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lundi 22 février 2016

La 5ème vague


Titre : La 5ème vague (The 5th wave)
Réalisateur : J Blakeson
Acteurs : Chloe Grace Moretz, Nick Robinson, Liev Schreiber
Date de sortie en France : 27 janvier 2016
Genre : science-fiction

Synopsis : 
Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

Avis : 
Adaptation du roman de Rick Yancey, La 5ème vague met Chloe Moretz (Kick Ass, Carrie : la vengeance) face à une (énième) invasion extraterrestre. Une invasion en plusieurs phases, rappelant autant de classiques du genre : la première vague, une impulsion électromagnétique paralysant tous les appareils, renvoie au Jour où la Terre s'arrêta par exemple, tandis que l'on pense régulièrement à Independence Day, ou même à The Walking dead pour l'organisation de la vie après la catastrophe.


L'ensemble part plutôt bien, avec le résumé des attaques extraterrestres, très spectaculaires, notamment lorsque d'immenses vagues s'abattent sur les villes. De même, les premiers pas de Chloe Moretz dans cet univers post-apocalyptique, où chacun doit se débrouiller seul et où il est impossible de faire confiance à quelqu'un, sont assez prenants. Hélas, trois fois hélas, le film part ensuite totalement en cacahuète, en multipliant les révélations prévisibles, les comportements incohérents... et en intégrant une histoire d'amour à la Twilight.

On se met soudain à penser au lamentable Les Âmes vagabondes et à sa niaiserie, notamment dans les rapports entre Cassie et Evan (ce dernier n'épargnant apparemment Cassie que pour profiter d'un syndrome de Stockholm...). Le récit nous propose également de suivre la gentille formation de gamin et d'ados par les militaires, dans l'unique but apparent de multiplier les clichés (ah, l'adolescente rebelle vaguement gothique, du beau boulot !), les deux segments se rejoignant en fin de film lorsque Cassie, passée du statut d'adolescente effrayée et maladroite à celui de foudre de guerre entre temps, va venir sauver tout le monde.

Une première partie plutôt sympathique, et une seconde moitié navrante : cette 5ème vague rate l'occasion de se hisser au-dessus du lot de la SF de ces dernières années, et choisit au contraire le chemin de la romance niaise, pour ne faire finalement... aucune vague.

Note : 4/10




samedi 20 juin 2015

Dark places


Titre : Dark places
Réalsateur : Gilles Paquet-Brenner
Acteurs : Charlize Theron, Nicholas Hoult, Chloe Grace Moretz
Date de sortie en France : 8 avril 2015
Genre : thriller

Synopsis : 
1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier. 30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque. De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.

Avis : 
Dark Places est l'adaptation d'un roman de Gillian Flynn, à qui l'on doit également Gone girl, superbement adapté par David Fincher. Au menu, un nouveau thriller à tiroirs, aux nombreuses fausses pistes, aux mystères insoupçonnés. Mais surtout, un thriller qui va obliger l'héroïne à replonger dans son passé, 30 ans après une nuit cauchemardesque dont elle ne pouvait saisir toutes les nuances et les implications.


Car le ressenti d'une enfant paniquée est forcément biaisé, et ce n'est qu'en tirant quelques ficelles vieilles de plusieurs décennies qu'elle pourra découvrir une vérité qu'elle était loin de soupçonner. Gilles Paquet-Brenner alterne entre l'enquête actuelle et les flash-backs pour nous faire découvrir le rôle de chaque protagoniste, dans une progression assez classique qui n'évite pas toujours l'overdose de révélations un peu trop grosses, notamment vers la fin du film.

On appréciera néanmoins le personnage interprété par Charlize Theron (Mad Max fury road, Prometheus...), assez ambigu et tentant toujours de profiter de la notoriété morbide née du drame auquel elle a survécu. De même, le fin mot de l'histoire, qui va mêler de façon assez inattendue deux situations différentes, réussit à faire oublier l'aspect un peu forcé des diverses révélations, notamment dans le destin du personnage joué par Christina Hendricks (Lost river).

Dark places est donc un thriller assez classique et efficace, bien que souvent maladroit. Parmi le flot de révélations et de retournements, certaines font mouche, et Theron et Hendricks relèvent le niveau d'une interprétation souvent très moyenne, Nicholas Hoult (Warm bodies) et Chloe Moretz (Kick Ass, Carrie, la vengeance) en tête. On est quand même bien loin du Gone girl de Fincher, même si l'ensemble est plutôt sympathique.

Note : 6,5/10


jeudi 15 janvier 2015

Equalizer


Titre : Equalizer (The Equalizer)
Réalisateur : Antoine Fuqua
Acteurs : Denzel Washington, Chloe Grace Moretz, Marton Csokas
Date de sortie en France : 1er octobre 2014
Genre : thriller, action

Synopsis : 
Pour McCall, la page était tournée. Il pensait en avoir fini avec son mystérieux passé. Mais lorsqu’il fait la connaissance de Teri, une jeune fille victime de gangsters russes violents, il lui est impossible de ne pas réagir. Sa soif de justice se réveille et il sort de sa retraite pour lui venir en aide. McCall n’a pas oublié ses talents d’autrefois...Désormais, si quelqu’un a un problème, si une victime se retrouve devant des obstacles insurmontables sans personne vers qui se tourner, McCall est là.

Avis : 
Antoine Fuqua, c'est un peu le nouveau maître du bon gros film d'action qui tâche, celui dont il faut à tout prix faire abstraction du fond, pas loin d'être nauséabond, pour apprécier les scènes spectaculaires et le rythme implacable. Après Training day et La Chute de la Maison Blanche, voilà donc Equalizer et son vigilante appliquant lui-même la justice.


On a donc Denzel Washington, toujours impeccable, dans le rôle de ce justicier surentraîné qui décidera de dégommer toute la mafia russe du coin pour venger une jeune prostituée qu'il a pris sous son aile. Le prétexte est mince, et ne sera là que pour amener à de multiples confrontations entre le personnage et les malfrats et autres petites frappes, qu'il élimine sans trembler avec une précision étonnante dans un montage tout en ralentis.

Ce sera ainsi à la fois tout le sel et toute la limite de ce film, qui ne réservera aucune surprise, pour le meilleur et pour le pire. Si Fuqua nous livre ainsi exactement ce que l'on pouvait attendre de sa part, on reste ainsi un peu sur notre faim, peut-être à cause de cette stylisation excessive de l'action, qui fini par fatiguer et retirer tout impact à certains passages. De même, en dehors de Washington et de Chloe Moretz, les acteurs sont quand même très moyens, se contentant d'une vague caricature pour camper leurs personnages.

Si on oublie le fond nauséabond, ce qui n'est finalement pas si compliqué, on passera devant cet Equalizer un bon moment, Antoine Fuqua livrant un nouveau film d'action bête et bourrin comme on peut les apprécier. Par contre, si on commence à gratter un peu le vernis...

Note : 6,5/10






samedi 31 mai 2014

Kick-Ass


Titre : Kick-Ass
Réalisateur : Matthew Vaughn
Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Nicolas Cage, Chloë Moretz
Date de sortie en France : 21 avril 2010
Genre : super-héros, action, drame

Synopsis : 
Dave Lizewski est un adolescent gavé de comics qui ne vit que pour ce monde de super-héros et d'incroyables aventures. Décidé à vivre son obsession jusque dans la réalité, il se choisit un nom – Kick-Ass – se fabrique lui-même un costume, et se lance dans une bataille effrénée contre le crime. Dans son délire, il n'a qu'un seul problème : Kick-Ass n'a pas le moindre superpouvoir... Le voilà pourchassé par toutes les brutes de la ville. Mais Kick-Ass s'associe bientôt à d'autres délirants copycats décidés eux aussi à faire régner la justice. Parmi eux, une enfant de 11 ans, Hit Girl et son père Big Daddy, mais aussi Red Mist. Le parrain de la mafia locale, Frank D'Amico, va leur donner l'occasion de montrer ce dont ils sont capables...

Avis : 
C'est un de mes coups de coeur de ces dernières années. Un film dont je n'attendais pas grand chose à l'époque de sa sortie, à cause notamment d'une campagne promotionnelle qui donnait l'impression d'un Scary movie chez les super-héros, d'un truc bien crétin et gamin. Et là, surprise : Kick-Ass est un film aussi intelligent que jouissif, qui parvient à se montrer aussi réussi dans son approche réaliste que dans son aspect plus délirant.


Matthew Vaughn scinde ainsi son film en deux temps : la naissance de Kick-Ass, le super-héros sans pouvoir, qui n'a que son courage à offrir et rencontrera de nombreuses difficultés dans ses premières heures de patrouille. Une approche intimiste et réaliste, qui trouvera son apogée lors de l'affrontement sur le parking d'un fast-food, rythmée par la musique de Prodigy et qui fera du héros en combinaison de plongée une véritable star.

La seconde partie verra apparaître les personnages de Hit Girl et Big Daddy (interprété par un Nicolas Cage étonnant), donnant au film une nouvelle ambiance, une nouvelle approche qui, si elle conserve par moments un vrai réalisme et un aspect dramatique, ancre le film dans un côté plus parodique et terriblement jouissif : les scènes d'action sont particulièrement réussies, violentes et drôles, avec un goût prononcé pour le politiquement incorrect, notamment dans les répliques de la jeune fille.

Intelligent et irrévérencieux, l'adaptation de Kick-Ass est l'alliance parfaite entre la réflexion sur le thème des super-héros et le pastiche réjouissant, et se révèle aussi drôle que bien pensé, tout en nous réservant quelques moments et répliques mémorables. Un des meilleurs films de super-héros de ces dernières années, alors même qu'il ne comporte aucun super héros !

Note : 9/10


samedi 28 décembre 2013

Carrie, la vengeance


Titre : Carrie, la vengeance (Carrie)
Réalisateur : Kimberly Peirce
Acteurs : Chloe Moretz, Julianne Moore, Judy Greer
Date de sortie en France :  4 décembre 2013
Genre : horreur, drame

Synopsis : 
Timide et surprotégée par sa mère très pieuse, Carrie est une lycéenne rejetée par ses camarades. Le soir du bal de fin d’année, elle subit une sale blague de trop. Carrie déchaîne alors de terrifiants pouvoirs surnaturels auxquels personne n’échappera…

Avis : 
  Après Carrie au bal du Diable, après Carrie 2 : la haine, après un téléfilm en 2002, la jeune adolescente créée par Stephen King revient une nouvelle fois pour ce Carrie, la vengeance (la stupidité du titre français du De Palma était compliquée à dépasser, mais saluons quand même l'effort) destiné à être une nouvelle adaptation du roman plutôt qu'un remake du film de 1976. 


Malgré la promesse intéressante de transposer l'histoire à l'époque contemporaine (le film de Brian De Palma commençant quand même à subir le poids des années au niveau visuel), cette nouvelle Carrie ne va hélas jamais s'éloigner du décalque très sage de son modèle, n'évoquant par exemple le cyber-harcèlement que très légèrement (en faisant notamment penser à une scène de Carrie 2) et peinant à retranscrire l'innocence de la jeune souffre-douleur. 

En fait, on attend très vite la fameuse scène du bal, pour laquelle Kimberly Peirce a le bon goût de ne pas recopier les procédés de De Palma : pas de split-screen donc (mais une scène repassée trois fois de suite, selon un angle différent, façon retransmission sportive), pour une réalisation plus sobre qui fait la part belle à la vengeance de Carrie, aussi radicale qu'encline au pardon, terrassant certains de ses ennemis de façon cruelle et spectaculaire tout en épargnant ceux qui l'ont protégée. Dommage quand même que Chloe Moretz (Kick Ass & Kick Ass 2) joue de façon si outrée, de même que Julianne Moore, qui fait ce qu'elle peut avec un personnage caricatural et grotesque.

Bref, Carrie, la vengeance est à des années-lumières des adaptations précédentes du Carrie de Stephen King. Trop sage, trop scolaire, le film de Kim Peirce se contente de livrer les recettes faciles du genre et ne fait qu'effleurer son sujet, tout en gâchant le talent de ses deux interprètes principales. Et si l'on s'amusera un peu lors de la partie du bal, tout cela reste très décevant et très moyen...

Note : 3/10


lundi 21 octobre 2013

Kick-Ass 2


Titre : Kick-Ass 2
Réalisateur : Jeff Wadlow
Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Christopher Mintz-Plasse, Chloe Grace Moretz
Date de sortie en France : 21 août 2013
Genre : action, super héros

Synopsis : 
L’audace insensée de Kick-Ass a inspiré une pléthore de vengeurs masqués autodidactes, le Colonel Stars & Stripes en tête, auxquels notre héros va s’allier pour patrouiller les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist, réincarné en MotherFucker, décide de s’attaquer à ces super-héros amateurs, seuls les sabres acérés de Hit Girl sauront les sauver de la destruction.

Avis: 
En 2010, Kick-Ass avait créé la surprise avec son pastiche de films de super-héros mêlant sérieux et réalisme à une bonne dose d'irrévérence et de délire jubilatoire. 3 ans plus tard, les héros imaginés par Mark Millar reviennent pour une suite aussi attendue que redoutée, ne pouvant plus jouer sur l'effet de surprise. Matthew Vaughn parti travailler sur le futur X-Men : days of future past, c'est à Jeff Wadlow que revient cette lourde tache. Sa solution : aller encore plus loin dans le délire et le potache.


Car ce second volet débute très calmement, imaginant Dave Lizewski revenir à une vie normale alors que de nombreuses personnes ont désormais suivi son exemple. Mindy / Hit Girl tente quant à elle de devenir une jeune fille respectable, sans grand succès. Ils devront bientôt remettre leurs costumes quand Red Mist, devenu le MotherFucker, menace directement la ville, bien décidé à venger la mort de son père. Ainsi, tout comme le premier film, KA2 va mélanger sérieux et délire potache, leurs deux vies se rejoignant peu à peu, réunies par la violence d'un ennemi sans pitié, et voyant peu à peu s'opposer une ligue de justice à une association de super-vilains.

Cela donne des images irréelles, où les personnages, joyeux stéréotypes (la russe implacable Mother Russia, le born again christian Colonel Star & Stripes, le noir Black death), s'affrontent dans des tenues improbables, se massacrant les uns les autres. Les références sont ainsi toujours nombreuses, citant par exemple clairement Spiderman ou Batman, et s'amusant des apparences et noms de ses protagonistes. Pourtant, si cet humour, parfois très potache, fait mouche, c'est dans les scènes d'action que ce Kick-Ass 2 va se montrer décevant : elles ne sont pas aussi jouissives que dans le premier volet, où elles constituaient des moments particulièrement réussies.

Kick-Ass 2 est donc un cran en-dessous de son modèle, dont il reprend les mêmes ingrédients tout en tentant de les amplifier. Cela ne fonctionne pas toujours, mais on s'amusera beaucoup avec les nombreux héros et vilains, parmi lesquels Jim Carrey, génial en Captain Stars & Stripes, et une Mother Russia qui parvient presque à éclipser le personnage de Hit-Girl. Ne bénéficiant plus de l'effet de surprise du film de Matthew Vaughn, le film se révèle donc moins jouissif que son modèle, mais aussi plus amusant et plus sombre, restant ainsi un excellent divertissement.

Note : 8/10


mercredi 19 juin 2013

My movie project


Titre : My movie project (Movie 43)
Réalisateurs : Peter Farrelly, James Gunn, Brett Ratner, etc...
Acteurs : Hugh Jackman, Kate Winslet, Naomi Watts...
Date de sortie en France : 19 juin 2013
Genre : comédie, sketches

Synopsis : 
Trois adolescents recherchent un film, Movie 43, inventé pour un Poisson d'Avril. Durant la recherche dans le Web profond, ils verront quatorze films interdits de diffusion dans certains pays.

Avis : 
Amateurs de mauvais goût, vous êtes ici en terrain conquis : Peter Farrelly, déjà connu pour des films pas toujours très subtils en compagnie de son frère Bobby (Dumb & dumber, Mary à tout prix), va vous offrir un film à sketches uniquement ciblé sur le dessous de la ceinture. Réunissant pour l'occasion une sacrée liste d'acteurs hollywoodiens (en vrac, Hugh Jackman, Kate Winslet, Halle Berry, Anna Faris, Naomi Watts, Richard Gere ou Emma Stone), il nous propose une anthologie de 14 segments, pour autant de réalisateurs (parmi lesquels James Gunn - Tromeo and Juliet, Horribilis, Super ; et Brett Ratner - X-Men : l'affrontement final).


Un homme atteint de couillo-mentonite (une horrible maladie déjà présente dans un épisode de South Park), une jeune femme qui demande à son fiancé de lui déféquer dessus, une adolescente confrontée à ses premières règles dans le salon d'un de ses camarades...Voilà quelques exemples de ce que vous trouverez dans ce Movie 43, dont certains sketches seront, comme souvent, bien plus réussis que les autres : on remarquera ainsi The Catch, qui nous montre donc Hugh Jackman (X-Men, Les Misérables) arborant une magnifique paire de testicules sur le cou alors qu'il dîne avec Kate Winslet (Titanic, The Reader) ; Homeschooled, segment assez glauque où Naomi Watts (Mulholland Drive, The Impossible) et Liev Schreiber (Scream) ont décidé de prendre en main l'éducation, autant intellectuelle et physique que...sexuelle de leur fils ; et Happy Birthday, un peu moins vulgaire que les autres, avec Johnny Knoxville (Jackass) et Sean William Scott (American Pie 1-2-3-4) face à des leprechauns.

D'autres segments sont au contraire sans grand intérêt, comme Super hero speed dating, où un Batman lubrique et un Robin timide tentent de draguer Loïs Lane (Uma Thurman) et Supergirl, ou Beezel, sketch interminable où un chat de cartoon tente d'évincer la nouvelle petite amie de son maître. On s'amusera en revanche des fausses publicités, qui constituent presque les passages les plus drôles du film, bien plus que le fil conducteur dont l'intérêt s'approche du néant.

C'était la promesse du film : réunir de grandes stars hollywoodiennes dans un film aussi trash que possible. De ce côté là, My movie project remplit parfaitement son contrat, allant toujours plus loin dans l'humour gras et vulgaire. Un parti pris qui finit forcément par lasser, d'autant que les segments sont très inégaux. Finalement, on risque surtout de n'en retenir que l'image des couilles pendant au cou de Hugh Jackman !

Note : 6,5/10


dimanche 15 janvier 2012

Hugo Cabret


Titre : Hugo Cabret (Hugo)
Réalisateur : Martin Scorsese
Acteurs : Asa Butterfield, Chloë Moretz, Ben Kingsley
Date de sortie en France : 11 décembre 2011
Genre : conte, drame

Synopsis : 
Paris, au tournant des années 1930. Hugo Cabret vient de perdre son père, horloger, et se retrouve orphelin. Alors qu'il vit dans une gare, le jeune garçon tente de réparer l'automate que son père cherchait à restaurer avant sa mort. N'hésitant pas à l'occasion à voler viennoiseries ou petits objets, il est pris en flagrant délit par un vieux monsieur tenant une boutique de jouets, qui lui confisque son carnet de croquis.

Avis :
Il faut bien l’avouer : l’annonce de l’adaptation du roman pour enfants L’Invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick, par Martin Scorsese, plus habitué aux oeuvres sombres qu’à cet univers plus léger, rendait immédiatement curieux. Quand en plus on apprenait que le film sera en 3D, la perplexité venait s’ajouter à cette curiosité. Des sentiments qui, à la sortie des 127 minutes que dure le film, sont vite oubliés, effacés par cette impression délicieuse d’avoir vécu un moment merveilleux, de cette magie qui imbibait les oeuvres d’un certain Georges Méliès.

 Pendant toute sa première partie, Hugo Cabret suit le schéma classique du film d’aventures familial : le jeune orphelin débrouillard doit échapper au terrible inspecteur, se lie d’amitié avec une jeune fille et est amené à résoudre un mystère. Il évolue ainsi dans une gare parisienne pleine de personnages hauts en couleurs, des personnages âgées tentant maladroitement de se faire la cour, à la jolie fleuriste, en passant par le vieux responsable d’une boutique de jouets autour duquel l’intrigue se centrera finalement. Une partie fort réussie, riches en émotions, en passages cocasses et en morceaux de bravoure (les poursuites entre Hugo, l’inspecteur et le chien de ce dernier sont de grands moments) qui se révélera n’être qu’une introduction au coeur même du film.

 
Car Martin Scorsese vient ici rendre un hommage exceptionnel aux premières heures du cinéma. Si les films de Georges Méliès, et principalement son Voyage dans la Lune, constituent l’essentiel du spectacle, Hugo Cabret fait défiler devant nos yeux émerveillés des images des tous premiers films, de L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat à Safety Last !, film qu’Hugo Cabret ira voir au cinéma avec son amie avant de reproduire malgré lui la célèbre scène où Harold Lloyd est suspendu aux aiguilles d’une horloge en haut d’un gratte-ciel. Scorsese remplit d’ailleurs son film de détails résonnant comme autant d’hommages aux films de cette époque, de cet automate à réparer à la jambe de l’inspecteur dont les mouvements saccadés rappellent inévitablement ceux des comédiens des années 1900.

Pour nous plonger dans cet univers si particulier et si propice à la nostalgie, le réalisateur de Shutter Island s’est entouré d’une bien belle brochette d’acteurs, notamment parmi les seconds rôles. Le jeune Hugo Cabret est interprété par Asa Butterfield (Nanny McPhee et le Big Bang) ; Chloë Moretz, qui entre Kick-Ass ou Laisse-moi entrer commence déjà à avoir une jolie filmographie, est son amie Isabelle ; le responsable de la boutique de jouets, dont la véritable identité sera le principal mystère du film, est joué par Ben Kingsley (La Liste de Schindler, La Jeune fille ou la mort ou encore Shutter Island). Le reste du casting réunit des noms tels que Christopher Lee (faut-il encore le présenter ?), Sacha Baron Cohen (Borat), Jude Law (eXistenZ, Contagion), Michael Stuhlbarg (Mensonges d’Etat), Emily Mortimer (Scream 3, Shutter Island), et des acteurs récurrents de la saga Harry Potter : Helen McCrory, Richard Griffiths et Frances de la Tour.

Bref, Hugo Cabret est une déclaration d’amour aux origines du cinéma et à sa magie. Une magie devenue trop rare mais que le réalisateur, très loin de ses thèmes habituels, ressuscite pendant environ 2 heures, nous transportant dans un autre monde.

Note : 9/10