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jeudi 18 décembre 2014

Le Hobbit : la bataille des cinq armées


Titre : Le Hobbit : la bataille des cinq armées (The Hobbit: the battle of the five armies)
Réalisateur : Peter Jackson
Acteurs : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage
Date de sortie en France : 10 décembre 2014
Genre : fantasy

Synopsis : 
Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidés par Bilbon le Hobbit, ont réussi à récupérer leur royaume et leur trésor. Mais ils ont également réveillé le dragon Smaug qui déchaîne désormais sa colère sur les habitants de Lac-ville. A présent, les Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien, convoitent les richesses de la Montagne Solitaire. La bataille des cinq armées est imminente et Bilbon est le seul à pouvoir unir ses amis contre les puissances obscures de Sauron.

Avis : 
Sixième film de Peter Jackson consacré à l'univers créé par J.R.R. Tolkien, La Bataille des cinq armées vient conclure la trilogie du Hobbit, tout en faisant le lien avec Le Seigneur des anneaux par le biais des scènes nous présentant la montée en puissance de Sauron. Comme son titre l'indique, le film va essentiellement se concentrer sur une grande bataille, qui vient ponctuer le livre de Tolkien. Et quand on connaît Peter Jackson, on sait bien qu'une grande bataille, ça peut vite prendre des proportions gigantesques et s'étirer sur une majeure partie du film. Pour une fin en apothéose ?


Pas vraiment. Car si le film va - évidemment - être très spectaculaire, il va être d'une faiblesse narrative assez consternante, donnant même l'impression que Peter Jackson s'est lui-même lassé de raconter cette histoire. On se retrouve ainsi avec des arcs scénaristiques développés depuis Un voyage inattendu puis La Désolation de Smaug se terminant en queue de poisson : à la résolution de l'intrigue entourant le retour de Sauron, on en vient ainsi à se demander "tout ça pour ça ?". Il en sera de même en ce qui concerne Legolas, dont la présence envahissante ne semble avoir pour but qu'un clin d'oeil à l'autre trilogie. Curieux, et assez destabilisant.

La Bataille des cinq armées ne semble en fait avoir pour but que d'aligner les scènes spectaculaires de combats : après une première heure largement consacrée à l'attaque de Smaug sur Lac-ville, le grand combat débute, à peine entrecoupé par le pétage de plombs (là encore, résolu de façon incroyablement facile) de Thorin. Dès lors, Peter Jackson peut faire ce qu'il préfère : nous en mettre plein la vue avec des affrontements dantesques, quitte à aller trop loin dans la surenchère, les incohérences, les ficelles et les libertés avec la physique.


Malgré d'évidentes qualités visuelles, Jackson finit ainsi par nous lasser aussi pendant ces passages forts. Ainsi, alors qu'on pouvait pardonner aux précédents films leurs longueurs et la tendance à étirer artificiellement certains passages, cela devient beaucoup plus difficile ici, et on se trouve tout simplement devant la limite de la division en trois de cette grande aventure : le troisième chapitre n'a rien à raconter, rien à montrer, et tente vainement de combler le tout par une surenchère d'action et de duels. Enfin, "rien à raconter"... on imagine que l'inévitable version longue viendra largement combler les manques, nous donnant ce paradoxe savoureux selon lequel on ne pourra pleinement profiter de l'histoire que quelques mois après la sortie cinéma, alors même que cela aurait justement pu éviter les scènes élastiques.

Il faut également avouer qu'au bout de la sixième fois, les mêmes plans, les mêmes constructions de scènes et les mêmes réflexes de réalisation finissent par agacer, tout comme ces emprunts lourdingues à la bande-originale de la première trilogie, renforçant inutilement chaque référence. Le pire dans tout ça, c'est que les 2h20 du film passent relativement vite, l'action omniprésente entraînant tout sur son passage, les effets spéciaux étant impeccables et les petites touches d'humour font mouche.

Cela n'empêche pas ce troisième volet du Hobbit (avec un Hobbit très peu présent d'ailleurs) d'être le plus faible de toute la saga, à cause d'un scénario extrêmement faible et d'une impression générale de lassitude, aussi bien pour le spectateur que pour le réalisateur. Pas vraiment étonnant vu le découpage de l'oeuvre, la bataille semblant déjà, dans le livre, n'être qu'un passage ajouté alors que la quête principale, la reconquête d'Erebor, était terminée. Bon allez, cette fois, on passe à autre chose monsieur Jackson ?

Note : 5/10


vendredi 11 avril 2014

Captain America : first Avenger


Titre : Captain America : first Avenger (Captain America : the first Avenger)
Réalisateur : Joe Johnston
Acteurs : Chris Evans, Hugo Weaving, Hayley Atwell
Date de sortie en France : 17 août 2011
Genre : super-héros, action

Synopsis : 
Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Avis : 
Dernier film de la première vague mettant en scène les Avengers, Captain America : first avenger retourne aux origines du groupe en nous montrant la création du premier héros, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Une époque historique qui va permettre à Joe Johnston (Jumanji) de nous livrer un film de super-héros plus classique, plus old-school que les aventures des autres Vengeurs.


Avec une histoire très classique, qui nous montre la naissance du héros grâce à une expérience, puis ses premiers faits d'arme avant de devenir un symbole et d'affronter le super-méchant de l'épisode, le très caricatural Red Skull, interprété par Hugo Weaving (Cloud Atlas). Le tout est très linéaire, sans aucune surprise, mais le film n'en reste pas moins divertissant, suivant à la lettre le cahier des charges du genre.

De l'action, des moments de bravoure, mais aussi un peu de romance et une touche d'humour bienvenue, tournant en dérision l'apparence d'opérette du Captain America, et assumant totalement son manichéisme un peu naïf. On pardonne ainsi beaucoup de maladresses au film, emportés par une bonne humeur communicative et un Chris Evans (Scott Pilgrim, Snowpiercer) à l'aise sous le costume.

Une bonne façon de conclure la première vague des Avengers donc, plus sympathique que Thor ou Iron man 2 malgré le super-héros le moins charismatique du lot. Et c'est justement en jouant sur cette ringardise que le film fait mouche, faisant de sa légèreté et de sa naïveté des qualités que l'on n'attendait pas.

Note : 7/10


mercredi 13 mars 2013

Cloud Atlas


Titre : Cloud Atlas
Réalisateur :Lana Wachowski, Tom Tykwer, Andy Wachowski
Acteurs : Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant, Hugo Weaving, Jim Broadbent, Jim Sturgess, Doona Bae
Date de sortie en France : 13 mars 2013
Genre : science-fiction

Synopsis : 
À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié.   

Avis : 
Dans un paysage cinématographique où les films finissent par tous se ressembler, l'arrivée d'un film aussi ambitieux que Cloud Atlas est forcément un événement. Adaptation du roman Cartographie des nuages de David Mitchell, le nouveau film des Wachowski (Bound, Matrix), épaulés pour l'occasion par Tom Tykwer (Cours, Lola, cours, Le Parfum, histoire d'un meurtrier), le film met ainsi en scène six histoires différentes, à six époques et dans six lieux distincts...mais six histoires liées entre elles, et où l'on retrouve les mêmes acteurs dans le rôle de différents personnages.

Science-fiction, comédie, anticipation, film post-apocalyptique, polar, chaque histoire appartient à un genre particulier, ce qui peut dérouter pendant les premiers instants du film. En effet, les six destins sont développés parallèlement, au point de ne passer que quelques minutes à chaque époque avant de passer à une autre, l'atmosphère changeant ainsi en permanence. De même, le fait que les mêmes acteurs interprètent des personnages différents pour chaque histoire, leur physique changeant parfois complètement (il faut voir Hugo Weaving en femme ou Halle Berry en homme !), le récit semble au premier abord assez hermétique. Mais rapidement, tout cela prend forme, chaque histoire étant finalement assez linéaire et le véritable intérêt résidant dans les rapports ténus qu'elles entretiennent entre elles.



En effet, le film évoque les thèmes de la réincarnation et de l'importance des choix effectués pendant les vies antérieures, chaque récit s'abreuvant des détails du précédents par l'intermédiaire de figures malfaisantes récurrentes, d'une tâche de naissance identique ou d'une mélodie, les éléments les plus insignifiants finissant par s'emboîter telles les pièces d'un immense puzzle. Le tout dans une progression étonnamment fluide, les 2h45 passant incroyablement vite et le scénario restant assez clair pour ne pas perdre définitivement le spectateur.


Il faut dire aussi que chaque histoire est très intéressante, même si l'acte central du film semble être l'Oraison de Sonmi-451, dont l'ambiance futuriste, les scènes d'action et les révélations constituent finalement les meilleurs moments de l'ensemble. Chaque segment a son identité propre, et l'on passera de la cale d'un navire du dix-neuvième siècle à la Terre désolée de l'année 2321 sans que l'intérêt pour chaque histoire n'en souffre : le voyage d'Adam Ewing, le destin de Frobisher, l'enquête de Luisa Rey, l'amusante histoire de Cavendish ou la quête de Zachri et Meronym réservent toutes leurs moments forts, d'autant que le fait de reconnaître chaque acteur revêt par moments un aspect indiscutablement ludique. 

On notera d'ailleurs la qualité du casting, puisqu'on retrouve Tom Hanks (Il faut sauver le soldat Ryan, Forrest Gump), Halle Berry (A l'ombre de la haine, X-Men), Jim Broadbent (Iris, Harry Potter et le prince de sang-mêlé), Hugo Weaving (Matrix, Le Seigneur des anneaux, V pour vendetta), Bae Doona (Sympathy for mister Vengeance, The Host), James D'Arcy (Hitchcock, An american haunting), Keith David (The Thing, Requiem for a dream), Susans Sarandon (The Rocky horror picture show, Lovely bones) ou encore Hugh Grant ! Chacun interprète donc plusieurs personnages, et est parfois méconnaissable sous le maquillage, tantôt vieilli, tantôt de sexe différent, tantôt d'ethnie différente.


Cloud Atlas est donc une oeuvre toute particulière, dont on ressort avec l'impression d'avoir enfin vu un film qui se démarque des autres, et digère parfaitement ses références comme Soleil vert, 1984 ou Fahrenheit 451. Passionnant de bout en bout, esthétiquement superbe et bénéficiant d'un casting impressionnant, le dernier film de Lana et Andy Wachowski et Tom Tykwer est, pour le moment, l'un des plus belles réussites de 2013 !


Note : 9,5/10







vendredi 21 décembre 2012

Le Hobbit : un voyage inattendu


Titre : Le Hobbit : un voyage inattendu (The Hobbit : an unexpected journey)
Réalisateur : Peter Jackson
Acteurs : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage
Date de sortie en France : 12 décembre 2012
Genre : fantasy

Synopsis : 
Dans Un voyage inattendu, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…

Avis :
Le voilà donc enfin ! Une décennie plus tard, Peter Jackson retourne en Terre du Milieu pour retrouver, après King Kong (2005) et Lovely Bones, et peut-être avant de réaliser son Tintin, l’univers qui l’a mondialement consacré pour une nouvelle trilogie. Après une préproduction cauchemardesque marquée notamment par des problèmes de droits autour de l’oeuvre de Tolkien, puis les problèmes financiers de la Metro-Goldwyn-Mayer et enfin le départ de Guillermo del Toro, qui devait réaliser le film, Peter Jackson reprend les commandes du film. Il est alors confronté à un nouveau problème : l’adaptation même du roman. Bilbo le Hobbit suit un rythme soutenu, sans véritablement se soucier de ses personnages, et selon une structure bien différente d’un film. Ainsi, comme il l’avait fait pour la première trilogie, Jackson va devoir repenser certains éléments de l’histoire, en développer d’autres, et va ainsi utiliser les appendices du Seigneur des anneaux afin de relier au mieux les deux trilogies tout en étoffant l’histoire de Bilbon, tel qu’aurait pu le souhaiter Tolkien.

Conséquence directe : alors que deux films étaient initialement prévus, le Hobbit devient une trilogie. Horreur ! Telle une horde d’orques déchaînés, la communauté des fans hurle, grogne des remarques inaudibles, est à deux doigts de jeter au feu son messie, Celui qui a transposé à l’écran les aventures de Frodon avec tant de génie. Pensez-vous : comment un livre comme Bilbo le Hobbit peut-il faire l’objet d’une adaptation aussi longue que celle du Seigneur des Anneaux. Peter Jackson est-il donc devenu à ce point obsédé par l’argent ? Déjà qu’il ne fait plus de films gores, si en plus il allonge démesurément ses adaptations juste pour faire comme les Harry Potter, Twilight ou Hunger Games, qu’allons-nous devenir ? Si une des explications a déjà été donnée plus haut (le Hobbit n’est pas l’adaptation du seul Bilbo le hobbit), on peut également noter que les montages de Jackson pour deux films dépassaient largement les trois heures. C’est cet aspect qui a convaincu la Warner d’en faire une trilogie, ce qui était apparemment l’idée du réalisateur depuis le début. Enfin, on se demandera si la durée d’une adaptation est directement liée au nombre de pages, pour rapidement s’apercevoir que non...Après tout, Peter Jackson a déjà largement montré dans La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi à quel point il pouvait étirer ou réduire des passages des livres.

L’histoire du Hobbit se déroule donc 60 ans avant celle du Seigneur des anneaux, et suit les premières aventures de Bilbon Sacquet. La première chose qui frappe, c’est que l’on ne met vraiment pas longtemps à replonger dans l’univers mis en images par le réalisateur néo-zélandais. On retrouve ainsi les mêmes paysages, les mêmes thèmes musicaux, la même façon de filmer...et quelques visages familiers. Elijah Wood (actuellement à l’affiche du remake de Maniac) reprend quelques minutes le rôle de Frodon, Ian Holm (Alien, le huitième passager) prête de nouveau ses traits à la version âgée de Bilbon, et Gandalf est toujours interprété par Ian McKellen (X-Men). Tout au long du film, nous croiserons ainsi quelques personnages bien connus de la Terre du Milieu, tels qu’Elrond (Hugo Matrix Weaving), Galadriel (Cate L’Etrange histoire de Benjamin Button Blanchett), Saroumane (Christopher "sa filmographie est trop conséquente pour ne citer qu’un film" Lee) ou bien sûr Gollum, toujours interprété par le formidable Andy Serkis. Bilbon est quant à lui joué par Martin Freeman (Le Guide du voyageur galactique, Shaun of the dead), dont la ressemblance avec Billy Boyd (Pippin dans la trilogie) renforce étrangement l’ascendance Touque du personnage.


A côté de ces visages connus, nous suivrons principalement une compagnie de nains, parmi lesquels Richard Armitage (Captain America : First Avenger) dans le rôle de Thorin ou Ken Stott (Petits meurtres entre amis) dans celui de Balin. La présence de ces personnages au centre du récit ne sera pas anodine : à l’image de Gimli dans la trilogie, ils serviront à de nombreuses reprises de ressort comique...et c’est là que l’on trouvera le premier défaut du film, même si l’on pouvait s’y attendre. En effet, ce Voyage inattendu est beaucoup plus léger et se veut beaucoup plus drôle que Le Seigneur des anneaux. Seulement, cet humour, principalement constitué de blagues à base de rots et de nains ou de trolls qui braillent joyeusement n’importe quoi, finit par lasser. J’avoue de toute façon n’avoir jamais accroché à l’humour de Peter Jackson, que j’ai toujours trouvé un peu puéril. Oui, même dans Braindead. Heureusement, la seconde partie du film oubliera largement cet aspect...mais souffrira largement de la comparaison avec les trois premiers films.

Car si l’on replonge vite dans cet univers, on en connait désormais les codes, et l’on devine très vite le dénouement de la plupart des scènes. Et si la démesure de Peter Jackson fonctionne toujours admirablement lors des scènes de bataille, on est rapidement rattrapé par un sentiment de déjà-vu. Le réalisateur ne cherche à aucun moment à se renouveler, et tout est finalement un peu moins bien qu’il y a 10 ans. Les passages épiques le sont un peu moins, la magie, l’ampleur, l’émotion présentes dès La Communauté de l’anneau se sont atténuées. Le film reste souvent spectaculaire, et réserve quelques moments forts comme la bataille entre les géants de pierre ou l’attaque de Smaug, mais on n’atteint à aucun moment la puissance d’un passage dans la Moria, l’émotion de Amon Hen. Même les effets spéciaux ne semblent pas avoir progressé en une décennie : ayant revu la trilogie récemment, je trouve que beaucoup d’effets numériques ont commencé à vieillir, notamment avec certaines incrustations très moyennes et des personnages soudainement lisses ou flous. Cette impression se retrouve déjà dans Le Hobbit dans certains passages, tels que la bataille souterraine. En revanche, certains éléments semblent avoir fait l’objet d’un soin tout particulier, et particulièrement Gollum, absolument magnifique, ou les géants de pierre mentionnés plus haut. Les nouveaux personnages malfaisants bénéficient également d’un sacré charisme, comme Azog ou le roi des gobelins.

S’il reste évidemment largement supérieur à la grande majorité des films du genre, Le Hobbit : un voyage inattendu bénéficie et souffre en même temps de la comparaison avec Le Seigneur des Anneaux. Parfaitement cohérent, tant au niveau du visuel que du scénario, avec la trilogie, le film n’en retrouve néanmoins jamais l’intensité et le souffle, plombé par de multiples petits défauts. Pourtant, certaines pistes entamées lors de ce premier volet (le Nécromancien, le réveil de Smaug) laissent espèrer que le prochain volet, Le Hobbit : la désolation de Smaug, continuera sur la lancée de la seconde moitié de ce "Voyage inattendu", plus épique et plus sombre.

Note : 7/10