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mardi 27 janvier 2015

Taken 3


Titre : Taken 3
Réalisateur : Olivier Megaton
Acteurs : Liam Neeson, Forest Whitaker, Famke Janssen
Date de sortie en France : 21 janvier 2015
Genre : action

Synopsis : 
L’ex-agent spécial Bryan Mills voit son retour à une vie tranquille bouleversé lorsqu’il est accusé à tort du meurtre de son ex-femme, chez lui, à Los Angeles. En fuite et traqué par l’inspecteur Dotzler, Mills va devoir employer ses compétences particulières une dernière fois pour trouver le véritable coupable, prouver son innocence et protéger la seule personne qui compte désormais pour lui – sa fille.

Avis : 
Le premier volet de la trilogie Taken, réalisé par Pierre Morel, était un bon film d'action, un peu balourd, mais très efficace. Sa suite, Taken 2, mise en scène par Olivier Megaton, tenait déjà plus du plaisir coupable, toujours efficace mais très, très con. Toujours réalisé par Megaton, voilà donc le troisième épisode, qui va aller encore plus loin dans la connerie... et oublier au passage de soigner ses scènes d'action.


Evidemment, on ne va pas voir Taken 3 pour sa finesse scénaristique ou son écriture. Heureusement d'ailleurs, puisque entre incohérences et erreurs de montage, le film , scénarisé par Luc Besson, dépasse les limites de la bêtise. Non, on va voir ce genre de film pour voir Liam Neeson dans le rôle de cet ex-agent mi-super héros mi-vigilante, invulnérable et impossible à arrêter. Et surtout pas la police, évidemment remplies d'incapables et qui n'hésite pas à relâcher un homme qui en a buté des dizaines sans sourciller.

Hélas, Olivier Megaton a pété les plombs. Si on n'ira, évidemment, pas prétendre qu'il était bon réalisateur avant ça, il faut bien avouer qu'il atteint ici des sommets d'incompétences, flinguer TOUTES les scènes d'action avec un montage vomitif, décomposant chaque passage en d'innombrables micro-plans d'un dixième de seconde. Il faudra quand même qu'on apprenne à ce genre de mecs que non, ça n'apporte pas d'intensité à une scène, mais que ça la rend au contraire illisible et pénible à suivre.

Cela plombe véritablement le plaisir que l'on aurait dû avoir en suivant ce Taken 3, nouvel exemple de cinéma musclé et décérébré qui peut faire du bien à voir... quand le réalisateur ne fait pas n'importe quoi.

Note : 3/10


dimanche 22 juin 2014

X Men : days of future past


Titre : X Men : days of future past
Réalisateur : Bryan Singer
Acteurs : Hugh Jackman, Jennifer Lawrence, Michael Fassbender
Date de sortie en France : 21 mai 2014
Genre : super-héros, action

Synopsis : 
Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

Avis : 
Après avoir réalisé les deux premiers volets de la saga, Bryan Singer revient à la réalisation pour ce X Men : days of future past destiné à faire le lien entre anciens et nouveaux épisodes, mais aussi à faire oublier un X Men : l'affrontement final qui, non content d'être très moyen, sacrifiait plusieurs personnages centraux. L'occasion ici de retrouver quelques mutants des premiers films, comme Tornade (Halle Berry), Kitty Pride (Ellen Page) ou Iceman, mais surtout les versions âgées du Professeur Xavier (Patrick Stewart) et de Magneto (Ian McKellen).


Dans les faits, cette réunion est surtout réalisée par le biais du personnage de Wolverine, qui aura l'occasion de retourner dans le passé avant de changer le futur. Sans réelle répercussion entre les deux époques, à l'exception du classique final où la situation dans le passé se dénoue à quelques instants du drame du futur, l'aventure de Logan va s'inscrire dans le prolongement de X Men : le commencement (minus quelques personnages, "décédés" entre les deux films) en mêlant les mutants à des événements de l'époque comme l'assassinat de JFK ou la guerre du Viêt Nam.

Si l'on excepte les incohérences obligatoires qu'entraîne ce genre de scénario, notamment avec la trilogie de base, et si l'on est pas trop regardant sur un futur bâclé, on passera un excellent moment dans ce X Men, qui multiplie les scènes spectaculaires et tire entièrement partie des pouvoirs de ses personnages (Vif-Argent et Magneto étant ainsi particulièrement mis en avant). Le tout avec la petite touche d'humour récurrente dans la saga (les répliques de Wolverine font souvent mouche) et des effets spéciaux impeccables.

Après les décevants derniers épisodes d'autres sagas (Iron Man 3, Thor : le monde des ténèbres, The Amazing Spider-man : le destin d'un héros), X Men : days of future past nous permet enfin de retrouver des super-héros au sommet de leur forme. Spectaculaire et divertissant, le film de Bryan Singer (Jack le chasseur de géants) en arrive presque à faire oublier ses gros défauts et ses frustrations pour s'imposer comme un des blockbusters de cette année.

Note : 7/10


samedi 24 août 2013

Wolverine : le combat de l'immortel


Titre : Wolverine : le combat de l'immortel (The Wolverine)
Réalisateur : James Mangold
Acteurs : Hugh Jackman, Famke Janssen, Tao Okamoto
Date de sortie en France : 24 juillet 2013
Genre : super-héros, action

Synopsis : 
Wolverine, le personnage le plus emblématique de l’univers des X-Men, est entraîné dans une aventure ultime au cœur du Japon contemporain. Plongé dans un monde qu’il ne connaît pas, il doit faire face au seul ennemi de son envergure, dans une bataille à la vie à la mort. Vulnérable pour la première fois et poussé au bout de ses limites physiques et émotionnelles, Wolverine affrontera non seulement l’acier mortel du samouraï mais aussi les questions liées à sa propre immortalité.

Avis : 
 Mais que diable est allé faire James Mangold dans cette galère ? Comment le réalisateur des excellents Walk the line, 3h10 pour Yuma ou Copland a-t-il pu se laisser entraîner dans un nanar aussi spectaculaire ? Soyons honnête, ça partait pourtant bien : Mangold situe son histoire après X-Men : l'affrontement final, et nous montre un Wolverine torturé par le souvenir de Jean Grey et vivant loin de toute civilisation. Mais rapidement, il est rattrapé par son passé (qu'il n'a miraculeusement plus oublié ?) et doit se rendre au Japon. Là, il perd peu à peu son pouvoir de régénération et, après une première scène d'action très réussie, est contraint de s'enfuir avec Mariko, menacée par un immense complot familial.


Et à partir de là...plus rien. Le scénario veut mettre en avant ses personnages plutôt que l'action, qui se fera assez rare. Hélas, alors même que la souffrance physique ou la réflexion de Logan sur sa propre mortalité auraient pu donner quelque chose de très intéressant, le film se perd dans des rebondissements prévisibles, accumulant les poncifs et les ficelles pour livrer l'éternel complot familial que seule l'héroïne n'avait pas vu venir. Car le film ne s'encombre d'aucune finesse, au point de multiplier les incohérences : on a par exemple droit à une attaque de ninjas si mal coordonnée que les hommes de main ne réagissent à aucun moment en voyant leurs collègues se faire tuer en face d'eux !

On notera également qu'au Japon, on peut agresser et tuer librement quelqu'un dans une rue bondée sans que personne ne sourcille, et que les yakuzas et les ninjas peuvent disparaître d'un plan à l'autre du film quand le scénario n'a plus besoin d'eux. Mieux encore, on apprend que l'adamantium, le métal le plus résistant connu, ne vaut pas mieux qu'un katana et peut même être déchiré à mains nues...

Ainsi, alors que l'accent est clairement mis sur le scénario, ce Wolverine est finalement un échec total à ce niveau, se contentant de ficelles et de clichés laissant deviner facilement l'histoire au spectateur, et multipliant les incohérences et erreurs. Le personnage titre n'est finalement jamais développé, et l'action, très rare, et souvent ratée (l'affrontement entre Wolverine et les ninjas n'est qu'un pétard mouillé), voire même ridicule (le train)...A ce niveau, on en viendrait presque à reconsidérer l'épisode réalisé par Gavin Hood...

Note : 3/10



mardi 25 juin 2013

Hansel & Gretel : witch hunters


Titre : Hansel & Gretel : witch hunters (Hansel and Gretel: witch hunters)
Réalisateur : Tommy Wirkola
Acteurs : Jeremy Renner, Gemma Arterton, Famke Janssen
Date de sortie en France : 6 mars 2013
Genre : fantastique, horreur, action

Synopsis : 
Liés par le sang, Hansel et Gretel ont aujourd’hui soif de vengeance, et ils s’en donnent à cœur joie. Pourtant, sans le savoir, ils sont désormais victimes d’une menace bien plus grande que leurs ennemis : leur passé. 

Avis : 
Et si Hansel et Gretel, après avoir survécu à la méchante sorcière dans sa maison de pain d'épices, avaient décidé de prendre les armes et d'exterminer toutes les petites vieilles pratiquant la magie noire dans une cabane abandonnée au milieu de bois sinistres ? C'est à cette question, forcément majeure, et forcément inspirée par la mode de la relecture fantastique des contes populaires, que s'attaque Tommy Wirkola, réalisateur du sympathique Dead snow.
 
Hi hi hi, je suis Famke Janssen, et je suis une vieille sorcière méchante, mais je peux changer d'apparence pour faire plaisir aux spectateurs et aux producteurs. Parce qu'une vieille moche, ça ne fait pas vendre !

La recette est connue, et déclinable à l'envi : prenez quelques têtes d'affiche (Jeremy Démineurs-Jason Bourne : l'héritage Renner ; Famke GoldenEye Janssen), quelques seconds rôles facilement reconnaissables (Peter Stormare, spécialiste du genre), une bimbo à gros lolos (Gemma Arterton, qui n'a sans doute pas été choisie pour ses qualités d'interprétation). Mélangez avec une esthétique gothique bien lisse, à base de cuir et de forêts plongées dans la nuit. Retirez l'excédent de scénario, ajoutez un peu de gore en numérique et des scènes d'action avec des armes trop cool. Prenez bien soin d'assaisonner à coups de montage clipesque et vous obtenez votre petite série B horrifique. Addition : 50 millions de dollars, quand même.

Sans surprise, c'est donc très con, et malheureusement pas aussi amusant que ne le laissait entrevoir le synopsis. Si l'idée de voir des versions adultes d'Hansel et Gretel botter le cul de sorcières me réjouissait, il faut bien avouer que l'on s'en éloigne très vite. Ce n'est d'ailleurs pas plus mal, parce que deux chasseurs aussi maladroits, passant plus de temps à terre et à s'envoyer des vannes qu'à combattre leurs ennemies, n'auraient sans doute pas survécu bien longtemps. Heureusement, ils vont être aidés par une sorcière blanche (vous vouliez votre plan nichons, le voilà !) et un troll (vous vouliez votre plan...euh...troll ?), et tout rentrera dans l'ordre quand enfin les deux chasseurs vont massacrer de la vieillarde sénile par douzaines.

En fait, contentez-vous des 10 premières et 10 dernières minutes, qui assument vraiment l'aspect décomplexé que l'on aurait voulu voir pendant tout le film. Le reste est d'une monumentale connerie, tentant de mettre en place un scénario dont on se contrefout royalement, avec un mystère sans grand intérêt, et oublie surtout sa promesse principale : le divertissement. On se demande un peu ce que Jeremy Renner est venu faire là, sinon prendre son chèque, d'autant qu'il semble s'ennuyer autant que nous. Et sinon, vous comptez aussi nous refaire Cendrillon façon revival dark fantasy pour neuneus aussi ?

Note : 2,5/10


samedi 5 janvier 2013

Taken 2


Titre : Taken 2
Réalisateur : Olivier Megaton
Acteurs : Liam Neeson, Famke Janssen, Maggie Grace
Date de sortie en France : 3 octobre 2012
Genre : action

Synopsis :
Dans Taken, Bryan Mills, ex-agent de la CIA aux compétences si particulières, a réussi à arracher sa fille des mains d’un gang mafieux. Un an plus tard, le chef du clan réclame vengeance. Cette fois-ci, c’est après lui qu’ils en ont.

Avis : 
Après un premier volet aussi bourrin que stupide, Liam Neeson prête à nouveau ses traits au personnage de Bryan Mills, surhomme aussi incapable d'avoir une relation normale avec sa fille ou son ex-femme que doué pour éliminer des dizaines d'hommes de main sans sourciller. Et ça tombe plutôt bien : cette fois, les méchants en ont après lui, ils veulent se venger et le tuer !

Evidemment, le début du plan fonctionne presque parfaitement : l'ex-agent et son ex-épouse son capturés et enfermés. Mais premier hic, ils ne parviennent pas à mettre la main sur la fille. Pas de bol, la cruche écervelée va se transformer en super héroïne, sautant de toit en toit avant de conduire un taxi à toute vitesse dans les rues de la ville turque (alors qu'on apprend un peu plus tôt qu'elle n'a pas son permis, incapable de réussir un créneau). Et comme en plus Liam Neeson a réussi à dissimuler un téléphone dans ses chaussettes, et va tranquillement se libérer, les méchants vont vite s'apercevoir qu'on ne bave pas sur les rouleaux d'un ex-agent !

Ce Taken 2 est, exactement comme le premier, un véritable plaisir coupable. C'est bourré d'invraisemblances, de raccourcis et d'incohérences, les gentils sont invincibles et ont une incroyable grandeur d'âme, et les méchants sont incompétents et stupides (voir ce passage hilarant où Liam Neeson, après avoir zigouillé une centaine de sous-fifres, propose au chef des méchants de l'épargner, parce que la violence, c'est pas bien)...et c'est clairement pour ça qu'on va voir ce genre de film, pour mettre le cerveau sur "off" pendant 90 minutes, quitte à fermer les yeux sur le propos douteux (ça reste une production Besson, avec le populisme beauf que ça entraîne).

Note : 5/10