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dimanche 19 décembre 2021

M.A.L. : Mutant Aquatique en Liberté

 

Titre : M.A.L. : Mutant Aquatique en Liberté (DeepStar Six)
Réalisateur : Sean S. Cunningham
Acteurs : Greg Evigan, Nancy Everhard, Miguel Ferrer
Date de sortie en France : 31 mai 1989
Genre : horreur, science-fiction

Synopsis : 
L'équipage d'une plate-forme nucléaire aquatique expérimentale est menacé par une créature sous-marine inconnue. 
 
Avis : 
Malgré sa réputation de série B très moyenne, voire de nanar, je dois bien avouer que ce Mutant Aquatique en Liberté (les mystères insondables de certains titres VF...) m'a toujours intrigué, mais je n'avais jamais eu l'occasion de le voir. C'est enfin chose faite, et je dois avouer avoir été très agréablement surpris de me retrouver devant un film très sympathique malgré ses nombreux défauts. 


Réalisé par Sean S. Cunningham (Vendredi 13), M.A.L. nous propose de plonger dans les abysses quelques mois avant Abyss ou Leviathan, et nous offre une déclinaison évidente de Alien, le huitième passager, avec son huis-clos perturbé par une menace extérieure. Une menace qui se contentera longtemps d'agir hors-champ, attaquant les sous-marins et occasionnant de nombreux dommages à la base sous-marine, donnant à ce DeepStar Six de longues séquences plus proches du film catastrophe que du film d'épouvante. 

Mais on ne s'ennuie pas, malgré des péripéties assez banales, sans doute parce qu'on s'attache assez à ces personnages pourtant très archétypaux. On appréciera d'ailleurs la présence du regretté Miguel Ferrer (Twin Peaks, RoboCop, La Nurse) dans un rôle finalement assez crédible, qui éclipse assez facilement le reste du casting. Mention spéciale également aux effets spéciaux qui, s'ils ont immanquablement vieilli, gardent un certain charme et une certaine efficacité, notamment en ce qui concerne la créature, qu'il est presque dommage de ne pas voir davantage tant elle est réussie. 

Bref, une petite série B sympathique et sans prétention, qui ne prétend clairement pas révolutionner le genre, et qu'on pourra revoir sans déplaisir !




 

dimanche 28 mars 2021

Kickboxer

 


Titre : Kickboxer

Réalisateur : Mark DiSalle, David Worth

Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Michel Qissi, Dennis Alexio

Date de sortie en France : 2 août 1989

Genre : arts martiaux


Synopsis :

 Kurt Sloane souhaite venger son frère Eric, paralysé à vie par le terrifiant Tong Po lors d'un combat de kickboxing. Le souci, c'est que Kurt ne sait pas se battre. Il lui faudra apprendre les rudiments de ce sport auprès du vieux sage Xian Chow.


Avis : 

 En 1989, Jean-Claude Van Damme est encore au début de sa carrière. A peine sorti de ce qui reste l'un de ses meilleurs films (Tous les coups sont permis), il enchaîne avec Kickboxer, qui reste l'un de ses films les plus connus, notamment pour ses séquences d'entraînement... et cette improbable danse dans le restaurant. Et pourtant, qu'est-ce que c'est mauvais...


 Est-ce parce que, contrairement à Bloodsport, j'ai découvert Kickboxer récemment et pas pendant mon enfance ? Peut-être... Je peux largement pardonner le jeu d'acteur, JCVD en tête, l'intérêt de ces films n'étant pas là. Je peux également fermer les yeux sur ce scénario bien connu, qui débute par un drame ou une défaite, se poursuit par un entraînement intensif, et se conclue sur la victoire du héros sur le grand méchant de l'histoire : c'est finalement ce qu'on vient voir avec ce genre de films, même s'il suffit de regarder quelques classiques asiatiques pour voir qu'il n'y a pas besoin de beaucoup d'imagination pour varier un peu les plaisirs. 

Non, j'ai tout simplement trouvé ça incroyablement mauvais, à presque tous les étages. Personnages sans grand intérêt (le grand frère, insupportable, et qui mérite franchement de se prendre une dérouillée, le sidekick noir) dont on ne pourra sauver que le vénérable maître ; combat et entraînement bien trop mous, où chacun attend son tour pour frapper et dont le sommet sera le tabassage en règle d'un arbre ; intrigues secondaires ringardes et sans intérêt ; et surtout, surtout, le grand méchant ultime. Tong Pô est grotesque, grimaçant à outrance sous un maquillage ridicule, et ne dégage absolument rien sauf un peu de pitié. Et comme en plus les deux combats le mettant en scène sont franchement médiocres et mal chorégraphiés, le personnage ne parviendra à aucun moment à la cheville de Chong Li (qui, pour l'anecdote, fracassait rapidement l'acteur Michel Qissi pour son premier combat dans Bloodsport). 

On a un peu l'impression que ce JCVD là est devenu culte par accident, ou qu'il l'est devenu à la manière des nanars, parce que sa médiocrité et sa naïveté le rendaient sympathiques. De mon côté, je risque fort de ne jamais lui donner une seconde chance...



samedi 14 novembre 2020

Killer Crocodile


Titre : Killer crocodile

Réalisateur : Fabrizio de Angelis

Acteurs : Anthony Crenna, Ennio Girolami, Julian Hampton

Date de sortie en France : 15 novembre 1989

Genre : horreur


Synopsis : 

Un groupe d'écologistes se rend dans les Caraïbes pour tenter de prouver que les activités d'une multinationale mettent en péril la faune et la flore. Ce qu'ils vont découvrir, ce qui les guette, est bien plus terrifiant que ce qu'ils avaient pu imaginer. Une bête gigantesque aux crocs acérés rôde dans les marécages, bien décidée à les croquer un par un.  


Avis : 

 Killer crocodile, c'est un peu ma madeleine de Proust. Un film que je n'ai pourtant vu que récemment, mais dont les images me rappellent les longues heures passées à errer dans le vidéoclub situé en face de la boutique où travaillait ma mère, mais aussi les innombrables visites chez mon oncle, avec sa collection de VHS. Et parmi ces films, j'ai été marqué durablement par les images de la jaquette, montrant cet impressionnant crocodile, gueule béante à côté d'un bateau, prêt à gober un enfant, arrachant le bras d'une victime ou en transportant une autre dans sa gueule ! Aussi fascinant que terrifiant pour le gamin que j'étais !


Et c'est donc tout récemment, aux premiers jours de ce confinement 2020 version 2, que j'ai enfin pu découvrir le film de Fabrizio de Angelis, principalement réputé pour être un bon gros nanar animalier. Et si on est trèèèèès loin des sensations que m'avaient données les images du film à l'époque, figurez-vous que j'ai passé un bon moment devant ce film pourtant plus que moyen. Alors, bien sûr, le scénario est réduit à sa plus simple expression : un crocodile tue des gens sans grand intérêt, tandis que les autorités tentent de minimiser ces drames, avant qu'un aventurier chevronné ne s'associe aux héros pour chasser la Bête. Comme souvent, le modèle est Les Dents de la mer, jusqu'à en reprendre à deux notes près la musique, et l'unique "originalité" consiste en l'ajout d'un vague message écologique, rapidement tourné en ridicule. 


Le clou du film est bien évidemment les attaques du reptile, forcément moins crédible en mouvement que sur ces fameuses photos qui ornaient les VHS, la faute à des effets rudimentaires et des idées un peu saugrenues (le Capitaine Joe surfant sur le monstre, les grognements du crocodile). Et pourtant, là encore, ça fonctionne chez l'amateur de films et nanars animaliers que je suis. Le pire reproche que je fais au film est finalement d'être assez mou, donnant un peu trop de place à ses personnages, mais j'ai passé un agréable moment devant, ce qui est loin d'être le cas de tous les sous-Jaws de l'époque, ou d'une immense majorité de croco-movies. Et comme Neo Publishing avait eu la brillante idée de le sortir en DVD accompagné de sa suite, je vais sans doute me laisser tenter par Killer crocodile 2 ! 




samedi 12 octobre 2019

Halloween 5 : la Revanche de Michael Myers


Titre : Halloween 5 : la revanche de Michael Myers (Halloween 5)
Réalisateur : Dominique Othenin-Girard
Acteurs : Donald Pleasance, Ellie Cornell, Matthew Walker
Date de sortie en France : 28 novembre 1990
Genre : slasher

Synopsis : 
Laissé pour mort, Michael Myers cherche à mettre la main sur sa nièce, traitée par le docteur Loomis... 

Avis :
On continue à creuser avec cet Halloween 5, deuxième volet de ce qui sera finalement une trilogie au sein de la saga (les épisodes 4-5-6 forment un ensemble, que l’on ne pourra néanmoins pas qualifier de cohérent). Au menu, un Myers perdant une bonne partie de son aura et devenant un vulgaire tueur de bas étage, un Dr Loomis toujours plus fou, et des victimes toujours plus creuses. 


Comme d’habitude, Myers n’est pas vraiment mort à la fin de l’épisode précédent. On nous montre qu’il a réussi à s’enfuir comme un rat, dans une séquence qui flingue donc une partie du mythe : avait-on vraiment besoin de voir ce tueur inarrêtable se comporter comme un humain lambda, là où une ellipse aurait préservé le mystère ? De nouveau, il va chercher à trucider sa nièce, devenue muette et encore plus agaçante depuis le final dramatique du Retour de Michael Myers. Sur sa route, The Shape va enchaîner les meurtres de jeunes adultes sans intérêt, qui rivalisent de stupidité : la palme revient-elle à ce couple dans la grange, au duo de policiers idiots (il y a vraisemblablement un gag qui m’a échappé pour ces personnages), à Tina et Mike ?

Non, cette palme, il convient de la décerner au Dr. Loomis et à Myers. Totalement illuminé, le psy tente encore de sauver son patient, après avoir martelé pendant 4 films qu’il n’y avait plus rien à faire. Quant à Myers, comme indiqué plus haut, il devient un simple être humain, avec ses doutes, ses peurs, allant jusqu’à pleurer et se faisant capturer comme une merde à la fin. Grotesque…

Halloween 4 ne volait pas bien haut, mais avait au moins le mérite d’être un minimum divertissant. Cet Halloween 5 est un vrai navet, dont l’unique qualité ne sera finalement que d’être moins lamentable que sa suite, l’improbable Halloween 6, qui va exploiter certains éléments mis en place ici (le mystérieux étranger, le mystérieux symbole…) avec un sens profond du n’importe-quoi.

Note : 1/10

 

vendredi 3 mai 2013

Retour vers le futur II


Titre : Retour vers le futur II (Back to the future part II)
Réalisateur : Robert Zemeckis
Acteurs : Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Lea Thompson, Thomas F. Wilson
Date de sortie en France : 20 décembre 1989
Genre : science-fiction, comédie, aventures

Synopsis : 
Lors de son premier voyage en 1985, Marty a commis quelques erreurs. L'avenir qu'il s'était tracé n'est pas si rose, et son rejeton est tombé sous la coupe du voyou Griff Tannen, qui veut régner sur la ville. En compagnie de son ami Emmett "Doc" Brown et de sa fiancée Jennifer, Marty va devoir entreprendre un voyage vers le futur, pour tenter de donner un peu plus de moralité à son héritier. Un voyage aux conséquences dramatiques...

Avis : 
Après le succès de Retour vers le futur, une suite fut rapidement envisagée. D'abord prévus pour être réunis dans un seul film appelé Paradoxe, ce que nous connaissons aujourd'hui comme le deuxième et troisième volet de la trilogie furent séparé quand il devint évident que le scénario ne pouvait être condensé en un seul film. Ainsi, les deux suites furent tournées dans la foulée.

Avec cette première suite, Robert Zemeckis nous emmène donc dans le futur, puis dans un présent alternatif, et nous fait enfin revenir dans le passé déjà exploré dans le premier film, s'amusant avec les paradoxes temporels tout en nous faisant redécouvrir quelques passages clés sous un autre angle. Il reprend également quelques grandes scènes du volet précédent pour les adapter à la sauce 2015 : Marty débarque donc tout naturellement devant l'hôtel de ville et a pour premier contact avec cette nouvelle époque un bar où il devra retrouver un membre de sa famille et affronter un Tannen. On retrouve par exemple la séquence de poursuite en skateboard de 1955, mais cette fois sur le célèbre hoverboard.


Le passage dans le futur sera d'ailleurs l'occasion d'apercevoir quelques progrès, parfois délirants, de la société, comme les pizzas à hydrater, les voitures volantes, ou bien sûr les Nike à laçage automatique. L'aspect science-fiction présente néanmoins ses limites avec des effets spéciaux plutôt moyen, chaque vol de la DeLorean laissant apercevoir de mauvaises incrustations. Le présent alternatif est lui l'occasion d'entraîner le film vers un côté plus sombre, dans une ville gangrénée par la violence, la pollution et le jeu. On regrettera néanmoins que cette partie manque de rythme, et ne constitue finalement qu'un prétexte pour retourner en 1955.

Là, on s'amuse vraiment à revoir les passages du premier volet d'une autre façon, à voir les personnages croiser leurs doubles, à découvrir de nouveaux éléments, et surtout à retrouver cette époque formidable, nous permettant d'entendre une nouvelle fois Johnny B. Goode. Il s'agit vraiment de la partie la plus réussie du film, avec un suspense très présent et des scènes d'action très réussies.

Cette première suite de Retour vers le futur est donc un excellent film, mais n'atteint pas la qualité de son aîné à cause de certains passages moins réussis. Toutefois, on s'amuse vraiment lors des passages dans le futur (où l'on verra d'ailleurs un tout jeune Elijah Le Seigneur des anneaux Wood) puis dans le passé, retrouvant avec bonheur des personnages forcément attachants.

Note : 9/10


jeudi 11 avril 2013

Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles


Titre : Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles (The Land before Time)
Réalisateur : Don Bluth
Acteurs : Gabriel Damon, Candace Hutson, Judith Barsi
Date de sortie en France : mai 1989
Genre : animation, aventures, dinosaures

Synopsis : 
Bien avant l'apparition de l'homme sur la Terre vivait une paisible race de dinosaures végétariens et pacifiques, les "mangeurs de feuilles". Mais quand la sécheresse ne les contraignait pas à l'exode, les terribles "dents tranchantes", une espèce de dinosaures carnivores, les attaquaient. Un seul espoir pour sauvegarder la race, rejoindre la vallée des merveilles, où la verdure est abondante.
C'est là que commence l'histoire de Petit-Pied, un dinosaure appartenant à la famille des "longs cous" et séparé de ses parents, suite à un séisme. Au cours de son périple, il est épaulé par d'autres espèces reptiliennes : Cera, une "trois cornes", Ducky, une "grande bouche", Petrie, un "volant", et Pointu , un "queue à pointes".   


Avis : 
Le principal danger, lorsque l'on revoit 20 ans après un film d'animation que l'on a vu en boucle quand on était jeune, c'est d'en perdre toute la magie, et de sacrifier l'excellent souvenir que l'on pouvait en avoir. Malgré ce risque, l'envie de revoir les aventures de Petit-Pied a été trop forte, et me voilà lancé une nouvelle fois dans ce qui fut l'un de mes classiques quand j'étais encore innocent. Heureusement, rien n'a changé (à l'exception d'une nouvelle VF bien moins bonne), et la magie opère toujours, même si la narration est, forcément, devenue un peu plus naïve...



Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles met en images un petit groupe de créatures aisément reconnaissables, qui sont sans doute les reptiles préhistoriques les plus célèbres auprès des enfants : un long cou (un sauropode), une trois cornes (un tricératops), un queue à pointes (un stégosaure), une grande bouche (un hadrosaure), et un volant (un ptérosaure), tous étant poursuivi par un terrible "dents tranchantes", le fameux tyrannosaure rex. Les cinq jeunes devront faire preuve de courage et d'entraide pour enfin rejoindre leurs familles, dont ils ont été séparés lors d'une catastrophe naturelle.

Evidemment destiné aux enfants, le film évoque donc des thèmes forts, comme l'amitié, la tolérance, mais aussi le deuil, Petit-Pied devant accepter le décès de sa mère dès le début du métrage. Grâce à ses héros très attachants, aux caractéristiques bien établies et aux défauts qu'ils devront corriger au fil de l'aventure (l'arrogante Cera, la bavarde Ducky, l'impassible Pointu et le peureux Pétrie), il se suit avec un réél plaisir, d'autant que les dessins sont plutôt réussis. 

Premier épisode d'une saga qui comporte 13 films (encouragés par le succès de Jurassic Park, les producteurs multiplieront les suites entre 1994 et 2007), Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles est donc un parfait petit divertissement clairement orienté pour les enfants, mais qui se laisse suivre sans déplaisir par les adultes. Bien entendu, on pourra regretter un peu les défauts inhérents à ce genre d'oeuvre, comme un scénario prévisible et un manichéisme bien trop présent, mais ce ne sera pas suffisant pour bouder notre plaisir !

Note : 7/10