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lundi 6 juin 2016

Massacre à la tronçonneuse 2


Titre : Massacre à la tronçonneuse 2 (The Texas chainsaw massacre 2)
Réalisateur : Tobe Hooper
Acteurs : Dennis Hopper, Caroline Williams, Jim Siedow
Date de sortie en France : 21 janvier 1987
Genre : horreur

Synopsis : 
Au Texas, deux jeunes gens sont retrouvés morts dans leur voiture, massacrés à coups de tronçonneuse. La police tente de faire passer cette affaire pour un banal accident d'automobile. Mais, les victimes étant en contact téléphonique avec une animatrice de radio au moment du crime, celle-ci a pu en enregistrer la "bande-son"...

Avis : 
13 ans après son film culte, Tobe Hooper donne une suite à Massacre à la tronçonneuse. Une suite bien éloignée de l'original : avec beaucoup plus de moyens et une ambiance davantage tournée vers l'humour noir (même si le réalisateur estime que cet aspect était déjà présent, mais non perçu, dans le 1er volet), TCM 2 est en fait le parfait rejeton des années 80.


Au diable le scénario donc, Hooper nous offre une histoire bien linéaire de vengeance, uniquement motivé par la volonté de nous en donner pour notre argent niveau violence. Décapitation, dépeçage, crâne fracassé au marteau... Là où le premier volet jouait sur la suggestion, TCM 2 s'appuie sur les effets gores de Tom Savini pour un résultat bien moins convaincant.

Mais surtout, Hooper rate complètement ses personnages : Dennis Hopper en fait des caisses dans le rôle d'un personnage ubuesque, Leatherface perd toute nuance et devient un bouffon grotesque, et sa famille (Chop Top en tête) ne semble là que pour pousser le bouchon du mauvais goût toujours plus loin. Résultat : là où on cherche de l'humour noir, on trouve surtout du ridicule à tous les étages, parodiant sans vergogne le film de 1974.

Dans la pure tradition bis des années 80, Massacre à la tronçonneuse 2 est une suite ratée doublée d'un mauvais film. Tout tombe à plat, de l'humour au ras des pâquerettes aux personnages inconsistants en passage par une narration aux abonnés absents. Et le pire... c'est qu'ils réussiront quand même à faire moins bien par la suite...

Note : 3/10


jeudi 11 septembre 2014

Howard... Une nouvelle race de héros


Titre : Howard... Une nouvelle race de héros (Howard the duck)
Réalisateur : Willard Huyck
Acteurs : Lea Thompson, Tim Robbins, Jeffrey Jones
Date de sortie en France : 10 décembre 1986
Genre : comédie, super-héros

Synopsis : 
Howard T. Duck est un canard humanoïde qui vit sur une planète remplie de canards comme lui. Mais un jour, alors qu'il se prélasse sur son fauteuil, il se retrouve aspiré dans l'espace et atterrit sur la planète Terre. Il se fait recueillir par une rockeuse, Beverly.

Avis : 
Parmi les adaptations des comics Marvel, celle d'Howard the Duck est sans doute l'une des plus étranges. S'inspirant d'un des personnages les plus improbables de la maison d'éditions américaine, Howard était destiné à remplir les poches d'un George Lucas alors endetté. Il n'en fut cependant rien : le film fut un désastre critique et financier, ne trouvant pas son public lors de sa sortie jusqu'à être considéré comme l'une des pires oeuvres de l'histoire du cinéma. Un sort qu'il ne méritait certainement pas.


Car si le film de Willard Huyck est un véritable OVNI, il est surtout d'une folie et d'une liberté salvatrices, notamment dans l'univers souvent très fade et lisse des adaptations Marvel. Avec pour héros un canard adepte du kwak-fu, amateur de cigares et de jolies filles, au mauvais caractère et volontiers vulgaire, Howard the duck part dans tous les sens, enchaîne à un rythme soutenu les gags les plus honteux et les scènes d'action les plus folles pour notre plus grand plaisir, le tout entrecoupé de répliques délicieusement cyniques de la part du héros.

On comprendra que le film n'ait, à son époque, pas fonctionné : si le fait de mettre en avant un canard humanoïde semblait destiner le film aux enfants (Howard the duck aurait d'ailleurs dû être un film d'animation à l'origine), son traitement en fait clairement une oeuvre pour adulte tant la vulgarité, les sous-entendus sexuels et les références y sont nombreuses. On regrettera presque de ne pas en voir plus de la planète de Howard, avec les équivalents "canardesques" des films que nous connaissons et une foule de détails amusants.

Dommage cependant que le film dure près de deux heures, favorisant quelques baisses de rythme et permettant de remarquer les inepties du scénario. Mais cela n'empêche pas de savourer un film fou, généreux et subversif comme on n'en voit que trop peu !

Note : 7,5/10