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jeudi 7 janvier 2016

Cendrillon (2015)


Titre : Cendrillon (Cinderella)
Réalisateur : Kenneth Branagh
Acteurs : Lily James, Cate Blanchett, Helena Bonham Carter
Date de sortie en France : 25 mars 2015
Genre : conte, fantastique

Synopsis : 
Le père d’Ella, un marchand, s’est remarié après la mort tragique de la mère de la jeune fille. Pour l’amour de son père, Ella accueille à bras ouverts sa nouvelle belle-mère et les filles de celle-ci, Anastasie et Javotte. Mais lorsque le père d’Ella meurt à son tour, la jeune fille se retrouve à la merci de sa nouvelle famille, jalouse et cruelle.

Avis : 
les héroïnes de contes, et notamment celles rendues célèbres par leur adaptation en dessin-animé par Disney, semblent à la mode en ce moment : après La Belle au bois dormant (Maléfique), Blanche Neige et La Belle et la Bête, c'est cette fois Cendrillon, l'une des plus agaçantes princesses des classiques Disney, qui revient pour une adaptation en live, devant la caméra de Kenneth Branagh.


Le réalisateur livre une retranscription très fidèle du film d'animation, tout en nous soulageant des chansons niaises, réduites à quelques notes brièvement entendues, et en réduisant le rôle des animaux au strict minimum (les souris sont toujours là, tout comme Lucifer, mais ne parlent pas). En revanche, il conserve la grandiloquence et les couleurs vives, notamment lors du bal au visuel particulièrement riche.

Si le parti-pris pourra en agacer certains, il faut admettre qu'il sied à merveille à Cendrillon, avec son histoire et son personnage principal particulièrement nunuches. Heureusement, on pourra compter sur Cate Blanchett pour apporter sa froideur dans le rôle de la méchante belle-mère, qui lui va comme un gant : on aurait presque aimé que, à l'image de Maléfique, le film se concentre sur elle plutôt que sur la princesse.

Passez votre chemin si vous n'aimez pas le sucré et la grandiloquence colorée de l'univers Disney : la version live de Cendrillon est l'exacte réplique de sa version animée, les chansons et les animaux en moins. Et même si le visuel vous séduit, il ne suffit pas à faire de cette histoire autre chose que l'une des plus ridicules et agaçantes des contes Disney.

Note : 6/10


samedi 24 mai 2014

Harry Potter et le Prince de sang mêlé


Titre : Harry Potter et le Prince de sang mêlé (Harry Potter and the half-blood Prince)
Réalisateur : David Yates
Acteurs : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson
Date de sortie en France : 15 juillet 2009
Genre : fantastique, aventures

Synopsis : 
L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et sur le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d'être un havre de paix, le danger rôde au coeur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va recruter son ancien collègue, le professeur Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur Voldemort...

Avis : 
Sixième épisode de la saga, HP et le Prince de sang mêlé est un volet étrange, faisant un grand écart entre deux thématiques opposées : un côté sombre, avec la montée des forces du mal, menaçant autant les sorciers que les moldus ; et un côté plus léger, avec les amourettes adolescentes de nos héros. Un mélange qui ne fonctionnera qu'à moitié.


Car si le côté sombre de l'histoire est prenant, avec ces révélations sur le jeune Voldemort, sur les horcruxes ou le nouveau rôle de Drago Malefoy, l'aspect comédie romantique finit par lasser malgré quelques passages amusants. Ainsi, la relation naissante entre Ginny et Harry est complètement loupée et semble tomber comme un cheveu sur la soupe, alors que la liaison entre Lavande et Ron se révèle bien plus agréable à suivre.

Ce sixième volet prend également pas mal de libertés avec le roman : si David Yates continue à ancrer la saga cinématographique dans un univers plus sombre, il édulcore largement l'oeuvre d'origine (la scène dans la grotte, en fin de film, est par exemple bien moins violente même si elle reste spectaculaire), et y ajoute même quelques scènes sans grand intérêt (l'attaque de Londres, puis celle du Terrier). Il perd ainsi autant les lecteurs, qui ne retrouvent pas forcément les passages phares qu'ils attendaient, que les non-lecteurs à qui il manquera sans doute quelques éléments pour tout suivre.

Harry Potter et le Prince de sang mêlé est donc une déception : donnant trop de place aux histoires d'amour mais sans réussir à les développer correctement, il réussit à peine à compenser grâce aux passages plus sombres, notamment dans un final frustrant. Il reste néanmoins agréable à suivre, avec sa dose habituelle d'action et d'humour, mais bien en-dessous des meilleurs épisodes de la saga...

Note : 6/10




lundi 19 mai 2014

Harry Potter et l'Ordre du Phénix


Titre : Harry Potter et l'Ordre du Phénix (Harry Potter and the Order of the Phoenix)
Réalisateur : David Yates
Acteurs : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint
Date de sortie en France : 11 juillet 2007
Genre : fantastique, aventures

Synopsis : 
Alors qu'il entame sa cinquième année d'études à Poudlard, Harry Potter découvre que la communauté des sorciers ne semble pas croire au retour de Voldemort, convaincue par une campagne de désinformation orchestrée par le Ministre de la Magie Cornelius Fudge. Afin de le maintenir sous surveillance, Fudge impose à Poudlard un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Dolorès Ombrage, chargée de maintenir l'ordre à l'école et de surveiller les faits et gestes de Dumbledore. Entouré de ses amis Ron et Hermione, ce dernier met sur pied un groupe secret, "L'Armée de Dumbledore", pour leur enseigner l'art de la défense contre les forces du Mal et se préparer à la guerre qui s'annonce...

Avis : 
Cinquième volet de la saga, Harry Potter et l'Ordre du Phénix voit arriver à sa tête celui qui réalisera les quatre derniers épisodes : David Yates. Après le climax de La Coupe de feu, dans lequel Voldemort faisait enfin son retour, on pensait que rien ne serait plus pareil : pourtant, le ministère de la magie refuse de croire à la résurrection du sorcier, entamant une grande campagne de désinformation contre Dumbledore et Harry Potter.


Cela donne le volet le plus "politique" de la saga, où la propagande est omniprésente, où les forces en présence avancent masquées, où l'on évoque le concept de races, de pureté, où une résistance et une collaboration s'organisent et où l'arme ultime semble être l'information. Evidemment moins détaillé, et même bien moins sombre (Ombrage est presque sympathique dans le film, bien loin du personnage du livre) que le pavet de 1000 pages de J.K. Rowling, le film réussit néanmoins à développer une histoire passionnante alors que l'action en est absente la plupart du temps.

On remarquera néanmoins une certaine baisse dans la qualité de l'interprétation, avec certaines séquences sonnant incroyablement faux, ou la tendance qu'a Ralph Fiennes de faire de Voldemort une rock-star plutôt qu'un mage noir. Le trio Harry / Ron / Hermione est plus insipide que jamais, et on se tournera plutôt vers le nouveau personnage de Luna Lovegood et vers Ombrage pour une interprétation convaincante. Les fans du livre regretteront également les quelques libertés prises avec l'univers de Rowling, de ces affrontements de rayons à la possibilité apparemment répandue de voler.

Très sympathique, Harry Potter et l'Ordre du Phénix tire le maximum du meilleur roman de la saga alors qu'il s'agissait sans doute du plus compliqué à adapter : intrigues de couloir, progression très lente, enjeux politiques ne sont ainsi qu'effleurés mais bien rendus dans un film étrangement rythmé malgré son manque presque total de passages forts.

Note : 8/10


mercredi 11 décembre 2013

L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet


Titre : L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (The Young and Prodigious T.S. Spivet)
Réalisateur : Jean-Pierre Jeunet
Acteurs : Helena Bonham Carter, Judy Davis, Callum Keith Rennie
Date de sortie en France : 16 octobre 2013
Genre : aventures, drame

Synopsis : 
T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa soeur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises. Mais personne là-bas n’imagine que l’heureux lauréat n’a que dix ans et qu'il porte un bien lourd secret…

Avis : 
  Adapté du roman éponyme de Reif Larsen, le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet (Delicatessen, Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain) raconte donc les histoires de T.S. Spivet, jeune surdoué vivant dans une trou perdu au fin fond des Etats-Unis, avec un père accordant plus de mérite à la débrouillardise et au courage qu'aux capacités intellectuelles. Etranger dans sa propre maison, notamment depuis la mort accidentelle de son frère jumeau, il décide de rejoindre par ses propres moyens Washington pour recevoir la précieuse récompense qu'une de ses inventions lui a permis de gagner.


T.S. Spivet met en images cette aventure initiatique, riche en rencontres enrichissantes, où le jeune garçon apprend à se débrouiller seul, arrêtant un train pour se glisser clandestinement dedans, échappant à des policiers, et traversant ainsi la moitié du pays, bien aidé également par de bon samaritains, avant d'arriver à Washington où, dans un premier temps, personne ne pense qu'il est effectivement le responsable de l'invention historique.

Là, il se rendra compte du besoin d'avoir sa famille près de soi, utilisé comme un faire-valoir pour s'attirer les projecteurs. Le tout reste extrêmement gentillet, le jeune garçon ne rencontrant aucun véritable obstacle, parvenant même à terminer tranquillement son voyage malgré une blessure. Seul le passage sur le plateau de télévision finira par avoir momentanément raison de la candeur de l'ensemble. Bien sûr, toute cette innocence n'est pas nécessairement un défaut, et peut même apporter une certaine bouffée d'air frais...

Bénéficiant par ailleurs d'une très jolie 3D, avec quelques effets de jaillissements bien pensés, L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet est donc un joli film, plutôt gentillet. S'il plaira sans doute aux plus jeunes, les adultes risquent quant à eux de s'ennuyer par moments devant une oeuvre très linéaire et manquant de relief.

Note : 6,5/10


dimanche 1 septembre 2013

Frankenstein (1994)


Titre : Frankenstein (Mary Shelley's Frankenstein)
Réalisateur : Kenneth Branagh
Acteurs : Kenneth Branagh, Robert De Niro, Helena Bonham Carter
Date de sortie : 11 janvier 1995
Genre : fantastique, drame

Synopsis : 
Le jeune savant Victor Frankenstein est persuadé que la science peut venir à bout de tout et même créer la vie. Il s'attèle à cette tache avec ardeur et crée à partir de morceaux de cadavres un être humain qui sera acculé par sa différence à la méchanceté. 

Avis : 
L'adaptation du roman de Mary Shelley par Kenneth Branagh (Henry V) est presque un cas d'école : elle montre en effet à quel point on peut trahir un roman tout en essayant de lui être fidèle. Cette version de Frankenstein est ainsi considérée comme l'une des plus proche de la lettre de l'oeuvre originale, mais va inexorablement s'en démarquer par un esprit diamétralement opposé à l'histoire sombre et cruelle de la romancière britannique.


On est ainsi très loin des Frankenstein et La Fiancée de Frankenstein de James Whale, ou de Frankenstein s'est échappé ! et La Revanche de Frankenstein de Terence Fisher, qui prennent beaucoup plus de libertés avec le texte mais en conservent l'esprit. Ne cherchez pas ici la dimension dramatique entourant le monstre de Frankenstein, elle passera tout simplement à la trappe, évacué par la prestation horriblement théâtrale de Robert De Niro, malgré un maquillage très réussi.

On retrouve néanmoins de nombreux éléments communs au livre : l'introduction et la conclusion dans les glaces de l'arctique, le cadre historique et géographique, l'attachement du monstre à une famille démunie, sa volonté de trouver une compagne, et finalement sa vengeance. Mais Branagh évacue toute subtilité, multipliant les effets de réalisation ringard et insistant sur l'interprétation outrée de ses acteurs. La progression de l'histoire est chaotique, et quand il décide finalement de prendre un peu de marge par rapport au livre...c'est pour verser dans le gros bis, voire Z, qui tâche.

On a ainsi le monstre qui assassine de façon très sanglante Elisabeth, et Frankenstein qui, oubliant soudain toute retenue, choisit de la ressusciter façon puzzle. Une façon de faire définitivement exploser le grotesque de cette adaptation à côté de la plaque, ce qui ne surprend guère quand on s'aperçoit que le film est produit par Francis Ford Coppola, réalisateur de son côté d'un Dracula aux défauts similaires...

Note : 3/10


 

vendredi 5 avril 2013

Les Misérables


Titre : Les Misérables
Réalisateur : Tom Hooper
Avec : Hugh Jackman, Russell Crowe, Anne Hathaway
Date de sortie en France : 13 février 2013
Genre : musical, drame

Synopsis : 
Dans la France du 19e siècle, une histoire poignante de rêves brisés, d'amour malheureux, de passion, de sacrifice et de rédemption : l'affirmation intemporelle de la force inépuisable de l'âme humaine.
Quand Jean Valjean promet à Fantine de sauver sa fille Cosette du destin tragique dont elle est elle-même victime, la vie du forçat et de la gamine va en être changée à tout jamais. 

Avis : 
Si vous avez toujours rêvé de voir, pendant 150 minutes, des acteurs renommés pousser la chansonnette en étant filmés de face, Les Misérables de Tom Hooper, adaptation de la comédie musicale éponyme et du célèbre roman de Victor Hugo, est fait pour vous. En revanche, si vous voulez voir un bon film, passez vite votre chemin : le réalisateur australien, oscarisé pour Le Discours d'un roi, s'est apparemment dit qu'il pouvait se contenter des seules performances de ses acteurs - chanteurs pour réussir son film. Mauvaise pioche.

Les Misérables est un film musical : passons donc sur les nombreuses chansons, forcément inégales (à côté du fameux I dreamed a dream ou de Look down, la plupart des titres font vraiment pitié), ou sur le fait qu'on chante la plupart du temps pour ne rien dire. En revanche, cette manie insupportable qu'ont les personnages à fredonner la moindre de leur réplique, même pour dire la pire banalité, entraîne rapidement le film vers le grotesque, au point de croire, par moments, à une caricature du genre.


Gênant, mais pas autant que la réalisation de Tom Hooper : se contentant, de façon presque exclusive, de filmer ses acteurs de face et de près, il retire absolument tout impact à la plupart des chansons, et donc aux destins des personnages. Il refuse ainsi toute émotion, toute dimension épique et tout intérêt à l'histoire, et ni la déchéance de Fantine, ni la mort de Gavroche, ni les face-à-face entre Valjean et Javert n'ont l'impact qu'ils méritent. Pire, cette réalisation fainéante empêche de savourer l'interprétation d'un casting pourtant énorme : perdus face à cette caméra qui les scrute fixement pendant qu'ils chantent, ni Hugh Jackman, ni Anne Hathaway, ni surtout Russell Crowe n'évitent le surjeu.

On n'ose imaginer ce qu'auraient pu donner les mêmes scènes avec les mêmes acteurs, mais avec une réalisation un peu inspirée. En fait, l'unique scène à se démarquer est la présentation des Thénardier avec la chanson, pourtant médiocre, Master of the House, qui donne enfin lieu à une vraie chorégraphie dans laquelle Sacha Baron Cohen (Borat, Hugo Cabret) et Helena Bonham Carter (Fight Club) excellent.Le reste du film s'enchaîne sur un rythme monotone, sans aucune mise en valeur, l'affrontement à la barricade n'étant par exemple pas plus épique qu'une scène de baiser.

Les Misérables n'est donc au final que la juxtaposition de chansons toujours filmées de la même façon. Tom Hooper entraîne ses acteurs et l'histoire de Victor Hugo dans une mise en scène quelconque, ne provoquant que l'ennui. Dommage, quand on voit la formidable distribution ou l'immense potentiel du récit d'origine.

Note : 2/10


mercredi 20 juillet 2011

Harry Potter et les reliques de la mort : 2ème partie


Titre : Harry Potter et les reliques de la mort : 2ème partie (Harry Potter and the deathly hallows - part 2)
Réalisateur : David Yates
Acteurs : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint
Date de sortie en France : 13 juillet 2011
Genre : fantasy, fantastique

Synopsis :
La quête de Harry Potter touche à sa fin. Le château de Poudlard s’apprête à accueillir le dernier affrontement entre sorciers. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui pourrait être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort. C’est ici que tout prend fin.

Avis :
Cette fois, nous y sommes. Après 10 ans de bons et loyaux services sur grand écran, Harry Potter tire sa révérence avec un huitième et dernier film devant enfin nous montrer le dernier face à face entre Lord Voldemort et le jeune sorcier à la cicatrice en forme d’éclair. Profitant d’un Harry Potter et les reliques de la mort partie 1 fort réussi et d’une bande-annonce alléchante, cette seconde partie devait clore ces aventures de belle façon. Pourtant, mon principal sentiment en sortant de la salle, en plus de maudire les vacances scolaires, était celui d’une déception diffuse. Pas que le film soit mauvais, loin de là, mais il m’était difficile de ne pas attendre mieux de cette conclusion...

Le film reprend donc à la fin de la première partie : Lord Voldemort s’est emparé de la baguette de sureau, l’une des trois reliques de la mort qui doit le rendre encore plus puissant ; Harry Potter et ses amis viennent quant à eux d’enterrer l’elfe Dobby après s’être échappés du manoir des Malefoy, et doivent reprendre leur recherche des horcruxes. Ceux qui ont lu le roman le savent, il ne reste dès lors que deux événements centraux avant la fin de l’aventure, dont la bataille de Poudlard destinée à occuper une place importante dans le film...Une place si importante qu’on a l’impression que le réalisateur est pressé d’y arriver, ce qui rend toute la première partie plutôt laborieuse, manquant souvent de fluidité, peut-être à cause d’ellipses plus visibles que dans le film précédent.


Heureusement, cette première partie est marquée par la visite de la banque Gringotts, l’occasion de profiter d’une scène d’action très spectaculaire et bénéficiant d’impressionnants effets spéciaux. L’apéritif parfait pour le plat principal qui nous attend bientôt avec le retour à Poudlard, dont la bataille tant attendue, si elle débute assez tôt dans le film, ne sera pas si présente que ce que la bande-annonce semblait indiquer. Néanmoins, elle sera le cadre de passages épiques (la formidable préparation des défenses de l’école), rappelant à quelques occasions la démesure du Seigneur des anneaux de Peter Jackson. Un côté épique qu’aurait encore pu renforcer la 3D, mais il n’en sera malheureusement rien : alors que le procédé aurait pu donner un résultat impressionnant, il ne sert ici strictement à rien (et pourtant, je suis plutôt bon public en ce qui concerne le relief), sinon à vous délester de quelques euros supplémentaires.

Autour de cette bataille spectaculaire, David Yates nous offre de nombreux passages émouvants, notamment avec le destin de certains personnages ou les révélations d’autres protagonistes (le passage de la Pensine reste un moment très fort). On notera également de nombreuses touches humoristiques, principalement grâce à Ron Weasley, mais aussi grâce à Minerva McGonagall. Mais surtout, ce dernier film est, comme l’était le livre, l’occasion de se remémorer l’ensemble de la saga grâce à quelques clins d’oeil : on rencontre ainsi quelques lutins des Cornouailles, on aperçoit brièvement le terrain de Quidditch, on retrouve plusieurs lieux familiers (Poudlard évidemment, Gringotts, la Chambre des secrets...) et quelques anciens visages.

Bref, on a parfois l’impression d’être entre deux feux : beaucoup de passages réussis, mais quelques déception, notamment lors d’une dernière partie qui, à trop vouloir nous offrir un ultime affrontement spectaculaire, ne réussit qu’à se prendre les pieds dans le tapis et vire même au ridicule. De quoi laisser un dernier goût amer en guise de conclusion, ce qui est franchement regrettable, d’autant qu’entre les scènes d’action épiques, l’émotion, l’humour, Harry Potter et les reliques de la mort partie 2, s’il reste un bon film, avait largement les arguments pour offrir au sorcier une sortie bien plus réussie.

Note : 6,5/10

mardi 30 novembre 2010

Harry Potter et les reliques de la mort : 1ère partie


Titre : Harry Potter et les reliques de la mort : 1ère partie (Harry Potter and the deathly hallows - part 1)
Réalisateur : David Yates
Acteurs : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint
Date de sortie en France : 24 novembre 2010
Genre : fantasy, fantastique

Synopsis :
Harry, Ron et Hermione se sont lancés dans une périlleuse mission : retrouver et détruire les Horcruxes, le secret de l'immortalité du Seigneur des Ténèbres. Ayant laissé derrière eux Poudlard, l'Ordre du Phénix et leurs familles, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour accomplir leur quête. Pendant ce temps, la guerre a commencé et les Mangemorts prennent le contrôle du ministère de la Magie, puis de Poudlard. Tout opposant est pourchassé et arrêté, et la chasse aux Moldus est devenue monnaie courante. Pourtant, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom n'est toujours pas satisfait : l'Elu Harry Potter, la proie la plus dangereuse, est toujours hors de portée. Le seul espoir est alors qu'Harry et ses amis retrouvent les Horcruxes avant que le sorcier qui s'est lui-même attribué le titre de Lord ne s'attribue un pouvoir légendaire grâce à des objets légendaires, évoqués dans de vieux contes quasiment oubliés : les Reliques de la Mort. L'ultime bataille du monde des sorciers approche.

Avis :
Harry Potter...Voilà un nom qui provoque souvent bon nombre de réactions, de l'hystérie la plus totale au rejet le plus définitif, en passant par le désintérêt poli et la curiosité amusée. Un succès d'abord littéraire, initié en 1999 par Harry Potter à l'école des sorciers, premier livre d'une heptalogie devenue un véritable phénomène de société ; un succès ensuite cinématographique, une telle réussite ne pouvant être ignorée du monde du cinéma, qui s'empara donc logiquement du personnage dès 2001 pour ensuite adapter chaque épisode de la saga, avec à chaque fois un formidable engouement populaire, mais pas toujours critique, la faute bien souvent à une retranscription brouillonne, elliptique ou tout simplement trop enfantine, là où J.K. Rowling enfonçait son oeuvre dans une noirceur progressive. Une noirceur qui imprégnait les pages de "Harry Potter et les reliques de la Mort", l'ultime roman de la série (et qui devrait le rester selon l'auteure) enfin adapté au cinéma. Voilà maintenant dix ans que le sorcier à lunettes déambule sur nos écrans, et ses aventures touchent à leur fin.

Mais la fin, ça ne sera pas pour tout de suite. En effet, afin de donner à Harry Potter la sortie qu'il mérite, les producteurs ont décidé de rester un maximum fidèles au roman de Rowling...et se sont rapidement aperçus que la richesse et la densité de ce dernier, qui n'est pourtant pas le plus long de la saga, nécessitait une durée bien trop importante pour être limitée à un seul film. Si l'idée fut même rapidement évoquée de diviser le tout en trois, c'est finalement en deux parties qu'Harry Potter et les reliques de la Mort débarquera sur nos écrans : d'abord en novembre 2010 pour la première, qui nous intéresse ici ; puis en juillet 2011 pour la seconde. On notera d'ailleurs qu'il avait déjà été suggéré de scinder Harry Potter et la Coupe de Feu en deux, avant que l'idée ne soit abandonnée. Si cette scission pose évidemment la question de la volonté de profiter une dernière fois des Gallions durement gagnés des spectateurs Moldus, on ne peut néanmoins qu'apprécier la volonté de ne pas nous offrir une adaptation qui n'aurait été que l'ombre du roman, comme le fut Harry Potter et l'Ordre du Phénix par exemple, qui n'avait plus grand chose à voir avec l'oeuvre de Rowling (mais n'était pas pour autant désagréable).

Evidemment, un projet tel que la réalisation d'un double film en un va prendre énormément de temps : le tournage débute le 19 février 2009, pour s'achever le 12 juin 2010. Et évidemment, il faut également jongler avec les divers emplois du temps : Ralph Fiennes (Lord Voldemort), occupé par d'autres tournages, n'était pas toujours disponible, et il fallait également gérer l'entrée d'Emma Watson (Hermione Granger) à l'université, la jeune femme désirant poursuivre ses études. Il a également fallu tenir compte d'imprévus, comme la condamnation de Jamie Waylett (Vincent Crabbe) pour possession de drogue, nécessitant quelques arrangements scénaristiques, ou de façon plus cocasse la spectaculaire perte de poids de Harry Melling (Dudley Dursley), obligeant les maquilleurs à concevoir une combinaison pour donner l'apparence rondouillarde du personnage ! Enfin, il fallait trouver un réalisateur pour le film. Si Alfonso Cuaròn, déjà réalisateur de Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban a manifesté sa volonté de diriger le dernier volet, ainsi que Guillermo del Toro (déjà approché à l'époque du troisième volet) malheureusement retenu par la pré-production de The Hobbit, c'est finalement David Yates, réalisateur des deux épisodes précédents qui revient derrière la caméra, ayant l'avantage de bien connaître l'univers et l'équipe du film. Dernier point, alors que les deux moitiés du film devaient être diffusées en 3D mais, faute de temps, seul le second le sera. Apparemment, la Warner Bros. n'a pas voulu se retrouver une nouvelle fois face à la colère du public, qui avait vu d'un très mauvais oeil le report, pour raisons commerciales, du précédent volet Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé. On parle toutefois déjà d'une édition Blu-Ray permettant de visualiser la première partie en 3D.

Le sixième film se terminait de façon dramatique par la mort brutale de Dumbledore, tué par Severus Rogue. Avec sa mort, c'est le dernier rempart contre "Vous-savez-qui" et ses Mangemorts qui s'est effondré, faisant entrer le mode des sorciers dans les ténèbres. Un seul espoir, très maigre, subsiste : le Seigneur des Ténèbres a divisé son âme en plusieurs partie, l'abritant dans des objets maléfiques, les Horcruxes, afin de s'approcher de l'immortalité. Si l'on détruit ces fragments d'âme, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom sera enfin vulnérable. Cette quête est justement celle qui a été confiée à Harry Potter par Dumbledore avant son décès, ce dernier ne laissant que peu d'indices au jeune homme, qui sera aidé par ses camarades de toujours, Hermione Granger et Ron Wesley.
Une mission d'autant plus difficile que leur monde n'est plus sûr pour eux, Harry étant devenu "l'indésirable numéro 1" suite à la chute du Ministère, qui fait la chasse aux "nés-moldus", ces sorciers issus de familles de non-sorciers (et autrement qualifiés, de façon discriminatoire, de "sang de bourbe") dont fait partie Hermione ; quant à Ron, les Weasley ont toujours marqué une certaine affection pour les moldus et ont toujours soutenu Dumbledore, devenant ainsi des cibles pour les Mangemorts. C'est donc en fuite, disposant de très peu d'indices quant à leur mission que nous suivrons le trio dans la première partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort.


Le roman de Rowling étant particulièrement sombre, l'une des attentes principales, en plus de l'éternel débat autour de la fidélité à l'oeuvre originale, était de retrouver cette atmosphère. Et dès les premières minutes, chargées en émotion, on sent que cet Harry Potter ne sera pas comme les autres. Une introduction qui donnera d'ailleurs déjà du grain à moudre à ceux souhaitant une fidélité totale au livre, puisqu'on y voit Hermione Granger utiliser le sortilège d'amnésie sur ses parents, un passage uniquement évoqué par J.K. Rowling mais dont l'impact est particulièrement fort, faisant de ce changement un choix vraiment judicieux, étoffant le personnage interprété par Emma Watson. Ce qui sera justement un aspect très plaisant du film : la plupart des modifications apportées à l'histoire originale, qui resteront assez discrètes, s'avèrent plutôt bien pensées et pertinentes. Ainsi, la scène de la fuite de(s) Potter de Privet Drive sera l'occasion d'une spectaculaire course-poursuite dans un environnement bien plus urbain que dans le livre. La principale exception à cette pertinence viendra d'un passage de danse assez incongru. Globalement, le transfert entre le roman et le film est effectué de façon très fidèle, la différence principale tenant au fait que le film enchaîne les événements de façon plus rapide, parfois même plus fluide, comme les passages assez longs dans le livre où le trio se contente de fuir de forêt en forêt. Bien entendu, tout n'est pas parfait, et on a parfois l'impression que certains passages-clé de l'histoire arrivent de façon assez brusque, et que le non lecteur pourra passer à côté de certains éléments. Mais rien de véritablement gênant, d'autant qu'il conviendra d'attendre la seconde partie pour se faire une idée plus précise de la version cinématographique de certains événements mis de côté ici.

Un Harry Potter pas comme les autres disais-je plus haut, ce qui se traduit notamment par un changement d'importance : alors que les autres films proposaient une introduction de 25 à 30 minutes après lesquelles les élèves arrivaient à Poudlard, l'école de sorciers, Harry Potter et les reliques de la mort - 1ère partie ne met jamais les pieds dans ledit établissement. Au contraire, le film nous emmène ici dans des lieux plus communs, accentuant le sentiment de solitude de Harry, Hermione et Ron abandonnés dans un monde qui n'est pas le leur, où ils n'ont que de rares repères (surtout Ron, étant issu d'une famille de sorciers) le danger pouvant surgir de partout. Si la magie est toujours très présente, elle se fait généralement moins spectaculaire, plus sobre : ce septième volet est celui de la confrontation constante au "monde réél" tel que nous le connaissons, ancrant ainsi l'histoire dans un cadre plus tangible. Jusque là, le monde Moldu se limitait quasiment à la maison des Dursley, la famille adoptive de Harry, et lorsqu'on voyait un élément "classique", il était généralement parasité par la présence d'éléments magiques : on découvrait Londres par le biais du Magicobus dans Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, la gare King's Cross cache le quai 9 ¾ et on survolait la campagne anglaise à bord d'une voiture volante dans Harry Potter et la Chambre des Secrets. Ici, le trio de retrouve dans Londres à pied, et les forêts qu'il traverse sont dépourvues de créatures imaginaires, contrairement à la Forêt Interdite de Poudlard.

Cette confrontation au réél devient d'autant plus évidente que dans le film met en avant un fait souvent écarté dans les films : les personnages peuvent être blessés, et certains peuvent même mourir. Certes, depuis Harry Potter et la Coupe de Feu, plusieurs personnages importants ont été tués, mais il faut bien avouer que le sortilège de mort, Avada Kedavra, est aussi efficace que non spectaculaire. De même, si Harry Potter a régulièrement été blessé dans les films précédents, et notamment dans son affrontement avec le Basilic de la Chambre des Secrets, tout ça n'est rien comparé à HP 7-1. Même si la violence graphique est atténuée par rapport au livre, il n'est plus rare de voir des personnages blessés, affaiblis physiquement et mentalement, arborant des blessures plus ou moins saignantes. Plus sombre car plus violent, le film est également plus sombre que ses prédécesseurs car...plus sombre. Là où les films précédents étaient souvent très colorés, très lumineux, même si la saga avait tendance à s'obscurcir dans les deux derniers épisodes, ce septième volet voit les couleurs devenir plus ternes, à dominante grise, le soleil étant généralement absent des sombres bâtiments dans lesquels les personnages évoluent, sous les arbres des forêts dans lesquelles ils se cachent, ou tout simplement au beau milieu de la nuit.

Plus sombre, le film l'est également dans son scénario, abordant quelques thèmes plus matures qu'à l'accoutumée. L'excursion au ministère met notamment l'accent sur l'eugénisme et le racisme du nouvel ordre établi, entendant clairement imposer sa domination aux moldus inférieurs et traquant ceux qui ne seraient pas "purs", au moyen d'arbres généalogiques, de tribunaux, de rafleurs et de liste de recensement. Pire, certains vont jusqu'à marquer la chair des "sang de bourbe", une pratique rappelant des heures sinistres de l'Histoire. Il est également question de foi, Harry suivant presque aveuglement les volontés de Dumbledore, se fiant à sa seule parole, ses compagnons se contentant alors de le suivre pensant qu'il détient la clé des mystères qui les entourent. Mais surtout, le scénario bouleverse l'ordre établi par les films précédents en offrant quelque chose de complètement nouveau. Si jusque là, les Harry Potter se contentaient d'un schéma assez classique encadré par les murs de Poudlard, nous sommes ici en présence d'une espèce de road movie, l'intrigue rebondissant continuellement de lieu en lieu avec une forme d'urgence liée à la fuite du groupe. Le parti-pris, conforme à l'oeuvre de Rowling, reste néanmoins assez osé, d'autant que la seconde partie s'annonce bien plus spectaculaire et rythmée. Pour éviter au maximum de gâcher le film à ceux qui liraient ces lignes sans l'avoir vu, je n'évoquerais d'ailleurs pas avant l'avant-dernier paragraphe le moment choisi par l'équipe du film pour effectuer la coupure entre les deux parties. Je vous avertirais de nouveau le moment venu.

Evidemment, Harry Potter ne serait pas Harry Potter sans Daniel Radcliffe et ses compagnons. J'avouerai ne jamais avoir été fan de l'acteur, que je trouve souvent irritant, quand il n'est pas monolithique, dans le rôle du sorcier, et avoir une large préférence pour Rupert Grint, que je trouve très bon dans le rôle de Ron Weasley, traduisant parfaitement la nonchalance caractéristique du personnage, néanmoins capable de se dépasser quand l'occasion se présente. De même, j'ai toujours beaucoup apprécié les prestations d'Alan Rickman (Severus Rogue), Evanna Lynch (Luna Lovegood, un de mes personnages préférés), Helena Bonham Parker (Bellatrix Lestrange) ou encore Tom Felton (Drago Malefoy). Mais ici, c'est surtout Emma Watson qui crève l'écran dans le rôle d'Hermione Granger. Si je l'ai toujours trouvée à l'aise avec le personnage décrit par J.K. Rowling, je trouve qu'elle atteint une dimension supplémentaire ici, s'accaparant totalement le personnage et réussissant à retranscrire parfaitement le passage d'adolescente à jeune femme du personnage, passant allégrement de l'une à l'autre en quelques secondes. Concernant la réalisation, David Yates, maintenant bien habitué à l'univers magique de la saga, nous donne quelques scènes particulièrement spectaculaires, ne se loupant véritablement que sur un des derniers passages d'action du film, quasiment illisible tant l'image remue et le montage est rapide. En revanche, il convient d'attribuer une mention spéciale à l'animation illustrant le conte des Reliques de la Mort, d'une exquise beauté.

Comme promis, je vais ici évoquer quelques moments importants du film, et quelques éléments de la seconde partie. Donc si vous n'avez pas vu le film et que vous voulez garder la surprise (surtout si vous n'avez pas lu le livre), je vous conseille de ne pas lire ce qui suit. Fidèle au roman, Harry Potter et les reliques de la mort - 1ère partie en reprend tous les éléments clés, de la poursuite initiale entre les clones de Harry et les Mangemorts à la destruction du premier Horcruxe en passant par le Ministère de la magie. On s'apercevra notamment que, même en divisant l'histoire en deux parties, la volonté de rester fidèle au livre reste limitée par la durée du film (environ 2h25 quand même), ce qui entraîne une impression de précipitation lors de certains passages, principalement lors de l'intrusion au Ministère. 2h25 pour caser tout ce qui se passe jusqu'à l'arrivée à la chaumière aux coquillages. Les connaisseurs auront donc noté qu'il ne restera, pour la seconde partie, que le passage à Gringotts et...la bataille de Poudlard, qui s'annonce donc dantesque ! Une perspective qui pourra rendre difficile l'attente jusqu'à l'été prochain...

Première moitié du septième volet des aventures du célèbre sorcier à la cicatrice à l'éclair, Harry Potter et les Reliques de la Mort - 1ère partie réussit (enfin !) à rendre justice à l'oeuvre de J.K. Rowling, lui étant le plus fidèle possible tout en rendant généralement pertinentes ses ellipses et ses modifications. Arrivant enfin à maturité, la saga se pare ici d'atours plus sombres, plus adultes, dans un road movie alternant à merveille les passages spectaculaires et les moments plus intimistes, et constitue le tremplin idéal avant un final laissant entrevoir beaucoup de promesses, Harry Potter et les Reliques de la Mort - 2ème partie devant enfin voir Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom affronter Celui-qui-a-survécu. Car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit...

Note : 8/10