Affichage des articles dont le libellé est 1999. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1999. Afficher tous les articles

samedi 24 septembre 2016

Le Projet Blair Witch


Titre : Le Projet Blair Witch (The Blair Witch project)
Réalisateur : Daniel Myrick, Eduardo Sanchez
Acteurs : Heather Donahue, Michael C. Williams, Joshua Leonard
Date de sortie en France : 28 juillet 1999
Genre : épouvante

Synopsis : 
 En octobre 1994, trois jeunes cinéastes, Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams, disparaissent en randonnée dans la foret de Black Hill au cours d'un reportage sur la sorcellerie. Un an plus tard, on a retrouve le film de leur enquête. Le Projet Blair Witch suit l'itinéraire éprouvant des trois cinéastes a travers la foret de Black Hills et rend compte des événements terrifiants qui s'y sont déroulés. A ce jour, les trois cinéastes sont toujours portes disparus.

Avis : 
  Il n'est vraiment pas facile de parler de façon objective d'une œuvre telle que Le Projet Blair Witch. Chef d'oeuvre d'épouvante pour les uns, navet ultime et arnaque totale pour les autres, le film déchaîne les passions et laisse peu de spectateurs indifférents, chacun percevant les éléments caractéristiques du film comme autant de qualités ou autant de défauts. Pour la sortie du troisième film de la saga, je me suis replongé dans ce film fondateur qui, s'il n'a pas inventé le found footage, a largement contribué à le populariser... pour le plus grand malheur des fans de cinéma fantastique.



Avant même d'évoquer le film, il convient d'évoquer le « phénomène » Blair Witch. Présenté à l'époque de sa sortie comme un véritable document retraçant les dernières heures d'un groupe d'adolescents disparus, Le Projet Blair Witch est avant tout un petit bijou de marketing. Précurseurs dans leur utilisation d'internet à des fins promotionnelles, les responsables du film vont créer un site dédié à l'affaire Blair Witch, et le documenter avec des dizaines de photos, de faux témoignages, d'avis de recherche inventés pour le film. Toujours dans cette volonté d'entretenir le doute sur la réalité de l'affaire, les acteurs n'ont pas participé aux promotions du film, et ont même été décrits comme « disparus et présumés décédés » sur IMDB. De quoi attiser la curiosité des spectateurs, et expliquer en partie l'immense succès du film.

Ce jeu sur l'ambiguïté entre réalité et fiction se retrouve également dans l'interprétation. En effet, les trois acteurs principaux n'ont bénéficié que de très peu de directives de la part des réalisateurs, laissant une place très importante à l'improvisation. Cela donne une des principales forces du film : une interprétation naturelle, cohérente, qui retranscrit parfaitement la fatigue physique et nerveuse des personnages - il faut dire aussi que l'équipe du film leur faisait parcourir de nombreux kilomètres chaque jour et les réveillait en pleine nuit !



Pourtant, cette volonté de réalisme sera sans doute à l'origine du point le plus critiqué du film : son rythme, et son absence quasi-totale de péripéties. Pour certains, cela permettra d'installer une vraie ambiance, et de s'attacher aux personnages. Pour les autres, ce sera surtout une bonne occasion d'économiser des somnifères. Je dois bien avouer que, si j'aime plutôt les films au rythme lent, qui prennent le temps de présenter leurs personnages et qui installent le fantastique au goutte à goutte (comme le récent The Witch), Le Projet Blair Witch m'a profondément ennuyé, tout simplement parce que je n'y ai pas cru une seconde, et que le sujet ne m'a jamais intéressé.

Sans aller jusqu'à hurler à l'arnaque (un argument que je n'ai jamais compris), et si je salue la volonté d'installer le mystère - autant sur la véracité du documentaire que sur les événements que l'on voit dans le film - je n'accroche absolument pas au film, qui ne me fait frissonner à aucun moment (sauf peut-être dans les dernières minutes), et qui est finalement l'élément qui m'intéresse le moins dans l'univers très riche qui l'accompagne...

Note : 3/10

samedi 21 novembre 2015

Star Wars : épisode I - La Menace Fantôme


Titre : Star Wars : Episode I – La Menace Fantôme
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Liam Neeson, Ewan McGregor, Natalie Portman
Date de sortie en France : 13 octobre 1999
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis :
Avant de devenir un célèbre chevalier Jedi, et bien avant de se révéler l’âme la plus noire de la galaxie, Anakin Skywalker est un jeune esclave sur la planète Tatooine. La Force est déjà puissante en lui et il est un remarquable pilote de Podracer. Le maître Jedi Qui-Gon Jinn le découvre et entrevoit alors son immense potentiel.
Pendant ce temps, l’armée de droïdes de l’insatiable Fédération du Commerce a envahi Naboo, une planète pacifique, dans le cadre d’un plan secret des Sith visant à accroître leur pouvoir. Pour défendre la reine de Naboo, Amidala, les chevaliers Jedi vont devoir affronter le redoutable Seigneur Sith, Dark Maul.

Avis :
16 ans après Le Retour du Jedi, George Lucas enrichit l'univers qu'il a créé en nous proposant le premier volet d'une nouvelle trilogie se déroulant avant Un nouvel espoir, sur les pas du jeune Anakin Skywalker et de son évolution vers le côté obscur de la force. La Menace Fantôme nous plonge à l'époque où l'Empire n'était qu'une République, où Dark Vador n'est qu'un gamin esclave et où Obi-Wan Kenobi est encore qu'un apprenti.


Lucas va ainsi faire naître plusieurs histoires dans ce volet : la jeunesse d'Anakin évidemment, mais aussi l'ascension de Palpatine, l'évolution de l'Ordre des Jedi, la formation d'Obi-Wan Kenobi, la progression du côté obscur... Beaucoup d'éléments à mettre en place donc, ce qui handicape parfois le film, contraint à de longues pauses narratives pas toujours fluides et à des arcs moins passionnants. C'est notamment le cas en ce qui concerne Naboo et ses autochtones, parmi lesquels les Gungans et l'insupportable Jar Jar Binks, représentant le plus pénible possible d'un bestiaire orienté vers les plus jeunes.

Heureusement, à côté de ces éléments moins réussis, Lucas parvient à nous offrir quelques séquences formidables, dont les plus réussies sont, sans conteste, la course de pods dans le désert de Tatooine et l'affrontement entre Dark Maul, l'un des personnages les plus réussis de toute la saga, et Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi. Un affrontement qui met néanmoins en lumière l'une des grosses incohérences de la saga, avec des Jedis qui bondissent dans tous les sens, maîtrisent parfaitement la Force, là où leurs successeurs, présentés comme les Jedis les plus puissants de tous les temps, seront souples comme des planches.

Impression un peu mitigée pour cet Episode I, qui frôle régulièrement l'ennui, mais nous offre quand même quelques passages figurant parmi les meilleurs de la saga. Il faudra néanmoins attendre l'Episode II pour voir les éléments mis en place se mettre en branle et voir cette « prélogie » s'assombrir progressivement.


Note : 6,5/10


vendredi 7 juin 2013

La Neuvième porte


Titre : La Neuvième porte (The Ninth gate)
Réalisateur : Roman Polanski
Acteurs : Johnny Depp, Frank Langella, Emmanuelle Seigner
Date de sortie en France : 25 août 1999
Genre : fantastique, thriller

Synopsis : 
Dean Corso est un chercheur de livres rares pour collectionneurs fortunés. Sa réputation lui vaut d'être engagé par un éminent bibliophile, féru de démonologie, Boris Balkan, qui lui demande de traquer les deux derniers exemplaires du légendaire manuel d'invocation satanique, "les Neuf Portes du royaume des ombres". Corso relève le défi. De New York à Tolède, de Paris à Cintra, il s'enfonce dans un labyrinthe semé de pièges et de tentations. Il va peu à peu décrypter les énigmes du livre maudit et découvrir le véritable enjeu de sa mission. 

Avis : 
 Trente ans après Rosemary's baby, Roman Polanski revient taquiner le Diable avec cette adaptation du roman d'Arturo Pérez-Reverte, Le Club Dumas. Il met pour l'occasion en scène Johnny Depp (Pirates des Caraïbes, Sleepy Hollow) dans le rôle de Dean Corso, au milieu d'une enquête qui dépassera finalement les frontières du surnaturel.
 

Polanski va installer une ambiance très réussie pendant la plus grande partie du film, l'atmosphère se faisant plus pesante, plus menaçante à mesure que les recherches et les découvertes de Corso progressent. Dans ce puzzle démoniaque éparpillé entre plusieurs pays, les rencontres improbables se multiplient, de ce duo de bibliothécaires espagnols à cette secrétaire parisienne au physique d'armoire à glaces. Pendant 1h30, le réalisateur nous fait d'ailleurs participer à cette chasse, nous faisant découvrir les mystères en même temps que le personnage interprété par Depp...pour finalement nous abandonner, sans crier gare.

En effet, toute cette enquête s'accélère brusquement, et laisse le spectateur sur le côté, contraint d'assister à un dénouement devenant aussi obscur que grotesque. Car si Polanski flirtait jusque là agréablement avec le surnaturel, n'apportant que quelques touches un peu risibles (ah, Emmanuelle Seigner qui plane pour rejoindre Johnny Depp avant de rosser quelques agresseurs dans un affrontement ridicule !), il décide finalement de verser dans le grand-guignolesque, à grand renfort de secte attardée, de second couteau impayable et de grand gourou illuminé.

Cette dernière partie gâche vraiment le plaisir ressenti jusque là, avec cette progression intéressante de l'intrigue et la découverte progressive du mystère contenu dans les livres. Et si chacune des apparitions de Seigner résonne comme autant d'alertes annonçant que le film risque de sombrer dans la médiocrité, rien ne nous préparait à ce dernier acte complètement bâclé...Dommage.

Note : 7/10