samedi 5 novembre 2022
Le Jour du dauphin
samedi 26 décembre 2020
Deranged
Titre : Deranged
Réalisateur : Jeff Gillen, Alan Ormsby
Acteurs : Roberts Blossom, Cosette Lee, Leslie Carlson
Date de sortie en France :
Genre : horreur, drame
Synopsis :
Avis :
Psychose, Massacre à la tronçonneuse, Maniac, Le Silence des agneaux, La Maison des 1000 morts… Parmi les innombrables tueurs en série qu’ont connus les Etats-Unis, Ed Gein est sans doute celui qui a le plus enflammé les imaginations et inspiré les auteurs. Et pour cause : entre meurtres et nécrophilie, le voleur de cadavres est surtout célèbre pour son goût pour la décoration et les costumes à base de peau humaine, et pour l’influence dévastatrice de sa mère.
En 1974, la même année que le film de Tobe Hopper, Jeff Gillen et Alan Ormsby (scénariste de l’excellent Le Mort vivant la même année) réalisent Deranged, adaptation relativement fidèle de l’histoire d’Ed Gein. Un film qui mérite clairement d’être davantage connu. Roberts Blossom, que l’on a verra plus tard dans Rencontres du troisième type, Christine ou encore… Maman, j’ai raté l’avion y incarne Ezra Cobb, un fermier du Midwest qui vient de perdre sa mère… ce qui va le conduire à la folie.
Présenté comme un faux documentaire (un journaliste ponctue régulièrement le film de ses observations et explications, ce qui permet de jouer avec les ellipses mais aussi de préparer aux scènes chocs), le film nous fait donc suivre ce pauvre vieux Ezra Cobb, que l’on prend un peu en pitié au début. On sent bien l’influence de sa mère sur son comportement, les difficultés qui en découlent, et on compatit à la folie qui s’empare peu à peu d’un homme assez pathétique. Pour mieux être horrifié par la suite.
Car Roberts Blossom livre une prestation totalement sidérante dans le rôle du tueur, qui passe peu à peu du fermier benêt au psychopathe cauchemardesque. Culminant dans d’impressionnantes séquences d’horreur pures ou de macabre, Deranged met véritablement mal à l’aise, impression encore renforcée par une espèce d’humour noir très présent. Un excellent film, trop souvent oublié parmi les perles du cinéma horrifique.
mercredi 1 juin 2016
Massacre à la tronçonneuse
Titre : Massacre à la tronçonneuse (The Texas chainsaw massacre)
Réalisateur : Tobe Hooper
Acteurs : Marylin Burns, Allen Danziger, Paul A. Partain
Date de sortie en France : 5 mai 1982
Genre : horreur
Synopsis :
Au fin fond du Texas, des habitants font une découverte macabre : leur cimetière vient d'être profané et les cadavres exposés sous forme de trophées. Pendant ce temps, cinq amis traversent la région à bord d'un minibus. Ils croisent en chemin la route d'un auto-stoppeur et décident de le prendre à bord. Mais lorsque les jeunes gens s'aperçoivent que l'individu a un comportement inquiétant et menaçant, ils finissent par s'en débarrasser. Bientôt à court d'essence, le groupe décide d'aller visiter une vieille maison abandonnée, appartenant aux grands-parents de deux d'entre eux. Chacun leur tour, les cinq amis vont être attirés par la maison voisine. La rencontre avec ses étranges habitants va leur être fatale...
Avis :
Dans l'univers du cinéma horrifique, il n'existe sans doute pas d'oeuvre plus mythique que le premier Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper. Un titre précédé d'une aura toute particulière, auréolé de nombreuses années de censure et d'une réputation erronée d'oeuvre gore. Pourtant, il faut bien l'avouer : malgré plusieurs tentatives, et malgré la qualité du travail effectué pour la dernière remasterisation (qui donne une véritable seconde jeunesse au film), je n'accroche décidément pas à ce film. Enfin, il serait plus juste de dire que je déteste sincèrement la seconde partie, quand TCM se concentre sur le personnage de Sally et sa confrontation avec la famille tronçonneuse.
Car jusque là, même si on ne pourra s'empêcher de sourire devant quelques éléments devenus des poncifs du genre (la prophétie du vieil asocial, le groupe qui se sépare...), on appréciera l'ambiance caniculaire, la description des personnages (sauf l'handicapé)... et la violence du film. Car si l'on ne voit finalement que très peu de sang, les mises à mort sont particulièrement réussies, grâce à leur soudaineté et leur brutalité. Leatherface, personnage fabuleux et étonnamment riche, ne se pose pas de question : lorsqu'il voit un intrus, il le massacre en quelques secondes, pour quelques séquences vraiment glaçantes.
Hélas, toute cette puissance disparaît lorsque le formidable psychopathe devient soudain incapable de tuer sa victime, même lorsque celle-ci choisit immanquablement les pires trajectoires et les pires destinations. On tombe dans les pires travers du cinéma horrifique, et ce n'est pas la séquence « culte » du dîner, que je trouve insupportable, qui rattrape la situation.
Massacre à la tronçonneuse fait donc partie de ces classiques du genre horrifique que je ne parviens pas à apprécier, malgré une première partie ponctue de séquences très réussies. Et si je ne peux que saluer la réalisation de Tobe Hooper, ainsi que l'ambiance sonore du film (à l'exception de certains passages où elle appuie de façon un peu superflue l'horreur que l'on voit), toute la seconde partie du film m'ennuie à mourir, alors qu'elle est souvent perçue comme le cœur même du film par les amateurs... Comble du blasphème d'ailleurs, j'ai une certaine préférence pour le remake du film par Marcus Nispel, moins marquant sans doute, mais peut-être plus homogène...
Note : 6,5/10
lundi 4 février 2013
La fureur du Dragon
Titre : La Fureur du Dragon (Meng long guo jiang)
Réalisateur : Bruce Lee
Acteurs : Bruce Lee, Nora Miao, Chuck Norris
Date de sortie en France : 18 décembre 1974
Genre : arts martiaux
Synopsis :
Tang Lung, est un Hongkongais qui débarque à Rome pour aider la famille d'un ami, qui est victime de racket. Les aptitudes martiales de Tang repoussent les malfrats qui font alors appel à un redoutable champion d'arts martiaux...
Avis :
Réalisé, interprété, scénarisé et produit par Bruce Lee, La Fureur du Dragon, troisième grand film du petit dragon après Big Boss et La Fureur de vaincre reste l'un de ses plus grands succès, et l'un de ses films les plus connus, notamment grâce à un mythique affrontement final dans le Colisée de Rome.
L'histoire, assez simple, mêle donc mafia et arts martiaux, le personnage interprété par Bruce Lee incarnant le sauveur invulnérable qui affrontera les sbires du parrain local pour sauver ses amis. Sans surprise, l'intérêt du film n'est pas là, les scènes de combat état entrecoupées de scènes de remplissage souvent destinées à mettre en valeur Bruce Lee, malgré les faibles talents d''acteur de ce dernier.
Non, bien entendu, l'intérêt réside essentiellement dans ces affrontements où le sino-américain élimine ses adversaires, aussi efficace à mains nues qu'avec ses célèbres nunchakus. Très bien chorégraphiés, avec une pointe d'humour, les combats dans l'arrière-cour du restaurant sont d'excellents moments, mais qui feront office d'amuse-gueule avant le passage phare du film : le duel entre Chuck Norris, dont les apparitions sont rythmées par les premières notes du thème d'Il était une fois dans l'Ouest, et Bruce Lee. Un combat très spectaculaire, où le petit dragon est pour une fois en réelle difficulté, et où les coups sont parfaitement retranscrits par une excellente réalisation.
La Fureur du Dragon est néanmoins à réserver aux fans de films d'arts martiaux et de Bruce Lee, les autres risquant de fortement s'ennuyer face à un scénario très léger et des acteurs très moyens. Pour les fans, Bruce Lee livre ici quelques uns de ses meilleurs combats, dont le mémorable duel avec Chuck Norris.
Note : 7/10







