Affichage des articles dont le libellé est nicholas hoult. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nicholas hoult. Afficher tous les articles

samedi 20 juin 2015

Dark places


Titre : Dark places
Réalsateur : Gilles Paquet-Brenner
Acteurs : Charlize Theron, Nicholas Hoult, Chloe Grace Moretz
Date de sortie en France : 8 avril 2015
Genre : thriller

Synopsis : 
1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier. 30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque. De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.

Avis : 
Dark Places est l'adaptation d'un roman de Gillian Flynn, à qui l'on doit également Gone girl, superbement adapté par David Fincher. Au menu, un nouveau thriller à tiroirs, aux nombreuses fausses pistes, aux mystères insoupçonnés. Mais surtout, un thriller qui va obliger l'héroïne à replonger dans son passé, 30 ans après une nuit cauchemardesque dont elle ne pouvait saisir toutes les nuances et les implications.


Car le ressenti d'une enfant paniquée est forcément biaisé, et ce n'est qu'en tirant quelques ficelles vieilles de plusieurs décennies qu'elle pourra découvrir une vérité qu'elle était loin de soupçonner. Gilles Paquet-Brenner alterne entre l'enquête actuelle et les flash-backs pour nous faire découvrir le rôle de chaque protagoniste, dans une progression assez classique qui n'évite pas toujours l'overdose de révélations un peu trop grosses, notamment vers la fin du film.

On appréciera néanmoins le personnage interprété par Charlize Theron (Mad Max fury road, Prometheus...), assez ambigu et tentant toujours de profiter de la notoriété morbide née du drame auquel elle a survécu. De même, le fin mot de l'histoire, qui va mêler de façon assez inattendue deux situations différentes, réussit à faire oublier l'aspect un peu forcé des diverses révélations, notamment dans le destin du personnage joué par Christina Hendricks (Lost river).

Dark places est donc un thriller assez classique et efficace, bien que souvent maladroit. Parmi le flot de révélations et de retournements, certaines font mouche, et Theron et Hendricks relèvent le niveau d'une interprétation souvent très moyenne, Nicholas Hoult (Warm bodies) et Chloe Moretz (Kick Ass, Carrie, la vengeance) en tête. On est quand même bien loin du Gone girl de Fincher, même si l'ensemble est plutôt sympathique.

Note : 6,5/10


dimanche 24 mai 2015

Mad Max : Fury road


Titre : Mad Max : fury road
Réalisateur : George Miller
Acteurs : Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult
Date de sorte en France : 14 mai 2015
Genre : action, science-fiction

Synopsis : 
Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d'un véhicule militaire piloté par l'Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s'est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Avis : 
Il aura donc fallu attendre 30 ans après le médiocre Max Max : au-delà du Dôme du tonnerre pour que le personnage interprété à l'époque par Mel Gibson revienne sur nos écrans. Trente ans d'annonces contradictoires, de retours manqués, de projets annulés pour qu'enfin débarque ce Mad Max : fury road, attendu comme le messie à une époque où le cinéma de genre est devenu bien trop sage, et où les remakes et relectures se succèdent sans aucune ambition. Mais ça, c'était avant que George Miller, bien loin d'Happy Feet ou de Babe 2, revienne à ses premières amours pour tout faire péter.


Peu de films peuvent se vanter d'avoir généré autant d'attentes que le quatrième volet de la saga consacrée au Road Warrior. Encore moins peuvent prétendre y avoir répondu, et ceux qui ont dépassé les espoirs les plus fous se comptent sur les doigts d'une main ayant imprudemment tenté de rattraper un boomerang au vol. Fury Road est de ces oeuvres là : tout ce que vous espériez est là, et même beaucoup plus. Suivant la maxime "too much is never enough", le film nous en fout plein les yeux et plein les oreilles pendant 2 heures, allant jusqu'à faire passer Max Max : le défi pour un film d'action plutôt calme et gentillet.

A l'image de ce second volet, Mad Max 4 transcende des éléments qui auraient pu faire sombrer le tout dans une ringardise insupportable : scénario réduit à sa plus simple expression, personnage principal on ne peut plus archétypal (que Miller ose d'ailleurs reléguer au second plan pendant un long moment), méchants aux looks improbables, clins d'oeil pas toujours très fins, ralentis et accélérations, répliques honteusement destinées à devenir cultes et une furieuse tendance à toujours en rajouter, quitte à nous balancer le dies irae de Verdi en pleine course-poursuite ou à insister lourdement sur la présence d'un char occupé par un guitariste infernal. Et franchement, tous ces ingrédients qui auraient pu provoquer l'indigestion se marient à merveille, tous ces petits défauts qui auraient été handicapants pour n'importe quel autre film deviennent autant de détails jubilatoires... et on en redemande.


Le film ne nous laisse ainsi aucun répit, et nous réserve des scènes de poursuite dans le désert interminables et absolument fabuleuses, avec des dizaines de véhicules, dont les occupants voltigent de véhicule en véhicule : je n'ai franchement pas le souvenir d'avoir déjà vu ça au cinéma, en tout cas pas dans Fast & furious 14, ni même dans les deux premiers Mad Max. Le sens du rythme de Miller fait des merveilles, les cascades et les décors naturels renforcent l'intensité de l'action, et le duo Hardy / Theron fonctionne parfaitement.

Bref, Mad Max : Fury road est LE film qu'on attendait... et qui parvient à nous offrir en se montrant encore plus furieux, encore plus intense que dans nos plus fous espoirs. Une oeuvre épique, une série B monstrueusement jouissive qui dynamite le cinéma actuel, que l'on a envie de revoir à peine sorti de la salle. On en vient même à redouter la (les ?) suite déjà annoncée, tant il risque d'être compliqué de passer après ce monument...

Note : 9,5/10


dimanche 22 juin 2014

X Men : days of future past


Titre : X Men : days of future past
Réalisateur : Bryan Singer
Acteurs : Hugh Jackman, Jennifer Lawrence, Michael Fassbender
Date de sortie en France : 21 mai 2014
Genre : super-héros, action

Synopsis : 
Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

Avis : 
Après avoir réalisé les deux premiers volets de la saga, Bryan Singer revient à la réalisation pour ce X Men : days of future past destiné à faire le lien entre anciens et nouveaux épisodes, mais aussi à faire oublier un X Men : l'affrontement final qui, non content d'être très moyen, sacrifiait plusieurs personnages centraux. L'occasion ici de retrouver quelques mutants des premiers films, comme Tornade (Halle Berry), Kitty Pride (Ellen Page) ou Iceman, mais surtout les versions âgées du Professeur Xavier (Patrick Stewart) et de Magneto (Ian McKellen).


Dans les faits, cette réunion est surtout réalisée par le biais du personnage de Wolverine, qui aura l'occasion de retourner dans le passé avant de changer le futur. Sans réelle répercussion entre les deux époques, à l'exception du classique final où la situation dans le passé se dénoue à quelques instants du drame du futur, l'aventure de Logan va s'inscrire dans le prolongement de X Men : le commencement (minus quelques personnages, "décédés" entre les deux films) en mêlant les mutants à des événements de l'époque comme l'assassinat de JFK ou la guerre du Viêt Nam.

Si l'on excepte les incohérences obligatoires qu'entraîne ce genre de scénario, notamment avec la trilogie de base, et si l'on est pas trop regardant sur un futur bâclé, on passera un excellent moment dans ce X Men, qui multiplie les scènes spectaculaires et tire entièrement partie des pouvoirs de ses personnages (Vif-Argent et Magneto étant ainsi particulièrement mis en avant). Le tout avec la petite touche d'humour récurrente dans la saga (les répliques de Wolverine font souvent mouche) et des effets spéciaux impeccables.

Après les décevants derniers épisodes d'autres sagas (Iron Man 3, Thor : le monde des ténèbres, The Amazing Spider-man : le destin d'un héros), X Men : days of future past nous permet enfin de retrouver des super-héros au sommet de leur forme. Spectaculaire et divertissant, le film de Bryan Singer (Jack le chasseur de géants) en arrive presque à faire oublier ses gros défauts et ses frustrations pour s'imposer comme un des blockbusters de cette année.

Note : 7/10


samedi 22 juin 2013

Warm bodies


Titre : Warm bodies
Réalisateur : Jonathan Levine
Acteurs : Nicholas Hoult, Teresa Palmer, John Malkovitch
Date de sortie en France : 20 mars 2013
Genre : horreur, fantastique, romance, comédie

Synopsis : 
Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair.
R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie…
Perturbée par ses sentiments, Julie retourne dans sa cité fortifiée où son père a levé une armée. R, de plus en plus humain, est désormais convaincu que sa relation avec Julie pourrait sauver l’espèce entière… Pourtant, en cherchant à revoir Julie, il va déclencher l’ultime guerre entre les vivants et les morts. Les chances de survie de ce couple unique sont de plus en plus fragiles…

Avis : 
Il y a parfois des films dont on ne comprend pas, sur le papier, l'intérêt. Prenez donc ce Warm bodies, qui relate l'histoire d'amour entre une jolie jeune fille et...un zombie. Un postulat étrange, issu de l'imagination d'Isaac Marion pour son roman Vivants, laissant augurer le pire résultat à l'écran, malgré la présence derrière la caméra de Jonathan Levine, réalisateur de l'excellente surprise qu'avait été Tous les garçons aiment Mandy Lane en 2006. A vrai dire, je pensais même que le concept aurait pour limite absolue les divers jeux de mots que l'on pouvait retrouver sur les affiches et publicité.


Les premières minutes sont d'ailleurs vraiment pénibles, semblant confirmer nos pires craintes. Prenant le parti de raconter l'histoire du point de vue de R, un adolescent devenu zombie mais toujours capable de penser, Warm bodies est assez déroutant, voire même irritant pour un amateur de films du genre. R est intelligent, assez vif même, il aime la musique et est donc, en dehors de son goût pour la cervelle humaine, pas si différent de nous. Et lorsqu'il rencontre Julie, il va peu à peu reprendre vie, pour parler, retrouver une température corporelle normale, et même retrouver des sensations disparues, comme le froid ou la douleur.

Et étrangement, on finit par accepter cette idée de base si absurde, l'ironie de R et la gentille amourette entre les deux personnages nous touchant peu à peu. Dans cette relecture zombiesque de Roméo et Juliette de Shakespeare (après tout, de Roméo à Romero, il ne manque qu'un...R), où le zombie est autant présenté comme prisonnier de ses habitudes (là encore, le clin d'oeil à Romero et son Zombie est évident) que comme un être simplement exclu à cause de sa différence, on se prend au jeu, d'autant que Nicholas Hoult (Jack le chasseur de géants) est parfait dans le rôle du zombie.

Bizarrement, Warm bodies nous prend donc parfaitement au jeu, nous faisant peu à peu accepter un postulat fantaisiste, voire même irritant (un zombie amoureux !) pour nous faire passer un agréable moment, devenant plus sympathique à chaque minute. Citant les classiques du film de zombie, de George Romero à Lucio Fulci, le film de Jonathan Levine a finalement pour principal défaut des effets spéciaux plutôt moyens, et un dénouement un peu bâclé.

Note : 7/10



mercredi 27 mars 2013

Jack le chasseur de géants


Titre : Jack le chasseur de géants (Jack the giant slayer)
Réalisateur : Bryan Singer
Acteurs : Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor
Date de sortie en France : 27 mars 2013
Genre : fantasy, aventures

Synopsis : 
Lorsqu’un jeune fermier ouvre par inadvertance la porte entre notre monde et celui d’une redoutable race de géants, il ne se doute pas qu’il a ranimé une guerre ancienne… Débarquant sur Terre pour la première fois depuis des siècles, les géants se battent pour reconquérir leur planète et le jeune homme, Jack, doit alors livrer le combat de sa vie pour les arrêter. Luttant à la fois pour le royaume, son peuple et l’amour d’une princesse courageuse, il affronte des guerriers invincibles dont il s’imaginait qu’ils n’existaient que dans les contes. L’occasion, pour lui, de devenir une légende à son tour.   

Avis : 
Depuis la trilogie du Seigneur des anneaux, la fantasy est plus que jamais à la mode, et donne l'opportunité de revisiter certains univers. Le succès du Alice au pays des merveilles de Tim Burton ayant quant à lui remis les contes classiques au goût du jour, Le Magicien d'Oz, Blanche-Neige, Hansel et Gretel sont ainsi revenus sur nos écrans, dans des oeuvres souvent moyennes mais marquées par un aspect épique clairement inspiré de l'oeuvre de Peter Jackson, jusqu'à n'en proposer qu'un décalque sans inspiration, comme Blanche-Neige et le chasseur. Une influence que l'on retrouve dans cette nouvelle déclinaison de Jack et le haricot magique et Jack le tueur de géants.

C'est Bryan Singer, réalisateur d'Usual Suspects, des deux premiers X-Men ou de Superman Returns, qui s'y colle, entouré pour l'occasion du jeune Nicholas Hoult (Warm Bodies, X-Men : le commencement) dans le rôle de Jack, d'Ewan McGregor (Trainspotting, la prélogie Star Wars), de Stanley Tucci (Lovely Bones, Hunger Games) et d'Eleanor Tomlinson, pour une histoire assez classique, où un jeune homme que rien ne prédestinait à un destin exceptionnel va devenir un héros, sauver tout le monde et séduire la princesse.


A vrai dire, il est assez compliqué de parler de ce Jack le chasseur de géants : le film ne comporte ni qualité véritable, ni défaut flagrant, il est tout simplement quelconque. Son histoire ne réserve aucune surprise, se contentant d'aligner les passages que l'on attend sans imagination, mais on en attendant pas moins d'une telle oeuvre. De même, en hésitant constamment entre action épique et conte pour enfants, livrant quelques passages spectaculaires et même assez effrayants mais en les contrebalançant par un humour à base de pets et de crottes de nez, Bryan Singer n'offre qu'un spectacle fade d'où les rares scènes mémorables se comptent sur les doigts d'une main.

On en arrive rapidement à se détacher complètement du sort des héros, le destin des acteurs principaux étant évident et les personnages secondaires étant totalement interchangeables (l'oncle de Jack disparaît d'ailleurs purement et simplement, sans aucune explication). Même les effets spéciaux, très réussis, laissent de marbre et les géants, au look mi-effrayant mi-grotesque, n'ont aucune présence. Un comble ! Un constat identique s'impose en ce qui concerne les acteurs évoqués plus haut : s'ils ne jouent pas mal, ils campent néanmoins des personnages totalement lisses.

J'attendais bien plus de ce film de Bryan Singer, qui ne m'a donc finalement laissé qu'un sentiment...de ne rien avoir vu de particulier. Un film comme on pourra en voir des dizaines, ni bon ni mauvais, mais tout simplement tristement anecdotique.

Note : 4,5/10