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lundi 22 juin 2015

San Andreas


Titre : San Andreas
Réalisateur : Brad Peyton
Acteurs : Dwayne Johnson, Alexandra Daddario, Carla Gugino
Date de sortie en France : 27 mai 2015
Genre : catastrophe

Synopsis : 
Lorsque la tristement célèbre Faille de San Andreas finit par s'ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d'hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s'est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l'espoir de sauver leur fille unique. Alors qu'ils s'engagent dans ce dangereux périple vers le nord de l'État, pensant que le pire est bientôt derrière eux, ils ne tardent pas à comprendre que la réalité est bien plus effroyable encore…

Avis : 
Il faut bien l'avouer : on ne pensait pas avoir un jour l'impression que le 2012 de Roland Emmerich est en fait un film contemplatif. Pourtant, avec San Andreas, Brad Peyton va repousser encore plus loin les limites du blockbuster catastrophe bourrin, tout en restant horriblement fidèle aux éternelles valeurs puritaines de la grande et belle Amérique.


Le point de départ, qui rappelle un peu Volcano, c'est donc le réveil de la faille de San Andreas qui va transformer Los Angeles et San Francisco en nids à séismes. Oui, séismes, car la terre va trembler à de nombreuses reprises, de plus en plus fort, menaçant régulièrement les héros (et dégommant au passage des milliers d'anonymes, mais qui s'en soucie ?). La recette est simple : la meilleure façon d'enchaîner après une scène de séisme, c'est de balancer une autre scène de séismes quelques minutes plus tard. Et si vous voulez varier un peu les plaisirs, laissez un immeuble s'écrouler ou balancez un tsunami.

Dans une course à la démesure qui ferait pâlir de jalousie Michael Bay, le film enchaîne donc les événements apocalyptiques, souvent jusqu'à la surenchère (le tsunami en est l'exemple parfait), mais n'oublie pas de réunir au beau milieu de tout ça une famille en crise, faisant renaître l'amour entre deux adultes divorcés (et en écrasant violemment le nouvel amant, qui n'était de toute façon qu'un bellâtre richissime et lâche), leur permettant de retrouver leur fille perdue dans ce petit village qu'est San Francisco (où elle trouvera néanmoins l'amour), le tout en parvenant enfin à faire le deuil de leur autre fille décédée quelques années plus tôt.

Bref, ça tremble (et pas seulement la poitrine d'Alexandra Daddario), ça s'écroule (et pas seulement le scénario), ça inonde (et pas seulement de bons sentiments) et c'est très con (et pas seulement Dwayne Johnson) pendant deux heures. Mais surtout, ça nous lasse après 20 minutes, tout ce spectaculaire puéril et ce puritanisme nauséabond ("nous allons reconstruire", nous dit à la fin Dwayne Johnson en voyant flotter la bannière étoilée) nous achevant de façon plus radicale qu'un séisme de 10 sur l'échelle de Richter...

Note : 3/10


jeudi 5 septembre 2013

Percy Jackson : la mer des monstres


Titre : Percy Jackson : la mer des monstres (Percy Jackson: sea of monsters)
Réalisateur : Thor Freudenthal
Acteurs : Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Alexandra Daddario
Date de sortie en France : 14 août 2013
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaqué par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or.

Avis : 
 Après un premier épisode plutôt moyen, Percy Jackson revient pour une aventure qui va légèrement corriger le tir : maintenant que l'univers mêlant mythologie grecque et jeunesse américaine contemporaine est installé, la saga choisit de se concentrer un peu plus sur l'aspect épique, mettant le jeune demi-dieu aux prises avec de nombreuses créatures, marchant directement dans les pas d'Hercule, d'Ulysse, de Persée ou de Jason.


Percy Jackson affrontera ainsi un taureau aux pieds d'airain, une manticore, le cyclope Polyphème, le monstre marin Charybde, ou encore le Titan Cronos dans sa quête pour retrouver la Toison d'or. Il rencontrera également la pythie de Delphes (qui étrangement, n'est pas en plein repas, alors qu'il est bien connu que la pythie vient en mangeant...), Hermès, devenu employé chez UPS, ou les trois Grées, conductrices d'un taxi largement pompé sur le magicobus d'Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban.

Bref, l'humour un peu lourd basé sur les anachronismes est bien là, accompagné comme il se doit par des jeux de mots très enfantins et des situations assez navrantes, notamment autour du nouveau personnage, le cyclope Tyson, demi-frère du demi-dieu Percy. On n'échappera pas non plus aux séquences émotion à deux balles, grosses comme des maisons (devinez donc comment se termineront les gentilles rivalités entre Tyson et Annabeth, ou entre Percy et Clarisse ?), ou aux errements scénaristiques étranges : les Dieux n'apparaissent pas, semblent bizarrement n'en avoir rien à foutre de la menace de Cronos, mais interviennent pour planter un arbre dans le cadavre encore frais d'une jeune fille héroïque...Avec un tel sens des priorités, ils pourraient presque présider la France !

Apparemment destinée à combler le vide laissé par la saga Harry Potter, la saga Percy Jackson n'en trouve toujours ni le charme ni la magie. Finalement plus enfantine que son modèle, elle accouche cette fois d'un épisode un peu plus réussi, grâce à un aspect épique et spectaculaire laissant un peu de côté les irritantes confrontations au monde réel, omniprésentes dans Le Voleur de foudre. Cela reste un divertissement principalement destiné aux enfants et ados, loin d'être aussi fédérateur que pouvait l'être le sorcier à lunettes, mais pas désagréable à regarder...

Note : 6/10