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mercredi 16 mars 2022

Evil dead trap

 
 
Titre : Evil dead trap (Shiryo no wana)
Réalisateur : Toshiharu Ikeda
Acteurs : Miyuki Ono, Aya Katsuragi, Hitomi Kobayashi
Date de sortie en France :15 février 2022 (Blu ray)
Genre : horreur

Synopsis : 
Nami Tsuchiya, présentatrice d'une émission TV de nuit, reçoit un jour la cassette vidéo d'un snuff movie tourné dans une base militaire désaffectée. Avec son équipe, elle se rend sur les lieux où un tueur entreprend de les décimer les uns après les autres...

Avis : 
Si les mots « culte » et « ovni cinématographique » sont souvent galvaudés, ils sont particulièrement adaptés à Shiryo no wana, ce film d’horreur absolument unique venu du Japon et mieux connu dans nos contrées sous le titre de Evil dead trap. Longtemps invisible chez nous, le titre s’est dévoilé petit à petit, évoqué par des fanzines spécialisés, raconté par des téméraires ayant pu en voir une version sans sous-titres. Et si on peut depuis quelques années le voir relativement facilement, le Chat qui fume permet enfin de (re)découvrir ce film dans des conditions royales. 
 

Evil dead trap (le film n’a rien à voir avec celui de Sam Raimi, et n’est là que pour faciliter son exploitation internationale) ne ressemble à aucun autre film. Mélange de thriller, de slasher, de giallo, il enchaîne les séquences folles à un rythme soutenu : de l’introduction à la Guinea Pig aux célèbres mises à mort de ses personnages (l’empalement, la scène de l’arbalète), le film de Toshiharu Ikeda prend un malin plaisir à nous surprendre et à nous terrifier, grâce à une ambiance très travaillée (ce bâtiment désaffecté, aussi froid que poisseux), une réalisation très solide et une superbe partition musicale (qui rappelle étrangement celles des Goblin).

Finalement, seul le final, bien qu’entraînant le film vers de nouveaux sommets de bizarreries, me laisse un peu sur ma faim. Cela n’empêche pas d’avoir envie de revoir régulièrement ce Evil dead trap qui, quelque part entre Cronenberg, Argento, Bava, se fait une place de choix… et est régulièrement, à son tour, cité par des réalisateurs contemporains tels que James Wan (Saw en reprend par exemple l’idée de l’appareil photo et des pièges, et Malignant pour un hommage encore plus appuyé). Une petite perle made in Japan !



vendredi 11 octobre 2019

Halloween 4 : le retour de Michael Myers


Titre : Halloween  : le retour de Michael Myers (Halloween 4: the return of Michael Myers)
Réalisateur : Dwight H. Little
Acteurs : Donald Pleasance, Michael Pataki, Beau Starr
Date de sortie en France : 
Genre : slasher


Synopsis : 
Comme la loi le prévoit, Michael Myers est transferé dans un hôpital normal après dix ans passés dans un hôpital psychiatrique pour fous criminels. Le docteur Loomis, persuadé que Michael va pouvoir enfin reprendre ses meurtres sanglants, part à sa recherche. Mais la ronde des meurtres a déjà commencé et Michael est en route pour la ville d'Haddonfield qui se prépare à fêter Halloween. 
Avis : 
Hourra ! Michael Myers est de retour ! Sortez les vuvuzelas, faites tourner les serviettes, balancez vos petites culottes sur l'écran, le croquemitaine au masque blanc revient, et il n'est pas content. S'il n'est pas content, c'est pour plusieurs raison : tout d'abord, il avait prévu de vivre sa retraite pénard, mais l'échec de Halloween 3 en a voulu autrement. Puis finalement, alors qu'il voulait rendre visite à sa soeur, il apprend qu'elle est morte (bon en fait, c'est pas vrai, mais chuuuut), et qu'il ne lui reste qu'une petite nièce insupportable. Pour couronner le tout, l'espèce de vieux cinglé qui répète à tout le monde qu'il n'est pas cinglé lui court toujours après, et on ne retrouve plus son masque fétiche : il va devoir se contenter d'une copie ratée. 
Si l'on devait faire une liste des clichés du slasher, il serait sans doute suffisant de regarder Halloween 4. Plus encore que le second volet, déjà bien bourré de poncifs, le film de Dwight H. Little (qui depuis réalisé Sauvez Willy 2, Anacondas 2 ou encore Tekken) se contente d'aligner de façon molassonne les lieux communs, avec ce tueur aux pouvoirs quasi-surnaturels, impossible à tuer et capable de se téléporter ou de se rendre invisible, mais étrangement inoffensif quand il doit s'en prendre aux héros du film, ces personnages secondaires uniquement destinés à se faire trucider après avoir été particulièrement idiots ; cette manie de toujours transporter Myers à la fin du mois d'octobre ; l'éternel personnage qui sait tout, confronté à ceux qui ne veulent pas le croire...

Le tout s'articule autour de meurtres peu spectaculaires, et de quelques trop rares bonnes idées : celle de la milice composée d'habitants bien alcoolisés m'a assez plu, même si elle reprend le classique "oh zut, on n'a pas zigouillé le bon... bah, c'est pas bien grave". J'ai ainsi beaucoup aimé la décision concertée de finalement laisser tomber la poursuite, parce que finalement Myers fait trop peur... ou cet affrontement sur le pick-up, où Myers attaque les occupants littéralement devant les autres, qui ne le voient pas... Autre excellente idée, la séquence finale, seul élément vraiment mémorable d'un film décidément bien moyen. 

Au revoir l'anthologie sur Halloween, rebonjour Michael Myers et le slasher mou et sans intérêt. S'il se suit sans réel déplaisir, ce quatrième volet de la saga n'a pas grand intérêt... sinon celui d'être moins mauvais que les épisodes suivants...

Note : 2,5/10


dimanche 20 septembre 2015

Bloodsport, tous les coups sont permis


Titre : Bloodsport, tous les coups sont permis (Bloodsport)
Réalisateur : Newt Arnold
Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Donald Gibb, Forest Whitaker
Date de sortie en France :27 juillet 1988
Genre : arts martiaux

Synopsis :
Franck Dux, un champion américain de karaté, n'a qu'une obsession : remporter le Kumite, un tournoi clandestin d'arts martiaux organisé à Hong Kong, une rencontre où tous les coups sont permis, y compris les coups mortels !

Avis :
Premier grand succès de Jean-Claude Van Damme, Bloodsport s'inspire de la vie de Frank Dux (ou, du moins, des récits contestables qu'il en a faits) et nous plonge dans l'univers des Kumite, dans les bas-fonds de Hong Kong. On y suit donc le parcours d'un jeune champion américain qui va rivaliser avec les meilleurs combattants asiatiques et révolutionner la discipline.

Passons rapidement sur le scénario, qui voit le héros échapper à plusieurs reprises à des policiers chargés de le ramener aux Etats-Unis (parmi lesquels on retrouve un jeune Forest Whitaker) tout en vivant une relation avec une jeune journaliste : ce qui nous intéresse, c'est évidemment le combat, qui occupe une place important du film. JCVD en profite pour nous faire découvrir ses capacités, de son grand écart facial à ses coups de pieds sautés qui deviendront sa signature.

Mais au-delà de la performance du Belge, c'est la brutalité des combats, par ailleurs assez variés (on retrouve des karatékas, des kickboxers, un sumo et d'autres styles plus exotiques) qui a permis au film de rester dans les mémoires, et surtout la performance de Bolo Yeung dans le rôle de Chong Li. Impressionnant physiquement, charismatique, l'acteur dégage une sauvagerie étonnante, contrepoids parfait du côté plus lisse de Van Damme. Ce grand méchant donne une dimension supplémentaire à un film qui n'est pas avare de personnages mémorables et de passages devenus cultes (« la première en partant du bas ! »).

Encore aujourd'hui, Tous les coups sont permis reste l'un des meilleurs, sinon le meilleur, des films de combats de Jean-Claude Van Damme. Face à des affrontements généralement très bien chorégraphiés (bon, ok, le montage oublie parfois de cacher que les coups ne sont pas portés), on oublie presque le scénario catastrophique et l'interprétation bovine pour savourer les performances de l'acteur belge et de son adversaire chinois au sommet de leur forme.

Note : 7/10

dimanche 28 septembre 2014

Princess Bride


Titre : Princess Bride (The Princess Bride)
Réalisateur : Rob Reiner
Acteurs : Cary Elwes, Robin Wright, Christopher Guest
Date de sortie en France : 9 mars 1988
Genre : fantasy, aventures

Synopsis : 
Que peut bien faire un petit garçon cloué au lit par la grippe, condamné à écouter les conseils des grands et même de subir un grand-père rabat-joie, au lieu d'aller faire les quatre cents coups avec ses copains ? Et voilà en plus que le papy se met en tête de lire à haute voix un conte de fée aux antipodes de Superman et de Rambo ! Au Moyen-Age, dans le pays imaginaire de Florin, la belle Bouton d'Or se languit après le départ de son bien-aimé Westley, parti chercher fortune et qu'elle croit mort. Cinq ans plus tard, elle accepte d'épouser le prince Humperdinck pour qui elle n'éprouve aucun amour. Mais peu avant son mariage, elle est enlevée par trois bandits et entraînée dans une aventure mouvementée au cours de laquelle elle retrouvera sa raison de vivre...

Avis : 
Inspiré du livre éponyme de William Goldman, Princess Bride est un classique du film d'aventures fantastiques des années 1980. Réalisé par Rob Reiner, à qui l'on doit également les excellents Spiral Tap, Misery ou encore Stand by me et Quand Harry rencontre Sally, il nous entraîne dans un univers féerique peuplé de créatures fantastiques, d'être difformes, de princes et de princesses.


L'histoire est assez classique : il s'agit d'une histoire d'amour impossible entre une princesse et un valet, qui devront vivre milles aventures afin d'être enfin réunis. Une simplicité qui se retrouve dans le monde imaginé par Goldman et Reiner, aux décors naturels et aux monstres assez discrets, mettant principalement l'accent sur des personnages très réussis : outre Westley (incarné par Cary Elwes, que l'on retrouvera dans Sacré Robin des bois, Twister ou encore Saw) et la princesse (Robin Wright, Forrest Gump, Le Congrès), on appréciera surtout le trio de brigand composé du gentil géant à la force titanesque, de l'escrimeur espagnol au sens de l'honneur et de la justice surdimensionné et de l'intellectuel fourbe et cruel.

Princess Bride ne laisse aucun répit au spectateur, très vite happé dans ce monde imaginaire très réussi, grâce à de nombreux rebondissements, un humour omniprésent n'hésitant pas à jouer avec certains codes de la fantasy ou d'autres genres comme le film de capes et d'épées et réservant de nombreux passages forts, comme les duels à l'épée ou la machine de torture, le tout autour d'une histoire d'amour qui évite facilement la niaiserie et s'amuse même de son côté fleur bleue.

Classique des années 80 et de la fantasy, Princess Bride est donc à la fois drôle, touchant, spectaculaire et intense, donnant un divertissement familial de très haut niveau qu'on l'on appréciera de voir et de revoir !

Note : 9/10