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samedi 19 janvier 2019

First man - le premier homme sur la Lune


Titre : First man - le premier homme sur la Lune (First man)
Réalisateur : Damien Chazelle
Acteurs : Ryan Gosling, Claire Foy, Jason Clarke
Date de sortie en France : 17 octobre 2018
Genre : biopic, drame

Synopsis : 
Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale. 
 
Avis : 
La conquête de l'espace reste un des sujets les plus fascinants. Aussi, à l'idée d'un biopic sur le tout premier homme à avoir foulé la Lune, réalisé par le talentueux Damien Chazelle (La la land, Whiplash), on pouvait décemment avoir quelques attentes. Hélas, en s'attardant sur le personnage finalement le moins passionnant de cette aventure, First man va finalement tout avoir du pétard mouillé.
 
 
Difficile de dire si le personnage interprété par Gosling est fidèle à l'homme qu'était Armstrong, mais on va se retrouver à suivre un homme sans relief, horriblement taciturne, aux démons convenus (la perte de sa fille ne donne lieu qu'à quelques caprices dignes de telenovellas) et au parcours bien trop elliptique pour convaincre. Ce premier homme sur la Lune semble surtout être dans la Lune, et à ce titre, le choix de Gosling pour l'interpréter est sans doute idéal, tant l'éternel moue mutique de l'acteur (Only God forgives, Blade runner 2049) s'inscrit dans cette volonté de montrer Armstrong comme un mormon dépressif atteint de paralysie faciale, dont la femme est une pimbêche et le fils un sale garnement. 

On aurait aimer se rattraper sur les séquences d'entraînement, sur les différentes étapes de la conquête spatiale, mais en dehors de la première sortie sur la Lune, superbe, on se heurte à des séquences illisibles (la mission Gemini) et à une grandiloquence insupportable (la musique lors de l'approche de notre satellite). Ces quelques minutes d'exploration de la Lune seront merveilleuses, mais perdues au milieu d'un film trop long, trop lisse, trop... hollywoodien sans doute.

Armstrong semble subir autant que nous ce film curieux, anti-célébration ultime d'un héros et d'une aventure qui auraient sans doute mérité mieux. Mais peut-être est-ce justement trop réaliste : la conquête de la Lune était sans doute une longue histoire, souvent chiante et trop rarement jouissive...

Note : 3/10




lundi 23 novembre 2015

Everest


Titre : Everest
Réalisateur : Baltasar Kormakur
Acteurs : Jason Clarke, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal
Date de sortie en France : 23 septembre 2015
Genre : catastrophe, drame

Synopsis : 
Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues. Luttant contre l'extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l'épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

Avis : 
Avec son casting impressionnant (Jason Terminator Genisys, La Planète des singes : l'affrontement Clarke, Jake Nightcall, La Rage au ventre Gyllenhaal, Josh Sin City : j'ai tué pour elle Brolin...) et sa promesse de spectaculaire, l'adaptation du récit Tragédie à l'Everest, inspirée des incidents de la saison 1996 sur le plus haut sommet du monde, Everest avait le potentiel pour être un des films les plus mémorables de l'année. Ce ne sera hélas pas le cas...


Le film remplit néanmoins le cahier des charges au niveau du spectaculaire et des paysages : on a l'impression, sur grand écran, d'escalader les sommets avec les alpinistes, de flirter avec les précipices, jusqu'à ce moment euphorique où les grimpeurs atteignent le sommet - en même temps que le film, serais-je tenté d'ajouter. Un parallèle que je pousserais même jusqu'à considérer que l'intérêt redescend en même temps que l'expédition...

En effet, on peine à ressentir des émotions face à ces situations évidemment dramatiques, la faute à des personnages manquant de consistance et dont on se fout royalement. Certains meurent de façon presque anecdotique, ou dans des séquences dans lesquelles on tire au maximum sur la corde de l'émotion. Aucun équilibre donc, et aucune empathie pour les personnages malgré leurs destins tragiques.

Une très belle première partie et une seconde moitié beaucoup trop convenue et hollywoodienne : Everest propose de superbes images et de vraies émotions lors de l'ascension, avant d'enchaîner sur un film catastrophe sans... relief. Dommage.

Note : 5.5/10


lundi 24 août 2015

Terminator Genisys


Titre : Terminator Genisys
Réalisateur : Alan Taylor
Acteurs : Arnold Schwarzenegger; Emilya Clarke, Jai Courtney
Date de sortie en France : 1er juillet 2015
Genre : science fiction, action

Synopsis : 
Le leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor et préserver l'avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage.

Avis : 
Il faut bien l'avouer : depuis Terminator 2, la saga initiée par James Cameron n'a pas grand chose à raconter et se contente des mêmes recettes, tentant de décliner l'histoire entre Sarah Connor, John Connor, Kyle Reese et les différentes variétés de Terminator de toutes les façons possibles. Avec Genisys, on va tout de même un peu plus loin, en tentant de mélanger le tout pour nous offrir une œuvre entre reboot, remake, suite et histoire originale : problème, même les scénaristes ne semblent pas savoir ce qu'ils font.


 Il faut dire que ne pas maîtriser les bases du voyage dans le temps quand on fait un film sur le voyage dans le temps, ça n'aide pas. Incohérent avec lui-même et avec l'ensemble de la saga, le film semble avoir été scénarisé par un demeuré incapable de mettre en place une quelconque cohérence entre les différents niveaux temporels. Mais il en est parfaitement conscient, et va tenter de donner le change avec l'éternelle recette du blockbuster d'action : en faisant beaucoup de bruit.

Le film progresse donc d'affrontement en affrontement, de course-poursuite en course-poursuite, laissant toute réflexion loin derrière pour faire étalage de ses effets spéciaux inégaux. Bien sûr, la modélisation de Schwarzy jeune est impeccable (pourquoi ne pas avoir fait la même chose avec Robert Patrick, d'ailleurs ?). Mais certaines explosions, et certains impacts sur le T-1000 font franchement pitié. Pareil pour le maquillage de Papy Terminator. Oui, Papy, car comme il fallait bien trouver un rôle au Gouvernator, le scénariste a réussi à justifier son vieillissement (enfin, juste en ce qui concerne son visage). Arnold reste Arnold, et est toujours efficace, notamment lorsqu'il joue la carte de l'autodérision, mais ça n'est quand même pas très sérieux.

Il n'a pas cependant aucun mal à dominer le reste du casting masculin : Jai Courtney (Jack Reacher, Die hard :belle journée pour mourir) est toujours aussi lisse, et Jason Clarke (La Planète des singes : l'affrontement) en fait des tonnes dans la peau d'un personnage ridicule. C'est finalement Emilia Clarke qui s'en sort le mieux, dans le rôle d'une Sarah Connor devenue femme d'action à la Michelle Rodriguez, et bien plus à son avantage ici que dans la série Game of Thrones.


C'est donc dans un joyeux bordel qui vient s'écraser Terminator Genisys. Incapable de développer son histoire, à la peine quand il s'agit d'action, carrément à la masse au niveau des personnages, ce nouveau volet de la saga confirme la médiocrité des précédents. Et si on arrêtait là le massacre, plutôt que d'enchaîner sur la suite déjà annoncée ?

Note : 3,5/10


mardi 2 décembre 2014

La Planète des singes : l'affrontement


Titre : La Planète des singes : l'affrontement (Dawn of the Planet of the apes)
Réalisateur : Matt Reeves
Acteurs : Andy Serkis, Jason Clarke, Gary Oldman
Date de sortie en France : 30 juillet 2014
Genre : action, science-fiction

Synopsis : 
Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s'est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Avis : 
Après un reboot réussi (La Planète des singes : les origines), il était logique qu'une suite arrive assez rapidement. Réalisé par Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer), La Planète des singes : l'affrontement nous place donc 10 ans après les événements du premier volet. Les singes se sont multipliés, alors qu'une épidémie a réduit l'humanité à quelques poches de survivants contraints de s'organiser sans technologie.


Entre la race qui monte et celle qui s'affaiblit, la rencontre arrive rapidement, avec, très vite, les divergences de point de vue dans chaque camp : faut-il favoriser la paix, ou tenter de prendre l'ascendant sur l'autre tant qu'il est vulnérable ? Entre méfiance, erreurs et manoeuvres des extrémistes, l'affrontement s'avérera inévitable, malgré tous les efforts de César et de Malcolm. Le film s'attarde ainsi largement sur les relations entre les deux personnages, ainsi que sur les actions de Koba pour précipiter la guerre, permettant de reprendre la rivalité entre les deux singes que l'ont pouvait apercevoir dans le premier.

Matt Reeves passe d'ailleurs tellement de temps à s'occuper de ces trois-là qu'il en oublie de développer tous les autres, à commencer par les humains, à peine survolés : on ne saura ainsi pas grand chose du personnage interprété par Gary Oldman, et les rapprochements esquissés entre certains hommes et certains singes disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Même le fameux affrontement, s'il est très spectaculaire et d'une belle intensité dramatique, n'a finalement comme enjeu que l'opposition entre les deux singes, au milieu duquel on ne voit tout simplement plus les humains;

La Planète des singes : l'affrontement est une suite réussie au reboot de la saga. On regrettera simplement qu'en plus de 2 heures, le film ne parvienne pas à se concentrer sur d'autres personnages que César et Koba, et que les singes soient finalement présentés comme les uniques responsables de la guerre. Reste un excellent divertissement, un peu moins maîtrisé que le premier volet mais très efficace.

Note : 7,5/10