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samedi 15 août 2015

La Rage au ventre


Titre : La Rage au ventre (Southpaw)
Réalisateur : Antoine Fuqua
Acteurs : Jake Gyllenhaal, Rachel McAdams, Forest Whitaker
Date de sortie en France : 22 juillet 2015
Genre : drame, sportif

Synopsis : 
Champion du monde de boxe, Billy Hope mène une existence fastueuse avec sa superbe femme et sa fille qu’il aime plus que tout. Lorsque sa femme est tuée, son monde s’écroule, jusqu’à perdre sa maison et sa fortune. Pire, la garde de sa fille lui est retirée, la justice estimant son comportement incompatible avec son rôle de père. Au plus bas, il trouve une aide précieuse en la personne de Tick Willis, un ancien boxeur avec lequel il reprend l’entrainement. Billy va devoir se battre pour trouver la voie de la rédemption et regagner ainsi la garde de sa fille.

Avis : 
Avec La Rage au ventre, le réalisateur ajoute une nouvelle entrée dans sa filmographie dédiée au film de mâles : après son super-flic sauvant à lui seul les Etats-Unis dans La Chute de la Maison Blanche et son vigilante invincible dans Equalizer, il nous offre ici un grand classique de la culture américaine : le film de boxe. Tellement classique d'ailleurs que, malgré son intensité et son efficacité, le film va avoir des difficultés à nous faire oublier les oeuvres phares du genre, et notamment la saga Rocky.


Un boxeur au sommet, mais qui contrôle mal ses émotions, gère mal son entourage et son argent, et va finir par tout perdre avant de revenir aux sources pour retrouver les sommets : la trajectoire de Billy Hope est assez classique, mais va néanmoins être extrêmement prenante, grâce à l'interprétation de Jake Gyllenhaal (Night call, Enemy). L'acteur, qui a effectué un travail physique impressionnant, parvient encore à nous surprendre, insufflant à son personnage une intensité, une rage et une détresse à couper le souffle.

Ces éléments se retrouvent autant dans les passages dramatiques et plus intimistes, où le personnage est confronté à l'incompréhension et la colère de sa fille qu'il n'est plus en mesure d'élever correctement, que dans les séquences de combat, parfaitement filmées et dont on ressent les impacts à travers l'écran. Le aspects dramatique et sportif du film se contrebalancent très bien, et apportent à l'ensemble une certaine finesse (enfin, tout est relatif, évidemment) que l'on ne retrouvait pas dans les précédents films du réalisateur.

Peu de surprise donc avec La Rage au ventre, qui emprunte allègrement à la saga Rocky pour développer son histoire. Mais Antoine Fuqua nous livre une merveille d'efficacité et de fureur, à travers des combats monstrueux et un Jake Gyllenhaal impressionnant, qui nous montre une nouvelle fois qu'il sait absolument tout faire.

Note : 8/10


jeudi 15 janvier 2015

Equalizer


Titre : Equalizer (The Equalizer)
Réalisateur : Antoine Fuqua
Acteurs : Denzel Washington, Chloe Grace Moretz, Marton Csokas
Date de sortie en France : 1er octobre 2014
Genre : thriller, action

Synopsis : 
Pour McCall, la page était tournée. Il pensait en avoir fini avec son mystérieux passé. Mais lorsqu’il fait la connaissance de Teri, une jeune fille victime de gangsters russes violents, il lui est impossible de ne pas réagir. Sa soif de justice se réveille et il sort de sa retraite pour lui venir en aide. McCall n’a pas oublié ses talents d’autrefois...Désormais, si quelqu’un a un problème, si une victime se retrouve devant des obstacles insurmontables sans personne vers qui se tourner, McCall est là.

Avis : 
Antoine Fuqua, c'est un peu le nouveau maître du bon gros film d'action qui tâche, celui dont il faut à tout prix faire abstraction du fond, pas loin d'être nauséabond, pour apprécier les scènes spectaculaires et le rythme implacable. Après Training day et La Chute de la Maison Blanche, voilà donc Equalizer et son vigilante appliquant lui-même la justice.


On a donc Denzel Washington, toujours impeccable, dans le rôle de ce justicier surentraîné qui décidera de dégommer toute la mafia russe du coin pour venger une jeune prostituée qu'il a pris sous son aile. Le prétexte est mince, et ne sera là que pour amener à de multiples confrontations entre le personnage et les malfrats et autres petites frappes, qu'il élimine sans trembler avec une précision étonnante dans un montage tout en ralentis.

Ce sera ainsi à la fois tout le sel et toute la limite de ce film, qui ne réservera aucune surprise, pour le meilleur et pour le pire. Si Fuqua nous livre ainsi exactement ce que l'on pouvait attendre de sa part, on reste ainsi un peu sur notre faim, peut-être à cause de cette stylisation excessive de l'action, qui fini par fatiguer et retirer tout impact à certains passages. De même, en dehors de Washington et de Chloe Moretz, les acteurs sont quand même très moyens, se contentant d'une vague caricature pour camper leurs personnages.

Si on oublie le fond nauséabond, ce qui n'est finalement pas si compliqué, on passera devant cet Equalizer un bon moment, Antoine Fuqua livrant un nouveau film d'action bête et bourrin comme on peut les apprécier. Par contre, si on commence à gratter un peu le vernis...

Note : 6,5/10






jeudi 25 juillet 2013

La Chute de la Maison Blanche


Titre : La Chute de la Maison Blanche (Olympus has fallen)
Réalisateur : Antoine Fuqua
Acteurs : Gerard Butler, Morgan Freeman, Aaron Eckhart
Date de sortie en France : 20 mars 2013
Genre : thriller, action

Synopsis : 
Mike Banning, ancien garde du corps du président des États-Unis, s’occupe désormais des basses besognes des services secrets. Lorsqu’un commando nord-coréen lance une attaque sur la Maison Blanche, prenant en otage le président américain et son fils, il se retrouve seul à pouvoir leur venir en aide. Deux ans après avoir été tenu responsable de la mort accidentelle de la Première Dame, il va pouvoir faire preuve de sa loyauté et de sa bravoure. 

Avis : 
La Maison Blanche à moitié détruite, le monolithique Gerard Butler (300) posant avec un flingue devant un drapeau américain en flammes ? Il n'en fallait pas plus pour attirer mon attention vers ce Olympus has fallen (traduit en France par La Chute de la Maison Blanche...une confusion avec le White House down de Roland Emmerich ?), promesse du bon gros film d'action bien bourrin au patriotisme ringard qui fait passer une soirée à se reposer, le cerveau tournant à vide.


Victoire ! C'est exactement ce que nous aurons : de méchants nord-coréens attaquent Washington, d'abord avec un avion (ça, c'est pour faire comme Al-Qaïda, modèle ultime de méchants), décapitant même le Washington Monument ; ensuite, en attaquant directement la Maison Blanche, y entrant comme dans du beurre en tuant tout le monde et en prenant en otage le chef du monde  libre, le président des Etats-Unis (et accessoirement, le premier ministre sud-coréen, mais il sera vite exécuté dans l'indifférence générale).

Piquée en plein coeur, l'Amérique n'a plus qu'un seul espoir pour éviter la fin du monde : Mike Banning, au mauvais endroit au mauvais moment, clone de John McClane traînant comme un boulet l'échec de sa dernière mission pour le Président. Le rapport de force s'inverse aussitôt : les méchants deviennent incapables de tuer, et le bon vieux héros américain aura même quelques bons mots pour le grand méchant de l'histoire, pour bien lui faire comprendre qu'on ne bafoue pas la grande Amérique comme ça !

S'ensuit donc un festival d'explosions, de scènes héroïques où Butler défonce tous les méchants et sauve le monde, et retrouve surtout la confiance du président en sauvant au passage son fils (l'un des rares à avoir survécu à l'assaut) et une de ses collaboratrices. En gros, il ne faut pas être allergique à ce patriotisme un peu nauséabond - et très premier degré - ni aux scènes de bravoure bigger than life. Et il faut bien avouer qu'aussi con qu'il puisse être, le film d'Antoine Fuqua (Training day) est très efficace dans le genre. Un vrai plaisir coupable finalement ! 

Note : 6,5/10