Affichage des articles dont le libellé est 1977. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1977. Afficher tous les articles

jeudi 29 octobre 2015

Star Wars : épisode IV - Un nouvel espoir


Titre : Star Wars : épisode IV – Un nouvel espoir
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Date de sortie en France : 19 octobre 1977
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis :
Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine... La guerre civile fait rage entre l'Empire galactique et l'Alliance rebelle. Capturée par les troupes de choc de l'Empereur menées par le sombre et impitoyable Dark Vador, la princesse Leia Organa dissimule les plans de l'Etoile Noire, une station spatiale invulnérable, à son droïde R2-D2 avec pour mission de les remettre au Jedi Obi-Wan Kenobi. Accompagné de son fidèle compagnon, le droïde de protocole C-3PO, R2-D2 s'échoue sur la planète Tatooine et termine sa quête chez le jeune Luke Skywalker. Rêvant de devenir pilote mais confiné aux travaux de la ferme, ce dernier se lance à la recherche de ce mystérieux Obi-Wan Kenobi, devenu ermite au coeur des montagnes désertiques de Tatooine...

Avis :
J'ai toujours une bonne raison pour me replonger dans la saga Star Wars, mais il faut bien avouer que l'arrivée imminente de l'Episode VII – le réveil de la Force est une motivation particulièrement efficace pour se remettre à niveau et revoir les six films, dans leur ordre de sortie  plutôt que dans leur logique temporelle. Un ordre qui me semble plus cohérent pour appréhender la nouvelle trilogie, puisque l'enchaînement 4-5-6-1-2-3 montre le combat entre les deux aspects de la Force, qui semble au centre des nouveaux épisodes, là où l'autre n'est « que » l'histoire d'Anakin Skywalker.


 Un nouvel espoir nous fait donc découvrir un nouvel univers, extrêmement riche. Pour sa galaxie très lointaine, George Lucas va en effet mélanger d'innombrables références, mêlant film de sabre, western, science-fiction avec des éléments tirés des romans de Joseph Campbell (avec le concept de « voyage du héros »), du cinéma d'Akira Kurosawa, de la mythologie grecque ou des traditions japonaises. A l'écran, cela nous donne une explosion visuelle sans précédent, où humains, extraterrestres et robots se côtoient dans des décors impressionnants.

Cette richesse thématique et visuelle permet d'oublier la simplicité du scénario, totalement empreint d'un manichéisme assez enfantin (ce qui n'est pas forcément un défaut), quelques problèmes de rythme et certains gros ratés (l'affrontement entre Obi-Wan Kenobi et Dark Vador). Là encore, ces défauts sont largement compensés par quelques passages mémorables (l'attaque de l'Etoile noire) et des personnages particulièrement réussis, comme Han Solo ou Dark Vador.

S'il n'est pas parfait, cet Episode IV constitue le point de départ idéal pour une saga, en nous présentant un univers inédit et riche, des personnages que l'on a envie de revoir et une intrigue simple mais soulevant plusieurs questions. L'essai sera transformé avec la suite, qui représente encore aujourd'hui le meilleur épisode de tous : L'Empire contre-attaque.


Note : 7/10


mercredi 30 avril 2014

Le Convoi de la peur


Titre : Le Convoi de la peur (Sorcerer)
Réalisateur : William Friedkin
Acteurs : Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal
Date de sortie en France : 15 novembre 1978
Genre : thriller, aventures

Synopsis : 
Quatre hommes de nationalités différentes, chacun recherché par la police de son pays, s'associent pour conduire un chargement de nitroglycérine à travers la jungle sud-américaine...

Avis : 
Remake du Salaire de la peur d'Henri-Georges Clouzot, Le Convoi de la peur de William Friedkin (L'Exorciste, Killer Joe) nous plonge dans la chaleur moite de l'Amérique du Sud pour un voyage particulièrement risqué, sur des routes impraticables qui mettront autant à l'épreuve les machines que les hommes.


Après une première partie destinée à nous présenter les personnages et les raisons qui les ont poussés à s'exiler loin de tout, on pouvait craindre le pire : sans grand intérêt, pas très réussis, ces passages réussissent à nous ennuyer avant même que le film ne débute réellement. Elles n'auront d'ailleurs pas de véritable importance par la suite du film, n'expliquant que la présence du groupe dans ce village reculé, sans influence sur leur comportement ou sur leurs rapports ultérieurs.

Bref, le film vaut surtout pour sa seconde partie, entièrement consacrée au trajet des deux camions dans des passages parfois dantesques. La traversée du pont en est évidemment le point d'orgue, scène incroyablement spectaculaire, à la tension et au suspense insoutenables, parfaitement réalisée et bénéficiant d'effets spéciaux formidables. Le reste du voyage, moins mémorable, n'en reste pas moins très réussi, avec cette menace constante que constitue le chargement de nitroglycérine et ces péripéties classiques mais très bien amenées.

S'il n'est pas le film le plus mémorable de William Friedkin, Le Convoi de la peur contient peut-être l'un des passages les plus impressionnants du cinéma avec cette incroyable traversé du pont. Une scène qui mérite à elle seule de voir le film, et de supporter une première partie sans grand intérêt, d'où émerge sans problème Roy Scheider (Les Dents de la mer), clairement mis en avant par rapport à ses camarades.

Note : 7/10


samedi 24 août 2013

L'Eté du démon


Titre : L'Eté du démon (Kichiku)
Réalisateur : Yoshitaro Nomura
Acteurs : Ken Ogata, Shima Iwashita, Mayumi Ogawa
Date de sortie : 1978
Genre : drame, thriller

Synopsis : 
Depuis quelques années, un imprimeur entretient une maîtresse avec laquelle il a eu trois enfants. Mais ses affaires tournent mal, il ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille adultérine. Excédée, la femme fait un jour irruption chez son amant irresponsable : elle lui jette sa progéniture au nez avant de s'évanouir dans la nature. La situation n'est pas du goût de l'épouse légitime. Ivre de jalousie et de haine, elle réussit à convaincre son mari de commettre l'impensable : faire disparaître les enfants pour de bon.

Avis : 
 Prolifique réalisateur japonais (on lui doit 89 longs métrages), Yoshitaro Nomura avait connu un énorme succès en 1974 avec Le Vase de sable, adaptation d'un roman de Seicho Matsumoto. Quelques années plus tard, il s'inspire à nouveau de l'auteur pour réaliser L'Eté du démon, terrible drame plongé dans un cadre social étouffant. 


Dans la chaleur étouffante d'un été caniculaire, Sokichi est enfermé dans son imprimerie au bord de la faillite avec son épouse, qui travaille avec lui, et leur unique employé. La situation devient encore plus difficile lorsque son amante abandonne chez lui ses trois enfants illégitimes, entraînant la furie de son épouse. Impossible d'élever ces gamins, et impossible de retrouver la mère : l'unique solution s'offrant à Sokichi, poussé par sa femme, est de se débarrasser d'eux...

Porté par un Ken Ogata formidable dans le rôle du mari faible et dominé, hésitant entre l'amour inné qu'il porte à ses enfants et l'impossibilité matérielle de les garder chez lui, L'Eté du démon se révèle particulièrement glaçant. Nomura choisit de se concentrer sur le père plutôt que les enfants, offrant avec Sokichi un personnage complexe et crédible, dépassé par sa propre lâcheté, nous offrant ainsi quelques scènes déchirantes. Il n'oublie cependant pas de s'attarder sur les enfants, dont le jeune garçon, au regard remarquable d'intensité, coincé entre son innocence enfantine et la confiance qu'il porte naturellement en son père, et la conscience instinctive de ce qui se passe dans cette maison où ils ne sont pas les bienvenus.

Avec pour seul véritable bémol une fin qui aurait gagné à être écourtée de quelques minutes, L'Eté du démon est donc un drame très réussi, où la réalisation classique de Nomura offre l'écrin idéal à la performance de Ken Ogata pour un film souvent glaçant, dont on ressort assez secoué.

Note : 9/10