Affichage des articles dont le libellé est mad max. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mad max. Afficher tous les articles

dimanche 24 mai 2015

Mad Max : Fury road


Titre : Mad Max : fury road
Réalisateur : George Miller
Acteurs : Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult
Date de sorte en France : 14 mai 2015
Genre : action, science-fiction

Synopsis : 
Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d'un véhicule militaire piloté par l'Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s'est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Avis : 
Il aura donc fallu attendre 30 ans après le médiocre Max Max : au-delà du Dôme du tonnerre pour que le personnage interprété à l'époque par Mel Gibson revienne sur nos écrans. Trente ans d'annonces contradictoires, de retours manqués, de projets annulés pour qu'enfin débarque ce Mad Max : fury road, attendu comme le messie à une époque où le cinéma de genre est devenu bien trop sage, et où les remakes et relectures se succèdent sans aucune ambition. Mais ça, c'était avant que George Miller, bien loin d'Happy Feet ou de Babe 2, revienne à ses premières amours pour tout faire péter.


Peu de films peuvent se vanter d'avoir généré autant d'attentes que le quatrième volet de la saga consacrée au Road Warrior. Encore moins peuvent prétendre y avoir répondu, et ceux qui ont dépassé les espoirs les plus fous se comptent sur les doigts d'une main ayant imprudemment tenté de rattraper un boomerang au vol. Fury Road est de ces oeuvres là : tout ce que vous espériez est là, et même beaucoup plus. Suivant la maxime "too much is never enough", le film nous en fout plein les yeux et plein les oreilles pendant 2 heures, allant jusqu'à faire passer Max Max : le défi pour un film d'action plutôt calme et gentillet.

A l'image de ce second volet, Mad Max 4 transcende des éléments qui auraient pu faire sombrer le tout dans une ringardise insupportable : scénario réduit à sa plus simple expression, personnage principal on ne peut plus archétypal (que Miller ose d'ailleurs reléguer au second plan pendant un long moment), méchants aux looks improbables, clins d'oeil pas toujours très fins, ralentis et accélérations, répliques honteusement destinées à devenir cultes et une furieuse tendance à toujours en rajouter, quitte à nous balancer le dies irae de Verdi en pleine course-poursuite ou à insister lourdement sur la présence d'un char occupé par un guitariste infernal. Et franchement, tous ces ingrédients qui auraient pu provoquer l'indigestion se marient à merveille, tous ces petits défauts qui auraient été handicapants pour n'importe quel autre film deviennent autant de détails jubilatoires... et on en redemande.


Le film ne nous laisse ainsi aucun répit, et nous réserve des scènes de poursuite dans le désert interminables et absolument fabuleuses, avec des dizaines de véhicules, dont les occupants voltigent de véhicule en véhicule : je n'ai franchement pas le souvenir d'avoir déjà vu ça au cinéma, en tout cas pas dans Fast & furious 14, ni même dans les deux premiers Mad Max. Le sens du rythme de Miller fait des merveilles, les cascades et les décors naturels renforcent l'intensité de l'action, et le duo Hardy / Theron fonctionne parfaitement.

Bref, Mad Max : Fury road est LE film qu'on attendait... et qui parvient à nous offrir en se montrant encore plus furieux, encore plus intense que dans nos plus fous espoirs. Une oeuvre épique, une série B monstrueusement jouissive qui dynamite le cinéma actuel, que l'on a envie de revoir à peine sorti de la salle. On en vient même à redouter la (les ?) suite déjà annoncée, tant il risque d'être compliqué de passer après ce monument...

Note : 9,5/10


mercredi 13 mai 2015

Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre


Titre : Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre (Max Max beyond Thunderdome)
Réalisateur : George Ogilvie, George Miller
Acteurs : Mel Gibson, Tina Turner, Frank Thring
Date de sortie en France : 25 septembre 1985
Genre : action, science-fiction

Synopsis : 
Max, de retour, s'est fait dépouiller de son maigre bien. Suivant le voleur, il arrive à la Ville du Troc, où règne Entity. Celle-ci l'engage pour qu'il la débarrasse de Master et Blaster, rois du Monde souterrain. N'ayant voulu tuer Blaster, Max est abandonné en plein désert, d'où il ressurgit à la tête d'une troupe d'enfants pour faire exploser la Ville du Troc.

Avis : 
La frontière entre ringard et non-ringard est parfois très mince : Mad Max 2 réussissait à éviter le ridicule malgré de nombreux éléments qui auraient pu prêter à rire, d'un visuel proche du grotesque à une omniprésence des stéréotypes. Avec Max Max 3, il y a apparemment peu de différences... mais cela suffit à faire basculer le film du côté du nanar de haute volée.


La première moitié du film reprend l'aspect western post-apocalyptique, où Max devient cette fois un gladiateur devant lutter pour retrouver sa liberté. Les costumes sont aussi loufoques que dans le volet précédent... mais attirent cette fois le film dans le ridicule le plus total. De MasterBlaster à Entity, tous les personnages rivalisent de ringardise, jusqu'à Max lui-même, devenu l'ombre de lui-même. Mais ça, c'est encore la meilleure partie du film.

Car la seconde moitié va aller encore plus loin, faisant de Max une figure messianique grotesque chargé de sauver un groupe d'allumés en détruisant au passage la ville du vice. Après le film d'anticipation nihiliste, la série B d'action / science-fiction jouissive, voilà donc le gentil film d'aventures avec le gentil héros qui sauve des innocents enfants ! En plus d'être très conne, cette partie est souvent très moche, et à l'exception de la poursuite finale, qui reprend celle de Max Max le défi (mais en moins maîtrisée), il ne se passe pas grand chose.

Mad Max 3 expose donc toutes les frontières du ridicule que son prédécesseur parvenait à éviter. Si la première moitié du film parvient encore à donner le change, la suite se vautre dans le ridicule et le prosélytisme les plus gênants, flinguant le personnage de Max en le transformant en héros des enfants... Pas étonnant que la saga ait ensuite mis 30 ans à revenir !

Note : 3/10



mercredi 6 mai 2015

Mad Max 2 - le défi


Titre : Mad Max - le défi (Mad Max 2: The Road Warrior)
Réalisateur : George Miller
Acteurs : Mel Gibson, Bruce Spence, Vernon Wells
Date de sortie en France : 11 août 1982
Genre : action

Synopsis : 
Dans un futur non défini, les réserves de pétrole sont épuisées et la violence règne sur le monde. Max, un ancien de la sécurité routière, se porte aux secours d'une communauté de fuyards aux prises avec des pirates de la route. La bataille se concentre autour d'une citerne de raffinerie.

Avis : 
Après un premier film très sombre, Mad Max revient dans une suite bien différente. Au menu : western post-apocalyptique, ambiance beaucoup plus légère, action plus présente pour une monstrueuse série B qui va tout emporter, flirtant souvent avec les limites de la ringardise sans jamais (ou si rarement) y tomber, contrairement à sa future suite, Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre.


L'histoire est très simple : il s'agit du siège d'une place fortifiée par des méchants brigands. Et quels brigands ! Adeptes de la tenue SM, tout en chaînes et en cuir, menés par un géant à moitié à poil portant un masque de hockey, leur vie semble se limiter à être violent et zoner sur leurs véhicules. Côté gentils, ce n'est pas bien plus original : aux côtés de Max, on trouvera le sidekick comique classique, le gamin sauvage et un groupe de gentils courageux.

Et pourtant, de façon assez miraculeuse, ça fonctionne parfaitement ! Placée dans une multitude de passages cultes (le boomerang, la poursuite finale), cette galerie de stéréotypes nous divertit parfaitement grâce au sens du rythme, du spectaculaire et l'humour de George Miller, couplé à un Mel Gibson passant soudainement du anti-héros à l'icône cinématographique, cynique - mais pas trop, égoïste - mais pas trop, individualiste - mais pas trop.

Bref, ce Mad Max 2 s'ouvre à un public bien plus large, abandonnant l'atmosphère pesante de l'original pour une ambiance plus série B, développant l'univers entraperçu dans Mad Max pour verser totalement dans un monde post-apocalyptique qui sera copié des dizaines de fois. Une réussite que l'on pouvait attendre vu la qualité du premier volet, mais qui se révèle pourtant étonnante vu le nombre d'éléments au fort potentiel de ringardise qui étaient réunis !

Note : 8/10



mercredi 29 avril 2015

Mad Max


Titre : Mad Max
Réalisateur : George Miller
Acteurs : Mel Gibson, Joanne Samuel, Hugh Keays-Byrne
Date de sortie en France : 13 janvier 1982
Genre : action

Synopsis : 
Sur les autoroutes désertées d'une Australie méconnaissable, une guerre sans merci oppose motards hors-la-loi et policiers Interceptor, qui tentent de triompher de la vermine au volant de voitures aux moteurs surgonflés. Dans ce monde en pleine décadence, les bons, les méchants, le manichéisme disparaissent...

Avis : 
A quelques jours de la sortie de Mad Max : fury road, revenons sur la célèbre trilogie mettant en scène le tout jeune Mel Gibson dans le rôle de Max Rockatansky. Une trilogie initiée en 1979 donc, et prenant place dans un futur proche, dans un monde à l'agonie où ne persiste que la loi du plus fort, où criminels et forces de l'ordre s'affrontent dans des courses-poursuites ultra-violentes.


Mad Max, c'est avant tout un certain paradoxe : à partir d'une histoire ultra-linéaire à base de vengeances, George Miller va pourtant nous entraîner très loin, grâce à son ambiance unique et le soin apporté à la réalisation. Véritable western post-apocalyptique (une dimension que reprendra encore davantage Mad Max 2), le film nous offre quelques scènes d'action formidables, avec notamment l'une des plus belles poursuites automobiles du cinéma, au montage parfait.

D'autres scènes restent immanquablement gravées dans la mémoire du spectateur, comme la mort de la famille de Max, et on appréciera également l'art de la suggestion de Miller, évitant au maximum les images chocs au profit de l'imagination... ce qui n'empêchera pas le film d'être longtemps interdit en France. On adorera également l'attitude monolithique de Mel Gibson, parfait en anti-héros implacable.

Peut-être parfois un peu lent, et ne cherchant jamais à nous offrir une histoire complexe, Mad Max est une oeuvre sombre, violent et crue, à l'ambiance incomparable et à l'intensité formidable, principalement dans la dernière partie et dans les courses-poursuites. Une vraie réussite, que viendra confirmer la suite, Mad Max : le défi, aussi bis que jouissif.

Note : 8/10