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lundi 2 mars 2015

Captives


Titre : Captives (The Captives)
Réalisateur : Atom Egoyan
Acteurs : Ryan Reynolds, Scott Speedman, Rosario Dawson
Date de sortie en France : 7 janvier 2015
Genre : thriller, drame

Synopsis : 
Huit ans après la disparition de Cassandra, quelques indices troublants semblent indiquer qu'elle est toujours vivante. La police, ses parents et Cassandra elle-même, vont essayer d'élucider le mystère de sa disparition.

Avis : 
Lorsque le cinéma traite de thème aussi forts que ceux de la pédophilie ou de l'enlèvement d'enfants, il le fait souvent à travers plusieurs pistes, nous permettant de suivre l'enquête policière par exemple, ainsi que le désarroi de la famille, voire de la victime (on se souvient notamment du terrible Trust de David Schwimmer). Avec Captives, Atom Egoyan va faire un peu tout ça... pour ne réussir à livrer qu'un film bancal, aux objectifs flous.


Nous suivrons donc l'enlèvement de la jeune Cassandra, les premières déclarations de la famille à la police, l'enquête, puis les rebondissement huit ans plus tard avec l'étrange relation née entre l'enfant kidnappée et son ravisseur, le tout selon une narration éclatée et non chronologique - que rien ne viendra vraiment justifier. Aucun thème n'est ainsi vraiment mis en avant, et on finit par se détacher complètement du drame, qui ne nous paraît finalement plus si horrible.

Le film n'est par ailleurs pas beaucoup aidé par son casting : Ryan Reynolds (Buried, RIPD) est toujours aussi insipide, Rosario Dawson (Sin City, Trance) n'apporte absolument rien... Mais tout ça n'est rien à côté de la performance de Kevin Durand (Resident Evil : Retribution, The Strain, Fruitvale station): l'acteur en fait des tonnes, cabotine pendant tout le film, au service d'un personnage aussi grotesque qu'improbable. A lui seul, il fait sombrer le film dans le ridicule...

Bref, si tout cela partait plutôt bien, grâce notamment à un sujet fort, Captives ne sait jamais comment développer son sujet et finit par se vautrer dans une accumulation d'idées grotesques, multipliant les ficelles (l'enquête n'avance que par des coïncidences ou des trouvailles miraculeuses) et mettant en scène une brochette d'acteurs vraiment médiocres...

Note : 3/10


lundi 27 octobre 2014

Sin City : j'ai tué pour elle


Titre : Sin City : j'ai tué pour elle (Si City : a dame to kill for)
Réalisateur : Robert Rodriguez, Frank Miller
Acteurs : Eva Green, Josh Brolin, Jessica Alba
Date de sortie en France : 17 septembre 2014
Genre : thriller, drame

Synopsis : 
Dans une ville où la justice est impuissante, les plus désespérés réclament vengeance, et les criminels les plus impitoyables sont poursuivis par des milices. Marv se demande comment il a fait pour échouer au milieu d'un tas de cadavres. Johnny, jeune joueur sûr de lui, débarque à Sin City et ose affronter la plus redoutable crapule de la ville, le sénateur Roark. Dwight McCarthy vit son ultime face-à-face avec Ava Lord, la femme de ses rêves, mais aussi de ses cauchemars. De son côté, Nancy Callahan est dévastée par le suicide de John Hartigan qui, par son geste, a cherché à la protéger. Enragée et brisée par le chagrin, elle n'aspire plus qu'à assouvir sa soif de vengeance. Elle pourra compter sur Marv…

Avis : 
9 ans après le premier Sin City, superbe adaptation du comic book de Frank Miller à l'univers visuel fantastique, Robert Rodriguez nous en livre une "suite" (certains chapitres se déroulent avant le premier, d'autres viennent après), s'associant avec Miller derrière la caméra. Une longue absence pendant laquelle Rodriguez aura eu tout le loisir de nous révéler les limites les plus mauvaises (enfin, on l'espère...) de son exploitation de l'exploitation avec l'immonde Machete kills, pendant que l'auteur avait inspiré des adaptations bien moins inspirées de ses oeuvres, notamment avec 300 : la naissance d'un empire.


Ce ne sera ainsi pas une véritable surprise : J'ai tué pour elle est à des lieues de la qualité du premier volet. Histoires moins intéressantes, personnages beaucoup moins marquants (alors que beaucoup d'entre eux sont les mêmes que dans le premier volet), dialogues moins inspirés et surtout un visuel à la ramasse. Plus qu'une suite à Sin City, on a en fait l'impression d'en regarder un produit dérivé où chaque élément aurait été pillé et reproduit sans imagination et avec bien moins de talent.

Tout ce que le premier film avait de jubilatoire devient ainsi vulgaire et plat, malgré les tentatives désespérées pour s'accrocher aux branches en nous livrant un casting de premier ordre (Brolin, Green, Gordon-Levitt, Lloyd viennent notamment s'ajouter aux acteurs que l'on vyait déjà dans le premier opus) et nous jetant en pâture une Eva Green dont le seul talent est apparemment de se foutre à poil. Le résultat n'est pas forcément désagréable, bien qu'encore une fois, les segments soient inégaux, mais le film n'a jamais autant d'impact que son aîné.

Sin City : j'ai tué pour elle est donc une suite décevante, livrant un sous-produit du premier dont on aurait enlevé tout le sel pour n'en garder que les éléments les plus racoleurs. Même l'élément le plus remarquable de Sin City, le visuel, est ici complètement bâclé, nous éjectant purement et simplement de l'univers si particulier du premier film pour une impression bien plus classique... Finalement, seule l'affiche avec Eva Green vaudra véritablement le détour pour un nouveau raté dans les filmographies de Rodriguez et de Miller...

Note : 3/10


jeudi 10 avril 2014

Sin City


Titre : Sin City
Réalisateur : Robert Rodriguez
Acteurs : Bruce Willis, Mickey Rourke, Jessica Alba
Date de sortie en France : 1er juin 2005
Genre : thriller

Synopsis : 
Sin City est une ville infestée de criminels, de flics ripoux et de femmes fatales. Hartigan s'est juré de protéger Nancy, une strip-teaseuse qui l'a fait craquer. Marv, un marginal brutal mais philosophe, part en mission pour venger la mort de son unique véritable amour, Goldie. Dwight est l'amant secret de Shellie. Il passe ses nuits à protéger Gail et les filles des bas quartiers de Jackie Boy, un flic pourri, violent et incontrôlable. Certains ont soif de vengeance, d'autres recherchent leur salut. Bienvenue à Sin City, la ville du vice et du péché. 

Avis : 
Auteur des comics Sin City, Frank Miller avait toujours été contre une adaptation au cinéma, estimant que l'univers graphique de son oeuvre était impossible à retranscrire au cinéma. Il faudra que Robert Rodriguez,le réalisateur d'Une nuit en Enfer et grand fan du comic, lui montre ce qu'il comptait faire, à travers une scène qui deviendra l'introduction du film, pour que Miller accepte de voir son film porté à l'écran.
 

Et s'il faut bien reconnaître une chose à Sin City, c'est qu'il respecte scrupuleusement le visuel du comic, reprenant certaines images à l'identique, et reprenant surtout le noir et blanc presque intégral du support d'origine. Le résultat à l'écran est bluffant, et même beaucoup plus lisible et fluide que ce qu'on avait parfois du mal à déchiffrer dans l'oeuvre de Miller. Il permet également de stylise et d'atténuer la violence, omniprésente, et de mettre l'accent sur certains éléments, comme évidemment la couleur du Yellow Bastard.

Divisé en trois histoires, celles de Marv, de Dwight et de Hartigan, le film est un excellent divertissement, même si l'on regrettera que l'histoire du milieu, avec les prostituées, soit clairement en-dessous, tant au niveau du rythme que du scénario. En revanche, on accrochera particulièrement au segment de Marv, superbement interprété par Mickey Rourke (The Wrestler), notamment grâce à l'ambiance très glauque du passage chez Kevin (terrifiant Elijah Wood), et au segment mettant en scène Bruce Willis dans le rôle d'Hartigan, avec la superbe Jessica Alba à ses côtés.

Remarquable adaptation du comic de Frank Miller, Sin City propose un visuel formidable au service d'un film très violent et cru, et met en scène un casting formidable. Dommage que le second segment soit vraiment moins bon que les deux autres, ce qui empêche le film de Robert Rodriguez d'être un plaisir absolu. Attendons maintenant la suite, avec Sin City : j'ai tué pour elle qui devrait sortir cet été.

Note : 8/10


jeudi 5 septembre 2013

Percy Jackson : la mer des monstres


Titre : Percy Jackson : la mer des monstres (Percy Jackson: sea of monsters)
Réalisateur : Thor Freudenthal
Acteurs : Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Alexandra Daddario
Date de sortie en France : 14 août 2013
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaqué par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or.

Avis : 
 Après un premier épisode plutôt moyen, Percy Jackson revient pour une aventure qui va légèrement corriger le tir : maintenant que l'univers mêlant mythologie grecque et jeunesse américaine contemporaine est installé, la saga choisit de se concentrer un peu plus sur l'aspect épique, mettant le jeune demi-dieu aux prises avec de nombreuses créatures, marchant directement dans les pas d'Hercule, d'Ulysse, de Persée ou de Jason.


Percy Jackson affrontera ainsi un taureau aux pieds d'airain, une manticore, le cyclope Polyphème, le monstre marin Charybde, ou encore le Titan Cronos dans sa quête pour retrouver la Toison d'or. Il rencontrera également la pythie de Delphes (qui étrangement, n'est pas en plein repas, alors qu'il est bien connu que la pythie vient en mangeant...), Hermès, devenu employé chez UPS, ou les trois Grées, conductrices d'un taxi largement pompé sur le magicobus d'Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban.

Bref, l'humour un peu lourd basé sur les anachronismes est bien là, accompagné comme il se doit par des jeux de mots très enfantins et des situations assez navrantes, notamment autour du nouveau personnage, le cyclope Tyson, demi-frère du demi-dieu Percy. On n'échappera pas non plus aux séquences émotion à deux balles, grosses comme des maisons (devinez donc comment se termineront les gentilles rivalités entre Tyson et Annabeth, ou entre Percy et Clarisse ?), ou aux errements scénaristiques étranges : les Dieux n'apparaissent pas, semblent bizarrement n'en avoir rien à foutre de la menace de Cronos, mais interviennent pour planter un arbre dans le cadavre encore frais d'une jeune fille héroïque...Avec un tel sens des priorités, ils pourraient presque présider la France !

Apparemment destinée à combler le vide laissé par la saga Harry Potter, la saga Percy Jackson n'en trouve toujours ni le charme ni la magie. Finalement plus enfantine que son modèle, elle accouche cette fois d'un épisode un peu plus réussi, grâce à un aspect épique et spectaculaire laissant un peu de côté les irritantes confrontations au monde réel, omniprésentes dans Le Voleur de foudre. Cela reste un divertissement principalement destiné aux enfants et ados, loin d'être aussi fédérateur que pouvait l'être le sorcier à lunettes, mais pas désagréable à regarder...

Note : 6/10


mardi 9 juillet 2013

Trance


Titre : Trance
Réalisateur : Danny Boyle
Acteurs : James McAvoy, Vincent Cassel, Rosario Dawson
Date de sortie en France : 8 mai 2013
Genre : thriller

Synopsis : 
Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

Avis : 
Avec Trance, Danny Boyle revient à l'un de ses thèmes de prédilection en explorant de nouveau les méandres de l'esprit humain : après les hallucinations ou les trips des héros de Trainspotting, La Plage ou encore 127 heures, il s'intéresse ici aux mécanismes de la mémoire avec un thriller à tiroirs où il va s'amuser à nous prendre régulièrement à contre-pied.


Il va ainsi s'appliquer à modifier régulièrement l'importance de ses trois personnages principaux, faisant tour à tour de James McAvoy (X-Men : le commencement), de Vincent Cassel (Irréversible) et de Rosario Dawson (Sin City) la figure principale de Trance. Une évolution constante qui rythme la première partie du récit, passionnante, où Elizabeth Lamb tente de sonder l'esprit de Simon pour retrouver Le Vol des sorcières de Goya, à grands renforts d'évocations mentales, de manipulations de souvenirs ou de suggestions sexuelles.

Trance se présente ainsi comme un puzzle, où les différentes pièces s'imbriquent peu à peu, et où de nombreux indices, très discrets, trouvent leur signification dans une seconde partie marquée par des rebondissements permanents. Mais si ce labyrinthe est tout d'abord très réussi, la volonté évidente qu'a Boyle de perdre le spectateur finit par lasser et par agacer, les révélations s'enchaînant sans répit pendant les dernières minutes, quitte à partir dans un délire un peu puéril et grotesque.

Ce dernier film en date de Danny Boyle reste donc l'un de ses moins maîtrisés, la faute à un second acte tentant maladroitement de paumer le spectateur. Dommage, car la première partie, avec sa scène de casse rapidement expédiée et ses premières incursions dans l'esprit de Simon, est très prenante, avec de nombreux indices qui nécessiteraient sans doute de revoir le film...Je ne suis pas certain d'en avoir vraiment envie...

Note : 6/10