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samedi 4 novembre 2023

Saw X

 
Titre : Saw X
Réalisateur : Kevin Greutert
Acteurs : Tobin Bell, Shawnee Smith, Synnove Macody Lund
Date de sortie en France : 25 octobre 2023
Genre : horreur

Synopsis : 
John Kramer, malade et désespéré, se rend au Mexique afin de subir une opération expérimentale capable de guérir son cancer, mais il découvre que tout ceci n’est qu’une escroquerie visant des malades vulnérables et affligés. Animé d'un nouveau but, le célèbre tueur en série retourne à son œuvre, et va prendre sa revanche sur ces escrocs dans un terrible « jeu » dont il a le secret, à travers des pièges toujours plus machiavéliques et ingénieux les uns que les autres. 

Avis : 
On ne l'attendait pas vraiment, mais il est de retour : Jigsaw, le célèbre tueur au puzzle, revient pour de nouvelles aventures, situées entre les deux premiers épisodes. C'est l'occasion de faire revenir des personnages emblématiques de la série, John Kramer et Amanda Young (ainsi qu'un troisième larron, pour une scène post-générique), ainsi que Kevin Greutert, réalisateurs des épisodes VI et VII
 
 
Sans surprise, ce dixième épisode ne révolutionnera pas la saga, se contentant d'en reprendre les ingrédients principaux : des pièges sadiques, et une histoire rocambolesque aux rebondissements difficilement plausibles. Et il faut bien avouer que, des deux côtés, le film se surpasse : passé le premier piège, qui illustre la plupart des affiches du film et qui est assez peu marquant, Saw X nous offre des épreuves assez coriaces, ponctuant un scénario difficilement crédible. 

La séquence de la scie Gigli est ainsi particulièrement marquante, même si l'on s'étonne forcément de ne pas voir la victime tourner de l'oeil. En revanche, l'épreuve du cerveau est assez grotesque, même si on imagine assez facilement que le scénariste ne doit pas considérer qu'il s'agit d'un organe vital. Le scénario, quant à lui, censé apporter un peu de substance au personnage de Jigsaw (en avait-il besoin ?) en fait un génie débile, capable d'imaginer des pièges incroyables mais parfois complètement con. 

Des pièges parfois très efficaces, un scénario constamment idiot : pas de doute, la saga Saw est de retour, et on peut imaginer que le concept, bien qu'il tourne en rond depuis maintenant 7 épisodes (depuis le navrant Saw III), accouche de nouveaux épisodes intermédiaires. Si je me suis laissé tenté par les échos étrangement positifs de ce dixième volet, pas certain que je me laisse encore avoir pour la suite...
 
 


lundi 30 janvier 2023

The Deadly Spawn

 

Titre : The Deadly Spawn
Réalisateur : Douglas McKeown
Acteurs : Charles George Hildebrand, Tom DeFranco, Jean Tafler
Date de sortie en France : 
Genre : gore, science-fiction

Synopsis : 
Deux innocents campeurs trébuchent sur les restes d'une météorite et découvrent à leur insu que de monstrueuses et voraces créatures ont fait de l'autostop pour déjeuner sur notre planète. Après s'être réfugiés dans une maison isolée, les aliens se préparent à dévorer un buffet monstre : des adolescents ! 

Avis : 
Il suffit parfois de pas grand chose pour qu'un film devienne culte. Prenez The Deadly Spawn, par exemple, également connu chez nom sous le nom de La Chose (c'est d'ailleurs sous ce titre que j'ai découvert l'existence de ce film, quand je furetais dans la vidéothèque de mon oncle, avec une VHS ayant un visuel n'ayant rien à voir avec la créature du film !) : un film fauché (on parle d'environ 25 000 dollars), un réalisateur et des acteurs amateurs, pour une oeuvre qui aurait pu être rapidement oubliée s'il n'y avait un point mémorable : la fameuse Chose, justement. 
 

Le monstre extraterrestre de The Deadly Spawn est un modèle de simplicité : c'est tout simplement une gueule, remplie de dizaines de dents impressionnantes, sur un corps de ver. Pas besoin de plus, pour une créature dont l'unique raison d'être est de bouffer. Une créature animée avec les moyens du bord, mais dont l'aspect de pénis énorme et visqueux, doté de dents, est tout simplement formidable. 

Elle permet de contrebalancer les interminables séquences de remplissage, avec des acteurs débitant sans passion des tunnels de dialogues insipides : on n'attend en fait que la mise à mort des personnages, qui donnent lieu à des séquences bien gores, parfois bien sales (le visage déchiqueté en gros plan notamment) et bien jouissives (le dîner). 

Bref, on s'ennuie pas mal et trop souvent, mais on s'amuse aussi beaucoup par moments. Culte ? Certainement. Bon ? Certainement pas...



mardi 12 juillet 2022

The Sadness


Titre : The Sadness (Kū bēi)
Réalisateur : Rob Jabbaz
Acteurs : Regina Lei, Berant Zhu, Tzu-Chiang Wang
Date de sortie en France : 6 juillet 2022
Genre : horreur

Synopsis : 
Après un an de lutte contre une pandémie aux symptômes relativement bénins, une nation frustrée finit par baisser sa garde. C'est alors que le virus mute spontanément, donnant naissance à un fléau qui altère l'esprit. Les rues se déchaînent dans la violence et la dépravation, les personnes infectées étant poussées à commettre les actes les plus cruels et les plus horribles qu'elles n'auraient jamais pu imaginer... 
 
Avis : 
C'est l'un des films événements du moment, pour peu que l'on soit amateur de films d'horreur. Précédé d'une réputation extrêmement flatteuse, passé en France par L'Etrange festival, le PIFFF et Gerardmer, le film taïwanais est décrit comme un véritable choc, obligeant même les personnels des cinémas le diffusant à avertir les spectateurs avant leur entrée en salle. C'est presque un peu triste, en fait, de voir que le cinéma est devenu tellement édulcoré qu'on se sente obligé d'avertir un spectateur pour un film finalement assez inoffensif.
 
 
C'est un fait : The Sadness est gore, avec toute l'exagération grotesque que cela sous-entend : geysers de sang, démembrements... On ne voit clairement pas cela tous les jours au cinéma, et sur ce point, voir un tel film débarquer sur grand écran fait vraiment plaisir. Seulement voilà : ça ne fonctionnera que 30 minutes, le temps pour le film de tout donner. 30 minutes clairement impressionnantes, où l'on embarquera pour quelques séquences très réussies de mises à mort, et ponctuées par l'impressionnante séquence du métro. 

Le film se contente ensuite d'enchaîner mollement les séquences violentes, donnant de plus en plus de place au hors-champ (le passage dans la clinique, les agressions sexuelles) et au scénario. On finit même sur une interminable phase explicative, qui n'apporte absolument rien, sinon beaucoup d'ennui dans un film qui avait déjà perdu pas mal de son impact depuis pas mal de temps. Seul le personnage du business-man nous sort un peu de notre torpeur, même s'il finit lui aussi par tourner en rond, n'ayant plus grand chose à faire ni à raconter en dehors de ses 2-3 punchlines. 

Bref, The Sadness est finalement un film terriblement inoffensif, qui risque fort de ne pas marquer les esprits, d'autant qu'il recycle beaucoup de séquences d'autres films. Malgré cela, on appréciera de pouvoir aller voir un tel film au cinéma, même si l'on aurait préférer apprécier le film lui-même...