lundi 31 octobre 2022
Halloween ends
dimanche 5 décembre 2021
Halloween kills
Avec ce deuxième volet, David Gordon Green continue à imposer sa version du boogeyman, remplaçant largement celle de Carpenter. Michael Myers n’est plus The Shape, ne se cache plus dans l’ombre pour attaquer par surprise sa victime. Dans la lignée du film précédent, Myers est un bourrin à la Jason Voorhees, massacrant des remorques de personnages apparus 30 secondes plus tôt, jusqu’à se débarrasser tranquillement d’une dizaine d’adversaires tout en résistant à leurs assauts. J’imagine que chacun appréciera différemment ce changement radical dans le comportement du tueur, qui m’a laissé un peu perplexe alors que j’avais plutôt bien aimé la brutalité du précédent volet.
Un autre élément qui m’a laissé un goût incertain est cette volonté de relier ce film à celui de 1978. D’un côté, il y a la formidable idée des séquelles psychologiques laissées sur les survivants, de contamination de la ville par le Mal, la transmission de la peur du croquemitaine, et ce regroupement en milice pour enfin affronter et se venger de Myers… avec toutes les démesures et les dérives que cela entraîne. De l’autre, il y a ce sentiment que certains acteurs ne reviennent 40 ans plus tard que pour faire monter le nombre de victimes ou pour appuyer un hommage déjà très présent.
Bref, on se retrouve devant un film qui ne sait pas s’il doit respecter son aîné, ou au contraire s’en émanciper totalement. Pour éviter de choisir, le film choisit la surenchère, jusqu’à faire de son croquemitaine une espèce de monstre invincible au comportement sans queue ni tête (on ne sait pas trop pourquoi il s’acharne sur certaines victimes, mais pas sur d’autres, pourquoi il met en scène certains meurtres, mais pas d’autres, pourquoi il se laisse arrêter alors qu’il est capable de dégommer tranquillement une douzaine d’adversaires…). On a surtout l’impression que personne ne sait vraiment, en fait...
lundi 6 juillet 2020
Le Monstre du train
Côté classique, c’est comme toujours ce groupe d’étudiants, le cadre d’une fête, une histoire de vengeance… On est en terrain archi-connu, d’autant qu’on connaît dès le départ l’identité du tueur. Les bonnes idées, c’est le décor du train, plutôt bien exploité, et ce tueur qui profite de la soirée costumée pour changer de masque à chaque victime et, ainsi, pouvoir s’approcher de ses proies sans difficulté. Une idée d’autant plus séduisante que chacun des masques est très réussi et a une véritable personnalité.
Autre motif de satisfaction, assez inattendu : la révélation finale. Alors même que l’on sait, tout comme les personnages d’ailleurs, qui est l’assassin, le film parvient à nous surprendre totalement, s’assurant même un second visionnage. Ces bons points font presque oublier les défauts du film, dont le principal reste, à mes yeux, un problème de rythme : on passe, comme souvent, trop de temps à suivre les déambulations des étudiants, ou les tours de magie de David Copperfield en pleine promo, ou les hésitations d’un chef de train (Ben Johnson, vu dans des classiques comme Rio Grande ou La Horde sauvage) aux réactions peu crédibles.
Le Monstre du
train fait ainsi partie du haut
du panier parmi les slashers classiques des années 80, grâce à
quelques excellentes idées, qui contrebalancent les défauts
habituels des slashers. Encore une sympathique découverte que je dois à
Rimini Editions !
dimanche 3 novembre 2019
Halloween Resurrection
Titre : Halloween Resurrection
Réalisateur : Rick Rosenthal
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Busta Rhymes, Ryan Merriman
Date de sortie en France : 30 octobre 2002
Genre : slasher
Synopsis :
Un groupe de jeunes gens est sélectionné pour participer en direct à une émission de real TV. Ils doivent passer la nuit dans la maison d'enfance de Michael Myers. Les participants présument tous que ce jeu sera une simple partie de plaisir pouvant éventuellement leur apporter un peu de notoriété et de publicité gratuite.
Mais les choses vont vite tourner au cauchemar. Michael Myers est de retour. L'un après l'autre, les candidats disparaissent. Le but du jeu va vite consister à essayer de sortir vivant de la demeure.
Avis :
samedi 2 novembre 2019
Halloween, 20 ans après
Titre : Halloween, 20 ans après (Halloween H20 : twenty years later)
Réalisateur : Steve Miner
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Josh Hartnett, Michelle Williams
Date de sortie en France : 9 décembre 1998
Genre : horreur
Synopsis :
Avis :
Note : 6,5/10
samedi 28 septembre 2019
Halloween 2
Titre : Halloween 2
Réalisateur : Rick Rosenthal
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Donald Pleasance, Charles Cyphers
Date de sortie en France : 16 juin 1982
Genre : horreur, épouvante
Synopsis :
mardi 13 novembre 2018
Halloween (2018)
Titre : Halloween
Réalisateur : David Gordon Green
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak
Date de sortie en France : 24 octobre 2018
Genre : épouvante
Synopsis :
Avis :
9 films, plus un remake et sa suite. Moins prolifique que la saga Vendredi 13, la saga Halloween reste une valeur sûre. D'autant que, contrairement à son compère Jason Voorhees, autour duquel il est compliqué de broder un personnage, Michael Myers offre davantage de possibilités de développement, comme a tenté de la démontrer Rob Zombie. Pour le quarantième anniversaire de La Nuit des masques, la série initiée par John Carpenter par revenir aux sources : à l'image d'un Texas Chainsaw, ou même du remake de Vendredi 13 et de certains Godzilla, Halloween version 2018 est la suite directe du premier film. Exits donc les histoires de nièces, de sectes, de télé-réalité, et même de relation fraternelle entre Laurie Strode et Michael Myers : le Croquemitaine est enfermé depuis 40 ans et sa vague de meurtres de l'époque. Il ne va évidemment pas rester en cage bien longtemps.
Ce parti pris va avoir deux conséquences majeures sur le film : tout d'abord, il va offrir un rôle superbe à Jamie Lee Curtis, dans la peau d'un personnage brisé, dont le traumatisme, toujours vivace, a empoisonné la vie, ainsi que celles de ses proches. Ensuite, le ton du film va être bien plus adulte que dans un slasher classique. Myers tue aveuglément, et retrouve pour l'occasion toute son aura mystique : The Shape reste souvent dans l'ombre, ou n'est qu'une silhouette vue de dos ou uniquement décelable que par la pâleur de son masque. Il est le croquemitaine, implacable, inlassable et impitoyable, le Mal Absolu que le Docteur Loomis évoquait en 1978. Une véritable réussite de ce côté là.
Bien sûr, le film n'évite pas certains gros défauts. Souvent prévisible, se reposant trop souvent sur les jump-scares, il joue la carte de la facilité et des grosses ficelles à outrance, quitte à nous balancer des retournements de situation grotesques (le nouveau docteur) et une dernière partie qui tourne en rond. Dommage aussi qu'en dehors de Myers et Strode, les personnages ne soient qu'effleurés, et pas seulement les victimes désignées.
Surprise inattendue en ce qui me concerne, ce Halloween cru 2018 est pour moi le meilleur d'une saga que j'ai toujours trouvée par ailleurs incroyablement ennuyeuse. S'il rend astucieusement hommage au premier film (musique, certaines images inconiques, certaines séquences inversées), il ne se perd pas dans le bête hommage trop respectueux, mais offre au contraire une vraie aura à un tueur qui aura pas mal morflé au fil des décennies. J'ai presque hâte de voir la suite arriver...
Note : 7.5/10
mardi 1 novembre 2016
Halloween : la nuit des masques
Titre : Halloween : la nuit des masques (Halloween)
Réalisateur : John Carpenter
Acteurs : Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence, Tony Moran
Date de sortie en France : 14 mai 1979
Genre : épouvante, horreur
Synopsis :
La nuit d'Halloween 1963. Le jeune Michael Myers se précipite dans la chambre de sa soeur aînée et la poignarde sauvagement. Après son geste, Michael se mure dans le silence et est interné dans un asile psychiatrique. Quinze ans plus tard, il s'échappe de l'hôpital et retourne sur les lieux de son crime. Il s'en prend alors aux adolescents de la ville.
Avis :
Classique du cinéma d'épouvante, œuvre fondatrice du slasher, acte de naissance de l'un des plus célèbres boogeymen de l'univers horrifique, La Nuit des masques de John Carpenter fait pourtant partie, tout comme Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, de ces films cultes pour lesquelles je n'ai aucune affinité. Pire encore en ce qui concerne le premier volet de ce qui est depuis devenu une saga interminable : Halloween m'ennuie profondément, les gimmick qu'il a contribué à créer étant autant de défauts à mes yeux.
Tueur implacable (enfin, la plupart du temps), victime cruches, symbolisme grossier, le film cumule toutes les tares du genre, jusqu'à le rendre insupportable à suivre. Impossible de ne pas lever les yeux au ciel face au comportement des victimes, ou face à ces explications improbables sur la nature profondément mauvaise de Michael Myers, le Mal incarné capable de retrouver par instinct le chemin de son ancienne ville et d'anticiper les déplacements de ses prochaines victimes mais incapable de poignarder une proie immobile lui tournant le dos. Sans doute la magie du bouclier virginal ?
Pour le reste, on appréciera néanmoins la mise en scène de Carpenter, qui joue à merveille avec les ombres, crée un certain suspense en insistant brillamment sur la menace qui plane sur le trio d'amies... mais semble parfois incapable de terminer rapidement ses séquences, privant peu à peu certains passages de leur impact. On saluera également la musique du film, élément culte et indissociable de la saga. En revanche, on gardera difficilement son sérieux devant l'interprétation, notamment avec cette impression constante de récitation des dialogues que l'on remarque en VO.
Oeuvre fondatrice mais remplie de défauts, Halloween, la nuit des masques est surtout mémorable pour la mise en scène et la musique de John Carpenter. Pour le reste, le film n'est qu'un slasher basique, auquel on préférera plusieurs autres œuvres ayant inspiré le genre, comme Black Christmas ou La Baie sanglante, mais qui reste infiniment supérieur à un Vendredi 13.
Note : 3.5/10















