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lundi 31 octobre 2022

Halloween ends

 

Titre : Halloween ends
Réalisateur : David Gordon Green
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Andi Matichak, Rohan Campbell
Date de sortie en France : 12 octobre 2022
Genre : horreur
 
Synopsis : 
Quatre ans après les événements d’Halloween Kills, Laurie vit désormais avec sa petite-fille Allyson et achève d’écrire ses mémoires. Michael Myers ne s’est pas manifesté ces derniers temps. Après avoir laissé l’ombre de Michael planer sur le cours de son existence pendant des décennies, elle a enfin décidé de s’affranchir de la peur et de la colère et de se tourner vers la vie. Mais lorsqu’un jeune homme, Corey Cunningham, est accusé d’avoir assassiné un garçon qu’il gardait, Laurie devra affronter une dernière fois les forces maléfiques qui lui échappent, dans un déferlement de violence et de terreur… 
 
Avis : 
Le voici enfin, le dernier épisode de cette étrange trilogie censée faire suite aux événements du film de John Carpenter. Dans le précédent volet, Michael Myers s'était transformé en Jason Voorhees et massacrait des groupes de personnes, qui se regroupaient d'ailleurs en milice pour abattre le monstre invulnérable. Pour cette suite, Myers s'inspire cette fois de Pennywise, en se cachant dans les égouts et en faisant ressortir toute la noirceur d'Haddonfield, comme la créature de CA l'avait fait avec Derry. 
 
 
Ainsi, alors qu'il était en forme olympique dans Halloween kills, le tueur masqué est largement en retrait dans Ends, laissant la place aux habitants de la ville, contaminés par un Mal décidément bien contagieux. Les babysitters tuent par accident les gamins qu'ils gardaient, les fils à papa harcèlent les marginaux, la radio ressasse en boucle les exploits de The Shape, les familles semblent toutes malsaines et tout le monde semble en vouloir à Laurie qui, elle, semble vivre sa meilleure vie depuis le décès de sa fille. 

Toute cette noirceur va peu à peu s'incarner dans les personnages de Corey, qui va se transformer au fil du film en rebelle des années 80-90, et de Allyson, la petite fille de Laurie Strode, qui ne parvient pas à trouver sa place dans l'univers formidable d'Halloween, constamment écartelée entre sa volonté d'émancipation et son statut de SURVIVANTE. Si l'évolution des deux personnages reste, à mon sens, une idée plutôt intéressante, et qui aurait presque mérité d'être développée dans un autre film qu'un Halloween, l'interprétation de Andi Matichak et surtout de Rohan Campbell permet difficilement de croire ou de les prendre au sérieux, d'autant que l'ensemble a été écrit à la truelle. 

On se retrouve ainsi devant un Halloween qui ne veut pas vraiment être un Halloween, mais qui multiplie les clins d'oeil appuyés au film de Carpenter. Plus étrange encore, le traitement réservé à Myers, qui passe d'un monstre surpuissant à un vieillard claudiquant et n'est plus que... l'ombre de lui-même, sans explication. Sans doute était-il alimenté par le Mal, et qu'à force de le transmettre, il s'est affaibli ? Reste que son ultime confrontation avec Laurie arrive comme un cheveu sur la soupe, dans une séquence terriblement anti-climacique. 

Finalement, on n'est pas mécontents de voir cette trilogie se terminer... même si l'on sait qu'en cas de succès, Michael Myers reviendra immanquablement. Sans Jamie Lee Curtis, a priori.
 

dimanche 5 décembre 2021

Halloween kills

 

Titre : Halloween kills
Réalisateur : David Gordon Green
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak
Date de sortie en France : 20 octobre 2021
Genre : horreur, slasher
 
Synopsis : 
 Laurie Strode, sa fille Karen et sa petite fille Allyson viennent d’abandonner le monstre au célèbre masque, enfermé dans le sous-sol de la maison dévorée par les flammes. Grièvement blessée, Laurie est transportée en urgence à l’Hôpital, avec la certitude qu’elle vient enfin de se débarrasser de celui qui la harcèle depuis toujours. Mais Michael Myers parvient à s’extirper du piège où Laurie l’avait enfermé et son bain de sang rituel recommence. Surmontant sa douleur pour se préparer à l’affronter encore une fois, elle va inspirer la ville entière qui décide de l’imiter et de se soulever pour exterminer ce fléau indestructible. Les trois générations de femmes vont s’associer à une poignée de survivants du premier massacre, et prennent les choses en main en formant une milice organisée autour de la chasse et la destruction du monstre une fois pour toutes. Le mal meurt cette nuit. 
 
Avis : 
 Second volet de la nouvelle trilogie consacrée à Michael Myers et Laurie Strode, Halloween kills démarre là où Halloween finissait : les femmes de la famille Strode ont piégé le tueur et ont incendié la maison, le laissant pour mort. Mais, évidemment, on ne tue pas le croquemitaine aussi facilement. 


Avec ce deuxième volet, David Gordon Green continue à imposer sa version du boogeyman, remplaçant largement celle de Carpenter. Michael Myers n’est plus The Shape, ne se cache plus dans l’ombre pour attaquer par surprise sa victime. Dans la lignée du film précédent, Myers est un bourrin à la Jason Voorhees, massacrant des remorques de personnages apparus 30 secondes plus tôt, jusqu’à se débarrasser tranquillement d’une dizaine d’adversaires tout en résistant à leurs assauts. J’imagine que chacun appréciera différemment ce changement radical dans le comportement du tueur, qui m’a laissé un peu perplexe alors que j’avais plutôt bien aimé la brutalité du précédent volet.

Un autre élément qui m’a laissé un goût incertain est cette volonté de relier ce film à celui de 1978. D’un côté, il y a la formidable idée des séquelles psychologiques laissées sur les survivants, de contamination de la ville par le Mal, la transmission de la peur du croquemitaine, et ce regroupement en milice pour enfin affronter et se venger de Myers… avec toutes les démesures et les dérives que cela entraîne. De l’autre, il y a ce sentiment que certains acteurs ne reviennent 40 ans plus tard que pour faire monter le nombre de victimes ou pour appuyer un hommage déjà très présent.

Bref, on se retrouve devant un film qui ne sait pas s’il doit respecter son aîné, ou au contraire s’en émanciper totalement. Pour éviter de choisir, le film choisit la surenchère, jusqu’à faire de son croquemitaine une espèce de monstre invincible au comportement sans queue ni tête (on ne sait pas trop pourquoi il s’acharne sur certaines victimes, mais pas sur d’autres, pourquoi il met en scène certains meurtres, mais pas d’autres, pourquoi il se laisse arrêter alors qu’il est capable de dégommer tranquillement une douzaine d’adversaires…). On a surtout l’impression que personne ne sait vraiment, en fait...
 
 


dimanche 3 novembre 2019

Halloween Resurrection


Titre : Halloween Resurrection
Réalisateur : Rick Rosenthal
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Busta Rhymes, Ryan Merriman
Date de sortie en France : 30 octobre 2002
Genre : slasher

Synopsis : 
Un groupe de jeunes gens est sélectionné pour participer en direct à une émission de real TV. Ils doivent passer la nuit dans la maison d'enfance de Michael Myers. Les participants présument tous que ce jeu sera une simple partie de plaisir pouvant éventuellement leur apporter un peu de notoriété et de publicité gratuite.
Mais les choses vont vite tourner au cauchemar. Michael Myers est de retour. L'un après l'autre, les candidats disparaissent. Le but du jeu va vite consister à essayer de sortir vivant de la demeure.

Avis :
Parfois, on se demande vraiment comment producteurs et scénaristes peuvent avoir des idées aussi cons, et surtout comment cet amas de conneries peut se retrouver à l’écran. Avec Halloween : Resurrection, on a l’impression que tout le monde a tenté de battre un record, noyant une seule bonne idée (celle de la victime guidée par les téléspectateurs) sous des tonnes d’inepties. 


Déja, « Resurrection » de quoi ? De qui ? On nous apprend que Myers n’est pas mort, aucun personnage ne revient de l’au-delà, bref, aucune résurrection. Forcément, ça part mal. Ensuite, ce postulat de base : une émission de télé-réalité va être tournée dans l’ancienne maison des Myers. Qui a pu penser une seule seconde que c’était une bonne idée ? Qui a pu croire que coller un rappeur (Busta Rhymes) dans le rôle d’un producteur opportuniste fan de films de kung fu donnerait quelque chose de positif ?

C’est simple, Halloween Resurrection réussit l’exploit improbable de déloger Halloween de la place de pire film de la saga. Tout est raté : les personnages sont insupportables, et ont des réactions idiotes. Les incohérences se multiplient : la production a fouillé et aménagé toute la maison… mais n’a pas trouvé l’antre de Michael ; certains hurlements ne sont pas entendus d’une pièce à l’autre ; et surtout, alors qu’il y a de nombreuses caméras, personne ne voit Myers pendant une grande partie du film, même quand il tue les participants). Et puis merde, le procédé même de caméras qui donnent des images dégueulasses… ben ça donne des images dégueulasses.

Rien à sauver donc, sauf l'introduction, sur ce 8e volet de la saga qui, à défaut de résurrection, est parvenu à enterrer Myers… avant qu’il ne soit immanquablement ressuscité, par Rob Zombie d’abord, par David Gordon Green ensuite, qui ont tous deux fait table rase de ce qu’il y avait avant pour repartir de zéro. 

Note : 1/10 


samedi 2 novembre 2019

Halloween, 20 ans après


Titre : Halloween, 20 ans après (Halloween H20 : twenty years later)
Réalisateur : Steve Miner
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Josh Hartnett, Michelle Williams
Date de sortie en France : 9 décembre 1998
Genre : horreur

Synopsis : 
Vingt ans ont passé depuis le drame de Halloween, La Nuit des masques. Laurie Strode tente péniblement d'oublier le passé. Devenue directrice du college privé d'une petite ville, elle mène une vie tranquille auprès de son fils de dix-sept ans et de son compagnon. Pourtant Michael Myers continue à hanter ses nuits. A la veille d'Halloween, elle se dispute violemment avec son fils qui veut participer à la fête. Finalement elle le convainc de rester au collège et de fêter Halloween en petit comité. Tout ce petit monde ignore que Myers a recommencé à assassiner.

Avis : 

Oubliez tout ce qu’on vous a dit depuis plusieurs années. Non, Laurie Strode n’est pas décédée, elle est toujours bien vivante, a changé de nom, et vit désormais en Californie. Non, elle n’a pas eu de gamine insupportable, mais a eu un fils, aujourd’hui adolescent. Et non, Myers n’a jamais été le bras armé d’une quelconque secte. Halloween H20 met un grand coup de pied aux épisodes 4, 5 et 6, et se replace comme une suite directe du second volet. 


20 ans après la triste nuit d’Halloween donc, Laurie Strode est désormais une femme accomplie, à un détail près : l’ombre de son frère plane toujours au-dessus de son épaule, elle est convaincue qu’il reviendra un jour pour essayer de la tuer. Une peur qui l’éloigne peu à peu de son fils, bien décidé à vivre à fond ses années ingrates sans se laisser enfermer par les délires de sa mère. Evidemment, c’est maman qui aura raison : Michael va retrouver sa trace, et va essayer de finir le boulot.

Avec H20, on revient à un slasher marqué par le suspense. Myers prend son temps, joue avec ses victimes (parfois un peu trop, comme avec LL Cool J), les choisit aussi. La vague post-Scream étant passée par-là (Kevin Williamson est par ailleurs scénariste), les victimes se défendent maintenant et en font parfois voir de toutes les couleurs au tueur, sans pour autant altérer sa détermination. Cela donne quand même des séquences assez étranges, où The Shape semble tantôt inarrêtable^
et implacable, tantôt maladroit et bête comme une poule. L’ensemble reste néanmoins assez agréable à suivre, et on reconnaît derrière la caméra l’expérience de Steve Miner, habitué du genre (Vendredi 13 chapitre 2 et chapitre 3, House, Warlock…).

Cet Halloween : 20 ans après fait office de bouffée d’air pur dans la saga, coincé entre les deux pires volets (Halloween 6 et Resurrection). Le retour de Jamie Lee Curtis, dans la peau d’un personnage plus profond que ce l’on voit généralement dans le genre, et un plus grand soin apporté au suspense et à l’histoire en font sans mal un des meilleurs épisodes de la saga. On y appréciera même le passage, en forme de clin d’oeil pourtant furieusement gratuit et sans intérêt, de Janet Leigh.

Note : 6,5/10

vendredi 1 novembre 2019

Halloween 6 : la malédiction de Michael Myers


Titre : Halloween 6 : la malédiction de Michael Myers (Halloween : the curse of Michael Myers)
Réalisateur : Joe Chappelle
Acteurs : Donald Pleasance, Paul Rudd, Marianne Hagan
Date de sortie en France : 10 mars 1998 (VHS)
Genre : horreur

Synopsis : 
Dix ans après avoir terrorisé la petite ville d'Haddonfield et avoir disparu avec sa nièce Jamie, le psychopathe Michael Myers, protégé par une bande de sorciers maléfiques, revient sur les lieux de ses sanglants méfaits. Jamie, elle, donne naissance au fils de Michael Myers et appelle une nouvelle fois le docteur Loomis à l'aide. 
 
Avis : 
Ceci est un appel à l’aide : si quelqu’un a compris le scénario de Halloween 6, merci de m’envoyer un message ou de me fournir l’explication en commentaire. Parce qu’entre cette histoire incompréhensible de secte druidique, cette histoire de runes, ce Myers sous influence, ce gamin sous influence, ce retour du gamin gardé par Jamie Lee Curtis dans le 1er film et tout le barnum, ce film est incompréhensible.


Tout ce qu’on peut comprendre finalement, c’est que les producteurs ont finalement décidé de tuer le mythe Michael Myers, pour n’en faire qu’un pantin interchangeable, bien loin de l’incarnation du Mal, insensible et inarrêtable, qu’il était censé être jusqu’alors. Cela ne l’empêche pas d’avoir des super-pouvoirs, comme une espèce de radar interne ou une faculté de téléportation terriblement efficace (mais alors, pourquoi marcher ? Pourquoi voler des véhicules ? Ou alors, comme dans les jeux vidéo, ces pouvoirs doivent-ils se recharger avant d’être utilisés de nouveau ?).

Le pire dans tout ça, c’est qu’avec tout ce bordel incompréhensible, on ne retient rien du film. Je l’ai revu il y a deux semaines, et je suis presque incapable de citer une quelconque séquence en dehors de l’introduction et de la fin. Peut-être est-ce là la fameuse « malédiction » évoquée par le titre : Halloween 6 est tellement mauvais, tellement quelconque malgré la volonté de présenter de nouveaux éléments scénaristique, qu’on l’oublie immédiatement, là où même Halloween 5 restait un peu en mémoire…

Note : 0,5/10
 
 

samedi 12 octobre 2019

Halloween 5 : la Revanche de Michael Myers


Titre : Halloween 5 : la revanche de Michael Myers (Halloween 5)
Réalisateur : Dominique Othenin-Girard
Acteurs : Donald Pleasance, Ellie Cornell, Matthew Walker
Date de sortie en France : 28 novembre 1990
Genre : slasher

Synopsis : 
Laissé pour mort, Michael Myers cherche à mettre la main sur sa nièce, traitée par le docteur Loomis... 

Avis :
On continue à creuser avec cet Halloween 5, deuxième volet de ce qui sera finalement une trilogie au sein de la saga (les épisodes 4-5-6 forment un ensemble, que l’on ne pourra néanmoins pas qualifier de cohérent). Au menu, un Myers perdant une bonne partie de son aura et devenant un vulgaire tueur de bas étage, un Dr Loomis toujours plus fou, et des victimes toujours plus creuses. 


Comme d’habitude, Myers n’est pas vraiment mort à la fin de l’épisode précédent. On nous montre qu’il a réussi à s’enfuir comme un rat, dans une séquence qui flingue donc une partie du mythe : avait-on vraiment besoin de voir ce tueur inarrêtable se comporter comme un humain lambda, là où une ellipse aurait préservé le mystère ? De nouveau, il va chercher à trucider sa nièce, devenue muette et encore plus agaçante depuis le final dramatique du Retour de Michael Myers. Sur sa route, The Shape va enchaîner les meurtres de jeunes adultes sans intérêt, qui rivalisent de stupidité : la palme revient-elle à ce couple dans la grange, au duo de policiers idiots (il y a vraisemblablement un gag qui m’a échappé pour ces personnages), à Tina et Mike ?

Non, cette palme, il convient de la décerner au Dr. Loomis et à Myers. Totalement illuminé, le psy tente encore de sauver son patient, après avoir martelé pendant 4 films qu’il n’y avait plus rien à faire. Quant à Myers, comme indiqué plus haut, il devient un simple être humain, avec ses doutes, ses peurs, allant jusqu’à pleurer et se faisant capturer comme une merde à la fin. Grotesque…

Halloween 4 ne volait pas bien haut, mais avait au moins le mérite d’être un minimum divertissant. Cet Halloween 5 est un vrai navet, dont l’unique qualité ne sera finalement que d’être moins lamentable que sa suite, l’improbable Halloween 6, qui va exploiter certains éléments mis en place ici (le mystérieux étranger, le mystérieux symbole…) avec un sens profond du n’importe-quoi.

Note : 1/10

 

vendredi 11 octobre 2019

Halloween 4 : le retour de Michael Myers


Titre : Halloween  : le retour de Michael Myers (Halloween 4: the return of Michael Myers)
Réalisateur : Dwight H. Little
Acteurs : Donald Pleasance, Michael Pataki, Beau Starr
Date de sortie en France : 
Genre : slasher


Synopsis : 
Comme la loi le prévoit, Michael Myers est transferé dans un hôpital normal après dix ans passés dans un hôpital psychiatrique pour fous criminels. Le docteur Loomis, persuadé que Michael va pouvoir enfin reprendre ses meurtres sanglants, part à sa recherche. Mais la ronde des meurtres a déjà commencé et Michael est en route pour la ville d'Haddonfield qui se prépare à fêter Halloween. 
Avis : 
Hourra ! Michael Myers est de retour ! Sortez les vuvuzelas, faites tourner les serviettes, balancez vos petites culottes sur l'écran, le croquemitaine au masque blanc revient, et il n'est pas content. S'il n'est pas content, c'est pour plusieurs raison : tout d'abord, il avait prévu de vivre sa retraite pénard, mais l'échec de Halloween 3 en a voulu autrement. Puis finalement, alors qu'il voulait rendre visite à sa soeur, il apprend qu'elle est morte (bon en fait, c'est pas vrai, mais chuuuut), et qu'il ne lui reste qu'une petite nièce insupportable. Pour couronner le tout, l'espèce de vieux cinglé qui répète à tout le monde qu'il n'est pas cinglé lui court toujours après, et on ne retrouve plus son masque fétiche : il va devoir se contenter d'une copie ratée. 
Si l'on devait faire une liste des clichés du slasher, il serait sans doute suffisant de regarder Halloween 4. Plus encore que le second volet, déjà bien bourré de poncifs, le film de Dwight H. Little (qui depuis réalisé Sauvez Willy 2, Anacondas 2 ou encore Tekken) se contente d'aligner de façon molassonne les lieux communs, avec ce tueur aux pouvoirs quasi-surnaturels, impossible à tuer et capable de se téléporter ou de se rendre invisible, mais étrangement inoffensif quand il doit s'en prendre aux héros du film, ces personnages secondaires uniquement destinés à se faire trucider après avoir été particulièrement idiots ; cette manie de toujours transporter Myers à la fin du mois d'octobre ; l'éternel personnage qui sait tout, confronté à ceux qui ne veulent pas le croire...

Le tout s'articule autour de meurtres peu spectaculaires, et de quelques trop rares bonnes idées : celle de la milice composée d'habitants bien alcoolisés m'a assez plu, même si elle reprend le classique "oh zut, on n'a pas zigouillé le bon... bah, c'est pas bien grave". J'ai ainsi beaucoup aimé la décision concertée de finalement laisser tomber la poursuite, parce que finalement Myers fait trop peur... ou cet affrontement sur le pick-up, où Myers attaque les occupants littéralement devant les autres, qui ne le voient pas... Autre excellente idée, la séquence finale, seul élément vraiment mémorable d'un film décidément bien moyen. 

Au revoir l'anthologie sur Halloween, rebonjour Michael Myers et le slasher mou et sans intérêt. S'il se suit sans réel déplaisir, ce quatrième volet de la saga n'a pas grand intérêt... sinon celui d'être moins mauvais que les épisodes suivants...

Note : 2,5/10


vendredi 4 octobre 2019

Halloween 3 : le sang du sorcier


Titre : Halloween 3 : le sang du sorcier (Halloween III : season of the witch)
Réalisateur : Tommy Lee Wallace
Acteurs : Stacy Nelkin, Ralph Strait, Tom Atkins
Date de sortie en France : 
Genre : épouvante, horreur, thriller

Synopsis : 
Un fabricant de masques d'Halloween met au point un plan démoniaque pour tuer des millions d'enfants avec ses masques... 
Avis : 
Après les succès de Halloween, la nuit des masques et Halloween 2, le projet initial était de dire adieu à Michael Myers et de faire de la saga une anthologie d’histoires liées à la fête. Hélas, le faible succès commercial et critique de cet Halloween 3 va entraîner le retour de Michael Myers pour une série de suites plus mauvaises les unes que les autres. Dommage. 


Car s’il a été mal reçu à l’époque, et est toujours renié par les fans de Michael Myers qui n’ont pas compris que cet épisode est bien plus lié à la série que les nanars qui ont suivi, Halloween 3 est depuis devenu un petit classique, dont on apprécie le scénario, simple mais efficace, et l’ambiance, qui est typiquement celle d’un film que l’on pourrait regarder le 31 octobre.

Sur fond de sorcellerie et de science-fiction, le film nous propose une enquête sur une terrible machination destinée à massacrer des centaines d’enfants. Si ladite enquête est d’une étonnante simplicité (les méchants font leurs trucs de méchants au nez des gentils, qui ont la chance de toujours se trouver au bon endroit), elle se laisse suivre avec plaisir, grâce à des ennemis effrayants (ils ressemblent à certains de mes collègues des finances publiques, horrible!) et quelques mises à mort assez violentes. Le final est également très réussi, avec une fin ouverte qui laisse envisager le pire.

Avec en prime une (gentille) critique de la société de consommation, de la place de la télé dans la famille et de la commercialisation à outrance de la fameuse fête, cet Halloween 3 vaut bien mieux que la grande majorité de la saga. J’aurais vraiment aimé voir cette fameuse anthologie, surtout si chaque volet avait été au niveau de ce « Sang du sorcier » !
 
 Note : 6,5/10


samedi 28 septembre 2019

Halloween 2


Titre : Halloween 2
Réalisateur : Rick Rosenthal
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Donald Pleasance, Charles Cyphers
Date de sortie en France : 16 juin 1982
Genre : horreur, épouvante

Synopsis : 
Michael Myers, échappé de l'hôpital psychiatrique, sème de nouveau la terreur dans la petite ville d'Haddonfield. Les habitants fêtent Halloween, la nuit des sorcières et la police a bien du mal à démasquer le meutrier. 
 
Avis : 
John Carpenter ne le savait pas, mais avec son Halloween, il a initié l’une des plus prolifiques sagas du cinéma horrifique, et fait naître l’un de ses plus fameux boogeymen. Dès 1981, alors que lui-même n’est pas très enthousiaste à cette idée, une première suite voit le jour, avec comme unique leitmotiv celui de proposer des meurtres plus violents. 


Entre deux révélations sans intérêt (Myers est le frère de Laurie, rebondissement un peu grotesque qui caractérisera la saga jusqu’au Halloween de 2018), le Dr Loomis se contente de tourner en rond à la recherche du tueur, ennuyant ou agressant tous ceux qu’il croise, jusqu’à causer directement la mort d’un innocent. Pourquoi personne n’intervient-il pour le remettre à sa place, on l’ignore, mais on comprend peut-être mieux pourquoi personne ne l’a informé des liens entre le tueur et sa proie favorite, les risques de harcèlement étant trop grand.

Pendant ce temps, Myers tue de façon parfois violente, parfois trop travaillée (les seringues, l’hémorragie), Laurie chouine et se contente une nouvelle fois d’être une proie bien docile, et les victimes multiplient les actions idiotes afin d’offrir à leur prédateur des situations de meurtre facile.  

Halloween 2 est donc l’archétype du slasher de base, dont on retiendra principalement certaines apparitions de The Shape sortant doucement de l’ombre. C’est bien peu de choses…

Note : 2,5/10
 

mardi 13 novembre 2018

Halloween (2018)


Titre : Halloween
Réalisateur : David Gordon Green
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak
Date de sortie en France : 24 octobre 2018
Genre : épouvante

Synopsis : 
Laurie Strode est de retour pour un affrontement final avec Michael Myers, le personnage masqué qui la hante depuis qu’elle a échappé de justesse à sa folie meurtrière le soir d’Halloween 40 ans plus tôt.

Avis :
9 films, plus un remake et sa suite. Moins prolifique que la saga Vendredi 13, la saga Halloween reste une valeur sûre. D'autant que, contrairement à son compère Jason Voorhees, autour duquel il est compliqué de broder un personnage, Michael Myers offre davantage de possibilités de développement, comme a tenté de la démontrer Rob Zombie. Pour le quarantième anniversaire de La Nuit des masques, la série initiée par John Carpenter par revenir aux sources : à l'image d'un Texas Chainsaw, ou même du remake de Vendredi 13 et de certains Godzilla, Halloween version 2018 est la suite directe du premier film. Exits donc les histoires de nièces, de sectes, de télé-réalité, et même de relation fraternelle entre Laurie Strode et Michael Myers : le Croquemitaine est enfermé depuis 40 ans et sa vague de meurtres de l'époque. Il ne va évidemment pas rester en cage bien longtemps.



Ce parti pris va avoir deux conséquences majeures sur le film : tout d'abord, il va offrir un rôle superbe à Jamie Lee Curtis, dans la peau d'un personnage brisé, dont le traumatisme, toujours vivace, a empoisonné la vie, ainsi que celles de ses proches. Ensuite, le ton du film va être bien plus adulte que dans un slasher classique. Myers tue aveuglément, et retrouve pour l'occasion toute son aura mystique : The Shape reste souvent dans l'ombre, ou n'est qu'une silhouette vue de dos ou uniquement décelable que par la pâleur de son masque. Il est le croquemitaine, implacable, inlassable et impitoyable, le Mal Absolu que le Docteur Loomis évoquait en 1978. Une véritable réussite de ce côté là.

Bien sûr, le film n'évite pas certains gros défauts. Souvent prévisible, se reposant trop souvent sur les jump-scares, il joue la carte de la facilité et des grosses ficelles à outrance, quitte à nous balancer des retournements de situation grotesques (le nouveau docteur) et une dernière partie qui tourne en rond. Dommage aussi qu'en dehors de Myers et Strode, les personnages ne soient qu'effleurés, et pas seulement les victimes désignées.

Surprise inattendue en ce qui me concerne, ce Halloween cru 2018 est pour moi le meilleur d'une saga que j'ai toujours trouvée par ailleurs incroyablement ennuyeuse. S'il rend astucieusement hommage au premier film (musique, certaines images inconiques, certaines séquences inversées), il ne se perd pas dans le bête hommage trop respectueux, mais offre au contraire une vraie aura à un tueur qui aura pas mal morflé au fil des décennies. J'ai presque hâte de voir la suite arriver...

Note : 7.5/10