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lundi 30 janvier 2023

The Deadly Spawn

 

Titre : The Deadly Spawn
Réalisateur : Douglas McKeown
Acteurs : Charles George Hildebrand, Tom DeFranco, Jean Tafler
Date de sortie en France : 
Genre : gore, science-fiction

Synopsis : 
Deux innocents campeurs trébuchent sur les restes d'une météorite et découvrent à leur insu que de monstrueuses et voraces créatures ont fait de l'autostop pour déjeuner sur notre planète. Après s'être réfugiés dans une maison isolée, les aliens se préparent à dévorer un buffet monstre : des adolescents ! 

Avis : 
Il suffit parfois de pas grand chose pour qu'un film devienne culte. Prenez The Deadly Spawn, par exemple, également connu chez nom sous le nom de La Chose (c'est d'ailleurs sous ce titre que j'ai découvert l'existence de ce film, quand je furetais dans la vidéothèque de mon oncle, avec une VHS ayant un visuel n'ayant rien à voir avec la créature du film !) : un film fauché (on parle d'environ 25 000 dollars), un réalisateur et des acteurs amateurs, pour une oeuvre qui aurait pu être rapidement oubliée s'il n'y avait un point mémorable : la fameuse Chose, justement. 
 

Le monstre extraterrestre de The Deadly Spawn est un modèle de simplicité : c'est tout simplement une gueule, remplie de dizaines de dents impressionnantes, sur un corps de ver. Pas besoin de plus, pour une créature dont l'unique raison d'être est de bouffer. Une créature animée avec les moyens du bord, mais dont l'aspect de pénis énorme et visqueux, doté de dents, est tout simplement formidable. 

Elle permet de contrebalancer les interminables séquences de remplissage, avec des acteurs débitant sans passion des tunnels de dialogues insipides : on n'attend en fait que la mise à mort des personnages, qui donnent lieu à des séquences bien gores, parfois bien sales (le visage déchiqueté en gros plan notamment) et bien jouissives (le dîner). 

Bref, on s'ennuie pas mal et trop souvent, mais on s'amuse aussi beaucoup par moments. Culte ? Certainement. Bon ? Certainement pas...



mercredi 29 juillet 2020

Cujo



Titre : Cujo
Réalisateur : Lewis Teague
Acteurs : Dee Wallace, Danny Pintauro, Daniel Hugh-Kelly
Date de sortie en France : 8 août 1983
Genre : horreur

Synopsis :
Cujo, un gentil saint-bernard appartenant au mécanicien local, est mordu par une chauve-souris enragée. Lorsque Donna et son petit garçon Tad se rendent chez ce dernier pour faire réparer leur Ford Pinto, ils ignorent qu'il vient de se faire attaquer et dévorer par Cujo. Seuls et prisonniers dans leur voiture en panne, ils vont devenir les proies d'un chie bien décidé à ne pas perdre la face.

Avis :
On n’insistera jamais assez sur la nécessité d’être dans de bonnes conditions pour regarder un film. Lorsque j’ai découvert Cujo, j’étais encore assez jeune, et j’ai vu le film sur une VHS éclatée (le son était décalé, l'image merdique…), et en VF. Clairement pas l’idéal pour apprécier l’adaptation du roman très sombre et très dur de Stephen King, et ça n’a pas manqué : j’avais détesté, et lui avais préféré Max, le meilleur ami de l'homme. Heureusement, le film est récemment ressorti en Blu Ray chez Carlotta, me donnant l’occasion de donner une seconde chance. Ou plutôt, une première.


Cujo est l’une des rares excellentes adaptations de Stephen King, une de celles qui retranscrit le mieux la tension, la violence de l’écrit vers l’écran, et à sublimer une histoire finalement assez classique : celle d’un chien enragé qui assiège une famille piégée dans une voiture. Et si cela fonctionne aussi bien, c’est pour plusieurs raisons : tout d’abord, le dressage des saint-bernard, et une science du montage qui donne des attaques particulièrement violentes et impressionnantes, et font du chien un monstre puissant et déterminé.


Mais ensuite, et surtout, c’est le duo de personnages et d’acteurs qui impressionne. Dee Wallace (Hurlements, E.T.) et le jeune Danny Pintauro (Madame est servie) sont impeccables et dégagent une vraie – et rare – complémentarité dans le rôle de deux personnages crédibles. Dans un genre où la crédibilité des acteurs est souvent le point faible, on est ici dans l’excellence. On y croit, et on tremble pour eux, d’autant qu’en plus de la menace du chien, la chaleur et la déshydratation menacent le duo.


Cujo est donc tout simplement un très bon film, intense et effrayant, et l’une des œuvres mettant en scène des animaux tueurs les plus réussies, et l’une des meilleures adaptations de Stephen King. A redécouvrir !




mercredi 13 novembre 2019

Vigilante


Titre : Vigilante
Réalisateur : William Lustig
Acteurs : Robert Forster, Fred Williamson, Richard Bright
Date de sortie en France : 12 janvier 1983
Genre : drame, thriller

Synopsis : 
Apres le meurtre de son fils et les violences faites a sa femme, un modeste electricien rejoint la milice de son quartier a laquelle il avait toujours refuse sa participation.

Avis :  
Jusqu’à il y a encore quelques jours, pour moi, William Lustig, c’était Maniac et Maniac cop. Pourtant, si la filmographie du réalisateur New Yorkais n’est pas très longue, elle comporte au moins une autre perle : Vigilante. Dans la lignée des vigilante movies tels que Un justicier dans la nuit, qui nous décrivent des individus sans histoire entraînés dans la spirale de la violence après avoir voulu venger un proche, Vigilante nous fait donc suivre le parcours de Eddie. 


Avec un point de départ terriblement efficace, bien qu’un peu difficile à avaler, le film de Lustig nous fait donc suivre la descente aux enfers de son personnage, et des conséquences de ses actes : tuer le chef d’un gang n’est pas anodin, et selon l’adage, « la violence engendre la violence ». D’autant que le meurtre de sang froid n’est pas non plus sans conséquence sur la psychologie d’un être humain normal.

En dehors de quelques séquences de remplissage, dans lesquelles il semble légitimer le recours à la justice civile, Vigilante réussit à nous faire poser pas mal de questions sur les actions de Eddie : d’un côté, on les comprend, et on peut comprendre qu’il ne croie plus en la justice. Mais à quel moment une telle vendetta doit-elle prendre fin ? A quel moment le châtiment est-il proportionnel au crime ? La dernière image du film résume à elle seule l’ambiguïté de la question, dans l’aspect dramatique est parfaitement retranscrit par l’interprétation de Robert Forster.

Avec une thématique n’a pris aucune ride (il suffit de regarder les réactions lorsqu’un meurtrier ou pédophile est arrêté – ou lorsqu’il demande une remise en liberté anticipée), Vigilante est un film terriblement efficace (l’attaque du gang dans la maison d’Eddie est glaçante) et qui nous amène à contempler la face sombre de notre propre personnalité en nous interrogeant : imiterions-nous Eddie dans sa quête de vengeance, accompagnerions-nous Nick et son groupe dans sa chasse aux criminels impunis ? Ou continuerions-nous de faire confiance à la police et à la justice ?

Note : 7,5/10

samedi 14 novembre 2015

Star Wars : épisode VI - Le Retour du Jedi


Titre : Star Wars : Episode VI – Le Retour du Jedi
Réalisateur : Richard Marquand
Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Date de sortie en France : 19 octobre 1983
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis :
L'Empire galactique est plus puissant que jamais : la construction de la nouvelle arme, l'Etoile de la Mort, menace l'univers tout entier... Arrêté après la trahison de Lando Calrissian, Han Solo est remis à l'ignoble contrebandier Jabba Le Hutt par le chasseur de primes Boba Fett. Après l'échec d'une première tentative d'évasion menée par la princesse Leia, également arrêtée par Jabba, Luke Skywalker et Lando parviennent à libérer leurs amis.

Avis :
Dernier volet de la première trilogie, Le Retour du Jedi marque l'affrontement final entre les Rebelles et Luke Skywalker contre l'Empire galactique mené par l'Empereur. Après la dimension sombre de l'épisode précédent, George Lucas, motivé par les ventes de produits dérivés, choisit de revenir à une aventure plus légère, refusant de sacrifier un personnage principal (Han Solo devait à l'origine mourir lors d'une attaque contre l'Empire) et incluant les Ewoks, ces insupportables peluches vivantes qui seront omniprésentes dans toute la seconde partie du film.


 Bien entendu, le film comporte toujours son lot de scènes spectaculaires et de morceaux de bravoure, comme l'introduction chez Jabba the Hutt, la poursuite en motojet sur Ender ou l'ultime affrontement entre Vador et Luke, très court mais très intense, mais on ne retrouve ni la profondeur ni la magie des épisodes précédents, que Le Retour du Jedi se contente finalement de singer.

On assiste donc à un nouveau duel entre Vador et Luke, à un nouvel assaut contre une nouvelle Etoile de la Mort, le tout avec le sentiment que rien ne peut arriver aux héros et que l'Empire n'est plus composé que d'incapables et d'incompétents, se faisant botter le cul sans résister par des peluches entre deux gags. Résultat, on s'ennuie beaucoup trop souvent devant un spectacle qui n'a plus grand chose d'extraordinaire.

Plus faible volet de la trilogie d'origine, voire même de l'ensemble de la saga (à la lutte avec La Menace Fantôme, qui a au moins le mérite de livrer quelques séquences formidables), Le Retour du Jedi conclut donc la saga sur une mauvaise note, encore renforcée par les modifications effectuées depuis (l'apparition de Christensen à la fin du film, par exemple). Et surtout, ces horribles peluches miteuses et maladroites qui envahissent l'écran pendant toute la seconde moitié, quelle horreur...


Note : 6/10


jeudi 5 septembre 2013

Zombie


Titre : Zombie (Dawn of the dead)
Réalisateur : George Romero
Acteurs : Ken Foree, Gaylen Ross, David Emge, Scott H. Reiniger
Date de sortie en France : 11 mai 1983
Genre : horreur, épouvante

Synopsis : 
Des morts-vivants assoiffés de sang ont envahi la Terre et se nourrissent de ses habitants. Un groupe de survivants se réfugie dans un centre-commercial abandonné. Alors que la vie s'organise à l'intérieur, la situation empire à l'extérieur... 

Avis : 
When there's no more room in hell, the dead will walk the Earth. Sans doute la réplique la plus emblématique de tout le cinéma d'horreur, une phrase qui rappelle instantanément au spectateur ce groupe de survivants enfermé dans un supermarché entouré de milliers de zombies. Une oeuvre fondatrice, pilier central du film de zombies, dont le film de George Romero reste encore aujourd'hui l'un des meilleurs représentants.


Il est toujours bon de rappeler, même si l'information est aujourd'hui largement connue, qu'il existe plusieurs montages pour Dawn of the dead, donnant des films vraiment différents : outre le director's cut, on distingue le montage américain, de Romero lui-même, et le montage européen, le plus connu en France, et que l'on doit à Dario Argento. Si l'histoire reste semblable, c'est surtout au niveau du rythme et de l'ambiance générale que les montages diffèrent, parfois par des détails, dont l'accumulation finit par donner deux oeuvres bien distinctes.

Chez Argento, le rythme est soutenu, suivant celui des musiques des Goblin. Les personnages sont peu développés, et on assiste surtout à un film d'action avec des zombies, avec un aspect bis ouvertement revendiqué et clairement tourné vers le fun. Chez Romero en revanche, le film est plus calme, insistant sur les rapports entre les membres du groupe, qui bénéficient d'une personnalité bien plus fouillée. De même, on retrouve cet humour cynique caractéristique du réalisateur, de même qu'une dimension dramatique bien plus présente. J'avoue avoir une préférence assez nette pour le montage américain, étant par nature plus friand des films prenant le temps de dérouler leur histoire. 


Les deux versions restent néanmoins d'excellents films, chacun dans leur catégorie : jouissif et rythmé chez Argento, plus sombre et profond chez Romero. Evidemment, le tout n'est pas exempt de défauts, d'effets gore souvent assez simplistes (en revanche, certains maquillages sont sublimes !) à un fond bien moins intelligent que l'on voudrait parfois le faire croire (un pamphlet contre la société de consommation ? allons...). Zombie est en tout cas un incontournable, même si j'avoue qu'il ne s'agit ni de mon film de zombies préféré (Le Mort-vivant de Bob Clark, ou même La Nuit des morts vivants de Romero, restant mes favoris), ni le meilleur Romero à mes yeux (je préfère quand il sort de sa saga zombiesque, comme pour Martin ou Season of the witch).

Note : 8,5/10 (montage américain : 9/10 ; montage européen : 8/10)