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mardi 13 juin 2023

All the boys love Mandy Lane

 
 
Titre : All the boys love Mandy Lane
Réalisateur : Jonathan Levine
Acteurs : Amber Heard, Michael Welch, Whitney Able
Date de sortie en France : 3 août 2010 (vidéo)
Genre : horreur

Synopsis :
Mandy Lane est si belle, si pure, si innocente... que tous les garçons la convoitent. Pour la séduire, une bande de copains l'invite dans un ranch pour y fêter la fin des classes. Au rendez-vous : sexe, drogues, alcool... Et un invité surprise, qui tente de mettre la main sur le plus convoité des trophées : Mandy Lane.  

Avis : 
Un groupe de jeunes étudiants (sportifs, beaux, cheerleaders...), dans un lieu isolé, où l'alcool coule à flot, où tout tourne autour du sexe, et rapidement confrontés à un mystérieux tueur : vous pensiez être devant un slasher ? Et pourtant, pas vraiment, car Mandy Lane va en fait s'amuser des codes propres au slasher pour mieux en jouer et nous offrir autre chose. 

Tout d'abord, les jeunes adultes que nous allons suivre dans le film de Jonathan Levine (Warm bodies) ne sont pas juste là pour faire monter le bodycount, mais ont toutes une vraie personnalité, de vraies inquiétudes bref, sont de véritables adolescents, crédibles, auxquels on finit par s'attacher. Ensuite, l'identité du tueur est révélée très rapidement. Pas de suspense donc, mais plutôt une réflexion sur les motivations du meurtrier, et par extension sur les notions de harcèlement scolaire, de violence étudiante...

Ces éléments vont donner un film étonnamment cruel, puisqu'on va ressentir chacun des coups portés aux personnages, mais aussi la détresse de certains voyant arriver une mort soudaine et inévitable. On appréciera par ailleurs la violence des mises à mort, mais aussi la qualité de l'interprétation, de la sublime Amber Heard à la surprenante Whitney Able (Monsters). 

Faux slasher, mais véritable perle, All the boys love Mandy Lane était une excellente surprise à l'époque de sa sortie : il est désormais un petit classique du genre, qui vieillit extrêmement bien grâce à une intelligence de chaque instant. 



lundi 30 janvier 2023

The Deadly Spawn

 

Titre : The Deadly Spawn
Réalisateur : Douglas McKeown
Acteurs : Charles George Hildebrand, Tom DeFranco, Jean Tafler
Date de sortie en France : 
Genre : gore, science-fiction

Synopsis : 
Deux innocents campeurs trébuchent sur les restes d'une météorite et découvrent à leur insu que de monstrueuses et voraces créatures ont fait de l'autostop pour déjeuner sur notre planète. Après s'être réfugiés dans une maison isolée, les aliens se préparent à dévorer un buffet monstre : des adolescents ! 

Avis : 
Il suffit parfois de pas grand chose pour qu'un film devienne culte. Prenez The Deadly Spawn, par exemple, également connu chez nom sous le nom de La Chose (c'est d'ailleurs sous ce titre que j'ai découvert l'existence de ce film, quand je furetais dans la vidéothèque de mon oncle, avec une VHS ayant un visuel n'ayant rien à voir avec la créature du film !) : un film fauché (on parle d'environ 25 000 dollars), un réalisateur et des acteurs amateurs, pour une oeuvre qui aurait pu être rapidement oubliée s'il n'y avait un point mémorable : la fameuse Chose, justement. 
 

Le monstre extraterrestre de The Deadly Spawn est un modèle de simplicité : c'est tout simplement une gueule, remplie de dizaines de dents impressionnantes, sur un corps de ver. Pas besoin de plus, pour une créature dont l'unique raison d'être est de bouffer. Une créature animée avec les moyens du bord, mais dont l'aspect de pénis énorme et visqueux, doté de dents, est tout simplement formidable. 

Elle permet de contrebalancer les interminables séquences de remplissage, avec des acteurs débitant sans passion des tunnels de dialogues insipides : on n'attend en fait que la mise à mort des personnages, qui donnent lieu à des séquences bien gores, parfois bien sales (le visage déchiqueté en gros plan notamment) et bien jouissives (le dîner). 

Bref, on s'ennuie pas mal et trop souvent, mais on s'amuse aussi beaucoup par moments. Culte ? Certainement. Bon ? Certainement pas...



mardi 30 août 2022

The Reef

 

Titre : The Reef
Réalisateur : Andrew Traucki
Acteurs : 
Date de sortie en France : 21 juin 2011 (DVD)
Genre : horreur

Synopsis : 
Luke, Matt, Suzie et Kate embarquent sur le yacht de Warren et profitent du voyage pour s'attarder sur la plage d'une île déserte. Repartant en catastrophe alors que la marée descendante menace d'échouer le bateau, ils reprennent le large. Malheureusement, quelques heures plus tard, ils heurtent un récif coralien retournant l'embarcation, la destinant à couler à moyenne échéance. Le groupe décide alors de rejoindre une île à la nage, mais va rapidement rencontrer un terrible prédateur sur son chemin. 
 
Avis : 
Après le sympathique Black Water, Andrew Traucki récidive dans le domaine du survival animalier réaliste. Succédant au crocodile dans la mangrove du nord de l'Australie, c'est cette fois le grand requin blanc qui menace un groupe perdu en pleine mer. Une situation qui rappelle inévitablement Open Water - en eaux profondes, auquel le précédent film de Traucki pouvait déjà faire penser. Toutefois, The Reef va se réveler complètement différent du film de Chris Kentis, notamment par le biais d'une action un peu plus présente et d'un côté plus spectaculaire. 
 
"Inspiré de faits rééls", en l'occurrence l'histoire de Ray Boundy, seul survivant d'un incident similaire en 1983, The Reef va rapidement favoriser l'immersion du spectateur grâce à un choix difficile : faut-il rester sur l'épave qui risque de couler dans les prochaines heures pour attendre d'hypothétiques secours, ou faut-il tenter sa chance à la nage vers une île que l'on n'aperçoit pas, dans une eau peut-être infestée de requins ? Le réalisateur choisira de suivre le groupe essayant de rejoindre la terre ferme... et qui sera rapidement confronté à sa pire crainte. Si pendant quelques minutes le périple est peu intéressant, il devient assez vite rythmé par l'impression redondante qu'ont les personnages d'apercevoir quelque chose, ce que l'un d'entre eux, possédant l'unique paire de lunettes de plongée, s'empresse de vérifier à chaque fois... jusqu'à repérer une ombre bien sinistre rodant non loin. Ces quelques minutes durant lesquelles le requin tourne autour du groupe constituent à mon avis le meilleur passage du film. La tension est présente, le suspense progresse de façon très efficace et chaque coup d'oeil jeté sous l'eau est l'occasion de frémir en même temps que le groupe. 
 
Et lorsque l'animal attaque, c'est terriblement impressionnant, notamment grâce à des effets spéciaux très réussis, intégrant de véritables images de grand requin blanc à l'action pour un réalisme saisissant, rarement vu au cinéma. On regrettera néanmoins une certaine volonté de spectaculaire qui dessert parfois le film, notamment avec une utilisation trop évidente de la musique, insistant sur les passages dramatiques là où le silence et les bruits naturels auraient peut-être été plus efficaces. Dommage également que le film finisse par ressembler à n'importe quel film mettant en scène un animal tueur, celui-ci étant apparemment décidé à tuer l'intégralité du groupe tel le tueur d'un slasher basique... Enfin, s'il est toujours difficile d'imaginer ce qu'on ferait dans de telles circonstances, certains comportements risqueront de sembler peu probables au spectateur, comme celui menant à la première attaque...
 
Ces quelques bémols restent néanmoins des défauts bien trop faibles pour empecher The Reef d'être une réussite qui réussit, malgré un postulat semblable, à se démarquer d'Open Water en misant davantage sur l'action et le spectaculaire, au détriment de la psychologie des personnages. 
 

 

mercredi 13 janvier 2016

Le Projet Atticus


Titre : Le Projet Atticus (The Atticus Institute)
Réalisateur : Chris Sparling
Acteurs : Rya Kihlstedt, William Mapother, John Rubinstein
Date de sortie en France : 18 mars 2015
Genre : épouvante, thriller

Synopsis : 
Fondé en 1976 par le Dr Henry West, l’Institut Atticus était spécialisé dans l’étude de personnes développant des capacités paranormales : parapsychologie, voyance, psychokinésie, etc. Des centaines de personnes présentant ce genre d’aptitudes ont été étudiées par les chercheurs de l’institut et de nombreux articles annonçant leurs résultats ont été publiés. Mais aucun cas étudié jusque-là n’avait préparé le Dr West et son équipe à l’arrivée de Judith Winstead…

Avis : 
Alors que les films de possession se suivent sans imagination sur grand écran (seul le sympathique Délivre-nous du mal sortait un peu du lot tout en restant assez moyen), le marché DVD nous offre une petite surprise avec ce Projet Atticus qui, adoptant la forme d'un faux documentaire, va se révéler beaucoup plus efficace que la plupart des films de genre bénéficiant d'une sortie au cinéma.


A la manière de The Bay ou de Lake Mungo ces derniers mois, Le Projet Atticus choisit donc de nous présenter son histoire comme réelle, avec photos d'archives, interviews et documents d'époque montés à la manière d'un véritable documentaire. Un procédé qui va donner à cette histoire paranormale un charme tout particulier, en apportant une crédibilité assez surprenante.

Un crédibilité renforcée par une relative sobriété des effets horrifiques : si les éléments habituels des films de possession sont bien présents (vomissements, voix déformées, télékinésie...), ceux-ci sont utilisés de façon raisonnable et cohérente, avec une progression crédible (l'idée même de la possession arrive finalement assez tard dans le film) et parfois assez subtile. L'ensemble fonctionne d'autant mieux que l'actrice interprétant Judith Winstead est remarquable, assez effrayante lors des manifestations de ses pouvoirs.

On regrettera néanmoins la présence de quelques acteurs connus, comme Harry Groener (How I met your mother) ou William Mapother (Lost), ainsi que certains procédés trop artificiels pour faire naître la tension et s'accordant moins avec le style documentaire. Reste un petit film très sympathique à défaut de révolutionner le genre, beaucoup plus digeste en tout cas que la plupart des films de genre que l'on peut voir sur grand écran ces derniers mois...

Note : 6,5/10




mardi 15 avril 2014

Pandémie


Titre : Pandémie (Gamgi)
Réalisateur : Kim Sung-su
Acteurs : Hyuk Jang, Soo Ae, Park Min-ha
Date de sortie en France : 9 avril 2014 (DVD)
Genre : catastrophe

Synopsis : 
Près d'une grande métropole, la police découvre, entassés dans un container, des dizaines de corps putréfiés victimes d'un mal mystérieux. Au même moment, un passeur de clandestins, atteint d'un virus inconnu, décède à l'hôpital. Quelques heures plus tard, les urgences de la ville croulent sous l'afflux des malades. le chaos s'installe.Afin d'enrayer la propagation du virus, les autorités imposent  une mise en quarantaine. Tous les habitants sont confinés en zone de sécurité. La tension monte. Certains vont risquer leur vie pour sauver leurs proches, d'autres vont risquer celle des autres pour sauver la leur. Pendant ce temps, un survivant du container court dans la ville...

Avis : 
C’est une des grandes peurs de l’ère actuelle : celle de l’émergence d’un virus mortel, très contagieux, qui pourrait se répandre très rapidement sur l’ensemble de la planète. L’hypothèse d’une pandémie a bien entendu intéressé le cinéma, à travers de très nombreux films, parmi lesquels on pourra citer Contagion, mettant l’accent sur une maladie ou un virus menaçant l’humanité. Avec Pandémie, le réalisateur sud-coréen Kim Sung-su (La Princesse du désert) va d’ailleurs reprendre le même cheminement que le film de Steven Soderbergh en nous décrivant l’évolution de l’épidémie, d’un premier infecté jusqu’à la contamination progressive d’une ville coréenne, bientôt placée en quarantaine.


Cette propagation est d’ailleurs parfaitement rendue, nous montrant comment une seule personne peut propager le virus, passant d’un simple malade dans un container à un chaos indescriptible en quelques heures. Nous suivrons donc l’approche médicale de la pandémie, puis très vite l’approche politique : comment les pouvoirs publics vont-ils pouvoir endiguer cette crise, empêcher sa propagation dans tout le pays et dans le monde, et surtout le traitement des malades et des personnes potentiellement exposées. Ce drame, nous le suivrons principalement à travers les deux personnages principaux, auxquels on s’attache rapidement, grâce à quelques légères touches d’humour, mais surtout grâce au drame qui les frappe, les deux personnages étant rapidement regroupés avec les malades au sein de camps de fortunes tandis que la fille de Kim In-hae développe les symptômes de la grippe mortelle.

Ces passages au sein des camps ancrent le film dans un véritable cauchemar, dénonçant l’impuissance des autorités, mais montrant aussi comment, à force de petits arrangements innocents, l’épidémie peut dépasser les quarantaines. L’état des lieux se détériore de plus en plus, laissant les malades succomber sur place ou les corps, parfois encore en vie, être brûlés en masse pour éviter que la pandémie ne s’étende encore. On suit le déroulement de la lutte contre l’épidémie au plus haut niveau, avec les opinions divergentes entre militaires et scientifiques, dont on ne regrettera que l’aspect très manichéen. Pourtant, on ne se formalisera pas vraiment de ce léger défaut, pas plus que de certains passages plus discutables et qui, entre les mains d’un Roland Emmerich par exemple, aurait eu un impact bien moins fort.

Il faut dire que la mise en scène et la musique ajoutent encore un peu d’intensité à cette histoire de pandémie très prenante et souvent glaçante. Seule la conclusion du film pourra nous laisser sur notre faim, mais ne vient pas gâcher la vision de cet excellent film qui vous donnera certainement encore moins envie de vous asseoir à côté de quelqu’un qui tousse !

Note : 8/10

mercredi 18 septembre 2013

The Dinosaur project


Titre :  The Dinosaur project
Réalisateur : Sid Bennett
Acteurs : Natasha Loring, Matt Kane, Richard Dillane
Date de sortie en France : ?
Genre : fantastique, aventures

Synopsis : 
Une équipe de tournage part au Congo et découvre que les dinosaures de plus de 65 millions d'années sont encore vivants. Suite à une attaque de reptiles volants, l'hélicoptère de l'équipe s'écrase à côté d'un village désert et tous les voyageurs se retrouvent coupés du reste du monde sans aucun moyen de communication... 

Avis : 
Après les fantômes, les sorcières, les monstres géants, les zombies et autres trolls, il fallait bien que la mode du found footage passe un jour par la case des dinosaures, avec la découverte d'un monde perdu par un groupe d'explorateurs partis sur les traces du Mokele-mbembe, cousin africain du célèbre Nessie. Là-bas, ils découvriront donc un écosystème d'un autre âge.


Il ne leur faudra d'ailleurs que quelques minutes pour rencontrer les premières créatures, puisque leur hélicoptère sera attaqué par des ptérosaures. On a alors un premier doute : comment a-t-on pu ne pas découvrir ses créatures alors qu'à la première occasion, elles s'en prennent à un appareil humain, en plein jour ? Ce ne sera d'ailleurs pas l'unique incohérence d'un film qui nous présentera quand même un monde perdu assez vaste, rempli de nombreuses créatures, à découvert au beau milieu de l'Afrique, à la portée du premier venu. 

En prenant le parti de nous dévoiler assez rapidement les reptiles préhistoriques, Sid Bennett choisit surtout d'épargner au spectateur toute frayeur et toute surprise. En fait, The Dinosaur project se révèle être un film d'aventures bien plus qu'un film d'horreur, et suit très clairement les pas des adaptations du Monde Perdu de Conan Doyle. On remarque également une idée issue directement du Jurassic Park de Michael Crichton avec une caméra accrochée au cou d'un dinosaure, qui aidera d'ailleurs les survivants.

N'attendez pas de violence non plus : les attaques se déroulent en dehors du champ de la caméra, ou sont très brèves. Le réalisateur préfèrera s'attarder sur les relations entre le héros et un lesothosaurus, ou sur les rapports entre le fils et son père. Ce qui amène un nouveau défaut : les personnages sont d'une rare inconsistance, leur unique trait de caractère un peu développé semblant même être la stupidité.

On se retrouve donc devant un film d'aventures pour grand public, les plus jeunes ayant même droit à leur petite mascotte avec le petit dinosaure apprivoisé. Et si on ne passe pas un mauvais moment et que l'on ne s'ennuie pas, Dinosaur project ne dépassera jamais le seuil du found footage de base, dont les effets spéciaux très inégaux seront à peine cachés par les caméras en mouvement. Un petit film d'aventures avec des dinosaures donc.

Note : 5/10


jeudi 18 juillet 2013

Lake Mungo


Titre : Lake Mungo
Réalisateur : Joel Anderson
Acteurs : Talia Zucker, Rosie Traynor, David Pledger
Date de sortie en France : prochainement
Genre : épouvante, drame, thriller

Synopsis : 
En Australie, lors d’une sortie familiale au bord d’un lac, Alice Palmer, une adolescente de 16 ans, disparaît mystérieusement. Peu de temps après l’enterrement de la jeune fille, finalement retrouvée noyée, les membres de sa famille (ses parents et son frère) commencent à remarquer qu’il se passe des choses bizarres autour d’eux et ressentent, dans leur maison, comme une présence semblant vouloir communiquer avec eux.

Avis : 
Il est souvent assez difficile de faire le tri parmi toutes les oeuvres issues de la mode du found-footage et du mockumentary, ces fausses bandes retrouvées ou ces faux reportages qui inondent les cinémas et les catalogues vidéo depuis quelques années. Pourtant, à côté d'oeuvres médioces comme Paranormal activity ou Devil inside, on tombe parfois sur de bonnes surprises, comme le récent The Bay ou ce Lake Mungo, toujours inédit en France.


Le film prend la forme d'un faux reportage, avec images d'archives et témoignages, rappelant ces séries sur le paranormal ou ces enquêtes sur les "histoires les plus effrayantes". On nous présente ainsi quelques photographies ou semble apparaître la silhouette d'Alice, puis des vidéos où la jeune fille semble bien présente dans la maison. Des effets simples mais diablement efficaces, nous mettant réellement mal à l'aise.

Puis soudain, le film change de direction, et rappelle que nous sommes avant tout face à un drame, et face au deuil que vit une famille dont chaque membre réagit différemment. Ils témoignent ainsi des moments difficiles qu'ils endurent, mais aussi de la part d'ombre qui entourait la jeune fille disparue, et qui se révèle peu à peu par de nouveaux éléments. Le film d'angoisse laisse alors la place au drame et au thriller, avec quelques touches de surnaturel.

En nous prenant totalement à contre-pied à mi-film, Lake Mungo adjoint ainsi à une première partie très prenante et véritablement angoissante une seconde partie plus intelligente, mais aussi un peu moins prenante. Le film nous réserve néanmoins quelques passages tétanisants en fin de métrage, malgré quelques longueurs dues à des intervenants pas toujours passionnants. Reste une excellente surprise, bien meilleure que la plupart des found-footages que l'on peut voir au cinéma...

Note : 8/10


vendredi 28 juin 2013

Iron sky


Titre : Iron sky
Réalisateur : Timo Vuorensola
Acteurs : Julia Dietze, Götz Otto, Christopher Kirby
Date de sortie en France : 18 février 2013 (DVD)
Genre : science-fiction, comédie

Synopsis : 
Depuis 70 ans, ils nous observent. Dans l’ombre de la face cachée de la lune, les Nazis se préparent à l’attaque finale. En 2018, le mal absolu renaît... cette fois-ci, la guerre contre l’envahisseur sera totale. 

Avis : 
Des Nazis cachés sur la Lune depuis la Seconde Guerre Mondiale ? Voilà une idée de base qui a le mérite d'attirer l'attention. Une attention que le film a désespérément recherchée, les très nombreuses publicités, sur de nombreux supports, accompagnant sa sortie en février 2013, directement en DVD et Blu-Ray. Une attention qui peut se révéler à double tranchant, beaucoup de films récents ayant déjà tenté de tout miser sur un synopsis et / ou un titre accrocheur, dans la lignée de la vague grindhouse relancée par Tarantino et Rodriguez.


De fait, Iron sky va être l'exemple parfait du film qui ne sait pas trop quoi faire de son concept : entre science-fiction pure et dure, satire politique ou parodie à l'humour grotesque, il ne choisira jamais et tentera même de lier tous ces aspects, ne faisant que trop rarement mouche. Dommage, car les premières minutes sont plutôt prometteuses, en dehors d'acteurs en roue libre parmi lesquels on retrouve Udo Kier, avec un certain cynisme tournant en dérision le lavage de cerveau de ces nouveaux Nazis.

On retrouvera cet aspect satirique dans le détournement de la géopolitique actuelle ou le parallèle entre le capitalisme américain et le nazisme, avec la présidente (très proche physiquement de Sarah Palin) prête à tout pour être réélue, quitte à causer une nouvelle guerre mondiale ou reprendre les arguments du 4ème Reich. Ces éléments intéressants resteront néanmoins marginaux par rapport à l'humour plus lourd, et finiront par se perdre au sein d'un scénario très poussif, dont les multiples enjeux sans grand intérêt (le Noir qui devient Blanc, la lutte pour être le Führer, l'insupportable bras droit de la présidente, l'histoire d'amour naissante...) finissent par agacer.

Doté d'effets spéciaux très réussis, et bénéficiant de scènes de combats spatiaux spectaculaires, Iron sky ne parvient néanmoins pas à dépasser la gentille folie de son concept, et finit par s'y perdre en hésitant entre une approche sérieuse et un aspect délirant qui finit par l'emporter, mais sans atteindre le spectateur. On finit donc par s'ennuyer en attendant le final, explosif, mais qui intervient malheureusement beaucoup trop tard...

Note : 3,5/10