Affichage des articles dont le libellé est 1982. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1982. Afficher tous les articles

vendredi 4 octobre 2019

Halloween 3 : le sang du sorcier


Titre : Halloween 3 : le sang du sorcier (Halloween III : season of the witch)
Réalisateur : Tommy Lee Wallace
Acteurs : Stacy Nelkin, Ralph Strait, Tom Atkins
Date de sortie en France : 
Genre : épouvante, horreur, thriller

Synopsis : 
Un fabricant de masques d'Halloween met au point un plan démoniaque pour tuer des millions d'enfants avec ses masques... 
Avis : 
Après les succès de Halloween, la nuit des masques et Halloween 2, le projet initial était de dire adieu à Michael Myers et de faire de la saga une anthologie d’histoires liées à la fête. Hélas, le faible succès commercial et critique de cet Halloween 3 va entraîner le retour de Michael Myers pour une série de suites plus mauvaises les unes que les autres. Dommage. 


Car s’il a été mal reçu à l’époque, et est toujours renié par les fans de Michael Myers qui n’ont pas compris que cet épisode est bien plus lié à la série que les nanars qui ont suivi, Halloween 3 est depuis devenu un petit classique, dont on apprécie le scénario, simple mais efficace, et l’ambiance, qui est typiquement celle d’un film que l’on pourrait regarder le 31 octobre.

Sur fond de sorcellerie et de science-fiction, le film nous propose une enquête sur une terrible machination destinée à massacrer des centaines d’enfants. Si ladite enquête est d’une étonnante simplicité (les méchants font leurs trucs de méchants au nez des gentils, qui ont la chance de toujours se trouver au bon endroit), elle se laisse suivre avec plaisir, grâce à des ennemis effrayants (ils ressemblent à certains de mes collègues des finances publiques, horrible!) et quelques mises à mort assez violentes. Le final est également très réussi, avec une fin ouverte qui laisse envisager le pire.

Avec en prime une (gentille) critique de la société de consommation, de la place de la télé dans la famille et de la commercialisation à outrance de la fameuse fête, cet Halloween 3 vaut bien mieux que la grande majorité de la saga. J’aurais vraiment aimé voir cette fameuse anthologie, surtout si chaque volet avait été au niveau de ce « Sang du sorcier » !
 
 Note : 6,5/10


mardi 9 février 2016

The Thing


Titre : The Thing
Réalisateur : John Carpenter
Acteurs : Kurt Russell, T.K. Carter, Wilford Brimley
Date de sortie en France : 3 novembre 1982
Genre : horreur

Synopsis : 
Hiver 1982 au cœur de l’Antarctique. Une équipe de chercheurs composée de 12 hommes, découvre un corps enfoui sous la neige depuis plus de 100 000 ans. Décongelée, la créature retourne à la vie en prenant la forme de celui qu’elle veut dès lors, le soupçon s’installe entre les hommes de l’équipe. Où se cache la créature ? Qui habite-t-elle ? Un véritable combat s’engage.

Avis : 
Premier film de ce que John Carpenter appelle sa "trilogie de l'Apocalypse" (complétée par Prince des ténèbres et L'Antre de la folie), The Thing est l'adaptation de la nouvelle Who goes there ? de John W. Campbell. Une nouvelle qui avait déjà été adaptée à l'écran par Christian Nyby en 1951 avec La Chose d'un autre monde, qui impressionnera le jeune John Carpenter - qui rendra hommage au film avec un gros clin d'oeil dans Halloween : la nuit des masques.


Big John va nous plonger dans une station de recherche perdue au beau milieu de l'Antarctique, isolée du reste du monde, dans un décor vierge dont il est impossible de s'échapper, et que n'aurait sans doute pas reniée le Lovecraft des Montagnes hallucinées. Un groupe de douze hommes, qui sera bientôt confronté à la Chose, créature extraterrestre métamorphe capable d'imiter les formes de vie qu'elle absorbe. 

A partir de ce postulat, Carpenter va créer une atmosphère unique, avec une gestion parfaite du suspense, de la paranoïa et de l'horreur. Qui est la chose, et comment va-t-elle se manifester ? Même en revoyant régulièrement le film, on se surprend à être totalement pris par le mystère et les passages forts, comme la séquence toujours aussi efficace du test sanguin, ou celles des manifestations horrifiques, servies par les effets impressionnants, bien que parfois vieillissants, de Rob Bottin (RoboCop, Hurlements...).

Chef d'oeuvre du cinéma horrifique, porté par la réalisation très soignée de Carpenter, la partition inquiétante d'Ennio Morricone et l'interprétation de Kurt Russell dans le meilleur rôle de sa carrière, The Thing possède encore aujourd'hui toute sa puissance, imité à de nombreuses reprises (jusqu'à un remake très moyen et une adaptation en jeu vidéo plutôt réussie) mais jamais égalé. Tout simplement mon film horrifique favori.

Note : 9.5/10



 

jeudi 30 juillet 2015

Poltergeist


Titre : Poltergeist
Réalisateur : Tobe Hooper
Acteurs : Craig T. Nelson, JoBeth Williams, Heather O'Rourke
Date de sortie en France : 20 octobre 1982
Genre : épouvante, horreur

Synopsis :
L'heureuse famille Freeling mène une vie tranquille et prospère dans la petite ville de Cuesta Verde. Cependant, leur maison devient le théâtre d'étranges phénomènes quand des objets commencent à se déplacer et que le sol se met à trembler. Une nuit, la petite Carol Anne disparaît et se met à communiquer avec ses parents à travers la télévision. Les Freeling font alors appel à un parapsychologue.

Avis :
Alors que son (inévitable) remake est s6rti sur nos écrans, voici l'occasion de se pencher de nouveau sur Poltergeist, de Tobe Hooper et Steven Spielberg. Si la paternité du film fait toujours débat actuellement (on reconnaît d'ailleurs parfaitement la patte de l'un ou de l'autre à certains moments du film), Poltergeist reste l'un des meilleurs classiques de l'horreur et de l'épouvante des années 80.


Bien sûr, l'ensemble a pris quelques rides, mais le film profite d'une progression scénaristique particulièrement soignée, alternant fantastique familial, avec des manifestations initiales plutôt innocentes et quelques jeux de lumières très "Rencontres du troisième type", et horreur plus frontale, avec arrachage de visage et apparitions monstrueuses plus proches de ce que peut nous offrir le réalisateur de Massacre à la tronçonneuse.

Le tout se met au service du mystère, passionnant, autour de la disparition de Carol Anne. Si je regrette que l'idée de la télévision soit finalement très peu exploitée, et que la révélation finale soit un peu trop classique, la recherche de la jeune fille, les différentes prises de contact avec l'autre monde et enfin le sauvetage nous tiennent en haleine jusqu'au bout. Bien entendu, tout n'est pas parfait, entre une interprétation parfois très moyenne et quelques effets spéciaux ratés, mais Poltergeist fait partie de ces films dont on se souvient des répliques et des scènes phares des années plus tard.

Dans la longue liste des films des années 80 qui ne nécessitaient aucune relecture (ni aucune suite...), Poltergeist de Tobe Hooper et Steven Spielberg est l'une des oeuvres les plus marquantes du genre horrifique, une réussite qui a très bien vieilli malgré quelques éléments devenus cocasses avec le temps (la médium, notamment), et qu'on revoit toujours avec le même plaisir. On ne pourra clairement pas en dire autant de son remake...

Note : 8,5/10


mercredi 6 mai 2015

Mad Max 2 - le défi


Titre : Mad Max - le défi (Mad Max 2: The Road Warrior)
Réalisateur : George Miller
Acteurs : Mel Gibson, Bruce Spence, Vernon Wells
Date de sortie en France : 11 août 1982
Genre : action

Synopsis : 
Dans un futur non défini, les réserves de pétrole sont épuisées et la violence règne sur le monde. Max, un ancien de la sécurité routière, se porte aux secours d'une communauté de fuyards aux prises avec des pirates de la route. La bataille se concentre autour d'une citerne de raffinerie.

Avis : 
Après un premier film très sombre, Mad Max revient dans une suite bien différente. Au menu : western post-apocalyptique, ambiance beaucoup plus légère, action plus présente pour une monstrueuse série B qui va tout emporter, flirtant souvent avec les limites de la ringardise sans jamais (ou si rarement) y tomber, contrairement à sa future suite, Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre.


L'histoire est très simple : il s'agit du siège d'une place fortifiée par des méchants brigands. Et quels brigands ! Adeptes de la tenue SM, tout en chaînes et en cuir, menés par un géant à moitié à poil portant un masque de hockey, leur vie semble se limiter à être violent et zoner sur leurs véhicules. Côté gentils, ce n'est pas bien plus original : aux côtés de Max, on trouvera le sidekick comique classique, le gamin sauvage et un groupe de gentils courageux.

Et pourtant, de façon assez miraculeuse, ça fonctionne parfaitement ! Placée dans une multitude de passages cultes (le boomerang, la poursuite finale), cette galerie de stéréotypes nous divertit parfaitement grâce au sens du rythme, du spectaculaire et l'humour de George Miller, couplé à un Mel Gibson passant soudainement du anti-héros à l'icône cinématographique, cynique - mais pas trop, égoïste - mais pas trop, individualiste - mais pas trop.

Bref, ce Mad Max 2 s'ouvre à un public bien plus large, abandonnant l'atmosphère pesante de l'original pour une ambiance plus série B, développant l'univers entraperçu dans Mad Max pour verser totalement dans un monde post-apocalyptique qui sera copié des dizaines de fois. Une réussite que l'on pouvait attendre vu la qualité du premier volet, mais qui se révèle pourtant étonnante vu le nombre d'éléments au fort potentiel de ringardise qui étaient réunis !

Note : 8/10



mercredi 29 avril 2015

Mad Max


Titre : Mad Max
Réalisateur : George Miller
Acteurs : Mel Gibson, Joanne Samuel, Hugh Keays-Byrne
Date de sortie en France : 13 janvier 1982
Genre : action

Synopsis : 
Sur les autoroutes désertées d'une Australie méconnaissable, une guerre sans merci oppose motards hors-la-loi et policiers Interceptor, qui tentent de triompher de la vermine au volant de voitures aux moteurs surgonflés. Dans ce monde en pleine décadence, les bons, les méchants, le manichéisme disparaissent...

Avis : 
A quelques jours de la sortie de Mad Max : fury road, revenons sur la célèbre trilogie mettant en scène le tout jeune Mel Gibson dans le rôle de Max Rockatansky. Une trilogie initiée en 1979 donc, et prenant place dans un futur proche, dans un monde à l'agonie où ne persiste que la loi du plus fort, où criminels et forces de l'ordre s'affrontent dans des courses-poursuites ultra-violentes.


Mad Max, c'est avant tout un certain paradoxe : à partir d'une histoire ultra-linéaire à base de vengeances, George Miller va pourtant nous entraîner très loin, grâce à son ambiance unique et le soin apporté à la réalisation. Véritable western post-apocalyptique (une dimension que reprendra encore davantage Mad Max 2), le film nous offre quelques scènes d'action formidables, avec notamment l'une des plus belles poursuites automobiles du cinéma, au montage parfait.

D'autres scènes restent immanquablement gravées dans la mémoire du spectateur, comme la mort de la famille de Max, et on appréciera également l'art de la suggestion de Miller, évitant au maximum les images chocs au profit de l'imagination... ce qui n'empêchera pas le film d'être longtemps interdit en France. On adorera également l'attitude monolithique de Mel Gibson, parfait en anti-héros implacable.

Peut-être parfois un peu lent, et ne cherchant jamais à nous offrir une histoire complexe, Mad Max est une oeuvre sombre, violent et crue, à l'ambiance incomparable et à l'intensité formidable, principalement dans la dernière partie et dans les courses-poursuites. Une vraie réussite, que viendra confirmer la suite, Mad Max : le défi, aussi bis que jouissif.

Note : 8/10


lundi 30 juin 2014

Le Bateau


Titre : Le Bateau (Das Boot)
Réalisateur : Wolfgang Petersen
Acteurs : Jürgen Prochnow, Erwin Leder, Herbert Grönemeyer
Date de sortie en France : 17 février 1982
Genre : drame, guerre

Synopsis : 
Automne 1941. Deuxième Guerre Mondiale. Base de La Rochelle. A la veille de s'embarquer pour une mission de routine dans l'Atlantique Nord, l'équipage d'un sous-marin allemand fait la fête. Ils dansent, boivent, comme si demain n'existait pas. Pour eux, ce sera le cas. Car ce qu'ils ne peuvent pas savoir, c'est que sur 40.000 sous-mariniers allemands, seuls 10.000 retourneront chez eux...

Avis : 
Film monstre de Wolfgang Petersen, Das Boot nous entraîne donc, pendant plus de trois heures (pour la version director's cut) dans les entrailles d'un sous-marin de guerre allemand patrouillant dans l'Atlantique. Trois heures où nous nous retrouverons coincés dans un espace particulièrement réduit, au milieu des bruits et des odeurs et où la principale activité sera l'attente. Une attente longue et infernale, celle d'une routine ou de gestes répétés à l'infini, un enfer qui ne prendra fin que lorsqu'un autre enfer débutera : celui des affrontements et de la peur.


Wolfgang Petersen cherche donc tout d'abord à nous plonger dans le quotidien de ces sous-mariniers, et à nous faire ressentir cette ambiance étouffante qui pèse sur leurs épaules à chaque seconde, sans aucune possibilité d'y échapper. Il réussit à totalement nous immerger dans le sous-marin, jusqu'à bientôt partager la tension de ses occupants lorsqu'il sera la cible d'un bateau de guerre. En ne montrant presque rien, le réalisateur allemand renforce encore la puissance et la menace de cet ennemi dont la présence ne se manifestera souvent que par le son : celui des hélices se rapprochant, des explosions des grenades lancées à la mer, du sonar tentant de retrouver l'U-96, de l'eau qui s'infiltre, des sous-mariniers qui paniquent. Le son également du sous-marin soumis à la pression des fonds marins, à mesure que le capitaine fait descendre le bâtiment pour échapper aux ennemis.

Cette tension ne sera que rarement relâchée, pour de rares moments d'euphorie lorsque l'équipage est enfin hors de danger, ou lorsque l'U-Boot détruit enfin une cible... avant d'assister avec horreur à l'agonie de l'équipage d'un navire ennemi. Même une rencontre dans un cadre de rêve avec des officiers supérieurs ne pourra que renforcer l'impression que les sous-mariniers ne sont qu'une ressource sacrifiable que l'on envoie sans sourciller vers des missions suicide.

Incroyablement intense, même lorsque le film se borne à nous montrer l'ennui de ses personnages sans jamais sacrifier à un héroïsme malvenu ou des scènes d'action spectaculaire, et particulièrement étouffant, Das Boot est tout simplement l'un des plus grands film de guerre. L'un de ceux qui, en tout cas, nous montrent le mieux l'enfer psychologique vécu par les soldats et qui ne se limite pas à perdre des compagnons dans des gerbes de sang.

Note : 10/10


samedi 27 juillet 2013

Star Trek II : la colère de Khan


Titre : Star Trek II : la colère de Khan (Star Trek II : the wrath of Khan)
Réalisateur : Nicholas Meyer
Acteurs : Leonard Nimoy, William Shatner, Ricardo Montalban
Date de sortie en France : 20 octobre 1982
Genre : science-fiction

Synopsis : 
L'équipe de l'Enterprise croise la route de Khan, un vieil ennemi fermement résolu à se venger de l'amiral Kirk qui l'avait banni sur une planète déserte. Pour accomplir son dessein, il s'empare du célèbre vaisseau afin de transporter une arme extrêmement dangereuse qui pourrait détruire la planète Terre. Aveuglés par la haine qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, Kirk et Khan vont alors se livrer un combat à mort dont les dommages pourraient s'avérer collatéraux.

Avis : 
 Star Trek, le film éreinté par la critique, n'a pas rapport autant d'argent que ne l'espérait la Paramount...mais assez pour que le studio envisage rapidement une suite, pour un budget moindre, et en écartant de la production Gene Roddenberry, le créateur de la saga. Après le film de Robert Wise, qui se retranchait un peu trop derrière ses effets spéciaux avant d'enfin se consacrer à son histoire, La Colère de Khan va choisir un chemin bien plus direct, avec une bonne vieille histoire de vengeance.


Nicholas Meyer va ainsi faire revenir Khan Noonien Singh, exilé sur la planète Ceti Alpha V par Kirk à la fin de l'épisode 22 de la première saison de la série (Les Derniers tyrans). Après V'Ger, l'entité désincarnée du premier volet, la saga s'attache donc ici à un ennemi plus identifiable, aux intentions moins nébuleuses. Cette volonté de simplifier l'intrigue va même donner un aspect extrêmement stéréotypé au film, ce méchant très méchant, à la force surhumaine et uniquement motivé par la haine affrontant le brave Kirk, courageux et intelligent, un leader d'hommes jamais pris au dépourvu malgré la supériorité apparente de son adversaire.

Cette impression est d'ailleurs amplifiée par les interprétations, tout en exagération, de Ricardo Montalban et de William Shatner, chacun en faisant des tonnes et hurlant ses répliques en grimaçant ! Mais étonnamment, celui donne un certain charme au film, un côté rentre-dedans plutôt agréable, bien loin des réflexions métaphysique de Robert Wise. On trouve d'ailleurs quelques scènes de combats dans l'espace très réussies, avec un véritable sens du rythme et une intensité permanente.

La Colère de Khan prend ainsi le contre-pied du film réalisé par Robert Wise, en épurant au maximum son intrigue pour se contenter d'un affrontement entre deux rivaux dans l'espace. Une simple histoire de vengeance, avec ses face-à-face virils (l'accoutrement de Khan est une attraction à lui tout seul !), ses répliques assassines, ses rires diaboliques et ses sacrifices ultimes. Du pur cinéma rentre-dedans, qui se suit avec un réel plaisir !

Note : 7/10