défier les lois de la pesanteur, les précipitant dans des gouffres sans fin, organisant des mêlées indescriptibles, cultivant l'art du sauvetage in extremis, et sachant difficilement s'arrêter. Dans une orgie d'effets numériques déjà datés pour beaucoup, il nous épuise et nous agace, banalisant le spectaculaire jusqu'à nous arracher des soupirs.

En fait, il ne va réussir qu'une seule chose : Kong. Le singe monstrueux n'a jamais eu un aspect aussi simiesque...ni un comportement aussi humain. Bénéficiant d'effets incroyables et du talent d'Andy Serkis, Kong est en fait le seul personnage convaincant, offrant une variété d'expressions qui ne font que renforcer le statisme de Naomi Watts, particulièrement mauvaise, Jack Black et Adrien Brody. On sent que le réalisateur a voulu offrir une place de choix au véritable héros du film, quitte à déséquilibrer totalement son oeuvre (les scènes sans Kong n'ont aucun intérêt) et à concentrer sur le singe la majeure partie du budget dédié aux effets spéciaux (en dehors de Kong, la plupart des effets sont vraiment moches...). On s'attache ainsi facilement à la créature, et on aimerait qu'elle écrase maladroitement Naomi Watts afin d'éviter d'être capturée.

Le King Kong de Peter Jackson remplace donc la magie de l'original par la démesure puérile et épuisante du réalisateur néo-zélandais. Les scènes d'action sont ainsi bien trop longues et finissent par être lassantes et/ou grotesques. Dommage, car le héros du film, Kong, est une des plus belles créations du cinéma. Mais il est bien seul dans ce film...

Note : 4/10