mardi 6 avril 2021
La Nuit de la mort
lundi 6 juillet 2020
Le Monstre du train
Côté classique, c’est comme toujours ce groupe d’étudiants, le cadre d’une fête, une histoire de vengeance… On est en terrain archi-connu, d’autant qu’on connaît dès le départ l’identité du tueur. Les bonnes idées, c’est le décor du train, plutôt bien exploité, et ce tueur qui profite de la soirée costumée pour changer de masque à chaque victime et, ainsi, pouvoir s’approcher de ses proies sans difficulté. Une idée d’autant plus séduisante que chacun des masques est très réussi et a une véritable personnalité.
Autre motif de satisfaction, assez inattendu : la révélation finale. Alors même que l’on sait, tout comme les personnages d’ailleurs, qui est l’assassin, le film parvient à nous surprendre totalement, s’assurant même un second visionnage. Ces bons points font presque oublier les défauts du film, dont le principal reste, à mes yeux, un problème de rythme : on passe, comme souvent, trop de temps à suivre les déambulations des étudiants, ou les tours de magie de David Copperfield en pleine promo, ou les hésitations d’un chef de train (Ben Johnson, vu dans des classiques comme Rio Grande ou La Horde sauvage) aux réactions peu crédibles.
Le Monstre du
train fait ainsi partie du haut
du panier parmi les slashers classiques des années 80, grâce à
quelques excellentes idées, qui contrebalancent les défauts
habituels des slashers. Encore une sympathique découverte que je dois à
Rimini Editions !
mardi 19 novembre 2019
Haine
Titre : Haine
Réalisateur : Dominique Goult
Acteurs : Klaus Kinski, Maria Schneider, Patrice Melennec
Date de sortie en France : 9 janvier 1980
Genre : drame
Synopsis :
lundi 21 octobre 2019
Maniac
Titre : Maniac
Réalisateur : William Lustig
Acteurs : Joe Spinell, Caroline Munro, Gail Lawrence
Date de sortie en France : 9 mars 1982
Genre : horreur
Synopsis :
Frank Zito est un homme tourmenté. Victime d'une mère abusive durant son enfance, il a gardé depuis lors un complexe vis-à-vis des femmes. La nuit, il erre dans les quartiers chauds de New York et, dès que l'occasion se présente, tue sauvagement ses proies. Chaque fois, il scalpe la fille ayant eu la malchance de croiser sa route et ramène le trophée chez lui, pour le placer sur la tête d'un des mannequins décorant sa chambre. Toutes les femmes susceptibles d'éloigner Frank Zito de sa mère doivent mourir. Et elles sont nombreuses. Jusqu'au jour où il rencontre Anna, une photographe.
Avis :
Film culte des années 80, Maniac fait partie de ces films violents et glauques qui laissent rarement indifférent. L'histoire est assez simple, puisqu'elle nous invite à suivre un tueur psychopathe dans ses crimes et une partie de son quotidien, avec quelques lieux communs (le trauma d'enfance lié à la mère n'est pas d'une folle originalité), mais va se révéler particulièrement efficace grâce à des effets spéciaux spectaculaires et, surtout un Joe Spinell terrifiant.
L'acteur, que le grand public connaît surtout pour ses apparitions dans Rocky, Le Parrain ou encore Taxi driver, ne va pas attendre longtemps pour nous tétaniser : dès les premières minutes, avec le meurtre d'une prostituée, il va montrer toute l'étendue de la folie du personnage, dont le faciès déformé par la haine, les yeux exorbités sont mis en valeur par la réalisation de Lustig, qui nous place dans la peau de la victime. Spinell est clairement LE point fort du film, également remarquable par son ambiance poisseuse.
L'appartement du psychopathe, avec ces mannequins coiffés des scalps des victimes de Zito et tous ses détails sordides, n'est que l'exemple le plus évident de cette ambiance. On y ajoutera également l'atmosphère particulière des rues, dont tous les angles semblent propices à une attaque, mais aussi celle du métro (malgré quelques maladresses de montage, qui font que le métro ferme bizarrement alors qu'il y a encore du monde à l'intérieur), théâtre d'une séquence vraiment stressante. Et évidemment, les effets spéciaux de Tom Savini, à défaut d'être crédibles ou réalistes, participent à cette ambiance malsaine, que ce soit cette célèbre explosion de tête ou ce démembrement final.
Grâce à sa simplicité et sa radicalité, Maniac reste presque 40 ans plus tard un film toujours aussi puissant, que j'ai pu redécouvrir dans des conditions royales grâce au blu-ray du Chat qui fume et au livre Maniac : plongée mortelle dans le New York des 70's de Julien Sévéon. Et puis enfin, comment ne pas évoquer cette superbe affiche !
Note : 8/10
samedi 7 novembre 2015
Star Wars : épisode V - L'Empire contre-attaque
mercredi 12 juin 2013
Vendredi 13
Titre : Vendredi 13 (Friday the 13th)
Réalisateur : Sean S. Cunningham
Acteurs : Betsy Palmer, Adrienne King, Kevin Bacon
Date de sortie en France : 11 février 1981
Genre : horreur, épouvante, thriller
Synopsis :
En 1957, un jeune garçon, prénommé Jason, meurt noyé au camp de Crystal Lake. L'année suivante, les deux responsables du camp sont tués. Crystal Lake ferme. Mais en 1980, Steve Christy décide de le rouvrir un vendredi 13, jour anniversaire des décès survenus vingt-trois ans auparavant. Lors de la préparation du camp pour son ouverture, les moniteurs du centre disparaissent les uns après les autres pendant la nuit…
Avis :
Premier volet d'une saga qui comporte actuellement 10 films, plus un épisode crossover (Freddy vs Jason) et un remake, Vendredi 13 de Sean S. Cunningham est, étrangement, un classique du cinéma horrifique, dont la popularité sera suffisante pour engendrer un nombre incalculable de dérivés. Il faut dire que la recette est simple et ne nécessite aucune imagination : un tueur mystérieux multiplie les victimes dans un lieu retiré.
Clairement inspiré de Halloween de John Carpenter et de La Baie sanglante, de Mario Bava, allant jusqu'à en copier certaines scènes de meurtres, ce slasher campagnard va se contenter de mettre en scène les éléments les plus basiques de l'horreur : un tueur tue des victimes. Cunningham nous fait donc découvrir sa bande de jeunes imbéciles uniquement destinés à se faire tuer plus tard dans le film, ce qui sera l'occasion de s'amuser de la mode vestimentaire de l'époque, les mini-shorts moulant apportant une plus-value délicieusement kitsch à une oeuvre déjà ringarde à sa sortie.
Si ces jeunes acteurs, parmi lesquels on retrouve un tout jeune Kevin Bacon, ne jouent pas spécialement mal (ils ne donnent pas l'horrible impression de réciter bêtement que l'on constatait dans Halloween), leurs personnages sont terriblement idiots, adoptant les pires réflexes que l'on retrouvera trop souvent dans le genre et dans ses parodies : on se sépare au moindre signe de danger, on est incapable de tuer un serpent, on hésite à tuer son agresseur, on essaie de bloquer une porte avec des meubles alors que la porte s'ouvre de l'autre côté...L'assassin n'échappera pas à cette règle, devenant subitement incapable de tuer la dernière victime, préférant lui raconter sa vie et rater le moindre de ses coups.
Les meurtres eux-mêmes ne sauvent guère la situation, d'autant que la plupart se situent en dehors du champ de la caméra, pour ne nous en montrer que les conséquences, avec des maquillages souvent (très) approximatifs du célèbre Tom Savini. Le pire sera sans doute la mise à mort du tueur, dans un ralenti d'un ridicule absolu, soulignant l'interprétation toute en grimaces de la pire actrice du film.
Soulignons enfin une musique lorgnant sans vergogne sur celle de Psychose et ces effets sonores grotesques ("tchitchitchi hahahaaa") et une réalisation se contentant du minimum, et on obtient un de ces slashers idiots qui ont marqué par dizaines les années 80. Et si les suites ne seront pas beaucoup plus réussies, elles brilleront néanmoins parfois par un aspect délirant assumé, faisant de Jason Voorhees un personnage culte qui, je le rappelle, n'est pas le tueur de ce premier Vendredi 13.
Note : 2/10










